{"id":143633,"date":"2016-05-25T15:58:12","date_gmt":"2016-05-25T15:58:12","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2016\/05\/mueller-06-2016-franz\/"},"modified":"2023-08-24T00:22:40","modified_gmt":"2023-08-23T22:22:40","slug":"mueller-06-2016-franz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2016\/05\/mueller-06-2016-franz\/","title":{"rendered":"Les accords de libre-\u00e9change prennent toujours plus d\u2019importance&nbsp;: c\u2019est le cas en Suisse"},"content":{"rendered":"<p>La Suisse a toujours \u00e9t\u00e9 pauvre en mati\u00e8res premi\u00e8res. Le commerce ext\u00e9rieur repr\u00e9sente donc pour elle un important moteur de croissance. Entre 1995 et 2015, il a contribu\u00e9 pour plus d\u2019un quart \u00e0 l\u2019augmentation de notre produit int\u00e9rieur brut (PIB)<sup><a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a><\/sup>. Les consommateurs et le secteur manufacturier en profitent aussi, puisqu\u2019ils peuvent acqu\u00e9rir des produits import\u00e9s de toute nature et \u00e0 des prix avantageux (voir <em>encadr\u00e9 1<\/em>).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa politique \u00e9conomique ext\u00e9rieure de la Suisse se fonde essentiellement sur les accords de libre-\u00e9change (ALE, voir <em>encadr\u00e9 2<\/em>), qui s\u2019ajoutent aux n\u00e9gociations men\u00e9es dans le cadre de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) pour la lib\u00e9ralisation multilat\u00e9rale du commerce et aux accords bilat\u00e9raux conclus avec l\u2019UE. Leur finalit\u00e9 commune est de faciliter l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s d\u2019approvisionnement et de distribution en gommant les entraves au commerce.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe principe initial des accords de libre-\u00e9change consiste \u00e0 supprimer les droits de douane grevant les \u00e9changes commerciaux. De tels accords ont pour effet direct de g\u00e9n\u00e9rer des \u00e9conomies \u00e0 l\u2019exportation et de r\u00e9duire les droits acquitt\u00e9s lors d\u2019une importation. En 2014, la moyenne des droits de douane suisses tournait autour de 7\u00a0% (environ 8\u00a0% en 2006). Par rapport \u00e0 ses partenaires commerciaux, notre pays compte parmi ceux dont les droits de douane sont les plus bas sur les biens manufactur\u00e9s (en moyenne moins de 2\u00a0%), et les plus \u00e9lev\u00e9s sur les produits agricoles (en moyenne plus de 36\u00a0%)<sup><a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a><\/sup>. Les ALE suisses font donc nettement moins de concessions dans le secteur agricole que pour les produits industriels, dont les droits de douane ont quasiment disparu.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Exportations suisses\u00a0: un flux privil\u00e9giant les pays partenaires d\u2019ALE<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe nombre d\u2019accords de libre-\u00e9change a connu une forte augmentation au niveau mondial. En 2005, l\u2019OMC avait re\u00e7u 125 notifications d\u2019accords. Aujourd\u2019hui, ce chiffre a plus que doubl\u00e9 et frise les 280<sup><a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a><\/sup>. La Suisse a elle aussi beaucoup d\u00e9velopp\u00e9 son r\u00e9seau d\u2019ALE. Les premiers ont \u00e9t\u00e9 la Convention AELE de 1960 ainsi que l\u2019accord de 1972 avec la CEE. Aujourd\u2019hui, pr\u00e8s de 54\u00a0% des marchandises suisses sont export\u00e9es vers les pays membres de l\u2019UE et de l\u2019AELE.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa Suisse a \u00e9galement conclu 28 ALE avec 38 autres \u00c9tats, dont 19 sont entr\u00e9s en vigueur au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es<sup><a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a><\/sup>. Ces accords hors UE\/AELE ouvrent aux entreprises suisses un acc\u00e8s facilit\u00e9 \u00e0 2,2 milliards de consommateurs repr\u00e9sentant un PIB de plus de 23 billions d\u2019USD. Simultan\u00e9ment, ils ouvrent notre territoire aux producteurs \u00e9trangers<sup><a href=\"#footnote_5\" id=\"footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor\">[5]<\/a><\/sup>. Ces 38 pays repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui quelque 23\u00a0% des marchandises suisses export\u00e9es. Si l\u2019on y ajoute l\u2019UE et l\u2019AELE, ce sont plus des trois quarts des exportations suisses qui s\u2019\u00e9coulent dans des pays ayant sign\u00e9 un ALE avec le n\u00f4tre<sup><a href=\"#footnote_6\" id=\"footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor\">[6]<\/a><\/sup>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019importance accord\u00e9e \u00e0 la suppression des entraves au commerce a grandi avec la mondialisation des cha\u00eenes de valeur ajout\u00e9e. Aujourd\u2019hui, la redistribution g\u00e9ographique des \u00e9tapes de production a pour cons\u00e9quence que les \u00e9changes ne se limitent plus aux produits finis, mais incluent aussi \u2013 de plus en plus \u2013 les composants et les produits semi-finis. Or, \u00e0 chaque fois qu\u2019une marchandise franchit la fronti\u00e8re, elle risque de cumuler les p\u00e9nalit\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa voie la plus rationnelle pour supprimer les entraves au commerce passe par les n\u00e9gociations multilat\u00e9rales men\u00e9es au sein de l\u2019OMC. Or, marqu\u00e9es notamment par les divergences d\u2019int\u00e9r\u00eats, celles-ci ne progressent qu\u2019avec lenteur. Les pays en d\u00e9veloppement et \u00e9mergents encouragent la lib\u00e9ralisation du commerce agricole, alors que les pays industrialis\u00e9s r\u00e9clament des progr\u00e8s en mati\u00e8re de politique de la concurrence, d\u2019investissements, de march\u00e9s publics et de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans cette situation, les ALE offrent une \u00e9chappatoire id\u00e9ale par leur flexibilit\u00e9. Ils g\u00e9n\u00e8rent, par ailleurs, leur dynamique propre\u00a0: ils s\u2019accompagnent d\u2019une discrimination indirecte des \u00c9tats tiers qui ne disposent d\u2019aucun acc\u00e8s pr\u00e9f\u00e9rentiel aux march\u00e9s partenaires. Ils incitent donc ces \u00c9tats tiers \u00e0 s\u2019assurer un acc\u00e8s pr\u00e9f\u00e9rentiel au march\u00e9 en concluant des accords de m\u00eame nature.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl suffit de comparer le r\u00e9seau suisse d\u2019ALE \u00e0 celui de nos principaux partenaires commerciaux pour constater que notre pays a su \u00e9viter jusqu\u2019ici un tel \u00e9cueil. La situation se compliquera, toutefois, lorsque le trait\u00e9 de libre-\u00e9change transatlantique (TTIP), pr\u00e9vu entre l\u2019UE et les \u00c9tats-Unis, verra le jour. Les dispositions pr\u00e9vues auront pour effet de discriminer les entreprises suisses par rapport \u00e0 leurs concurrentes europ\u00e9ennes et \u00e9tasuniennes<a href=\"#footnote_7\" id=\"footnote-anchor_7\" class=\"inline-footnote__anchor\">[7]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Le bol de spaghettis\u00a0: symbole de l\u2019opacit\u00e9 croissante des r\u00e9glementations<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe volume des \u00e9changes commerciaux entre deux partenaires de libre-\u00e9change double en moyenne dans les dix \u00e0 quinze ans suivant l\u2019entr\u00e9e en vigueur de l\u2019accord. Telle est la conclusion d\u2019\u00e9tudes empiriques. Cet ordre de grandeur se confirme aussi pour la Suisse (voir <em>illustration 1<\/em>). Ainsi, le volume des \u00e9changes commerciaux entre la Suisse et le Mexique a augment\u00e9 de 37\u00a0% dans les quatre ans qui ont suivi l\u2019entr\u00e9e en vigueur de l\u2019accord de libre-\u00e9change<a href=\"#footnote_8\" id=\"footnote-anchor_8\" class=\"inline-footnote__anchor\">[8]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h3 class=\"text__graphic-title\"><strong>Ill. 1. \u00c9volution des exportations suisses vers les partenaires d\u2019un ALE<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n<a href=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2016\/05\/Mueller_Nuessbaumer_Abb.1_FR.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-55820\" src=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2016\/05\/Mueller_Nuessbaumer_Abb.1_FR.png\" alt=\"Mueller_Nuessbaumer_Abb.1_FR\" width=\"1990\" height=\"704\" \/><\/a>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<span class=\"text__legend\">Remarque\u00a0: le graphique prend en compte les accords de libre-\u00e9change conclus avec des \u00c9tats non-membres de l\u2019UE, qui sont entr\u00e9s en vigueur au plus tard en 2012. \u00c9tant donn\u00e9 les fortes variations du volume commercial et les longues p\u00e9riodes sans \u00e9changes bilat\u00e9raux, les pays suivants ont \u00e9t\u00e9 exclus du calcul\u00a0: Namibie, Botswana, Lesotho, Palestine, \u00celes F\u00e9ro\u00e9.<\/span>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<span class=\"text__quelle--ground\">Source\u00a0: calculs bas\u00e9s sur les donn\u00e9es de la statistique suisse du commerce ext\u00e9rieur \/ La Vie \u00e9conomique<\/span>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa prolif\u00e9ration des ALE a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un enchev\u00eatrement de dispositions h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Depuis 1990, c\u2019est carr\u00e9ment devenu un embrouillamini, surnomm\u00e9 le \u00ab\u00a0bol de spaghettis\u00a0\u00bb<a href=\"#footnote_9\" id=\"footnote-anchor_9\" class=\"inline-footnote__anchor\">[9]<\/a> (voir <em>illustration 2<\/em>). Prenons l\u2019exemple des garanties d\u2019origine des produits. Les r\u00e8gles dites de provenance exigent qu\u2019un produit soit enti\u00e8rement fabriqu\u00e9 ou suffisamment transform\u00e9 sur le territoire de l\u2019\u00c9tat partenaire. Toutefois, ces dispositions peuvent fortement varier, ce qui n\u00e9cessite des r\u00e8gles suppl\u00e9mentaires sur le cumul d\u2019origine lorsque de nombreuses \u00e9tapes de production ont lieu dans divers pays. Il s\u2019agit ainsi d\u2019\u00e9viter que des biens provenant d\u2019un \u00c9tat tiers soient import\u00e9s en franchise de douane par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019un partenaire ALE. Ces r\u00e9glementations sont devenues tellement complexes que les exportateurs et les importateurs doivent souvent recourir \u00e0 des experts sp\u00e9cialis\u00e9s, sans compter le surcro\u00eet de travail administratif.&#13;<\/p>\n<h3 class=\"text__graphic-title\"><strong>Ill. 2. Le r\u00e9seau mondial des accords de libre-\u00e9change<\/strong><\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n<a href=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2016\/05\/Mueller_Nuessbaumer_Abb.2_FR.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-55821\" src=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2016\/05\/Mueller_Nuessbaumer_Abb.2_FR.png\" alt=\"Mueller_Nuessbaumer_Abb.2_FR\" width=\"1546\" height=\"1998\" \/><\/a>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<span class=\"text__quelle--ground\">Source\u00a0: Banque interam\u00e9ricaine de d\u00e9veloppement \/ La Vie \u00e9conomique<\/span>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAu niveau pratique, les co\u00fbts implicites du \u00ab\u00a0bol de spaghettis\u00a0\u00bb incitent les entreprises \u00e0 opter pour le d\u00e9douanement ordinaire au d\u00e9triment du d\u00e9douanement pr\u00e9f\u00e9rentiel. D\u2019apr\u00e8s les \u00e9tudes sur le fonctionnement des accords de libre-\u00e9change conclus par la Suisse, le constat est clair\u00a0: les entreprises mettent \u00e0 profit le potentiel des ALE de mani\u00e8re extr\u00eamement efficace, mais surtout par rapport aux groupes de produits pour lesquels l\u2019\u00e9conomie sur les droits de douane est maximale<sup><a href=\"#footnote_10\" id=\"footnote-anchor_10\" class=\"inline-footnote__anchor\">[10]<\/a><\/sup>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAutre point d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 plus haut\u00a0: la discrimination indirecte des partenaires hors ALE suscite la controverse. Ce type d\u2019accord peut avoir pour effet pervers de privil\u00e9gier un producteur moins bon dans un \u00c9tat partenaire en d\u00e9favorisant un producteur pourtant meilleur dans un pays tiers, ce qui fausse le march\u00e9. Toutefois, d\u2019apr\u00e8s les \u00e9tudes men\u00e9es, c\u2019est plut\u00f4t l\u2019exception. En effet, on conclut de pr\u00e9f\u00e9rence des ALE avec des pays qui sont d\u00e9j\u00e0 de solides partenaires commerciaux. Cela r\u00e9duit largement les risques de distorsion<a href=\"#footnote_11\" id=\"footnote-anchor_11\" class=\"inline-footnote__anchor\">[11]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Un important instrument de la promotion \u00e9conomique<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes difficult\u00e9s freinant les n\u00e9gociations multilat\u00e9rales dans le cadre de l\u2019OMC et l\u2019\u00e9mergence des accords m\u00e9gar\u00e9gionaux, tels le TTIP ou le Partenariat transpacifique (Trans-Pacific Partnership, TPP), entre les \u00c9tats-Unis, le Japon et d\u2019autres \u00c9tats de la zone Pacifique ne sont pas pr\u00e8s d\u2019\u00e9clipser le r\u00f4le majeur des ALE bilat\u00e9raux ou plurilat\u00e9raux dont la Suisse a fait son instrument de politique \u00e9conomique ext\u00e9rieure. C\u2019est d\u2019autant plus vrai que les nouveaux accords r\u00e9gissent non seulement le trafic des marchandises et les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, mais aussi les secteurs des services, des investissements et des march\u00e9s publics.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDynamiser le commerce ext\u00e9rieur passera par la simplification de l\u2019appareil r\u00e9glementaire \u2013 au niveau mondial \u2013, de mani\u00e8re \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019efficacit\u00e9 des ALE. Les nouvelles n\u00e9gociations prennent d\u00e9j\u00e0 en compte cette question. Des mesures unilat\u00e9rales d\u2019accompagnement destin\u00e9es \u00e0 faciliter les importations joueront \u00e9galement un r\u00f4le important. Elles peuvent concerner la simplification et la modernisation du d\u00e9douanement ou une r\u00e9duction suppl\u00e9mentaire des droits de douane sur les produits industriels. En effet, la mondialisation croissante des cha\u00eenes de valeur ajout\u00e9e fait que toute facilit\u00e9 accord\u00e9e aux importations profite aux industries d\u2019exportation.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Calculs bas\u00e9s sur les estimations trimestrielles du PIB du Seco.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Moyenne non pond\u00e9r\u00e9e, droits d\u2019importation appliqu\u00e9s (OMC, 2014). Pour les produits agricoles et les denr\u00e9es alimentaires, les contingents tarifaires sont plus importants que les droits de douane.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Nombre d\u2019accords physiques notifi\u00e9s \u00e0 l\u2019OMC, qui sont en vigueur (\u00e9tat\u00a0: avril 2016), voir Rtais.wto.org.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\"><a href=' https:\/\/www.seco.admin.ch\/seco\/de\/home\/Aussenwirtschaftspolitik_Wirtschaftliche_Zusammenarbeit\/Wirtschaftsbeziehungen\/Freihandelsabkommen\/Liste_der_Freihandelsabkommen_der_Schweiz.html' target=\"_blank\">Liste des accords de libre-\u00e9change de la Suisse<\/a> sur seco.admin.ch.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_5\" class=\"footnote--item\">Donn\u00e9es pour 2014 tir\u00e9es de la base de donn\u00e9es \u00ab\u00a0World Development Indicators\u00a0\u00bb de la Banque mondiale.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_6\" class=\"footnote--item\">AFD, donn\u00e9es pour 2015.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_7\" class=\"footnote--item\">Voir le <i>Rapport du Conseil f\u00e9d\u00e9ral sur la politique \u00e9conomique ext\u00e9rieure 2016<\/i>.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_7\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_8\" class=\"footnote--item\">Baier et Bergstrand (2010)\u00a0: Pour un survol des \u00e9tudes men\u00e9es jusqu\u2019ici, voir Kepaptsoglou et al. (2010).\u00a0&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_8\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_9\" class=\"footnote--item\">Jagdish Bhagwati (1995).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_9\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_10\" class=\"footnote--item\">Ziltener et Blind (2014).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_10\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_11\" class=\"footnote--item\">Freund et Ornelas (2010).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_11\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse a toujours \u00e9t\u00e9 pauvre en mati\u00e8res premi\u00e8res. Le commerce ext\u00e9rieur repr\u00e9sente donc pour elle un important moteur de croissance. Entre 1995 et 2015, il a contribu\u00e9 pour plus d\u2019un quart \u00e0 l\u2019augmentation de notre produit int\u00e9rieur brut (PIB). Les consommateurs et le secteur manufacturier en profitent aussi, puisqu\u2019ils peuvent acqu\u00e9rir des produits import\u00e9s [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":4126,"featured_media":29566,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[81,83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":4126,"seco_co_author":[4315,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Stellvertretende Leiterin, Ressort Wachstum und Wettbewerbspolitik, Staatssekretariat f\u00fcr Wirtschaft (Seco), Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Cheffe suppl\u00e9ante du secteur Croissance et politique de la concurrence, Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":4315,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Wissenschaftlicher Mitarbeiter, Ressort Wachstum und Wettbewerbspolitik, Staatssekretariat f\u00fcr Wirtschaft (Seco), Bern","seco_co_author_post_occupation_fr":"Collaborateur scientifique, secteur Croissance et politique de la concurrence, Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco), Berne"}],"short_title":"Les accords de libre-\u00e9change-et la Suisse","post_lead":"Les accords de libre-\u00e9change forment une charni\u00e8re essentielle de la politique \u00e9conomique suisse. Jusqu\u2019ici, notre pays a su \u00e9viter toute discrimination de la part de ses principaux partenaires commerciaux. Le trait\u00e9 transatlantique pr\u00e9vu entre l\u2019UE et les \u00c9tats-Unis menace, toutefois, de rompre cet \u00e9quilibre.","post_hero_image_description":"L'accord de libre-\u00e9change helv\u00e9to-chinois stimule les relations commerciales entre les deux pays. Cargo \u00e0 Shanghai.","post_hero_image_description_copyright_de":"Shutterstock","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"<ul>&#13;\n\t<li>Baier S. L. et Bergstrand J. H., \u00ab\u00a0Do free trade agreements actually increase members' international trade?\u00a0\u00bb, <em>Journal of international Economics<\/em>, 71(1), 2007, pp. 72-95.<\/li>&#13;\n\t<li>Baier S. L. et Bergstrand J. H., \u00ab\u00a0An Evaluation of Swiss Free Trade Agreements Using Matching Econometrics\u00a0\u00bb, <em>Aussenwirtschaft<\/em>, 65(3), 2010, pp. 239-250.<\/li>&#13;\n\t<li>Conseil f\u00e9d\u00e9ral, <em>Rapport sur la politique \u00e9conomique ext\u00e9rieure<\/em>, 13 janvier 2016, Berne.<\/li>&#13;\n\t<li>Freund C. L. et Ornelas E., <em>Regional trade agreements<\/em>, World Bank Policy Research Working Paper Series, 2010.<\/li>&#13;\n\t<li>Kepaptsoglou K., Karlaftis M. G. et Tsamboulas D., \u00ab\u00a0The gravity model specification for modeling international trade flows and free trade agreement effects\u00a0: a 10-year review of empirical studies\u00a0\u00bb, <em>The open economics journal<\/em>, 3, 2010, 1-13.<\/li>&#13;\n\t<li>Magee C. S., \u00ab\u00a0New measures of trade creation and trade diversion\u00a0\u00bb, <em>Journal of International Economics<\/em>, 75(2), 2008, 349-362.<\/li>&#13;\n\t<li>Ziltener P. et Blind G., <em>Effektivit\u00e4t der Schweizer Freihandelsabkommen (FHA) Weltweit<\/em>, Zurich, 2014, Switzerland Global Entreprise.<\/li>&#13;\n<\/ul>","post_kasten":[{"kasten_title":"Les b\u00e9n\u00e9fices th\u00e9oriques du libre-\u00e9change","kasten_box":"Le commerce encourage la croissance de l\u2019\u00e9conomie nationale. Selon la <em>th\u00e9orie des avantages comparatifs,<\/em> d\u00e9velopp\u00e9e par l\u2019\u00e9conomiste britannique David Ricardo au d\u00e9but du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, chaque pays a int\u00e9r\u00eat \u00e0 se sp\u00e9cialiser dans la production des biens pour lesquels il dispose d\u2019un avantage relatif et \u00e0 acheter les biens qu\u2019il n\u2019a pas produits. Les arguments classiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9largis plus tard notamment par Paul Krugman, prix Nobel am\u00e9ricain, qui a montr\u00e9 les <em>effets des \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle sur le commerce international et la localisation de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique<\/em>. Selon Marc Melitz, professeur d\u2019\u00e9conomie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Harvard, ces gains de productivit\u00e9 aboutissent \u00e0 une r\u00e9allocation des facteurs de production au sein de la concurrence internationale, ce qui permet de <em>diffuser la technologie et le savoir-faire<\/em>. Selon le th\u00e9or\u00e8me de Stolper-Samuelson, propos\u00e9 par les \u00e9conomistes am\u00e9ricains Wolfgang Stolper et Paul Samuelson, le libre-\u00e9change g\u00e9n\u00e8re une <em>redistribution entre producteurs et consommateurs<\/em> aussi bien \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale qu\u2019internationale."},{"kasten_title":"Qu\u2019est-ce qu\u2019un accord de libre-\u00e9change ?","kasten_box":"Dans son principe d\u2019origine, un accord de libre-\u00e9change (ALE) constitue une entente entre deux ou plusieurs \u00c9tats sur la suppression r\u00e9ciproque d\u2019une majeure partie des <em>taxes douani\u00e8res<\/em>. Outre les dispositions sur la circulation des marchandises et les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, les ALE actuels r\u00e8glent le commerce des services, la protection des investissements et l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s d\u2019investissement ainsi que les march\u00e9s publics et la suppression des entraves techniques au commerce. Conform\u00e9ment aux directives de l\u2019OMC, ces accords sont autoris\u00e9s dans certaines conditions. Ils doivent \u00eatre notifi\u00e9s \u00e0 l\u2019OMC et faire l\u2019objet d\u2019un examen objectif.&#13;\n&#13;\nLa Suisse a pass\u00e9 la majeure partie de ses accords de libre-\u00e9change avec des pays <em>membres de l\u2019AELE<\/em> (Norv\u00e8ge, Islande et Liechtenstein). Elle a \u00e9galement conclu des accords \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de cette zone, par exemple avec le Japon ou la Chine."}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":143636,"main_focus":[156488,157155],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":143640,"artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"54611","post_abstract":"Lib\u00e9raliser les \u00e9changes internationaux dans le cadre multilat\u00e9ral de l\u2019OMC repr\u00e9sente la solution \u00e9conomique la plus logique. \u00c0 d\u00e9faut, il existe aussi la voie bilat\u00e9rale, celle des accords de libre-\u00e9change instaurant la r\u00e9ciprocit\u00e9 de l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 entre deux \u00c9tats. Or, leur application occasionne parfois des co\u00fbts implicites. En effet, la densification mondiale des accords de libre-\u00e9change g\u00e9n\u00e8re des r\u00e9glementations complexes, de type \u00ab\u00a0bol de spaghettis\u00a0\u00bb, qui posent un d\u00e9fi de taille aux entreprises. Les n\u00e9gociations chapeaut\u00e9es par l\u2019OMC avan\u00e7ant pas \u00e0 pas, les accords de libre-\u00e9change formeront pendant longtemps encore l\u2019\u00e9pine dorsale de notre \u00e9conomie. Les accords m\u00e9gar\u00e9gionaux TPP et TTIP entre nos grands partenaires commerciaux mettent toutefois la Suisse sous pression. Le prochain d\u00e9fi qui attend notre pays consistera \u00e0 n\u00e9gocier la simplification de cet appareil r\u00e9glementaire, voire \u00e0 prendre des mesures unilat\u00e9rales pour faciliter les importations et renforcer ainsi le commerce ext\u00e9rieur.","magazine_issue":"06-2016","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":[4127,0],"korrektor":4139,"planned_publication_date":"20160526","original_files":[{"file":143648},{"file":143652}],"external_release_for_author":"20160427","external_release_for_author_time":"23:30:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/5715f325632b5"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143633"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4126"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=143633"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143633\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188412,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143633\/revisions\/188412"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4127"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4315"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4126"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157155"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156488"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29566"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=143633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=143633"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=143633"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=143633"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=143633"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=143633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}