{"id":132332,"date":"2020-06-19T15:30:59","date_gmt":"2020-06-19T15:30:59","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2020\/06\/weder-07-2020fr\/"},"modified":"2023-08-23T23:59:01","modified_gmt":"2023-08-23T21:59:01","slug":"weder-07-2020fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2020\/06\/weder-07-2020fr\/","title":{"rendered":"David Ricardo et la concurrence internationale en 2020"},"content":{"rendered":"<p>Nombreux sont ceux qui consid\u00e8rent la mondialisation comme un fl\u00e9au. On entend souvent dire que les entreprises doivent faire face \u00e0 une concurrence \u00e9trang\u00e8re acharn\u00e9e qui laminerait ou ferait dispara\u00eetre des pans entiers de l\u2019industrie. Certains affirment m\u00eame que la comp\u00e9titivit\u00e9 internationale de pays entiers est menac\u00e9e parce que d\u2019autres pays ou r\u00e9gions accroissent leur domination sur les march\u00e9s mondiaux gr\u00e2ce \u00e0 des investissements dans la formation, les infrastructures ou les nouvelles technologies. Les salari\u00e9s seraient par cons\u00e9quent mis partout \u00e0 rude \u00e9preuve, une situation encore aggrav\u00e9e par la venue de frontaliers et de migrants.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCette opinion largement r\u00e9pandue semble plausible au premier abord. Mais est-ce vraiment le cas\u00a0? Le monde a-t-il tant r\u00e9tr\u00e9ci que nos professions et nos salaires doivent faire face \u00e0 une concurrence internationale acharn\u00e9e\u00a0? Et est-il vrai que l\u2019am\u00e9lioration de la situation chez les autres engendre une d\u00e9gradation chez nous\u00a0? Cet article veut montrer qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une vision \u00e0 l\u2019emporte-pi\u00e8ce parfois erron\u00e9e dans certaines de ses affirmations, m\u00eame si elle s\u2019av\u00e8re correcte sur certains points. Les consid\u00e9rations pr\u00e9sent\u00e9es dans la suite de cet article se fondent sur la th\u00e9orie du commerce international, dont les origines remontent aux r\u00e9flexions \u2013\u00a0toujours pertinentes aujourd\u2019hui\u00a0\u2013 de l\u2019\u00e9conomiste britannique David Ricardo il y a 200\u00a0ans<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h2>La th\u00e9orie du commerce de Ricardo<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans son c\u00e9l\u00e8bre chapitre \u00ab\u00a0Du commerce ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>, Ricardo jetait en\u00a01817 les bases de la th\u00e9orie moderne du commerce. Il postulait que les bienfaits du commerce international ne d\u00e9coulent pas tant des exportations et des emplois qu\u2019elles g\u00e9n\u00e8rent que des importations qui, financ\u00e9es par les exportations, entra\u00eenent sur le march\u00e9 int\u00e9rieur une consommation de ressources inf\u00e9rieure \u00e0 celle qui aurait lieu si les biens import\u00e9s \u00e9taient produits dans le pays. Le commerce international est ainsi une m\u00e9thode indirecte pour augmenter l\u2019efficacit\u00e9 de la production de biens d\u2019importation\u00a0: une quantit\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e de biens peut en effet \u00eatre produite avec moins de ressources.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u00c0 l\u2019aide d\u2019un exemple, Ricardo d\u00e9montre que le commerce international incite les pays \u00e0 se sp\u00e9cialiser dans la production des biens pour lesquels ils d\u00e9tiennent des <em>avantages comparatifs<\/em>\u00a0: ils produisent et exportent les biens et services pour lesquels ils sont <em>relativement<\/em> plus productifs que les autres pays et importent tous les autres. Il s\u2019ensuit une augmentation de la productivit\u00e9 et, par cons\u00e9quent, des salaires r\u00e9els. Les travailleurs peuvent alors consommer davantage sans travailler plus ou maintenir leur niveau de consommation tout en travaillant moins. Cet effet explique les avantages r\u00e9sultant des \u00e9changes commerciaux.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTout ne va \u00e9videmment pas sans heurts\u00a0: la sp\u00e9cialisation occasionne \u00e9galement des frictions \u00e0 court et \u00e0 moyen terme, car la main-d\u2019\u0153uvre doit constamment se d\u00e9placer des secteurs en r\u00e9gression vers ceux en expansion. On peut voir dans les co\u00fbts induits par cette adaptation le prix \u00e0 payer pour l\u2019accroissement du bien-\u00eatre.&#13;<\/p>\n<h2>Tous les pays sont concurrentiels<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa principale conclusion de la th\u00e9orie du commerce de Ricardo est qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire qu\u2019un pays dispose d\u2019un avantage comparatif<em> absolu<\/em> dans une branche quelconque pour tirer parti du commerce international. Ainsi, un pays dont la productivit\u00e9 est inf\u00e9rieure \u00e0 celle de ses concurrents dans tous les secteurs peut malgr\u00e9 tout effectuer des \u00e9changes internationaux et en retirer un b\u00e9n\u00e9fice. Cela s\u2019explique par le fait que la d\u00e9termination des salaires est endog\u00e8ne, c\u2019est-\u00e0-dire que les r\u00e9mun\u00e9rations \u00e9voluent en fonction de la productivit\u00e9 (moyenne)\u00a0: le niveau des salaires sera par cons\u00e9quent plus bas dans les pays moins productifs en raison des technologies disponibles, de leurs institutions politiques, de leurs infrastructures ou encore de leur syst\u00e8me juridique. \u00c0 l\u2019inverse, les salaires seront plus \u00e9lev\u00e9s dans les pays plus productifs.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u00c9tant donn\u00e9 que le niveau des salaires \u00e9volue en fonction de la productivit\u00e9, les pays sont <em>toujours<\/em> concurrentiels sur le plan international. Ils devront cependant se sp\u00e9cialiser dans les biens et services pour lesquels ils sont <em>relativement<\/em> plus productifs afin de tirer profit des avantages du commerce. Ainsi, la productivit\u00e9 d\u2019un pays comme le Vietnam est probablement inf\u00e9rieure \u00e0 celle de la Suisse dans tous les secteurs, mais relativement plus \u00e9lev\u00e9e dans la fabrication de v\u00eatements et de chaussures. Cette capacit\u00e9 \u00e0 participer aux \u00e9changes internationaux reste enti\u00e8re m\u00eame lorsque la productivit\u00e9 d\u2019un pays recule, en raison par exemple d\u2019une r\u00e9orientation erron\u00e9e de sa politique \u00e9conomique. Le niveau des salaires se ressentira toutefois de la baisse de la productivit\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAutre cas de figure possible\u00a0: un pays assiste \u00e0 une augmentation g\u00e9n\u00e9rale de la productivit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Doit-il pour autant redouter un recul de sa capacit\u00e9 d\u2019exporter des biens et services\u00a0? Non. Il ne peut que se r\u00e9jouir de cette hausse, car si les salaires s\u2019accroissent \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure ne sera pas touch\u00e9e, ou alors en tirera parti, et cela pour deux raisons\u00a0: d\u2019une part, la demande pour les biens qu\u2019elle produit augmente\u00a0; d\u2019autre part, le prix des exportations \u00e9trang\u00e8res tend \u00e0 diminuer. La Chine illustre bien ce ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0: la hausse de la productivit\u00e9 et des salaires r\u00e9els dans ce pays a permis \u00e0 l\u2019horlogerie suisse d\u2019exporter davantage, tandis que l\u2019industrie pharmaceutique et d\u2019autres secteurs ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du prix avantageux des produits interm\u00e9diaires import\u00e9s de Chine.&#13;<\/p>\n<h2>Une concurrence surtout sur le march\u00e9 int\u00e9rieur<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes m\u00e9canismes de la concurrence expos\u00e9s par David Ricardo ont un effet quelque peu \u00ab\u00a0apaisant\u00a0\u00bb\u00a0: ce n\u2019est pas le maintien de la capacit\u00e9 concurrentielle internationale qui contraint un pays \u00e0 adopter certaines mesures, mais bien la volont\u00e9 de ce pays d\u2019accro\u00eetre sa productivit\u00e9 et, partant, son niveau de salaires.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCette conclusion prend le contre-pied de l\u2019opinion pr\u00e9sent\u00e9e en d\u00e9but d\u2019article, selon laquelle la concurrence internationale menacerait la comp\u00e9titivit\u00e9 d\u2019\u00e9conomies nationales enti\u00e8res et contraindrait les pays \u00e0 adopter des mesures pour y faire face. En fait, il faudrait plut\u00f4t se concentrer sur la concurrence que se livrent les entreprises sur le march\u00e9 du travail int\u00e9rieur, et plus particuli\u00e8rement sur la concurrence qui r\u00e8gne autour du facteur travail, relativement rare\u00a0: on observe en effet que les secteurs qui enregistrent des gains de productivit\u00e9 s\u2019\u00e9tendent au d\u00e9triment d\u2019autres branches qui r\u00e9gressent ou disparaissent.&#13;<\/p>\n<h2>La guerre des talents<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nC\u2019est la pierre angulaire de la th\u00e9orie du commerce de Ricardo, qui postule que les biens et services se n\u00e9gocient \u00e0 l\u2019\u00e9chelon international, tandis que les facteurs de production se d\u00e9placement de mani\u00e8re limit\u00e9e d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Mais qu\u2019est-ce qui change lorsque les facteurs de production (comme le capital humain que repr\u00e9sentent les connaissances sp\u00e9cialis\u00e9es) s\u2019affranchissent des fronti\u00e8res nationales\u00a0? Dans ce cas, les pays se retrouvent effectivement en concurrence internationale directe pour s\u2019assurer ces ressources limit\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa \u00ab\u00a0guerre des talents\u00a0\u00bb constitue un bon exemple. Dans ce cas, les avantages <em>absolus<\/em> d\u2019un pays gagnent en importance\u00a0: plus il est productif dans l\u2019utilisation de ses talents, plus il pourra les r\u00e9mun\u00e9rer. D\u2019autres aspects, comme le taux d\u2019imposition ou la qualit\u00e9 de vie dans le pays de destination, gagnent alors \u00e9galement en importance. Le pays capable d\u2019attirer ces sp\u00e9cialistes g\u00e9n\u00e9ralement au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une formation tr\u00e8s pointue pourra aussi attirer ou fid\u00e9liser les entreprises et les secteurs qui ont besoin de cette main-d\u2019\u0153uvre pour produire sur le march\u00e9 int\u00e9rieur. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne pousse \u00e9galement \u00e0 la hausse les salaires r\u00e9els des facteurs de production compl\u00e9mentaires, comme le travail non sp\u00e9cialis\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Immigration et num\u00e9risation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, plus la mobilit\u00e9 internationale des salari\u00e9s augmente et plus il leur est facile de se d\u00e9placer, plus ils se retrouveront en concurrence sur le plan mondial. Les migrants et les frontaliers peuvent donc accro\u00eetre sensiblement la concurrence pour une partie de la main-d\u2019\u0153uvre.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn outre, les progr\u00e8s technologiques rendent la d\u00e9localisation de certains maillons d\u2019un processus de production (en particulier les services) toujours plus facile. La th\u00e9orie du commerce parle alors d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9change de t\u00e2ches\u00a0\u00bb<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>. Les exemples d\u2019un tel \u00e9change sont l\u00e9gion\u00a0: le service \u00e0 la client\u00e8le dans des centres d\u2019appel, les t\u00e2ches de programmation ou de comptabilit\u00e9 ou l\u2019interpr\u00e9tation de radiographies sont autant d\u2019activit\u00e9s qui ne sont pas n\u00e9cessairement li\u00e9es \u00e0 un pays.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nOn pourra faire valoir que l\u2019internationalisation de ces t\u00e2ches ou activit\u00e9s entra\u00eene \u00e0 son tour une sp\u00e9cialisation r\u00e9gie par le principe des avantages comparatifs qui ne se produit cependant pas \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un secteur entier, mais pour chaque activit\u00e9. Comme nous l\u2019indique la th\u00e9orie de Ricardo, les salaires r\u00e9els augmentent au total en raison des hausses de productivit\u00e9. La diff\u00e9rence provient toutefois du fait que la main-d\u2019\u0153uvre per\u00e7oit dans ce cas directement les effets de la concurrence internationale, l\u2019impact \u00e9tant le m\u00eame qu\u2019avec l\u2019immigration\u00a0: la main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re effectue certaines t\u00e2ches du march\u00e9 int\u00e9rieur \u2013\u00a0pas dans le pays, mais depuis l\u2019\u00e9tranger.&#13;<\/p>\n<h2>Le travail, un bien convoit\u00e9 dans le monde entier<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nComme nous l\u2019indiquions pr\u00e9c\u00e9demment, David Ricardo fondait sa th\u00e9orie des avantages comparatifs dans le commerce mondial sur l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une mobilit\u00e9 internationale nulle ou faible du facteur travail. Des th\u00e9ories du commerce plus r\u00e9centes \u00e9tendent cette vision aux entreprises qui affichent des niveaux de productivit\u00e9 diff\u00e9rents au sein d\u2019un m\u00eame secteur <a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>. Selon toutes ces th\u00e9ories, le commerce international oriente les ressources limit\u00e9es vers les secteurs relativement productifs d\u2019une \u00e9conomie nationale, de sorte que l\u2019efficacit\u00e9 et les salaires r\u00e9els augmentent dans chaque pays.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes secteurs et les entreprises se livrent alors \u00e0 une concurrence pour le travail principalement sur le march\u00e9 national. La mission de l\u2019\u00c9tat est alors de pratiquer une politique de l\u2019emploi avis\u00e9e afin d\u2019encadrer correctement cette transformation perp\u00e9tuelle. Une telle politique doit d\u2019une part rendre l\u2019\u00e9volution supportable pour les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de main-d\u2019\u0153uvre, et d\u2019autre part ne pas emp\u00eacher le changement structurel (y compris la cr\u00e9ation et la disparition d\u2019entreprises).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nToutefois, dans le sillage de la mobilit\u00e9 internationale accrue du facteur travail et de la d\u00e9localisation de certaines activit\u00e9s de production facilit\u00e9e par les progr\u00e8s technologiques, nous assistons actuellement \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle concurrence effectivement <em>mondiale<\/em>. Celle-ci affecte le facteur travail bien plus directement que lorsque les travailleurs sont \u00ab\u00a0uniquement\u00a0\u00bb en concurrence les uns avec les autres sur le march\u00e9 national de l\u2019emploi.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa question de l\u2019ampleur de cette concurrence internationale reste ouverte. Quelques th\u00e9oriciens du commerce sont persuad\u00e9s que nous sommes \u00e0 l\u2019aube d\u2019une r\u00e9volution num\u00e9rique qui se traduira par un fort accroissement de la concurrence directe entre les travailleurs des diff\u00e9rents pays. D\u2019autres estiment en revanche que cette concurrence sera limit\u00e9e, car le manque de confiance et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 juridique restreindront fortement l\u2019\u00e9change international de t\u00e2ches, m\u00eame si celui-ci est techniquement possible. Les patients veulent par exemple conna\u00eetre la personne qui analyse leur radiographie ou, du moins, pouvoir lui faire confiance. De m\u00eame, les entreprises doivent avoir la certitude de pouvoir faire valoir leurs actions en responsabilit\u00e9 contre des programmeurs \u00e9trangers, ce qui reste difficile, voire impossible dans le cas de l\u2019\u00e9change international de t\u00e2ches.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nNos soci\u00e9t\u00e9s voient probablement d\u2019un moins bon \u0153il l\u2019\u00e9change direct de prestations de travail (qu\u2019il soit physique ou virtuel) que l\u2019\u00e9change indirect pratiqu\u00e9 jusqu\u2019ici sous forme de sp\u00e9cialisation par secteur et par entreprise. L\u2019asym\u00e9trie de la mobilit\u00e9 des biens et des facteurs de production postul\u00e9e par Ricardo il y a 200\u00a0ans devrait donc garder toute sa pertinence.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Pour une pr\u00e9sentation compl\u00e8te du sujet, voir Jones et Weder (2017).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Voir Ricardo (1817).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Grossman et Rossi-Hansberg (2008).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">Melitz et Trefler (2012).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nombreux sont ceux qui consid\u00e8rent la mondialisation comme un fl\u00e9au. 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Cham\u00a0: Springer International.<\/li>&#13;\n \t<li>Melitz Marc et Trefler Daniel (2012). \u00ab\u00a0Gains from trade when firms matter\u00a0\u00bb. <em>Journal of Economic Perspectives<\/em>, 26, 2, 91\u2013118.<\/li>&#13;\n \t<li>Ricardo David (1817). <em>Des principes de l\u2019\u00e9conomie politique et de l\u2019imp\u00f4t<\/em>. Londres\u00a0: John Murray.<\/li>&#13;\n<\/ul>","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":132335,"main_focus":[155988,156797],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":132339,"artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"95848","post_abstract":"Les entreprises et les pays doivent-ils faire face \u00e0 une concurrence acharn\u00e9e de l\u2019\u00e9tranger\u00a0? Cet article montre que les premi\u00e8res doivent avant tout affronter leurs concurrentes sur leur march\u00e9 du travail national et que les seconds n\u2019ont gu\u00e8re \u00e0 craindre les r\u00e9percussions d\u2019une hausse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la productivit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Toutefois, la mobilit\u00e9 croissante du travail et la facilit\u00e9 avec laquelle certaines activit\u00e9s peuvent \u00eatre \u00e9chang\u00e9es entre les pays gr\u00e2ce au progr\u00e8s technologique cr\u00e9ent une concurrence internationale qui a des implications directes pour le facteur travail et ne fait pas que des heureux.","magazine_issue":"20200701","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":[3988,0],"korrektor":4139,"planned_publication_date":"20200623","original_files":null,"external_release_for_author":"20200529","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/5ec230695d516"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132332"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2849"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=132332"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132332\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":187627,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/132332\/revisions\/187627"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3988"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2849"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156797"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/155988"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/101758"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=132332"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=132332"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=132332"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=132332"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=132332"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=132332"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}