{"id":137255,"date":"2018-06-20T08:00:25","date_gmt":"2018-06-20T08:00:25","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2018\/06\/interview-mit-br-schneider-ammann-07-2018fr\/"},"modified":"2023-08-24T00:10:39","modified_gmt":"2023-08-23T22:10:39","slug":"interview-mit-br-schneider-ammann-07-2018fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2018\/06\/interview-mit-br-schneider-ammann-07-2018fr\/","title":{"rendered":"\u00ab&nbsp;La formation professionnelle me tient particuli\u00e8rement \u00e0 c\u0153ur&nbsp;\u00bb"},"content":{"rendered":"<h3><strong>Enfant, quel m\u00e9tier vouliez-vous apprendre\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nJe voulais devenir guide de montagne ou charpentier\u2026 C\u2019\u00e9tait mes premi\u00e8res aspirations professionnelles s\u00e9rieuses.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Que conseilleriez-vous aujourd\u2019hui \u00e0 un \u00e9l\u00e8ve de neuvi\u00e8me ann\u00e9e\u00a0? <\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nIl doit tenir compte de ses centres d\u2019int\u00e9r\u00eat et de ses talents. Sa premi\u00e8re d\u00e9cision concernant sa voie professionnelle ne sera certainement pas la derni\u00e8re. Gr\u00e2ce \u00e0 la perm\u00e9abilit\u00e9 de notre syst\u00e8me, il pourra bifurquer plus tard.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Formons-nous suffisamment de techniciens\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis sept ans, le nombre d\u2019\u00e9tudiants en math\u00e9matiques, en informatique, en sciences naturelles et en ing\u00e9nierie augmente plus fortement que dans les autres branches au sein des hautes \u00e9coles. Cela me r\u00e9jouit.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Un jeune sur dix ne poss\u00e8de ni dipl\u00f4me de fin d\u2019apprentissage ni maturit\u00e9, ayant simplement termin\u00e9 l\u2019\u00e9cole obligatoire. La Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons visent un taux de 95\u00a0%. Cet objectif est-il r\u00e9aliste\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nC\u2019est un objectif ambitieux. Pour les jeunes n\u00e9s en Suisse, nous y sommes presque\u00a0: 94\u00a0% des jeunes de 25\u00a0ans poss\u00e8dent un dipl\u00f4me postobligatoire. En revanche, l\u2019objectif n\u2019est pas encore atteint pour les personnes arriv\u00e9es tardivement dans notre pays et qui n\u2019ont donc pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9es compl\u00e8tement sous l\u2019\u00e9gide de notre syst\u00e8me \u00e9ducatif. Le chiffre, en ce qui les concerne, n\u2019est que de 73&nbsp;%. Il nous faut redoubler d\u2019efforts pour cette cat\u00e9gorie de la population.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Que comptez-vous entreprendre\u00a0? <\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes jeunes qui ne trouvent pas de place d\u2019apprentissage ou qui rencontrent des difficult\u00e9s durant leur apprentissage ont acc\u00e8s \u00e0 des formations transitoires et \u00e0 un encadrement sous forme de mentorat et d\u2019accompagnement. Ce sont des offres qu\u2019il convient de mettre \u00e0 profit et de coordonner. Enfin, la Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons souhaitent faciliter l\u2019acc\u00e8s des r\u00e9fugi\u00e9s reconnus et des personnes admises \u00e0 titre provisoire \u00e0 une formation professionnelle.&#13;<\/p>\n<h3><strong>En Suisse, le succ\u00e8s professionnel d\u00e9pend du statut social des parents. Que fait l\u2019\u00c9tat \u00e0 ce niveau\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes enqu\u00eates Pisa montrent qu\u2019il existe une certaine relation entre l\u2019origine sociale et la r\u00e9ussite scolaire \u00e0 la fin de la neuvi\u00e8me ann\u00e9e. En Suisse, cependant, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la formation tertiaire d\u00e9pend nettement moins de la formation des parents que dans des pays comme l\u2019Allemagne ou le Danemark. Cela tient en particulier \u00e0 la grande perm\u00e9abilit\u00e9 de notre syst\u00e8me \u00e9ducatif, voulue par la Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons, qui permet de r\u00e9duire ce genre de disparit\u00e9s.&#13;<\/p>\n<blockquote><p>Un \u00e9l\u00e8ve de neuvi\u00e8me ann\u00e9e doit tenir compte de ses centres d\u2019int\u00e9r\u00eat et de ses talents.<\/p><\/blockquote>\n<p>&#13;<\/p>\n<h3><strong>Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, la Conf\u00e9d\u00e9ration, les cantons et les organisations du monde du travail ont adopt\u00e9 \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 la Vision\u00a02030 de la formation professionnelle. Les principes restent g\u00e9n\u00e9raux. S\u2019agit-il d\u2019un tigre de papier\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nNon, c\u2019est un document utile, qu\u2019il reste maintenant \u00e0 concr\u00e9tiser \u00e0 travers diff\u00e9rents projets. Les partenaires de la formation professionnelle, \u00e0 savoir la Conf\u00e9d\u00e9ration, les cantons et les organisations du monde du travail, y \u0153uvrent conjointement.&#13;<\/p>\n<h3><strong>L\u2019initiative visant \u00e0 combattre la p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9, que vous avez lanc\u00e9e en 2011, mise entre autres sur la formation professionnelle des adultes. Ceux dont les qualifications font d\u00e9faut peuvent effectuer un rattrapage et acqu\u00e9rir un dipl\u00f4me reconnu par la Conf\u00e9d\u00e9ration. Comment ce dispositif a-t-il \u00e9t\u00e9 re\u00e7u\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nNous sommes satisfaits\u00a0: le nombre des adultes sans dipl\u00f4me professionnel a recul\u00e9 de plus de 10\u00a0%, et le nombre des dipl\u00f4mes professionnels obtenus par des adultes est en constante augmentation.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Vous relevez l\u2019importance de l\u2019apprentissage tout au long de la vie. O\u00f9 commence la responsabilit\u00e9 individuelle\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nApprendre tout au long de la vie est une n\u00e9cessit\u00e9, chacun doit faire le n\u00e9cessaire. L\u2019\u00c9tat est l\u00e0 uniquement en appui.&#13;<\/p>\n<h3><strong>L\u2019\u00c9tat a-t-il int\u00e9r\u00eat \u00e0 financer une formation continue\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nIl faut voir les choses globalement\u00a0: financer une formation continue se r\u00e9v\u00e8le payant d\u2019un point de vue \u00e9conomique. Ainsi, une formation continue prise en charge par l\u2019assurance-ch\u00f4mage peut all\u00e9ger indirectement les co\u00fbts de la sant\u00e9, contribuant ainsi \u00e0 l\u2019augmentation des recettes fiscales. Autre exemple\u00a0: quand l\u2019\u00c9tat finance un cours de langue, il fait baisser les co\u00fbts de l\u2019aide sociale.&#13;<\/p>\n<blockquote><p>Ce sont les collaborateurs sans dipl\u00f4me professionnel qui sont les moins soutenus par les employeurs.<\/p><\/blockquote>\n<p>&#13;<\/p>\n<h3><strong>Les seniors, les personnes peu qualifi\u00e9es ou les femmes travaillant \u00e0 temps partiel sont d\u00e9favoris\u00e9s en mati\u00e8re de formation continue. En effet, comme le montrent les donn\u00e9es de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, les employeurs ne les soutiennent que rarement dans cette voie. Les entreprises ne devraient-elles pas s\u2019investir davantage \u00e0 cet \u00e9gard\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des employeurs de favoriser la formation continue de leurs collaborateurs \u00e0 tous les niveaux. \u00c0 ma connaissance, il n\u2019y a pas de diff\u00e9rences notables sous l\u2019angle des sexes. Parmi les collaborateurs dont le taux d\u2019occupation se situe entre 50 et 90\u00a0%, deux tiers b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une formation continue soutenue par l\u2019employeur. En revanche, il est rare que ceux dont le taux d\u2019occupation est inf\u00e9rieur \u00e0 50\u00a0% obtiennent cette aide. Ce sont les collaborateurs sans dipl\u00f4me professionnel qui sont les moins soutenus par les employeurs. Aussi la Conf\u00e9d\u00e9ration a-t-elle lanc\u00e9 un programme de promotion des comp\u00e9tences de base sur le lieu de travail afin de promouvoir la formation continue des personnes peu qualifi\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a r\u00e9cemment d\u00e9cid\u00e9 de consacrer davantage de moyens \u00e0 la formation professionnelle sup\u00e9rieure. Depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, les personnes qui pr\u00e9parent un examen f\u00e9d\u00e9ral re\u00e7oivent une aide financi\u00e8re. Pourquoi\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse manque encore de personnel hautement qualifi\u00e9. Les contributions f\u00e9d\u00e9rales permettent d\u2019all\u00e9ger la charge financi\u00e8re des personnes qui suivent des cours et de les inciter \u00e0 se perfectionner. De surcro\u00eet, nous voulons plus de justice\u00a0\u00e0 l&#8217;\u00e9chelon tertiaire, car la formation professionnelle sup\u00e9rieure obtient peu de fonds publics par rapport aux hautes \u00e9coles.&#13;<\/p>\n<h3><strong>O\u00f9 la Conf\u00e9d\u00e9ration trouve-t-elle les ressources n\u00e9cessaires\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9conomie, les cantons et la Conf\u00e9d\u00e9ration financent ensemble la formation professionnelle sup\u00e9rieure, qui est l\u2019une des priorit\u00e9s de la p\u00e9riode d\u2019encouragement en cours. Le Parlement a approuv\u00e9 les moyens n\u00e9cessaires. Au total, pr\u00e8s de 360\u00a0millions de francs sont pr\u00e9vus \u00e0 cet effet pour les ann\u00e9es 2017 \u00e0 2020.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Le laboratoire d\u2019id\u00e9es lib\u00e9ral Avenir Suisse d\u00e9nonce un nivellement par le bas dans les hautes \u00e9coles. Qu\u2019en pensez-vous\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est toujours possible d\u2019am\u00e9liorer les choses\u00a0; nous parlons ici d\u2019optimisations \u00e0 haut niveau. Les universit\u00e9s suisses jouent dans la cour des grands\u00a0: l\u2019\u00c9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Zurich n\u2019est-elle pas la meilleure haute \u00e9cole d\u2019Europe continentale\u00a0? \u00c0 noter \u00e9galement que les prestations de nos hautes \u00e9coles sont aussi bonnes, notamment parce que la Suisse ne conna\u00eet pas le ph\u00e9nom\u00e8ne des \u00ab\u00a0universit\u00e9s de masse\u00a0\u00bb.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Que r\u00e9pondez-vous au reproche selon lequel la bureaucratie augmente dans l\u2019enseignement et la recherche\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nAutrefois, les professeurs se plaignaient d\u00e9j\u00e0 d\u2019une bureaucratie excessive, car ils devaient s\u2019occuper de choses comme les inscriptions et les attestations ou organiser la surveillance des examens. Depuis lors, ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9charg\u00e9s de ces t\u00e2ches gr\u00e2ce aux administrations des hautes \u00e9coles qui se sont professionnalis\u00e9es. Aujourd\u2019hui, les professeurs s\u2019\u00e9l\u00e8vent contre le surcro\u00eet de travail g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019assurance qualit\u00e9, la gestion de leur secteur ou la collecte de moyens financiers aupr\u00e8s de tiers. Il faut \u00e9viter les contraintes administratives inutiles. L\u2019essentiel est de trouver le bon \u00e9quilibre entre la libert\u00e9 de la recherche et l\u2019utilisation judicieuse des deniers publics.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Un \u00e9tudiant sur quatre interrompt ses \u00e9tudes. Que peut-on faire pour contrer ce ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nCe chiffre est \u00e9lev\u00e9, mais trompeur. Il englobe, en effet, les \u00e9tudiants qui changent de fili\u00e8re ou de formation. En r\u00e9alit\u00e9, les cas vraiment probl\u00e9matiques sont uniquement ceux o\u00f9 l\u2019\u00e9tudiant finit sans dipl\u00f4me en poche. En ma qualit\u00e9 de pr\u00e9sident de la Conf\u00e9rence suisse des hautes \u00e9coles, je suis sensible \u00e0 cette question et je m\u2019investis pour r\u00e9duire le plus possible le nombre d\u2019abandons. Les hautes \u00e9coles, quant \u00e0 elles, ne sont pas rest\u00e9es les bras ballants. \u00c0 titre d\u2019exemple, elles informent les gymnasiens des pr\u00e9requis et organisent des \u00e9valuations. Elles ont \u00e9galement mis sur pied un syst\u00e8me de parrainage.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Une mesure radicale serait le numerus clausus.<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nContrairement \u00e0 nos voisins, notre taux de maturit\u00e9s gymnasiales est faible. En Suisse, la personne qui a une maturit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale en poche peut en principe entrer directement dans une haute \u00e9cole, et cela ne doit pas changer. Il y a des exceptions uniquement dans certains domaines comme la m\u00e9decine, o\u00f9 la formation exige des places qualifi\u00e9es (et ch\u00e8res).&#13;<\/p>\n<h3><strong>Le monde professionnel tend visiblement \u00e0 \u00ab\u00a0s\u2019acad\u00e9miser\u00a0\u00bb. Les recteurs des hautes \u00e9coles p\u00e9dagogiques exigent par exemple un dipl\u00f4me de mast\u00e8re pour les enseignants des \u00e9coles primaires et enfantines. Y \u00eates-vous favorable\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nNous devons prolonger les voies de formation uniquement lorsque cela est n\u00e9cessaire\u00a0et que cela r\u00e9pond \u00e0 une exigence explicite du monde du travail. Prolonger les voies de formation co\u00fbte cher, et l\u2019exp\u00e9rience montre que cela se fait au d\u00e9triment des \u00e9tudiants socialement d\u00e9favoris\u00e9s et des travailleurs en poste qui ne poss\u00e8dent pas de nouveau dipl\u00f4me. En outre, l\u2019allongement des voies de formation prive le march\u00e9 d\u2019un personnel pr\u00e9cieux en retardant son entr\u00e9e dans le monde du travail.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Qu\u2019est-ce que cela signifie dans le cas d\u2019un enseignant du primaire\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nIl appartient aux cantons, qui sont les employeurs des enseignants et sont charg\u00e9s de leur formation, de se prononcer \u00e0 ce sujet. Pour le moment, la Conf\u00e9rence suisse des directeurs cantonaux de l\u2019instruction publique estime qu\u2019un bachelor est suffisant pour les enseignants du primaire.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Vous \u00eates le premier conseiller f\u00e9d\u00e9ral qui chapeaute compl\u00e8tement la formation. Quels objectifs voudriez-vous atteindre en la mati\u00e8re d\u2019ici \u00e0 la fin de votre mandat au Conseil f\u00e9d\u00e9ral\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nJe m\u2019engage sans compter dans ce domaine. La formation professionnelle me tient particuli\u00e8rement \u00e0 c\u0153ur. Mon objectif est de pouvoir offrir un travail \u00e0 toutes les personnes qui vivent dans notre pays et de garantir ainsi un quasi-plein emploi. La formation est la cl\u00e9 de la r\u00e9ussite et nous permet de rester \u00e0 la pointe des classements internationaux en mati\u00e8re d\u2019innovation.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Que changeriez-vous \u00e0 votre parcours professionnel\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nJe suis dou\u00e9 pour les chiffres, ce qui m\u2019a amen\u00e9 \u00e0 faire des \u00e9tudes scientifiques. Avec le recul, je ferais comme mon fils, soit une partie de mes \u00e9tudes en fran\u00e7ais et une autre en anglais.&#13;<\/p>\n<h3><strong>Qu\u2019est-ce que vous aimeriez encore apprendre\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes langues sont essentielles dans notre monde globalis\u00e9, et ce constat ne cesse de se v\u00e9rifier. Hormis le fran\u00e7ais et l\u2019anglais, d\u2019autres langues sont utiles sur les march\u00e9s mondiaux, notamment l\u2019espagnol et le chinois.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEntretien r\u00e9alis\u00e9 par \u00e9crit sous la responsabilit\u00e9 de Susanne Blank et Nicole Tesar, cor\u00e9dactrices en chef<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Enfant, quel m\u00e9tier vouliez-vous apprendre\u00a0? &#13; Je voulais devenir guide de montagne ou charpentier\u2026 C\u2019\u00e9tait mes premi\u00e8res aspirations professionnelles s\u00e9rieuses.&#13; Que conseilleriez-vous aujourd\u2019hui \u00e0 un \u00e9l\u00e8ve de neuvi\u00e8me ann\u00e9e\u00a0? &#13; Il doit tenir compte de ses centres d\u2019int\u00e9r\u00eat et de ses talents. Sa premi\u00e8re d\u00e9cision concernant sa voie professionnelle ne sera certainement pas la derni\u00e8re. 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Pour le ministre de la formation Johann Schneider-Ammann, les entreprises doivent encourager leurs salari\u00e9s \u00e0 se perfectionner. Lui-m\u00eame souhaite se consacrer \u00e0 l\u2019apprentissage de langues \u00e9trang\u00e8res apr\u00e8s son d\u00e9part du Conseil f\u00e9d\u00e9ral.","post_hero_image_description":"\u00ab L\u2019\u00c9tat est l\u00e0 uniquement en appui. \u00bb Le conseiller f\u00e9d\u00e9ral Johann Schneider-Ammann s'entretient avec <i>La Vie \u00e9conomique<\/i>.","post_hero_image_description_copyright_de":"Viviane Futterknecht, Die Volkswirtschaft, Archiv","post_hero_image_description_copyright_fr":"Viviane Futterknecht, La Vie \u00e9conomique, Archive.","post_references_literature":"","post_kasten":[{"kasten_title":"L'invit\u00e9","kasten_box":"\u00c2g\u00e9 de 66\u00a0ans, le conseiller f\u00e9d\u00e9ral Johann N.\u00a0Schneider-Ammann dirige le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9conomie, de la formation et de la recherche (DEFR) depuis\u00a02010. Il pr\u00e9side \u00e0 ce titre la Conf\u00e9rence suisse des hautes \u00e9coles (CSHE). Dans les ann\u00e9es\u00a0septante, il a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019\u00e9lectrotechnique \u00e0 l\u2019\u00c9cole polytechnique f\u00e9d\u00e9rale de Zurich. En\u00a01990, il a pris les r\u00eanes du groupe de construction m\u00e9canique de Langenthal Ammann. Neuf ans plus tard, le lib\u00e9ral-radical bernois est entr\u00e9 au Conseil national. Parall\u00e8lement, il a assur\u00e9 la pr\u00e9sidence de Swissmem<strong>, <\/strong>l\u2019association fa\u00eeti\u00e8re de l\u2019industrie suisse des machines, des \u00e9quipements \u00e9lectriques et des m\u00e9taux. Johann N.\u00a0Schneider-Ammann a fait part de sa volont\u00e9 de quitter le Conseil f\u00e9d\u00e9ral en\u00a02019, \u00e0 la fin de la l\u00e9gislature."}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":137258,"main_focus":[156233,156972],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":137262,"artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"78967","post_abstract":"","magazine_issue":"20180701","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":[4127,0],"korrektor":4139,"planned_publication_date":"20180626","original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/5b03e0632d294"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137255"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4163"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=137255"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137255\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188021,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/137255\/revisions\/188021"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4127"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4162"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4163"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156972"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156233"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22420"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=137255"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=137255"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=137255"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=137255"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=137255"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=137255"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}