{"id":132225,"date":"2020-07-15T07:19:34","date_gmt":"2020-07-15T07:19:34","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2020\/07\/schluep-8-9-2020fr\/"},"modified":"2023-08-23T23:58:46","modified_gmt":"2023-08-23T21:58:46","slug":"schluep-8-9-2020fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2020\/07\/schluep-8-9-2020fr\/","title":{"rendered":"Le coronavirus des bananes"},"content":{"rendered":"<p>Les bananes font partie des fruits les plus appr\u00e9ci\u00e9s apr\u00e8s les pommes et les agrumes. En Suisse, nous en mangeons onze kilos par personne et par ann\u00e9e. La pur\u00e9e de bananes est souvent la premi\u00e8re nourriture solide des nourrissons et les personnes \u00e2g\u00e9es peuvent consommer facilement leur chair fondante. Mais le succ\u00e8s des bananes est surtout d\u00fb \u00e0 leur valeur nutritive. Elles sont appr\u00e9ci\u00e9es pour leur apport \u00e9nerg\u00e9tique rapide et elles contiennent des vitamines et des min\u00e9raux importants.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa Suisse a import\u00e9 97\u00a0000\u00a0tonnes de bananes l\u2019an dernier, pour un montant de 104\u00a0millions de francs. La plupart proviennent d\u2019Am\u00e9rique latine, majoritairement de Colombie, du Panama, du P\u00e9rou et d\u2019\u00c9quateur (voir <em>carte<\/em>). On trouve principalement la banane dessert de type Cavendish dans nos magasins.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, plus de 115\u00a0millions de tonnes de bananes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es en\u00a02018, dont un cinqui\u00e8me, d\u2019une valeur de 12\u00a0milliards de francs, a \u00e9t\u00e9 export\u00e9. Les recettes provenant de l\u2019exportation des bananes sont essentielles du point de vue \u00e9conomique pour certains pays d\u2019Am\u00e9rique latine\u00a0: elles repr\u00e9sentent 16\u00a0% des revenus des exportations en \u00c9quateur, 9\u00a0% au Guatemala, 8\u00a0% au Costa Rica et 3\u00a0% en Colombie.&#13;<\/p>\n<h3 class=\"text__graphic-title\">Production de bananes et pr\u00e9sence du champignon TR4<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n<a href=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2020\/05\/Schluep_FR.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-97348\" src=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2020\/05\/Schluep_FR.png\" alt=\"\" width=\"1972\" height=\"1022\" \/><\/a>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<span class=\"text__quelle--ground\">Source\u00a0: FAO \/ Alliance Bioversity International et Ciat \/ la Vie \u00e9conomique<\/span>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa banane plantain joue \u00e9galement un r\u00f4le important dans le monde, notamment pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Dans de nombreux pays tropicaux et subtropicaux en d\u00e9veloppement, elle a la m\u00eame valeur que la pomme de terre chez nous. Elle constitue par exemple la source d\u2019amidon la plus importante en Ouganda, \u00e0 l\u2019est de l\u2019Afrique. Contrairement \u00e0 la banane dessert, la banane plantain ne peut pas \u00eatre consomm\u00e9e crue.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes bananes ont un gros avantage par rapport aux cultures annuelles telles que les c\u00e9r\u00e9ales\u00a0: ces plantes p\u00e9rennes peuvent supporter de longues p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse. Cette propri\u00e9t\u00e9 est de plus en plus appr\u00e9ci\u00e9e, le changement climatique entra\u00eenant des sch\u00e9mas de pr\u00e9cipitations toujours plus variables<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h2>Un champignon l\u00e9tal<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPourtant, la production des bananes est en p\u00e9ril. Outre le changement climatique, plusieurs maladies menacent les bananeraies. La \u00ab\u00a0maladie de Panama\u00a0\u00bb donne notamment du fil \u00e0 retordre aux producteurs\u00a0: les champignons du genre fusarium<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a> attaquent les racines de la plante et interrompent le transport de l\u2019eau et des \u00e9l\u00e9ments nutritifs, ce qui conduit au fl\u00e9trissement et \u00e0 la mort des bananiers. Les spores du champignon demeurent viables dans le sol pendant des d\u00e9cennies. Les pesticides ne servent \u00e0 rien. Seules les vari\u00e9t\u00e9s de bananes r\u00e9sistantes survivent.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa maladie de Panama est apparue pour la premi\u00e8re fois au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. La vuln\u00e9rabilit\u00e9 des plantations limit\u00e9es \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 de bananes \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 apparue \u00e0 l\u2019\u00e9poque. La vari\u00e9t\u00e9 commerciale Gros Michel, non r\u00e9sistante, a ainsi \u00e9t\u00e9 presque enti\u00e8rement remplac\u00e9e dans les ann\u00e9es\u00a01960 par la vari\u00e9t\u00e9 r\u00e9sistante Cavendish.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa souche tropicale\u00a04 (TR4), une souche plus agressive du champignon, s\u2019est ensuite attaqu\u00e9e \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 Cavendish<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>. Sa pr\u00e9sence sur la banane Cavendish est attest\u00e9e pour la premi\u00e8re fois dans les ann\u00e9es\u00a01970 \u00e0 Ta\u00efwan et elle s\u2019est depuis lors r\u00e9pandue dans les plus grandes r\u00e9gions de production asiatiques (Inde, Chine, Indon\u00e9sie, Tha\u00eflande, Philippines). La TR4 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte dans une plantation de Cavendish pour la premi\u00e8re fois en\u00a02019 en Am\u00e9rique latine, plus exactement au nord de la Colombie. La pand\u00e9mie de fusarium est pour ainsi dire le \u00ab\u00a0coronavirus\u00a0\u00bb des bananes, mais son taux de mortalit\u00e9 est bien plus \u00e9lev\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe \u00ab\u00a0Black Sigatoka\u00a0\u00bb est un autre champignon qui infecte les bananes Cavendish. Il provoque une maturation pr\u00e9coce des bananes, qui ne peuvent plus \u00eatre mises en vente. Ce champignon est combattu au moyen de pesticides depuis des ann\u00e9es, ce qui g\u00e9n\u00e8re des co\u00fbts importants et a des r\u00e9percussions n\u00e9fastes sur l\u2019environnement et la sant\u00e9 des populations.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa rapidit\u00e9 de la propagation des maladies est due tant aux cultures qu\u2019\u00e0 la multiplication v\u00e9g\u00e9tative. Comme les nouveaux bananiers proviennent de rejets lat\u00e9raux g\u00e9n\u00e9tiquement identiques, le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique ne change pas et les bananes ne peuvent pas s\u2019adapter aux maladies qui les menacent. Si les plantes malades ne sont pas identifi\u00e9es et d\u00e9truites, les transmissions sur le nouveau mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal sont difficilement contr\u00f4lables. Les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames sont souvent associ\u00e9es \u00e0 une r\u00e9ceptivit\u00e9 \u00e0 la maladie de Panama\u00a0: les temp\u00eates et les inondations qu\u2019elles provoquent peuvent acc\u00e9l\u00e9rer la propagation des champignons du genre fusarium.&#13;<\/p>\n<h2>Mise en quarantaine<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa lutte contre la maladie de Panama a jusqu\u2019ici surtout consist\u00e9 \u00e0 endiguer la propagation des champignons du genre fusarium. Comme pour le coronavirus, le diagnostic de la maladie fongique est important. En Colombie, les instituts comp\u00e9tents, en collaboration avec le Centre international pour l\u2019agriculture tropicale (Ciat) et Bioversity International (voir <em>encadr\u00e9<\/em>), ont pu rapidement prouver l\u2019envahissement par le TR4 en\u00a02019 et prendre les mesures de quarantaine ad\u00e9quates. L\u2019Organisme international r\u00e9gional contre les maladies des plantes et des animaux (Oirsa) a inform\u00e9 ses pays membres en Am\u00e9rique centrale et du Sud pour qu\u2019ils mettent en place les mesures de protection et de quarantaine n\u00e9cessaires. La maladie ne se transmet pas uniquement par des plants infect\u00e9s, mais \u00e9galement par les individus qui transportent le fusarium d\u2019un endroit \u00e0 un autre, par exemple sur leurs chaussures<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa culture de vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes est une strat\u00e9gie durable \u00e0 long terme de lutte contre le TR4. Mais cela s\u2019av\u00e8re difficile, car les bananes sauvages r\u00e9sistantes ne se laissent pas croiser facilement avec les bananes de culture, ces derni\u00e8res \u00e9tant st\u00e9riles. Puis, si la s\u00e9lection r\u00e9ussit, la banane cultiv\u00e9e ne doit pas perdre les propri\u00e9t\u00e9s appr\u00e9ci\u00e9es des consommateurs, \u00e0 savoir son go\u00fbt sucr\u00e9, sa chair fondante et sa pelure sans taches.&#13;<\/p>\n<h2>Les bananes sauvages prennent l\u2019avantage<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 l\u2019universit\u00e9 du Queensland (Australie), l\u2019\u00e9quipe du professeur James Dale a r\u00e9ussi \u00e0 transposer la r\u00e9sistance au TR4 d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de banane sauvage vers la banane cultiv\u00e9e Cavendish \u00e0 l\u2019aide d\u2019une m\u00e9thode biotechnologique tout en gardant intactes les autres propri\u00e9t\u00e9s de la Cavendish. Il s\u2019agit d\u2019une technique dite de \u00ab\u00a0cisg\u00e9n\u00e8se\u00a0\u00bb, dans laquelle le nouveau g\u00e8ne est issu de la m\u00eame esp\u00e8ce (Musa). Comme la Cavendish modifi\u00e9e (cisg\u00e8ne) est \u00e9galement st\u00e9rile, le croisement avec des bananes sauvages est hautement improbable. Cela \u00e9tant, selon l\u2019\u00e9quipe du professeur Dale, les bananes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es sont compatibles avec l\u2019agriculture biologique<a href=\"#footnote_5\" id=\"footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor\">[5]<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe g\u00e8ne r\u00e9sistant au TR4 observ\u00e9 dans la vari\u00e9t\u00e9 sauvage existe dans la banane Cavendish, mais y est peu actif. Une autre technique consiste \u00e0 r\u00e9activer le g\u00e8ne en question au moyen de la modification g\u00e9nomique\u00a0: aucun g\u00e8ne \u00e9tranger n\u2019est alors introduit<a href=\"#footnote_6\" id=\"footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor\">[6]<\/a>. On peut toutefois se demander si les consommateurs ach\u00e8teraient des bananes issues de la cisg\u00e9n\u00e8se ou de la modification g\u00e9n\u00e9tique m\u00eame si elles ont exactement les m\u00eames propri\u00e9t\u00e9s que les bananes conventionnelles et qu\u2019elles permettent d\u2019\u00e9conomiser des tonnes de pesticides. Pour que les bananes issues de la cisg\u00e9n\u00e8se ou de la modification g\u00e9n\u00e9tique aient une chance sur le march\u00e9, un changement de mentalit\u00e9 est n\u00e9cessaire de la part des consommateurs et du commerce de d\u00e9tail.&#13;<\/p>\n<h2>Davantage de vari\u00e9t\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nInd\u00e9pendamment des possibilit\u00e9s qu\u2019offre la biotechnologie moderne, le directeur de l\u2019alliance entre Bioversity International et Ciat, Juan Lucas Restrepo, plaide en faveur de l\u2019utilisation de la multiplicit\u00e9 des bananes sauvages (biodiversit\u00e9 agricole) pour augmenter la diversit\u00e9 de la banane cultiv\u00e9e<a href=\"#footnote_7\" id=\"footnote-anchor_7\" class=\"inline-footnote__anchor\">[7]<\/a>. Ce faisant, on pourrait \u00e9galement s\u2019attaquer au probl\u00e8me de la monoculture des bananeraies. La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de millions de personnes, des centaines de milliers d\u2019emplois et une cha\u00eene de cr\u00e9ation de valeur de plusieurs milliards de francs seraient en jeu, estime M. Restrepo.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nJuan Lucas Restrepo propose que les acteurs concern\u00e9s participent \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une plateforme permettant de lutter ensemble contre les maladies et d\u2019augmenter la vari\u00e9t\u00e9 des bananes pour ma\u00eetriser les probl\u00e8mes structurels \u00e0 long terme. L\u2019objectif est de cultiver des bananes de go\u00fbt et d\u2019aspect vari\u00e9s pour le commerce de d\u00e9tail qui garantissent une production r\u00e9siliente et durable.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDe nouveaux mod\u00e8les d\u2019affaires bas\u00e9s sur la diversit\u00e9 des vari\u00e9t\u00e9s devraient aussi \u00eatre financi\u00e8rement durables. La diversit\u00e9 engendre des co\u00fbts de production plus \u00e9lev\u00e9s et n\u2019est pas toujours compatible avec les exigences logistiques de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement mondiale. Le commerce de d\u00e9tail devrait en outre \u00eatre pr\u00eat \u00e0 proposer des produits vari\u00e9s dans ses rayons \u00e0 un prix \u00e9quitable pour les producteurs de bananes.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPour les grandes compagnies banani\u00e8res comme Chiquita, Dole ou Del Monte, la banane Cavendish devrait rester la meilleure vente, notamment parce que les normes de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement sont ax\u00e9es sur la vari\u00e9t\u00e9 Cavendish, ce qui se ressent sur le prix.&#13;<\/p>\n<h2>Les devoirs du commerce de d\u00e9tail<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUn autre objectif essentiel d\u2019une plateforme commune doit \u00eatre de produire une banane Cavendish g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9e et r\u00e9sistante qui obtient de meilleurs rendements avec moins de pesticides. Elle pourrait \u00e9galement faire prendre conscience que l\u2019\u00e9conomie mondiale de la banane forme un \u00e9cosyst\u00e8me avec diff\u00e9rents acteurs qui peuvent tous faire partie de la solution si une volont\u00e9 de collaboration \u00e9merge. Dans cette optique, le dialogue entre les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eats impliqu\u00e9s (\u00ab\u00a0multi-stakeholder\u00a0\u00bb) constitue la base permettant de fixer des priorit\u00e9s sp\u00e9cifiques selon les r\u00e9gions.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAu cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, le pouvoir de march\u00e9 s\u2019est d\u00e9plac\u00e9 des grandes marques de bananes vers les d\u00e9taillants<a href=\"#footnote_8\" id=\"footnote-anchor_8\" class=\"inline-footnote__anchor\">[8]<\/a>. Ces derniers s\u2019assurent la plus grande part des marges du commerce des bananes dans toute la cha\u00eene d\u2019approvisionnement (entre 21\u00a0et 43\u00a0%)<a href=\"#footnote_9\" id=\"footnote-anchor_9\" class=\"inline-footnote__anchor\">[9]<\/a>. Les marges sur les bananes issues du commerce \u00e9quitable ou de l\u2019agriculture biologique se distinguent peu de celles d\u00e9gag\u00e9es dans la cha\u00eene d\u2019approvisionnement traditionnelle. L\u2019espoir subsiste malgr\u00e9 les rapports de force et les int\u00e9r\u00eats asym\u00e9triques dans le commerce de la banane. Un dialogue entre les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eats pourrait \u00eatre un bon d\u00e9but face aux d\u00e9fis et aux objectifs de d\u00e9veloppement durable des Nations unies (ODD), qui exigent \u00e9galement l\u2019engagement du secteur priv\u00e9.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Dale et al. (2017).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Fusarium oxysporum f. sp. Cubense.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Dita et. al. (2020).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">Dita et al. (2020).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_5\" class=\"footnote--item\">Dale et. al. (2017).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_6\" class=\"footnote--item\">Maxmen (2019).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_7\" class=\"footnote--item\">Restrepo Ibiza (2019).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_7\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_8\" class=\"footnote--item\">FAO (2016).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_8\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_9\" class=\"footnote--item\">Bartel et al. (2017).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_9\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les bananes font partie des fruits les plus appr\u00e9ci\u00e9s apr\u00e8s les pommes et les agrumes. En Suisse, nous en mangeons onze kilos par personne et par ann\u00e9e. La pur\u00e9e de bananes est souvent la premi\u00e8re nourriture solide des nourrissons et les personnes \u00e2g\u00e9es peuvent consommer facilement leur chair fondante. 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L\u2019une des solutions r\u00e9side dans de nouvelles s\u00e9lections v\u00e9g\u00e9tales. Un changement d\u2019approche est n\u00e9cessaire dans le commerce de d\u00e9tail et chez les consommateurs.","post_hero_image_description":"Une grande partie des bananes vendues en Suisse proviennent de Colombie.","post_hero_image_description_copyright_de":"Shutterstock","post_hero_image_description_copyright_fr":"Shutterstock","post_references_literature":"<ul>&#13;\n \t<li>Bartel C., Soldati V., Ellenbroek N. et Hunkeler J. (2017). \u00ab\u00a0Embeddedness of Chiquita\u2019s banana production in Panama\u00a0: The potential to mitigate social and ecological problems\u00a0\u00bb. <em>ATDF Journal<\/em>, 9(1)\u00a0: 32\u201347.<\/li>&#13;\n \t<li>Dale J., Paul J.-Y., Dugdale B. et Harding R. (2017). \u00ab\u00a0Modifying bananas\u00a0: From transgenics to organics\u00a0?\u00a0\u00bb <em>Sustainability<\/em>, 9(3), 333.<\/li>&#13;\n \t<li>Dita M., Teixeira L. A. J., O\u2019Neill W., Pattison A. B., Weinert M. P., Li C. Y., Zheng S. J., Staver C., Thangavelu R. et Viljoen A. (2020). \u00ab\u00a0Current state of Fusarium wilt of banana in the subtropics\u00a0\u00bb. <em>Acta Horticulturae<\/em>, 1272, 45\u201356.<\/li>&#13;\n \t<li>FAO \u2013\u00a0Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (2016). <a href=\"https:\/\/agris.fao.org\/agris-search\/search.do?recordID=XF2017001509\"><em>Ecuador\u2019s banana sector under climate change\u00a0: An economic and biophysical assessment to promote a sustainable and climate-compatible strategy<\/em><\/a>. Par A. Elbehri, G. Calberto, C. Staver, A. Hospido, L. Roibas, D. Skully, P. Siles, J. Arguello, I. Sotomayor et A. Bustamante. Rome.<\/li>&#13;\n \t<li>Maxmen A. (2019). \u00ab\u00a0CRISPR might be the banana\u2019s only hope against a deadly fungus\u00a0\u00bb. <em>Nature<\/em>, 574, 15.<\/li>&#13;\n \t<li>Restrepo Ibiza J. L. (2019). \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.portafolio.co\/opinion\/juan-lucas-restrepo-ibiza\/contra-natura-juan-lucas-restrepo-532834\">Contra natura<\/a>\u00bb. <em>Portafolio<\/em>, 22\u00a0ao\u00fbt.<\/li>&#13;\n<\/ul>","post_kasten":[{"kasten_title":"L\u2019alliance entre Bioversity International et le Ciat","kasten_box":"En janvier\u00a02020, le centre pour la biodiversit\u00e9 agricole Bioversity International et le Centre international pour l\u2019agriculture tropicale (Ciat) ont regroup\u00e9 leurs activit\u00e9s sous la forme d\u2019une <a href=\"https:\/\/ciat.cgiar.org\/alliance\/\">alliance<\/a> qui vise \u00e0 exploiter la diversit\u00e9 des plantes agricoles cultiv\u00e9es par le biais de solutions scientifiques. Bioversity International et le Ciat sont deux des 15\u00a0centres internationaux de recherche agricole du <a href=\"https:\/\/www.cgiar.org\/research\/research-centers\/\">Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale<\/a> (CGIAR) fond\u00e9 en\u00a01971. La Suisse est l\u2019un des membres fondateurs et si\u00e8ge actuellement au sein de son conseil d\u2019administration. Elle soutient le CGIAR \u00e0 hauteur de 33\u00a0millions de francs pour la p\u00e9riode\u00a02020\u20132021.&#13;\n&#13;\nL\u2019ing\u00e9nieur-agronome Nicolas Roux coordonne le r\u00e9seau des bananes \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.musanet.org\">MusaNet<\/a>\u00a0\u00bb aupr\u00e8s de l\u2019alliance. Tous les acteurs importants se sont associ\u00e9s au sein d\u2019un partenariat pour retracer de mani\u00e8re efficace les ressources g\u00e9n\u00e9tiques des bananes (en particulier les collections Musa importantes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale) et pour en faciliter l\u2019utilisation. La plus grande banque g\u00e9n\u00e9tique du monde d\u00e9di\u00e9e aux bananes se trouve \u00e0 l\u2019universit\u00e9 catholique de Louvain (KU Leuven), en Belgique. L\u2019alliance comprend \u00e9galement le secr\u00e9tariat de la plateforme \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.promusa.org\">ProMusa<\/a>\u00a0\u00bb, qui permet d\u2019\u00e9changer des nouveaut\u00e9s, des connaissances et des informations sur les bananes. 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L\u2019alliance entre le centre de recherche agricole Bioversity International (centre pour la biodiversit\u00e9 agricole) et le Centre international pour l\u2019agriculture tropicale affronte ce probl\u00e8me au niveau mondial en collaboration avec des instituts de recherche sur les bananes. Son objectif consiste \u00e0 s\u00e9lectionner des vari\u00e9t\u00e9s de bananes r\u00e9sistantes aux maladies tout en conservant les propri\u00e9t\u00e9s demand\u00e9es par les clients. Une plus grande diversit\u00e9 dans les vari\u00e9t\u00e9s devrait contribuer \u00e0 r\u00e9soudre les probl\u00e8mes structurels. La collaboration entre les principaux acteurs issus de la science, de l\u2019\u00e9conomie, de l\u2019\u00c9tat et des organisations de paysans et de consommateurs est essentielle.","magazine_issue":"20200809","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":[4127,0],"korrektor":4139,"planned_publication_date":"20200724","original_files":null,"external_release_for_author":"20200704","external_release_for_author_time":"17:30:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/5eccdbac9cca9"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132225"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3350"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=132225"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132225\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":187622,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132225\/revisions\/187622"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4127"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3350"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/101635"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=132225"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=132225"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=132225"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=132225"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=132225"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=132225"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}