{"id":136825,"date":"2018-07-19T11:01:33","date_gmt":"2018-07-19T11:01:33","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2018\/07\/baur-08-09-2018fr\/"},"modified":"2023-08-24T00:09:59","modified_gmt":"2023-08-23T22:09:59","slug":"baur-08-09-2018fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2018\/07\/baur-08-09-2018fr\/","title":{"rendered":"La politique commerciale de l\u2019UE p\u00e9nalise les exportateurs suisses"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 quelle politique commerciale se destine l\u2019Union europ\u00e9enne\u00a0? Cette question est essentielle pour l\u2019industrie d\u2019exportation suisse, car ses principaux rivaux en sont issus. Pour nos exportateurs, il faut que les conditions d\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s tiers soient au moins \u00e9quivalentes \u00e0 celles offertes \u00e0 ses concurrents directs.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019UE est un g\u00e9ant en mati\u00e8re de politique commerciale. Si elle \u00e9prouve des difficult\u00e9s \u00e0 \u00e9laborer une politique ext\u00e9rieure uniforme en raison d&#8217;un manque de comp\u00e9tences et de la r\u00e9ticence des \u00c9tats membres, la politique commerciale rel\u00e8ve de sa seule responsabilit\u00e9 depuis 2009. Repr\u00e9sentant 16,6\u00a0% des \u00e9changes mondiaux, l\u2019UE est la premi\u00e8re puissance commerciale du monde, devant la Chine et les \u00c9tats-Unis. Cela ne concerne pas que le commerce de marchandises\u00a0: dans le secteur tertiaire, elle devance aussi les \u00c9tats-Unis et plus encore la Chine.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe commerce ext\u00e9rieur est primordial pour l\u2019UE qui g\u00e9n\u00e8re pr\u00e8s d\u2019un tiers de sa valeur ajout\u00e9e par ses \u00e9changes avec des pays tiers. Le volume des \u00e9changes ext\u00e9rieurs a ainsi doubl\u00e9 entre 1999 et 2010. Pour de nombreux pays tiers \u00e9galement, les \u00e9changes avec l\u2019UE sont essentiels. Cette derni\u00e8re est le principal partenaire commercial de 59 d\u2019entre eux. La Suisse en fait partie, puisque 71\u00a0% de ses importations proviennent de l\u2019UE et 53\u00a0% de ses exportations s\u2019y dirigent. En comparaison, la Chine ne d\u00e9tient ce r\u00f4le que pour 37 pays et les \u00c9tats-Unis que pour 34.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl y a plusieurs raisons \u00e0 l\u2019importance de l\u2019UE dans le commerce international. Avec plus de 500 millions d\u2019habitants, elle est le plus grand march\u00e9 int\u00e9rieur au monde. Depuis 1968, ses \u00c9tats membres sont li\u00e9s par une union douani\u00e8re<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. Avec 17\u00a0% du produit int\u00e9rieur brut mondial pour \u00e0 peine 7\u00a0% de la population du globe, l\u2019UE est l\u2019une des r\u00e9gions les plus prosp\u00e8res de la plan\u00e8te. Son march\u00e9 est relativement ouvert, puisque pr\u00e8s des trois quarts des importations ne sont soumis \u00e0 aucun droit de douane. Pour ceux qui en font l\u2019objet, le taux moyen s\u2019\u00e9levait en 2013 \u00e0 3,6\u00a0% (2,3\u00a0% pour les biens industriels).&#13;<\/p>\n<h2><strong>Un objectif\u00a0: ouvrir les march\u00e9s mondiaux<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn raison de la grande importance du commerce ext\u00e9rieur pour son \u00e9conomie, l\u2019UE milite depuis sa fondation pour l\u2019ouverture des march\u00e9s. Elle donne, par principe, la pr\u00e9f\u00e9rence aux accords multilat\u00e9raux, permettant un d\u00e9mant\u00e8lement tarifaire \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. C\u2019est lorsque le cycle de Doha a d\u00e9montr\u00e9 son incapacit\u00e9 \u00e0 progresser que le temps des accords multilat\u00e9raux de libre-\u00e9change a sembl\u00e9 provisoirement r\u00e9volu. L\u2019approche plurilat\u00e9rale adopt\u00e9e dans les ann\u00e9es nonante dans le cadre de l\u2019Accord sur les technologies de l&#8217;information ou de l\u2019accord pharmaceutique de l\u2019OMC, traverse \u00e9galement une p\u00e9riode difficile, tout comme les accords m\u00e9gar\u00e9gionaux. En 2009, par exemple, des n\u00e9gociations en vue d\u2019un accord entre l\u2019UE et les pays membres de l\u2019Asean ont \u00e9t\u00e9 suspendues \u00e0 la faveur d\u2019accords bilat\u00e9raux avec les diff\u00e9rentes nations de l\u2019Asie du Sud-Est. Les n\u00e9gociations actuelles de l\u2019UE avec le march\u00e9 commun d\u2019Am\u00e9rique du Sud Mercosur semblent avoir plus de chances d\u2019aboutir\u00a0: une ratification pourrait intervenir cette ann\u00e9e encore.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAvant m\u00eame que la quatri\u00e8me tentative de faire aboutir le cycle de Doha n\u2019\u00e9choue en 2008 en raison de la politique agricole, l\u2019UE s&#8217;\u00e9tait \u00e0 nouveau concentr\u00e9e sur les accords bilat\u00e9raux de libre-\u00e9change. Son r\u00e9seau est actuellement extr\u00eamement dense<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>. L\u2019UE vise des accords \u00e9conomiques et commerciaux globaux, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019accord \u00e9conomique et commercial global (AECG) entr\u00e9 en vigueur l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re avec le Canada.&#13;<\/p>\n<h2><strong>L\u2019UE m\u00e8ne le jeu<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nBien consciente de son poids dans le domaine du commerce, l\u2019UE a commenc\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner activement la politique commerciale internationale dans le sens de ses int\u00e9r\u00eats. Tous ses nouveaux accords commerciaux contiennent un chapitre sur le d\u00e9veloppement durable. L\u2019Union cherche de cette mani\u00e8re \u00e0 imposer, sur le plan international, les normes sociales et \u00e9cologiques appliqu\u00e9es en Europe. L\u2019accord de Cotonou de 2002 aborde ainsi les questions li\u00e9es aux droits de l\u2019homme et \u00e0 la gouvernance<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>. Un autre exemple est le syst\u00e8me juridictionnel des investissements, par lequel l\u2019UE veut remplacer le m\u00e9canisme actuel de r\u00e8glement des diff\u00e9rends entre investisseurs et \u00c9tats qu\u2019elle juge peu transparent. Elle a d\u00e9j\u00e0 mis en place un tel tribunal dans le cadre de l\u2019AECG ainsi que dans l\u2019accord de libre-\u00e9change avec le Vietnam. Depuis, l\u2019UE a aussi propos\u00e9 de cr\u00e9er un tribunal multilat\u00e9ral des investissements.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL&#8217;UE joue d\u00e9sormais le r\u00f4le de chef de file du commerce international que les \u00c9tats-Unis assumaient dans la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier, mais qu&#8217;ils avaient d\u00e9j\u00e0 abandonn\u00e9 avant l&#8217;entr\u00e9e en fonction du pr\u00e9sident Donald Trump. En fin de compte, le conflit commercial qui oppose en ce moment les \u00c9tats-Unis et l\u2019Europe vise aussi \u00e0 d\u00e9terminer qui tiendra d\u00e9sormais le haut du pav\u00e9 sur la sc\u00e8ne internationale de la politique commerciale.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Le danger vient de l\u2019int\u00e9rieur<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe plus grand danger pour une politique commerciale fa\u00e7onn\u00e9e par l\u2019UE vient paradoxalement de ses \u00c9tats membres et de leurs habitants. Bien que le continent europ\u00e9en profite comme nul autre des \u00e9changes internationaux, de vastes pans de sa population per\u00e7oivent la mondialisation et le commerce international comme une menace pour leur bien-\u00eatre et pour leur syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 sociale.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDepuis le d\u00e9but du mill\u00e9naire, le mouvement antimondialisation a gagn\u00e9 du terrain sur le Vieux-Continent et a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec du partenariat transatlantique de commerce et d\u2019investissement avec les \u00c9tats-Unis (PTCI). Les protestataires ont \u00e9galement failli avoir raison de l\u2019AECG avec le Canada, alors que l\u2019UE n\u2019avait encore jamais autant marqu\u00e9 de son empreinte un accord \u00e9conomique international.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPour r\u00e9pondre au scepticisme croissant de la population, la Commission europ\u00e9enne a choisi d\u2019am\u00e9liorer la transparence. C\u2019est ainsi qu\u2019elle publie des propositions de nouveaux mandats de n\u00e9gociations, des rapports sur les cycles de n\u00e9gociation et les r\u00e9sultats des tractations en cours. Parall\u00e8lement, les \u00c9tats membres se voient attribuer un droit de participation plus important\u00a0: la Cour de justice de l\u2019Union europ\u00e9enne a \u00e9mis un avis sur l\u2019accord de libre-\u00e9change de l\u2019UE avec Singapour\u00a0: elle attribue ainsi un droit de cod\u00e9cision aux \u00c9tats membres, les accords de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration empi\u00e9tant sur leurs comp\u00e9tences exclusives.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019extension du droit de cod\u00e9cision devient probl\u00e9matique en raison de la d\u00e9volution de comp\u00e9tences nationales \u00e0 des assembl\u00e9es r\u00e9gionales. La Belgique a cr\u00e9\u00e9 un pr\u00e9c\u00e9dent en automne 2016 en attribuant aux parlements r\u00e9gionaux un droit de discussion sur l\u2019approbation de l\u2019AECG. Le gouvernement wallon, compos\u00e9 majoritairement de socialistes et de communistes oppos\u00e9s \u00e0 la mondialisation, a alors bloqu\u00e9 le consentement de la Belgique et le gouvernement national n\u2019a obtenu l\u2019approbation qu\u2019\u00e0 force de concessions en politique int\u00e9rieure. La ratification retard\u00e9e de plusieurs mois a fragilis\u00e9 la position internationale de l\u2019UE consid\u00e9r\u00e9e comme un partenaire commercial fiable.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Partenaire et concurrent de la Suisse<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse est \u00e9galement un partenaire commercial de choix pour l\u2019Union. Notre petit pays se classe en troisi\u00e8me position, juste derri\u00e8re les \u00c9tats-Unis et la Chine. L\u2019Accord de libre-\u00e9change de 1972 a \u00e9tabli des relations commerciales \u00e9troites entre l\u2019UE et la Suisse. Ce trait\u00e9 \u00e0 but tarifaire a \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 et approfondi plus tard par d\u2019autres de type bilat\u00e9raux. L\u2019Accord de reconnaissance mutuelle en mati\u00e8re d\u2019\u00e9valuation de la conformit\u00e9 (ARM) m\u00e9rite une mention particuli\u00e8re. Il a cr\u00e9\u00e9 un march\u00e9 int\u00e9rieur entre la Suisse et l\u2019UE dans une vingtaine de cat\u00e9gories de produits. En termes de valeurs, il couvre plus d\u2019un quart des exportations de marchandises vers l\u2019UE et plus d\u2019un tiers des importations. Pour l\u2019\u00e9limination des entraves au commerce, l\u2019Accord sur la facilitation et la s\u00e9curit\u00e9 douani\u00e8res ainsi que celui sur la libre circulation des personnes ont \u00e9t\u00e9 tout aussi importants. Ce dernier a ainsi permis de lib\u00e9raliser partiellement les services personnels transfronti\u00e8res.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTout comme l\u2019UE, la Suisse dispose d\u2019un r\u00e9seau mondial d\u2019accords de libre-\u00e9change<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a> n\u00e9goci\u00e9s en majorit\u00e9 dans le cadre de l\u2019Association europ\u00e9enne de libre-\u00e9change (AELE). Dans sa d\u00e9marche, la Suisse a toujours veill\u00e9 \u00e0 conclure des accords de libre-\u00e9change comparables avec les pays auxquels l\u2019UE n\u00e9gociait. Une strat\u00e9gie qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e payante par le pass\u00e9 et a permis \u00e0 la Suisse, moins protectrice de ses propres secteurs industriels face \u00e0 la concurrence \u00e9trang\u00e8re, d\u2019obtenir avant l\u2019UE un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 aux march\u00e9s sud-cor\u00e9en, japonais et chinois.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nOr, ces derniers temps, les \u00c9tats membres de l\u2019AELE (Islande, Liechtenstein, Norv\u00e8ge et Suisse) ont r\u00e9guli\u00e8rement perdu du terrain vis-\u00e0-vis de l\u2019UE. Ils sont, en effet, moins ouverts que l\u2019Union aux produits agricoles provenant de pays tiers. Or, les partenaires potentiels restants en mati\u00e8re d\u2019accords de libre-\u00e9change veulent exporter des produits agricoles. Mercosur est le dernier exemple en date\u00a0: l\u2019UE est sur le point de conclure les n\u00e9gociations, tandis que les discussions men\u00e9es en parall\u00e8le avec les \u00c9tats membres de l\u2019AELE sont dans l\u2019impasse. La conclusion d&#8217;un accord par l&#8217;UE p\u00e9naliserait les entreprises suisses par rapport \u00e0 leurs concurrents europ\u00e9ens sur des march\u00e9s aussi importants que l&#8217;Argentine ou le Br\u00e9sil. On assisterait alors \u00e0 une d\u00e9localisation de la production de la Suisse vers l\u2019UE pour les biens destin\u00e9s au march\u00e9 sud-am\u00e9ricain.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Moderniser les accords de libre-\u00e9change<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes accords existants doivent \u00eatre syst\u00e9matiquement modernis\u00e9s, afin que les \u00e9changes ext\u00e9rieurs continuent de contribuer \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 de notre pays. Dans ce contexte, il est essentiel d\u2019inclure les services et d\u2019\u00e9liminer les entraves non tarifaires au commerce. Concernant les n\u00e9gociations en vue de nouveaux accords de libre-\u00e9change, il convient de donner la priorit\u00e9 aux pays o\u00f9 les perspectives commerciales sont les meilleures et o\u00f9 les entreprises suisses risquent d\u2019\u00eatre discrimin\u00e9es en raison des n\u00e9gociations men\u00e9es en parall\u00e8le avec l\u2019UE<a href=\"#footnote_5\" id=\"footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor\">[5]<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019ouverture du secteur agricole appara\u00eet comme un pr\u00e9requis, car seule cette mesure fera de la Suisse un partenaire int\u00e9ressant pour les pays tiers. Le potentiel commercial vis-\u00e0-vis de l\u2019UE n\u2019est de m\u00eame pas \u00e9puis\u00e9. Des am\u00e9liorations durables sont notamment possibles dans le commerce des services et des denr\u00e9es agricoles. Si la Suisse n&#8217;\u00e9tait plus en mesure de n\u00e9gocier des conditions commerciales internationales aussi favorables que l&#8217;UE sur le long terme, son \u00e9conomie d&#8217;exportation serait alors s\u00e9rieusement menac\u00e9e.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Base juridique: art. 28, TFUE.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">35 accords de libre-\u00e9change sont actuellement en vigueur. 11 attendent encore la ratification, 5 la signature. L\u2019UE est en n\u00e9gociation avec 7 \u00c9tats ou communaut\u00e9s d\u2019\u00c9tats (y c. TTIP).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Accord de partenariat 2000\/483\/CE avec des \u00c9tats d\u2019Afrique, des Cara\u00efbes et du Pacifique.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">32 accords sont en vigueur. L\u2019AELE est en n\u00e9gociation avec neuf \u00c9tats ou communaut\u00e9s d\u2019\u00c9tats (chiffres&nbsp;: Seco, juin 2018).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_5\" class=\"footnote--item\">Economiesuisse, <a href=\"https:\/\/www.economiesuisse.ch\/fr\/dossier-politique\/strategie-deconomie-exterieure-de-la-suisse-propositions-de-leconomiefr\"><em>Strat\u00e9gie d\u2019\u00e9conomie ext\u00e9rieure de la Suisse: propositions de l\u2019\u00e9conomie<\/em><\/a>, prise de position, 17\u00a0janvier 2018, p. 14ss.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 quelle politique commerciale se destine l\u2019Union europ\u00e9enne\u00a0? 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La politique \u00e9conomique ext\u00e9rieure de notre pays doit donc offrir aux \u00c9tats tiers des conditions d\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 similaires \u00e0 celles de l\u2019UE. Depuis que la voie par l\u2019OMC semble bouch\u00e9e, la Suisse a pu se maintenir aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Union europ\u00e9enne en mati\u00e8re d\u2019accords de libre-\u00e9change. Or, les n\u00e9gociations s\u2019enlisent, ce qui risque d\u00e9savantager la Suisse par rapport \u00e0 l\u2019Europe. Pour parer \u00e0 cette \u00e9ventualit\u00e9, il faut moderniser syst\u00e9matiquement les accords de libre-\u00e9change en vigueur et en n\u00e9gocier de nouveaux, en accordant la priorit\u00e9 aux pays qui offrent les meilleures chances de b\u00e9n\u00e9fices commerciaux ou qui pr\u00e9sentent un risque \u00e9lev\u00e9 pour les soci\u00e9t\u00e9s suisses, lesquelles pourraient \u00eatre discrimin\u00e9es par rapport \u00e0 leurs concurrentes. Par ailleurs, l\u2019ouverture du march\u00e9 dans le secteur agricole est un pr\u00e9requis. Il faut, enfin, viser des am\u00e9liorations durables dans les \u00e9changes de services et de denr\u00e9es agricoles avec l\u2019UE.","magazine_issue":"20180809","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":[4127,0],"korrektor":4139,"planned_publication_date":"20180719","original_files":null,"external_release_for_author":"20180630","external_release_for_author_time":"23:30:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/5b1f8981a06eb"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/136825"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4712"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=136825"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/136825\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":187998,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/136825\/revisions\/187998"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4127"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4712"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156962"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156219"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21916"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=136825"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=136825"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=136825"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=136825"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=136825"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=136825"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}