{"id":139721,"date":"2017-07-25T15:01:44","date_gmt":"2017-07-25T15:01:44","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2017\/07\/gersbach-08-09-2017fr\/"},"modified":"2023-08-24T00:15:43","modified_gmt":"2023-08-23T22:15:43","slug":"gersbach-08-09-2017fr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2017\/07\/gersbach-08-09-2017fr\/","title":{"rendered":"Supprimer l\u2019argent liquide n\u2019a gu\u00e8re de sens"},"content":{"rendered":"<p>Faut-il supprimer l\u2019argent liquide\u00a0? C\u2019est sur cette question que s\u2019est pench\u00e9 le comit\u00e9 consultatif du minist\u00e8re allemand de l\u2019\u00c9conomie et de l\u2019\u00c9nergie. Son expertise a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e le 9 f\u00e9vrier dernier sous le titre \u00ab\u00a0Zur Diskussion um Bargeld und die Null-Zins-Politik der Zentralbank<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>\u00a0\u00bb.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nG\u00e9n\u00e9ralement, les partisans d\u2019une abolition de l\u2019argent liquide avancent trois arguments principaux. Le premier concerne les co\u00fbts du trafic des paiements\u00a0: les moyens \u00e9lectroniques sont, disent-ils, plus avantageux que le r\u00e8glement en esp\u00e8ces. Deuxi\u00e8mement, la disparition du num\u00e9raire devrait restreindre fortement les activit\u00e9s ill\u00e9gales et l\u2019\u00e9conomie souterraine. Troisi\u00e8mement, la banque centrale aurait une plus grande marge de man\u0153uvre, car les investisseurs ne pourraient plus se tourner vers l\u2019argent liquide pour \u00e9viter les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat n\u00e9gatifs. Pour le comit\u00e9 consultatif, aucun de ces arguments ne convainc.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Tenir compte des besoins des consommateurs<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nConcernant les co\u00fbts du syst\u00e8me mon\u00e9taire et du trafic des paiements, le comit\u00e9 met en garde contre une politique industrielle guid\u00e9e par la fascination qu\u2019exercent les r\u00e9centes \u00e9volutions. Au lieu de s\u2019int\u00e9resser uniquement aux co\u00fbts, on devrait aussi prendre en consid\u00e9ration les souhaits des acteurs concern\u00e9s. En effet, la d\u00e9cision sur la pertinence ou non d\u2019une intervention \u00e9tatique ne d\u00e9pend pas du fait que les paiements \u00e9lectroniques soient moins chers \u2013 ou plus modernes \u2013 que le r\u00e8glement en esp\u00e8ces. Savoir si la Su\u00e8de est plus avanc\u00e9e que l\u2019Allemagne ou la Suisse en mati\u00e8re d\u2019abolition de l\u2019argent liquide n\u2019est pas tr\u00e8s important non plus. Il faut plut\u00f4t se demander si, en interagissant avec la population, les entreprises et les banques, il fausse le march\u00e9. Or, tel n\u2019est pas le cas.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nBien s\u00fbr, il existe aussi des effets de r\u00e9seau pour les syst\u00e8mes de paiement. Les co\u00fbts d\u2019une transaction sont d\u2019autant plus faibles que davantage de personnes ou d\u2019institutions participent au syst\u00e8me. Cependant, ces ph\u00e9nom\u00e8nes ne sont pas fonci\u00e8rement diff\u00e9rents des effets de r\u00e9seau et d\u2019autres effets externes qui se d\u00e9ploient dans le reste de l\u2019\u00e9conomie. Nous partons de l\u2019id\u00e9e que, dans d\u2019autres branches, la coordination entre les prestataires suffit \u00e0 r\u00e9duire \u00e0 un niveau acceptable le risque d\u2019une d\u00e9faillance du march\u00e9. Une telle coordination existe aussi pour les moyens et syst\u00e8mes de paiement. En tout \u00e9tat de cause, la possibilit\u00e9 existe que les prestataires existants, par exemple les banques, utilisent les m\u00e9canismes de coordination pour emp\u00eacher l\u2019acc\u00e8s de nouveaux acteurs au moyen de technologies r\u00e9centes. En l\u2019occurrence, cela rel\u00e8ve de la politique de la concurrence et non de la banque centrale.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDu point de vue de l\u2019usager, l\u2019argent liquide offre d\u2019ind\u00e9niables avantages\u00a0: les paiements sont d\u00e9finitifs et anonymes\u00a0; ils ne d\u00e9pendent pas de tiers, de la technique ou de l\u2019alimentation en \u00e9lectricit\u00e9. \u00c9tant donn\u00e9 que ces atouts devraient au moins compenser d\u2019\u00e9ventuels inconv\u00e9nients en termes de co\u00fbts, comme le sugg\u00e8re la litt\u00e9rature empirique, une \u00e9limination par l\u2019\u00c9tat de l\u2019argent liquide risque de r\u00e9duire la prosp\u00e9rit\u00e9. \u00c0 cet \u00e9gard, il faut bien reconna\u00eetre que toutes les \u00e9volutions techniques ne sont pas \u00e9conomiquement pertinentes. Les interventions qui visent \u00e0 promouvoir certaines d\u2019entre elles au nom de la politique industrielle peuvent, au contraire, co\u00fbter tr\u00e8s cher.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Importance politique<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00c9tat est impliqu\u00e9 dans le syst\u00e8me mon\u00e9taire en tant qu\u2019acteur du march\u00e9, puisqu\u2019il revendique pour lui-m\u00eame ou pour la banque centrale un monopole sur la distribution d\u2019argent liquide. Ce monopole implique un mandat de service public\u00a0: ce sont surtout les d\u00e9sirs et les besoins des utilisateurs d\u2019argent liquide qui doivent \u00eatre pris en consid\u00e9ration. Les co\u00fbts de production ne devraient jouer qu\u2019un r\u00f4le minime, car ils repr\u00e9sentent, dans la plupart des cas, une fraction seulement de la valeur nominale des pi\u00e8ces de monnaie et des billets. Le seigneuriage, qui r\u00e9sulte du monopole de l\u2019\u00e9mission mon\u00e9taire, est au contraire tr\u00e8s important.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAu-del\u00e0 de son b\u00e9n\u00e9fice direct pour les consommateurs, l\u2019argent liquide offre des avantages importants pour la politique nationale. Son anonymat, en particulier, sert \u00e0 prot\u00e9ger l\u2019autod\u00e9termination informationnelle des citoyens, un droit garanti par la Constitution. En revanche, on devrait quelque peu oublier l\u2019id\u00e9e que les activit\u00e9s ill\u00e9gales s\u2019accompagnent souvent de transactions en esp\u00e8ces. Les tentatives de combattre l\u2019\u00e9conomie parall\u00e8le et la criminalit\u00e9 en compliquant fortement l\u2019utilisation du cash, voire en l\u2019abolissant, sont disproportionn\u00e9es. Du reste, elles ne sont que partiellement efficaces.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nC\u2019est la raison pour laquelle le comit\u00e9 consultatif s\u2019oppose \u00e0 l\u2019introduction d\u2019un plafonnement des transactions en esp\u00e8ces, une mesure que le minist\u00e8re allemand des Finances a soumise au d\u00e9bat. M\u00eame si les transactions en esp\u00e8ces de sommes \u00e0 cinq ou six chiffres s\u2019op\u00e8rent, de fait, surtout dans les domaines de l\u2019\u00e9conomie souterraine et de la criminalit\u00e9, il est \u00e0 craindre qu\u2019un plafonnement touche en particulier les citoyens normaux et les activit\u00e9s normales. La raison est la suivante\u00a0: les criminels peuvent se soustraire plus facilement \u00e0 la surveillance en mettant sur pied d\u2019autres moyens de paiement. L\u2019ing\u00e9rence dans la libert\u00e9 des citoyens normaux appara\u00eet donc disproportionn\u00e9e.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nQuand il s\u2019agit de prendre une d\u00e9cision sur l\u2019abandon des grosses coupures, comme le billet de 500 euros, le comit\u00e9 consultatif juge l\u00e9gitime, par contre, de tenir compte du fait que celles-ci sont tr\u00e8s souvent utilis\u00e9es pour des transactions d\u2019une l\u00e9galit\u00e9 douteuse. Il ne s\u2019agit pas en l\u2019occurrence de questions de principe, mais de d\u00e9cisions discr\u00e9tionnaires. Toutefois, les processus de paiement normaux peuvent \u00eatre consid\u00e9rablement entrav\u00e9s si l\u2019on fixe une valeur trop basse pour la coupure maximale. Ce serait contraire au mandat de service public de la banque centrale. Pour une utilisation normale, cela ne fait gu\u00e8re de diff\u00e9rence que la coupure maximale soit de 500 ou 200 euros. Si elle \u00e9tait de 10 ou 20 euros, par contre, ce serait probl\u00e9matique.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Dangereuse politique du taux z\u00e9ro<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe comit\u00e9 consultatif consid\u00e8re, enfin, comme probl\u00e9matique de se fonder sur la politique mon\u00e9taire pour justifier l\u2019abolition du cash ou les mesures qui compliquent son utilisation. Il est vrai que l\u2019existence d\u2019argent liquide emp\u00eache la banque centrale de pratiquer des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat nettement inf\u00e9rieurs \u00e0 z\u00e9ro. La th\u00e8se d\u00e9fendue par certains macro\u00e9conomistes, pour qui cette limite est arbitraire et qu\u2019il serait bon que la banque centrale puisse fixer des taux largement n\u00e9gatifs, est toutefois erron\u00e9e. Dans ces d\u00e9bats, on n\u00e9glige en effet l\u2019importance des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le syst\u00e8me financier.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn ce qui concerne le syst\u00e8me financier, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de 0\u00a0%, voire n\u00e9gatifs, sont discutables \u00e0 un double titre. D\u2019une part, ce que l\u2019on appelle la \u00ab\u00a0valeur fondamentale\u00a0\u00bb\u00a0de nombreux placements n\u2019est plus d\u00e9finie dans un tel cas. Avec des taux positifs tr\u00e8s faibles, elle est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, empreinte d\u2019une grande incertitude et sensible aux plus petites variations. Les taux sont fondamentaux pour l\u2019analyse des portefeuilles. Leur niveau actuel leur fait perdre de leur pertinence et l\u2019affectation de l\u2019\u00e9pargne comporte des risques d\u2019erreurs importants. D\u2019autre part, de nombreuses institutions financi\u00e8res \u2013 par exemple les assurances \u2013 ne peuvent plus engranger des b\u00e9n\u00e9fices ou remplir leurs obligations lorsque les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sont tr\u00e8s bas. \u00c0 cela s\u2019ajoutent les risques inh\u00e9rents \u00e0 un revirement des taux pour les \u00e9tablissements qui pratiquent la transformation d\u2019\u00e9ch\u00e9ance.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa politique mon\u00e9taire de la BCE, qui s\u2019emploie depuis 2014 \u00e0 stimuler l\u2019octroi de cr\u00e9dits afin de relancer l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, ne tient pas suffisamment compte des risques mentionn\u00e9s ci-dessus. La charge qu\u2019elle fait peser sur le secteur financier comporte le risque que l\u2019assainissement de ce secteur ne progresse pas ou que certains probl\u00e8mes s\u2019aggravent en raison de la pression exerc\u00e9e sur les possibilit\u00e9s de gains des banques. Plus une politique de taux z\u00e9ro perdure, plus les dangers sont grands pour le secteur financier, car les portefeuilles de nouveaux cr\u00e9dits assortis de taux d\u2019int\u00e9r\u00eat bas et \u00e0 long terme ne cessent de cro\u00eetre.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Le probl\u00e8me de la protection des donn\u00e9es<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUn autre point fondamental est souvent n\u00e9glig\u00e9\u00a0: si l\u2019argent liquide, une forme de monnaie de banque centrale accessible \u00e0 tous, devait dispara\u00eetre, on ne voit plus tr\u00e8s bien quel serait le contenu des contrats g\u00e9n\u00e9rateurs d\u2019obligations dont la prestation est une somme d\u2019argent. En quoi consiste l\u2019obligation d\u2019un emprunteur \u2013 par exemple une banque commerciale \u2013 \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un client si l\u2019objet de la dette n\u2019existe plus physiquement\u00a0?&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans ce contexte, on pourrait r\u00e9interpr\u00e9ter la notion d\u2019obligation mon\u00e9taire, de sorte que le qualificatif \u00ab\u00a0mon\u00e9taire\u00a0\u00bb se rapporte aux avoirs d\u00e9pos\u00e9s aupr\u00e8s de la banque centrale. La plupart des personnes physiques et juridiques n\u2019ont, toutefois, pas acc\u00e8s \u00e0 ces d\u00e9p\u00f4ts. Bien s\u00fbr, on pourrait changer cela. Il en r\u00e9sulterait toutefois de graves probl\u00e8mes pour la protection des donn\u00e9es, \u00e9tant donn\u00e9 que le trafic des paiements se concentrerait sur la banque centrale et que celle-ci aurait d\u00e8s lors un aper\u00e7u de toutes les transactions d\u2019une m\u00eame personne.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPar contre, si l\u2019on abolit l\u2019argent liquide sans rien changer au fait que la plupart des personnes physiques et juridiques n\u2019ont pas acc\u00e8s aux avoirs de la banque centrale, la dette de la banque commerciale vis-\u00e0-vis de son client se transforme\u00a0: elle passe de l\u2019obligation de remise d\u2019argent liquide \u00e0 une obligation de virement sur d\u2019autres comptes aupr\u00e8s de banques commerciales. Il ne serait plus possible alors de retirer des fonds du syst\u00e8me bancaire commercial. En cas de doute sur la solvabilit\u00e9 de sa propre banque, on pourrait transf\u00e9rer ces moyens vers d\u2019autres banques, mais on n\u2019aurait plus la possibilit\u00e9 de se prot\u00e9ger contre les probl\u00e8mes de solvabilit\u00e9 du syst\u00e8me bancaire.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCertes, cela \u00e9liminerait le danger d\u2019une panique bancaire dans l\u2019ensemble du syst\u00e8me. Cependant, ce risque serait remplac\u00e9 par des probl\u00e8mes imminents de solvabilit\u00e9, auxquels des organes \u00e9tatiques de protection des investisseurs seraient finalement appel\u00e9s \u00e0 rem\u00e9dier. Dans un syst\u00e8me sans num\u00e9raire, la position des banques tant vis-\u00e0-vis de leurs clients que de l\u2019\u00c9tat serait en effet renforc\u00e9e. Tr\u00e8s vite, une pression politique s\u2019exercerait pour que les d\u00e9p\u00f4ts bancaires soient globalement garantis par l\u2019\u00c9tat. En fin de compte, ce dernier devrait donc supporter les risques des cr\u00e9dits et des autres placements des banques.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn r\u00e9sum\u00e9, le constat est le suivant\u00a0: un examen attentif montre que les arguments en faveur d\u2019une abolition de l\u2019argent liquide g\u00e9r\u00e9e par l\u2019\u00c9tat ne sont pas convaincants. Au contraire, une \u00e9conomie d\u00e9pourvue de cash s\u2019accompagnerait de nouveaux risques.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Le pr\u00e9sent article se base sur cette expertise. Les deux auteurs sont membres du groupe de travail qui l\u2019a r\u00e9dig\u00e9e.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faut-il supprimer l\u2019argent liquide\u00a0? C\u2019est sur cette question que s\u2019est pench\u00e9 le comit\u00e9 consultatif du minist\u00e8re allemand de l\u2019\u00c9conomie et de l\u2019\u00c9nergie. 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Une expertise r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019intention du gouvernement allemand montre toutefois que les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par son abolition seraient importants.","post_hero_image_description":"Les grosses coupures servent souvent \u00e0 des transactions l\u00e9galement douteuses. 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Ce rapport passe en revue les arguments fr\u00e9quemment avanc\u00e9s en faveur de l\u2019abolition du cash\u00a0: la r\u00e9duction des co\u00fbts gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de technologies \u00e9lectroniques, l\u2019endiguement des activit\u00e9s ill\u00e9gales et de l\u2019\u00e9conomie souterraine, ainsi que l\u2019\u00e9limination de la barri\u00e8re artificielle des pr\u00eats \u00e0 taux z\u00e9ro pour les banques centrales. Aucun de ces arguments n\u2019a convaincu le comit\u00e9. Ce dernier estime que les paiements en esp\u00e8ces correspondent \u00e0 un besoin des clients et que la suppression de l\u2019argent liquide n\u2019est pas une r\u00e9ponse \u00e0 la politique de taux z\u00e9ro de la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE). Au contraire, une \u00e9conomie sans num\u00e9raire courrait de nouveaux risques. 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