La Vie économique

Plateforme de politique économique

Remarque: pour afficher la version en PDF complète et correcte, cliquez ici.

Le canton de Berne est celui qui emploie le plus de travailleurs dans l’industrie de transformation. Il abrite de nombreuses sociétés actives au niveau international. Sa capitale est le siège de l’administration fédérale et des entreprises appartenant à la Confédération. De surcroît, Berne est un important canton touristique. Tout cela crée un tissu économique très diversifié qui présente de nombreux atouts, mais pose aussi de grands défis à la politique cantonale. Le canton de Berne veut utiliser sa marge de manœuvre pour consolider l’économie et améliorer la prospérité. Sa stratégie économique 2025 montre comment il compte y parvenir.

Le canton de Berne est le deuxième de Suisse en termes de superficie, de population et de performance économique. Il se caractérise par sa diversité géographique: chacune de ses cinq régions est comparable à un canton de taille moyenne. Certaines sont économiquement dynamiques, tandis que d’autres présentent des faiblesses structurelles. La grande difficulté consiste à intégrer cette variété dans une politique économique cantonale qui soit homogène tout en assurant un développement ciblé des régions.La stratégie économique 2025, présentée en juin 2011, a été conçue comme un outil stratégique de pilotage. Elle contient une analyse des forces et des faiblesses du canton, formule un objectif ambitieux et définit les axes d’intervention stratégiques.

Une économie stable

L’économie du canton se porte bien. Sa structure largement diversifiée contribue à la stabilité de son développement; elle garantit les emplois et les revenus. Le taux d’activité est élevé et le chômage nettement inférieur à la moyenne nationale. Berne est le plus grand canton industriel de Suisse. De nombreuses entreprises actives dans l’industrie des machines, l’industrie de précision, l’horlogerie ou la technique médicale y ont élu domicile et opèrent avec succès au niveau international. Le secteur de la santé et de l’action sociale, avec ses 70 000 employés, et l’administration fédérale, qui en compte 40 000, offrent des emplois qui sont à l’abri des variations conjoncturelles. Avec les Grisons et le Valais, Berne est l’un des trois grands cantons touristiques. Que ce soit par la route ou le rail, son accessibilité est excellente. L’aéroport de Belp ne cesse d’élargir son offre. Le canton possède une université dotée de huit facultés, une haute école spécialisée avec six départements et une haute école pédagogique. Ces établissements accueillent respectivement 15 000, 6500 et plus de 2000 étudiants.

Un manque de dynamisme

Le canton de Berne présente, toutefois, certaines faiblesses. Son développement a été, autrefois, moins dynamique que dans d’autres cantons, si bien qu’il est à la traîne dans des domaines importants. Ainsi, le produit intérieur brut par habitant et par personne active est inférieur à la moyenne suisse. La population a comparativement peu augmenté, ce qui sest répercuté sur la croissance du nombre des actifs et des emplois. La charge fiscale des entreprises se situe dans la moyenne supérieure. Celle des personnes physiques dépasse également cette même moyenne. Dans l’ensemble, la puissance économique bernoise apparaît plutôt mince. Selon l’indice des ressources, qui sert de base à la péréquation financière, elle se classe au 21e rang des cantons en 2012.

Diversité régionale

Les disparités régionales sont l’une des raisons pour lesquelles Berne affiche de moins bons résultats que des cantons comme l’Argovie ou Zurich. Ses cinq régions pré-sentent chacune un profil particulier – sur le plan économique, historique et culturel.La région Berne-Mittelland, qui inclut la capitale fédérale, compte près de 400 000 habitants. Concentrant la moitié des emplois du canton – plus de 260 000 –, elle constitue l’un des centres économiques suisse. Le secteur des services domine: Swisscom, La Poste et les CFF ont leur siège à Berne ou dans sa périphérie; la ville abrite également la majeure partie de l’administration cantonale et fédérale. Le domaine de la santé et de la technique médicale occupe aussi une place importante: des entreprises comme CSL Behring, Galenica et Haag-Streit produisent dans le canton. L’Hôpital de l’Île emploie à lui seul plus de 7000 personnes. Selon l’indicateur de qualité de la localisation, établi par le Crédit suisse, la région de Berne se classe au 19e rang sur 110 régions. Elle est ainsi la plus attrayante de Suisse après Nyon, si l’on fait abstraction de l’agglomération zurichoise.Du point de vue de la superficie, l’Oberland bernois serait le cinquième plus grand canton de Suisse. Un emploi sur quatre dépend du tourisme et un franc sur cinq est gagné dans ce secteur. Des destinations comme Gstaad-Saanenland et la région de la Jungfrau sont connues dans le monde entier. Grâce à la structure de leur clientèle, en grande partie extraeuropéenne, elles résistent bien à l’actuelle crise de l’euro. Ville de congrès, Interlaken accueille chaque année le Swiss Economic Forum. Avec des entreprises telles que Fritz Studer, Meyer Burger, Ruag, Rychiger et Schleuniger, Thoune et les communes voisines forment un centre où prospère la construction de machines.L’Emmental-Haute-Argovie est à la fois industriel et agricole. C’est ce que montre la typologie du secteur privé: la région abrite non seulement des entreprises industrielles comme le fournisseur d’équipements et de machines Amman, le spécialiste des systèmes de câbles Jakob ou encore BikeTec, fabriquant du vélo électrique Flyer, mais également des producteurs de denrées alimentaires, tels le biscuitier Kambly et Nestlé, qui trouvent sur place des matières premières d’excellente qualité.Le Seeland est dominé par l’industrie de précision et horlogère. La ville de Bienne, bilingue, accueille le siège de Swatch, le plus grand groupe horloger du monde, et une importante manufacture de montres Rolex. Toute l’industrie horlogère profite de la croissance mondiale des marchés et ne cesse d’accroître sa production. En 2011, les exportations de cette région ont augmenté de 15% pour atteindre 300 millions de francs.Dans le Jura bernois, le secteur secondaire absorbe la moitié de la main-d’œuvre. La métallurgie, l’horlogerie et l’industrie de précision sont particulièrement bien représentées dans cette région francophone. Des entreprises actives au niveau international, comme le fabricant d’appareils médicaux Straumann ou la société industrielle Sonceboz, qui produit des systèmes d’entraînement mécatroniques, y ont trouvé un nombre suffisant d’ouvriers qualifiés. Le salon international de l’industrie de précision (Siams), à Moutier, diffuse leur réputation dans le monde entier.

Davantage de prospérité et de puissance économique

La politique économique cantonale ne peut pas modifier à court et moyen termes des différences régionales et des structures bien ancrées. La stratégie économique 2025 mise sur les forces existantes et prend en considération les véritables possibilités d’action. Elle poursuit l’objectif suivant: d’ici à 2025, le canton de Berne aura amélioré sa situation économique, environnementale et sociétale (trois dimensions du développement durable) par rapport à 2011. Sur le plan économique, sa population sera plus prospère que la moyenne suisse et il aura progressé dans le classement des cantons les plus performants.Le revenu net disponible est un indicateur de la prospérité. Mesurée régulièrement par le Crédit Suisse, cette valeur indique ce qui reste du revenu brut après les prélèvements obligatoires tels qu’impôts, charges sociales, LPP, caisse-maladie et frais de logement. Aujourd’hui, le canton de Berne se situe dans la moyenne suisse. Il a par ailleurs mis au point l’indice bernois de prospérité (IBP), qui va au-delà du produit intérieur brut pour évaluer la prospérité économique (voir encadré 1

L’indice bernois de prospérité (IBP)

Le produit intérieur brut (PIB) est l’unité de mesure universellement admise du développement économique. Il occulte, toutefois, des facteurs de politique sociale et environnementale dont l’importance est grandissante. C’est la raison pour laquelle des discussions intenses sont menées aux niveaux national et international pour remplacer ou compléter le PIB. Plusieurs méthodes tentent de quantifier la prospérité, le bien-être, la qualité de vie et le bonheur.Un cercle d’indicateurs (ici une trentaine) permet de restituer une vue d’ensemble complète des fondements complexes du développement durable. L’évolution économique ne peut, en revanche, pas actuellement s’exprimer autrement qu’en francs pour des raisons de clarté.Berne est le premier canton à présenter un indice concret qui dépasse le PIB classique: l’indice bernois de prospérité (IBP) est un indicateur du développement économique. Il repose sur des statistiques déjà enregistrées et permet d’évaluer immédiatement le niveau de prospérité. Les indicateurs de l’IBP remplissent les critères suivants:- les indicateurs renseignent sur le développement économique;- ces renseignements sont pertinents au niveau cantonal;- les indicateurs reposent sur des statistiques établies et publiées régulièrement.Les indicateurs illustrent le développement dans quatre dimensions: l’attrait, la force économique, les ressources (ou leur consommation) et la stabilité. Les résultats sont comparés à la moyenne suisse et aux cantons de référence que sont Argovie, Saint-Gall, Vaud et Zurich. On peut les résumer de la manière suivante: dans les quatre dimensions, les valeurs affichées par le canton de Berne sont aussi bien au-dessous qu’au-dessus de la moyenne. 1. Dans la dimension Attrait, le canton de Berne se positionne au-dessus de la moyenne, excepté en ce qui concerne la fiscalité. Le revenu net disponible est plus important que la moyenne suisse et il est même plus important que dans les cantons de Zurich et Vaud. L’accessibilité n’est meilleure qu’à Zurich. Globalement, ce sont Argovie et Zurich qui présentent les meilleurs résultats. Les résultats de Berne et Saint-Gall sont similaires, tandis que ceux de Vaud sont inférieurs à la moyenne pour chacun des trois indicateurs.2. Dans la dimension Force économique, le PIB par habitant et le potentiel de ressources sont inférieurs à la moyenne. En revanche, le niveau de qualification de la population rési-dante la dépasse nettement. Le canton de Zurich est le plus fort économiquement. Berne, Argovie et Vaud sont d’une force à peu près équivalente.3. Dans la dimension Ressources, le canton de Berne fait un bon score. L’endettement public est inférieur à la moyenne et la quantité de déchets y est moindre que dans les cantons de référence. L’utilisation du sol est supérieure à la moyenne, ce qui s’explique par la grande superficie du canton. Dans l’ensemble, Zurich, Argovie et Saint-Gall présentent des résultats tout aussi satisfaisants.4. En ce qui concerne la dimension Stabilité, le canton de Berne se caractérise par un taux d’aide sociale et une démographie nettement plus négatif que la moyenne. Le taux de chômage est traditionnellement bas. Dans l’ensemble, l’Argovie est le canton qui tire le mieux son épingle du jeu, devant Saint-Gall. Berne se situe à un niveau comparable à Zurich, mais bien meilleur que Vaud.Internet: http://www.be.ch/bwx.

).La force économique se calcule sur la base du potentiel de ressources. Ce dernier compare la performance économique d’un canton avec la moyenne suisse, si bien qu’il ne dépend pas de la conjoncture.Trois axes d’intervention permettent de concrétiser l’objectif stratégique.

Innovation et préservation des ressources

Tout le monde l’admet: le développement économique doit aller de pair avec une exploitation beaucoup plus économe des ressources naturelles. C’est l’une des préoccupations qui motivent la mise au point de technologies propres. Le canton de Berne s’est fixé pour but de devenir le numéro un helvétique dans ce domaine, où il bénéficie d’une longue expérience, tout comme le reste du pays. Ainsi, le Jura bernois représente l’un des sites nationaux les plus importants en matière d’énergies renouvelables. La centrale éolienne de Mont-Crosin produit chaque année environ 2,5 millions de kWh. La centrale solaire de Mont-Soleil constitue la plus grande installation suisse de recherche et de démonstration dans le domaine de l’énergie photovoltaïque. En outre, le laboratoire de photovoltaïque de la Haute école spécialisée bernoise (HESB) est actif depuis 1988 dans la formation et, de manière particulièrement intensive, la recherche et développement.Le canton de Berne met l’accent sur l’offre de formation et de perfectionnement, afin que les entreprises puissent couvrir leurs besoins en main-d’œuvre qualifiée et consommer moins de ressources en introduisant de nouveaux savoirs dans leurs activités. Les centres de recherche qui existent au sein de l’université de Berne et de la HESB devront y consacrer leurs compétences de manière ciblée. Dans les prochaines années, le campus technique de la HESB verra le jour à Bienne. Cette ville, avec le soutien du canton, a par ailleurs clairement affiché son intention d’accueillir le Parc d’innovation suisse. Après la création en mars dernier de l’association chargée de concrétiser le projet, on est en train de mettre sur pied les struc-tures responsables de ce parc qui sera localisé en différents lieux de Suisse. Avec ses nombreuses entreprises spécialisées dans la technique de précision, son futur campus tech-nique et ses réserves stratégiques de terrain à bâtir, Bienne offre des conditions idéales pour l’implantation d’un parc national d’innovation.Berne accueille la foire annuelle «Cleantec City» et le «Swiss Energy and Climate Summit», qui aura lieu cet automne. Lors de ces deux manifestations, les entreprises et les hautes écoles bernoises actives dans le domaine des technologies propres ont l’occasion de présenter des innovations et des projets de coopération réussis.

Opter pour les incitations appropriées

L’une des faiblesses les plus lourdes de conséquences est l’évolution démographique, laquelle est largement inférieure à la moyenne nationale. Pour augmenter son nombre d’habitants, le canton de Berne doit offrir suffisamment de logements et de possibilités de travail. Des emplois supplémentaires sont en effet indispensables pour renforcer son potentiel économique. Le canton n’est guère en mesure d’exercer une influence directe dans ces domaines. Son rôle est de créer des incitations et de fixer correctement les conditions-cadres. À cet égard, l’aménagement du territoire et les infrastructures sont au centre de ses préoccupations. Les terrains à bâtir ne manquent pas, mais ils sont souvent mal situés. Les autorités entendent concentrer les emplois dans des zones bien desservies. C’est pourquoi elles ont lancé en 1989 un programme de pôles de développement économique (PDE). À ce jour, il existe 37 sites référencés. Le plus grand s’étend sur plus de 300 hectares dans le quartier du Wankdorf, à Berne: à terme, il offrira 20 000 emplois. D’autres sites PDE seront créés ces prochaines années.Le canton a réformé ses structures ces dernières années: il a mis sur pied des conférences régionales afin de rendre contraignante la collaboration intercommunale sur lélaboration des plans directeurs régionaux, la planification coordonnée des transports et lurbanisation; il a réorganisé son administration, créant cinq régions administratives et remplaçant les 26 anciens districts par dix arrondissements administratifs. Au niveau communal, cela n’a toutefois pas entraîné de changements majeurs. Le canton compte actuellement 382 communes. Cette fragmentation assure une proximité avec la population, mais elle engendre des coûts importants. De plus, les intérêts individuels risquent de supplanter ceux d’ordre supérieur. En septembre, les Bernois se prononceront sur un projet qui permettrait d’ordonner une fusion, à des conditions précises, contre la volonté des communes concernées et de réduire dans certains cas les prestations de la péréquation financière allouées aux communes s’opposant à une fusion.

Agir de manière compréhensible et conforme aux besoins de la population

Pour être perçu comme un site économique moderne et attrayant, le canton de Berne doit fournir des prestations rapides, peu coûteuses et conformes aux besoins de la clientèle. Il doit rechercher des solutions aux problèmes des citoyens et des entreprises. L’Intendance des impôts en fournit un bon exemple avec son portail TaxMe qui permet depuis plusieurs années de remplir sa déclaration d’impôts sur Internet. Depuis peu, elle propose aussi une application gratuite pour iPhone, grâce à laquelle les contribuables peuvent enregistrer durant l’année les dé-penses déductibles et classer les justificatifs directement sur leur téléphone.Dans une société du savoir et de l’information, le recours aux outils de communication modernes et à la cyberadministration crée les conditions pour que l’État puisse fournir des prestations efficaces. Ce n’est pas par une campagne d’information démesurée que l’on améliore l’image d’un canton, mais par de bonnes prestations. La promotion et le marketing intégré du site restent, toutefois, une tâche importante (voir encadré 2

La politique touristique du canton de Berne

En tant que canton touristique, Berne offre des sites naturels et culturels exceptionnels: le paysage alpin fascinant qui comprend l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau est classé au patrimoine naturel de l’Unesco. La vieille ville de Berne, autre pôle d’attraction, est inscrite depuis 1983 au patrimoine culturel mondial.Dans le canton, la politique régionale et le tourisme sont étroitement liés. La majeure partie des projets soutenus ces quatre dernières années dans le cadre de la Nouvelle poli-tique régionale étaient de nature touristique. Compte tenu de la vive concurrence entre les destinations de l’Arc alpin, la prospection du marché s’avère toujours plus difficile. Jusqu’ici, les dix destinations existantes l’ont pratiquée de manière décentralisée. Le marketing ne faisait pas l’objet d’efforts communs. La défense de la marque «Oberland bernois», sous sa forme actuelle, est un autre point faible. Celle-ci revêt toujours une grande importance sur certains marchés cibles et constitue une base essentielle pour la commercialisation des petites stations touristiques. Cofondant avec les destinations la nouvelle société anonyme «Marketing canton de Berne SA», l’administration bernoise entend participer à la prospection conjointe du marché touristique. Des synergies et de la valeur ajoutée seront ainsi créées. L’objectif à long terme reste un marketing intégré du canton de Berne.

).

Conclusion et perspectives

Le Grand Conseil a pris connaissance en novembre 2011 de la stratégie 2025 qui définit la politique économique du canton pour les prochaines années. Un premier train de mesures sera présenté durant l’automne 2012. Parallèlement, il faut en permanence garantir de bonnes conditions-cadres à l’économie et à la population résidante.

Graphique 1: «Les régions bernoises»

Encadré 1: L’indice bernois de prospérité (IBP)

L’indice bernois de prospérité (IBP)

Le produit intérieur brut (PIB) est l’unité de mesure universellement admise du développement économique. Il occulte, toutefois, des facteurs de politique sociale et environnementale dont l’importance est grandissante. C’est la raison pour laquelle des discussions intenses sont menées aux niveaux national et international pour remplacer ou compléter le PIB. Plusieurs méthodes tentent de quantifier la prospérité, le bien-être, la qualité de vie et le bonheur.Un cercle d’indicateurs (ici une trentaine) permet de restituer une vue d’ensemble complète des fondements complexes du développement durable. L’évolution économique ne peut, en revanche, pas actuellement s’exprimer autrement qu’en francs pour des raisons de clarté.Berne est le premier canton à présenter un indice concret qui dépasse le PIB classique: l’indice bernois de prospérité (IBP) est un indicateur du développement économique. Il repose sur des statistiques déjà enregistrées et permet d’évaluer immédiatement le niveau de prospérité. Les indicateurs de l’IBP remplissent les critères suivants:- les indicateurs renseignent sur le développement économique;- ces renseignements sont pertinents au niveau cantonal;- les indicateurs reposent sur des statistiques établies et publiées régulièrement.Les indicateurs illustrent le développement dans quatre dimensions: l’attrait, la force économique, les ressources (ou leur consommation) et la stabilité. Les résultats sont comparés à la moyenne suisse et aux cantons de référence que sont Argovie, Saint-Gall, Vaud et Zurich. On peut les résumer de la manière suivante: dans les quatre dimensions, les valeurs affichées par le canton de Berne sont aussi bien au-dessous qu’au-dessus de la moyenne. 1. Dans la dimension Attrait, le canton de Berne se positionne au-dessus de la moyenne, excepté en ce qui concerne la fiscalité. Le revenu net disponible est plus important que la moyenne suisse et il est même plus important que dans les cantons de Zurich et Vaud. L’accessibilité n’est meilleure qu’à Zurich. Globalement, ce sont Argovie et Zurich qui présentent les meilleurs résultats. Les résultats de Berne et Saint-Gall sont similaires, tandis que ceux de Vaud sont inférieurs à la moyenne pour chacun des trois indicateurs.2. Dans la dimension Force économique, le PIB par habitant et le potentiel de ressources sont inférieurs à la moyenne. En revanche, le niveau de qualification de la population rési-dante la dépasse nettement. Le canton de Zurich est le plus fort économiquement. Berne, Argovie et Vaud sont d’une force à peu près équivalente.3. Dans la dimension Ressources, le canton de Berne fait un bon score. L’endettement public est inférieur à la moyenne et la quantité de déchets y est moindre que dans les cantons de référence. L’utilisation du sol est supérieure à la moyenne, ce qui s’explique par la grande superficie du canton. Dans l’ensemble, Zurich, Argovie et Saint-Gall présentent des résultats tout aussi satisfaisants.4. En ce qui concerne la dimension Stabilité, le canton de Berne se caractérise par un taux d’aide sociale et une démographie nettement plus négatif que la moyenne. Le taux de chômage est traditionnellement bas. Dans l’ensemble, l’Argovie est le canton qui tire le mieux son épingle du jeu, devant Saint-Gall. Berne se situe à un niveau comparable à Zurich, mais bien meilleur que Vaud.Internet: http://www.be.ch/bwx.

Encadré 2: La politique touristique du canton de Berne

La politique touristique du canton de Berne

En tant que canton touristique, Berne offre des sites naturels et culturels exceptionnels: le paysage alpin fascinant qui comprend l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau est classé au patrimoine naturel de l’Unesco. La vieille ville de Berne, autre pôle d’attraction, est inscrite depuis 1983 au patrimoine culturel mondial.Dans le canton, la politique régionale et le tourisme sont étroitement liés. La majeure partie des projets soutenus ces quatre dernières années dans le cadre de la Nouvelle poli-tique régionale étaient de nature touristique. Compte tenu de la vive concurrence entre les destinations de l’Arc alpin, la prospection du marché s’avère toujours plus difficile. Jusqu’ici, les dix destinations existantes l’ont pratiquée de manière décentralisée. Le marketing ne faisait pas l’objet d’efforts communs. La défense de la marque «Oberland bernois», sous sa forme actuelle, est un autre point faible. Celle-ci revêt toujours une grande importance sur certains marchés cibles et constitue une base essentielle pour la commercialisation des petites stations touristiques. Cofondant avec les destinations la nouvelle société anonyme «Marketing canton de Berne SA», l’administration bernoise entend participer à la prospection conjointe du marché touristique. Des synergies et de la valeur ajoutée seront ainsi créées. L’objectif à long terme reste un marketing intégré du canton de Berne.

Encadré 3: Bibliographie

Bibliographie

Stratégie économique 2025 du canton de Berne, Berne, 14 mars 2012, http://www.be.ch/wirtschaftsstrategie. − beco Economie bernoise, Bericht zur Wirtschaftslage 2011. Daten und Fakten zur Wirtschaftlichen Situation im Kanton Bern (résumé en français), juin 2011, http://www.be.ch/wirtschaftsdaten.− Service Economic Research du Credit Suisse, Mobilité résidentielle et mobilité pendulaire: où la vie est-elle la moins chère? Le revenu disponible en Suisse, «Swiss Issues Régions», Zurich, mai 2011.

Chef suppléant, Bases de la politique économique, état-major, beco Economie bernoise, Berne

Président du directoire, beco Economie bernoise, Berne

Chef suppléant, Bases de la politique économique, état-major, beco Economie bernoise, Berne

Président du directoire, beco Economie bernoise, Berne