{"id":145362,"date":"2015-11-24T15:30:48","date_gmt":"2015-11-24T15:30:48","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2015\/11\/2015-10-manz\/"},"modified":"2023-08-24T00:26:46","modified_gmt":"2023-08-23T22:26:46","slug":"2015-10-manz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2015\/11\/2015-10-manz\/","title":{"rendered":"Le secteur bancaire parall\u00e8le est dans le viseur des r\u00e9gulateurs"},"content":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le secteur bancaire dit parall\u00e8le s\u2019est retrouv\u00e9 en bonne place sur l\u2019agenda de la r\u00e9glementation internationale des march\u00e9s financiers. C\u2019est le Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (CSF), bas\u00e9 \u00e0 B\u00e2le, qui coordonne \u00e0 l\u2019\u00e9chelon mondial le d\u00e9veloppement et la mise en place des normes r\u00e9glementant les march\u00e9s financiers. Il a opt\u00e9 pour une d\u00e9finition extensive du syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le, en visant <em>toutes les activit\u00e9s d\u2019interm\u00e9diation de cr\u00e9dit ext\u00e9rieures au syst\u00e8me bancaire classique<\/em>. Le syst\u00e8me parall\u00e8le ne se compose donc pas de banques, mais de divers acteurs, tels des fonds de placements, des soci\u00e9t\u00e9s de \u00ab\u00a0leasing\u00a0\u00bb ou des n\u00e9gociants en valeurs mobili\u00e8res. Ces acteurs interviennent aussi en tant qu\u2019interm\u00e9diaires entre d\u00e9biteurs et \u00e9pargnants et jouent un r\u00f4le dans la transformation de l\u2019\u00e9pargne en cr\u00e9dit. On notera que ces activit\u00e9s n\u2019ont en principe rien de contestable et encore moins d\u2019ill\u00e9gal. C\u2019est pour cette raison que le CSF use de plus en plus \u00e0 leur \u00e9gard d\u2019une expression \u00e0 connotation plus positive\u00a0: le financement de march\u00e9 (\u00ab\u00a0market based finance\u00a0\u00bb). Toutefois la notion de syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le (\u00ab\u00a0shadow banking\u00a0\u00bb) reste la plus utilis\u00e9e. Ce secteur compl\u00e8te celui de la banque traditionnelle et peut \u00eatre un vecteur d\u2019innovation et de diversification pour le syst\u00e8me financier. Il rec\u00e8le, cependant, des risques pour la stabilit\u00e9 financi\u00e8re. Deux raisons am\u00e8nent le CSF \u00e0 se concentrer sur les banques parall\u00e8les. Premi\u00e8rement, la crise financi\u00e8re de 2007-2008 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019effet d\u00e9stabilisateur que certaines entit\u00e9s non bancaires peuvent avoir sur le syst\u00e8me financier. Cela est notamment le cas des fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire qui, comme dans le cas d\u2019un d\u00e9p\u00f4t, promettent le remboursement fixe de la valeur nominale du montant engag\u00e9, ind\u00e9pendamment de la valeur des actifs financiers d\u00e9tenus. En cas de crise, les investisseurs, sous l\u2019effet de la panique, risquent de retirer leurs capitaux, craignant \u00e0 juste titre que leur fonds ne soit plus en mesure de rembourser le montant fix\u00e9. C\u2019est ainsi que pendant la crise financi\u00e8re, aux \u00c9tats-Unis notamment, on a assist\u00e9 \u00e0 d\u2019importants retraits de capitaux avec des cons\u00e9quences d\u00e9stabilisatrices. C\u2019est ce qui fait des fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire promettant un remboursement fixe les entit\u00e9s les plus probl\u00e9matiques du secteur bancaire parall\u00e8le. Deuxi\u00e8mement, les exigences r\u00e9glementaires \u00e0 l\u2019\u00e9gard des banques se sont durcies dans le monde entier. Il est donc \u00e0 craindre que ces activit\u00e9s et les risques qui en d\u00e9coulent soient transf\u00e9r\u00e9s dans le secteur non bancaire, o\u00f9 la r\u00e9glementation est moins stricte.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Des interm\u00e9diaires assimilables aux banques en termes de risques<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAvec une d\u00e9finition aussi extensive, il n\u2019est pas surprenant que la taille du secteur bancaire parall\u00e8le soit difficile \u00e0 mesurer. Son importance \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale fait l\u2019objet du dernier rapport du CSF, publi\u00e9 en novembre dernier<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. Ce document inclut en premi\u00e8re approximation les actifs de tous les \u00ab\u00a0autres interm\u00e9diaires financiers\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Other Financial Intermediaries\u00a0\u00bb, OFI). Les statistiques comparables au niveau international sont celles qui recouvrent tous les interm\u00e9diaires financiers \u00e0 l\u2019exclusion des banques, assurances et caisses de pension. Selon cette d\u00e9finition tr\u00e8s extensive, le syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le des principaux pays industrialis\u00e9s et \u00e9mergents repr\u00e9sentait en 2014 quelque 68 billions d\u2019USD. Or, les \u00ab\u00a0autres interm\u00e9diaires financiers\u00a0\u00bb ne sont pas tous des banques parall\u00e8les, si bien qu\u2019en mesurant le secteur selon cette m\u00e9thode, on en surestime l\u2019importance. Les banques parall\u00e8les en ligne de mire sont en r\u00e9alit\u00e9 celles qui pr\u00e9sentent des risques similaires aux banques classiques et dont les activit\u00e9s, telles que la transformation des \u00e9ch\u00e9ances et des liquidit\u00e9s, peuvent les amener \u00e0 mobiliser des actifs liquides \u00e0 court terme et \u00e0 les utiliser pour financer des cr\u00e9dits illiquides \u00e0 long terme. En temps de crise, c\u2019est l\u00e0 un facteur d\u2019instabilit\u00e9. Les entit\u00e9s comme les fonds de couverture (\u00ab\u00a0hedge funds\u00a0\u00bb), qui utilisent l\u2019effet de levier, s\u2019exposent \u00e9galement \u00e0 des risques comparables \u00e0 ceux encourus par les banques. Dans son rapport, le CSF entreprend donc, en un second temps, de resserrer sa d\u00e9finition et de circonscrire les activit\u00e9s qui comportent des risques de cette nature. Il estime le secteur ainsi red\u00e9fini \u00e0 quelque 36 billions d\u2019USD pour 2014. Plus de la moiti\u00e9 de ces actifs sont d\u00e9tenus par diff\u00e9rents types de fonds, tels que fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire, obligataires ou sp\u00e9culatifs. Le secteur a connu ces trois derni\u00e8res ann\u00e9es une croissance moyenne de 16\u00a0%.&#13;<\/p>\n<h2><strong>\u00c9viter le transfert des risques<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLors du sommet du G20 en 2010 \u00e0 S\u00e9oul, le CSF a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de renforcer la r\u00e9glementation du syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le. Il a pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 cet effet des normes internationales, en collaboration avec des organismes de normalisation, comme le Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire (CBCB) et l\u2019Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV). Le but est de r\u00e9duire les risques d\u2019activit\u00e9s similaires \u00e0 ceux des banques. \u00c0 cet effet, les normes pr\u00e9conisent de renforcer la transparence, am\u00e9liorer la liquidit\u00e9, g\u00e9rer l\u2019asym\u00e9trie des \u00e9ch\u00e9ances, limiter les effets de levier ou encore d\u2019introduire la r\u00e9tention de risque. Dans le cadre de ses principes g\u00e9n\u00e9raux, le CSF exige des autorit\u00e9s des pays membres qu\u2019elles analysent leur cadre r\u00e9glementaire, collectent les donn\u00e9es n\u00e9cessaires et \u00e9valuent les risques. En outre, les normes du CSF portent sur les interactions entre les banques traditionnelles et parall\u00e8les, sur la surveillance de ces derni\u00e8res (fonds de placement, cr\u00e9dit non bancaire, interm\u00e9diation de march\u00e9, facilitation du cr\u00e9dit et titrisation) et sur les pr\u00eats de titres (voir <em>encadr\u00e9 1<\/em>). La majorit\u00e9 des normes \u00e9tant publi\u00e9es, les travaux internationaux peuvent \u00eatre qualifi\u00e9s d\u2019avanc\u00e9s. En revanche, la mise en \u0153uvre des recommandations ne fait que d\u00e9buter. Pour inciter les pays membres \u00e0 appliquer les normes internationales, le CSF et les organismes de normalisation \u00e9valuent l\u2019\u00e9tat d\u2019avancement des travaux dans les diff\u00e9rents pays. Ils favorisent ainsi la mise en place des r\u00e9formes au niveau temporel et du contenu. L\u2019OICV a d\u00e9j\u00e0 proc\u00e9d\u00e9 en 2015 \u00e0 deux \u00e9valuations sur les fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire et la titrisation. Le CSF est, quant \u00e0 lui, en train de conclure sa premi\u00e8re \u00e9valuation sur le syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Les fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire probl\u00e9matiques ne sont pas autoris\u00e9s en Suisse<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nQuelles sont les cons\u00e9quences des r\u00e9formes internationales sur le cadre r\u00e9glementaire suisse\u00a0? Les normes visant le secteur bancaire parall\u00e8le sont nombreuses et comprennent des principes g\u00e9n\u00e9raux et d\u00e9taill\u00e9s. Elles ne concernent donc pas une r\u00e9glementation sp\u00e9cifique, mais de nombreux domaines. Elles ne sont, par ailleurs, pas toutes de nature quantitative et offrent donc une certaine marge de man\u0153uvre quant \u00e0 leur mise en place. Comme le pr\u00e9voient les principes g\u00e9n\u00e9raux, le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des finances (DFF), de concert avec la Banque nationale suisse (BNS) et l\u2019Autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale de surveillance des march\u00e9s financiers (Finma), conduit actuellement une analyse afin d\u2019\u00e9valuer la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019intervenir, y compris au niveau r\u00e9glementaire. Les cons\u00e9quences pour les pr\u00eats de titres comptent parmi les questions en suspens. \u00a0 Bien que l\u2019analyse soit en cours, on peut d\u00e9j\u00e0 tirer quelques conclusions g\u00e9n\u00e9rales. Premi\u00e8rement, le fait que les banques parall\u00e8les ne disposent pas de licence bancaire ne signifie pas que ces entit\u00e9s et leurs activit\u00e9s ne sont pas soumises \u00e0 r\u00e9glementation. Au contraire, le domaine des fonds de placement, qui repr\u00e9sentent l\u2019activit\u00e9 principale en mati\u00e8re d\u2019actifs financiers du syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le en Suisse (voir <em>encadr\u00e9 2<\/em>), est d\u00e9j\u00e0 soumis \u00e0 une r\u00e9glementation d\u00e9taill\u00e9e. Le cadre l\u00e9gislatif se compose de la loi sur les placements collectifs et des ordonnances respectives du Conseil f\u00e9d\u00e9ral et de la Finma. La Suisse se conforme d\u00e9j\u00e0 pleinement aux normes de l\u2019OICV concernant les fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire qui promettent un remboursement fixe, puisqu\u2019elle n\u2019autorise pas ce type d\u2019instruments. L\u2019interm\u00e9diation de march\u00e9, pratiqu\u00e9e notamment par les n\u00e9gociants en valeurs mobili\u00e8res, est un autre exemple d\u2019une activit\u00e9 bancaire parall\u00e8le qui est d\u00e9j\u00e0 soumise \u00e0 un r\u00e9gime prudentiel. Deuxi\u00e8mement \u2013 ceci pouvant para\u00eetre surprenant \u2013, quelques normes sur les banques parall\u00e8les visent directement la r\u00e9glementation des banques, qui doit d\u00e8s lors \u00eatre adapt\u00e9e. Les autorit\u00e9s suisses travaillent actuellement sur la mise en place des recommandations du CBCB concernant les interactions entre les banques traditionnelles et parall\u00e8les. Des changements au niveau de l\u2019ordonnance sur les fonds propres seront n\u00e9cessaires. Troisi\u00e8mement, quelques activit\u00e9s du syst\u00e8me bancaire, telles que la titrisation, sont peu importantes en Suisse et ne requi\u00e8rent donc pas de mesures \u00e0 ce stade. Les autorit\u00e9s devront naturellement observer l\u2019\u00e9volution, d\u2019autres risques pouvant appara\u00eetre, et prendre les mesures qui s\u2019av\u00e8reraient n\u00e9cessaires. En conclusion, lors de la mise en place au niveau national des nouvelles normes internationales, il faudra en mesurer les co\u00fbts et les b\u00e9n\u00e9fices, comme pour tous les projets r\u00e9glementaires de ce genre, et trouver des solutions efficaces pour r\u00e9duire les risques principaux.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">CSF, <i>Global Shadow Banking Monitoring Report<\/i>, novembre 2015. Les indications qui suivent se rapportent aux 26 juridictions couvertes, parmi lesquelles tous les pays du G20, les Pays-Bas, l\u2019Irlande ainsi que d\u2019importantes places financi\u00e8res comme la Suisse, Singapour et Hong Kong.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le secteur bancaire dit parall\u00e8le s\u2019est retrouv\u00e9 en bonne place sur l\u2019agenda de la r\u00e9glementation internationale des march\u00e9s financiers. C\u2019est le Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (CSF), bas\u00e9 \u00e0 B\u00e2le, qui coordonne \u00e0 l\u2019\u00e9chelon mondial le d\u00e9veloppement et la mise en place des normes r\u00e9glementant les march\u00e9s financiers. 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C\u2019est \u00e9galement le cas du secteur bancaire parall\u00e8le, en particulier de certains fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire, qui pr\u00e9sentent des risques syst\u00e9miques. La majeure partie du syst\u00e8me parall\u00e8le est d\u00e9j\u00e0 r\u00e9glement\u00e9.","post_hero_image_description":"Les risques syst\u00e9mique sont particuli\u00e8rement importants avec les fonds promettant un remboursement fixe.","post_hero_image_description_copyright_de":"iStock","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":[{"kasten_title":"Aper\u00e7u des normes internationales","kasten_box":"<h6><strong>Interactions entre les banques et les banques parall\u00e8les<\/strong><\/h6>&#13;\nLes <em>recommandations du Comit\u00e9 de B\u00e2le sur le contr\u00f4le bancaire (CBCB)<\/em> visent les risques auxquels les banques sont expos\u00e9es en raison des entit\u00e9s du syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le (fonds de placement, titrisation, etc.). Elles contiennent les \u00e9l\u00e9ments suivants\u00a0:&#13;\n<ul>&#13;\n\t<li>Cadre de surveillance pour mesurer et g\u00e9rer les larges expositions des banques (\u00ab\u00a0Supervisory framework for measuring and controlling large exposure\u00a0\u00bb, 2014)\u00a0;<\/li>&#13;\n\t<li>Exigences en fonds propres en mati\u00e8re d\u2019investissement des banques dans les fonds propres des fonds de placement\u00a0(\u00ab\u00a0Capital treatment for banks\u2019 investments in the equity of funds\u00a0\u00bb, 2013).<\/li>&#13;\n\t<li>Travaux en cours concernant le champ d\u2019application du p\u00e9rim\u00e8tre prudentiel\u00a0: exigences en capitaux (pour janvier 2017) et normes de partage de risque pr\u00e9vu (pour janvier 2019).<\/li>&#13;\n<\/ul>&#13;\n<h6>\u00a0<strong>Banques parall\u00e8les <\/strong><\/h6>&#13;\nLes <em>normes du Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (CSF)<\/em> contiennent des principes g\u00e9n\u00e9raux. Elles demandent aux autorit\u00e9s d\u2019analyser leur cadre r\u00e9glementaire, de collecter les donn\u00e9es n\u00e9cessaires, d\u2019\u00e9valuer les risques et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de prendre des mesures concernant les fonds de placement, le cr\u00e9dit non bancaire, l\u2019interm\u00e9diation de march\u00e9, la facilitation de cr\u00e9dit et la titrisation. Les <em>recommandations de l\u2019Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV)<\/em> visent d\u2019abord les fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire et la titrisation.&#13;\n<h6><strong>Pr\u00eats de titres<\/strong><\/h6>&#13;\nLes <em>recommandations du CSF<\/em> \u00e0 propos de la transparence relative au march\u00e9 des pr\u00eats de titres, des aspects r\u00e9glementaires et des d\u00e9cotes minimales contiennent les \u00e9l\u00e9ments suivants\u00a0:&#13;\n<ul>&#13;\n\t<li>Principes sur la transparence et aspects r\u00e9glementaires des pr\u00eats de titres (\u00ab\u00a0Policy framework for addressing shadow banking risks in securities lending and repos\u00a0\u00bb, 2013)\u00a0;<\/li>&#13;\n\t<li>D\u00e9cote minimale pour les transactions sans compensation centralis\u00e9e (\u00ab\u00a0Recommendations on minimum haircuts on non-centrally cleared securities financing transactions\u00a0\u00bb, 2014)\u00a0;<\/li>&#13;\n\t<li>Standards et processus pour la r\u00e9colte des donn\u00e9es (\u00ab\u00a0Standards and processes for global securities financing data collection and aggregation\u00a0\u00bb, 2014).<\/li>&#13;\n<\/ul>"},{"kasten_title":"Le secteur bancaire parall\u00e8le en Suisse est difficilement mesurable","kasten_box":"Le dernier rapport annuel du CSF sur le syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le place la Suisse \u00e0 un niveau insignifiant au niveau international. Notre pays arrive, pourtant, au quatri\u00e8me rang des juridictions examin\u00e9es si l\u2019on consid\u00e8re que les actifs des \u00ab\u00a0autres interm\u00e9diaires financiers\u00a0\u00bb repr\u00e9sentent plus de 270\u00a0% du produit int\u00e9rieur brut. Or, dans la mesure o\u00f9 nombre d\u2019\u00ab\u00a0autres interm\u00e9diaires financiers\u00a0\u00bb ne sont pas des banques parall\u00e8les en Suisse, cette estimation est nettement trop \u00e9lev\u00e9e.&#13;\n&#13;\nDans son rapport, le CSF estime que la partie du secteur parall\u00e8le soumise \u00e0 des risques semblables \u00e0 ceux des banques repr\u00e9sente 90\u00a0% du PIB suisse. Ce pourcentage est tr\u00e8s inf\u00e9rieur \u00e0 celui auquel on arrive sur la base des statistiques relatives aux \u00ab\u00a0autres interm\u00e9diaires financiers\u00a0\u00bb. Cela tient sans doute au fait qu\u2019en Suisse, une bonne partie de leurs activit\u00e9s concernent les participations d\u00e9tenues par des soci\u00e9t\u00e9s holdings ou les pr\u00eats accord\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des groupes. Elles ne sauraient donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des activit\u00e9s bancaires parall\u00e8les.&#13;\n&#13;\nUne \u00e9tude de cas men\u00e9e par les autorit\u00e9s suisses et publi\u00e9e par le CSF en novembre 2014 estime le syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le suisse, sur la base des actifs d\u00e9tenus, \u00e0 480 milliards de francs, soit quelque 80\u00a0% du PIB pour 2012. En Suisse, ce sont les fonds de placement qui constituent le gros des banques parall\u00e8les identifi\u00e9es. D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la diff\u00e9rence entre les estimations montre que l\u2019\u00e9tablissement de donn\u00e9es chiffr\u00e9es relatives au syst\u00e8me bancaire parall\u00e8le n\u2019est pas une science exacte.&#13;\n&#13;\nPour l\u2019heure, les autorit\u00e9s suisses ne consid\u00e8rent pas les banques parall\u00e8les comme un risque syst\u00e9mique majeur. Premi\u00e8rement, le secteur, m\u00eame selon une estimation plut\u00f4t large, ne repr\u00e9sente qu\u2019une fraction du secteur bancaire classique. Deuxi\u00e8mement, les risques syst\u00e9miques li\u00e9s aux entit\u00e9s identifi\u00e9es comme \u00e9tant des banques parall\u00e8les sont jug\u00e9s relativement modestes. Troisi\u00e8mement, le degr\u00e9 d\u2019imbrication entre banques et banques parall\u00e8les (par ex. les fonds obligataires) en Suisse peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme r\u00e9duit. Enfin, on retiendra que les banques parall\u00e8les sont souvent d\u00e9j\u00e0 r\u00e9glement\u00e9es. Cependant, par la force des choses, il se peut qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir, il faille r\u00e9viser ces appr\u00e9ciations."}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":145365,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":145369,"artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"33224","post_abstract":"Le Conseil de stabilit\u00e9 financi\u00e8re (CSF) et les organismes de normalisation ont \u00e9labor\u00e9 de nouvelles normes internationales relatives au secteur bancaire dit parall\u00e8le. Les pays membres du CSF, y compris la Suisse, sont maintenant appel\u00e9s \u00e0 les mettre en \u0153uvre, afin de limiter les risques qui p\u00e8sent sur la stabilit\u00e9 financi\u00e8re ainsi que leur transfert aux secteurs non bancaires. Par banques parall\u00e8les, on entend des entit\u00e9s telles que fonds de placements, soci\u00e9t\u00e9s de \u00ab\u00a0leasing\u00a0\u00bb ou n\u00e9gociants en valeurs mobili\u00e8res, qui ne sont pas des banques, mais qui sont \u00e9galement actives dans l\u2019interm\u00e9diation entre d\u00e9biteurs et \u00e9pargnants. Dans un r\u00e9cent rapport, le CSF estime la valeur des actifs de tout le secteur bancaire parall\u00e8le \u00e0 36 ou 68 billions d\u2019USD, selon la m\u00e9thode de calcul appliqu\u00e9e. De nombreuses banques parall\u00e8les sont d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 r\u00e9glement\u00e9es. Ainsi, les fonds du march\u00e9 mon\u00e9taire promettant un remboursement fixe, qui avaient eu un effet particuli\u00e8rement d\u00e9stabilisateur durant la crise financi\u00e8re, ne sont pas autoris\u00e9s en Suisse.","magazine_issue":"20151201","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":[4127,0],"korrektor":4139,"planned_publication_date":"20150925","original_files":[{"file":145377}],"external_release_for_author":"20151112","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55bb1e0731846"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/145362"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3604"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=145362"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/145362\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188538,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/145362\/revisions\/188538"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4127"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3801"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3604"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/31505"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=145362"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=145362"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=145362"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=145362"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=145362"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=145362"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}