{"id":147144,"date":"2015-04-04T16:40:14","date_gmt":"2015-04-04T16:40:14","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2015\/04\/les-groupes-de-pression-perdent-de-leur-influence-sur-la-politique-suisse\/"},"modified":"2023-08-24T00:30:39","modified_gmt":"2023-08-23T22:30:39","slug":"les-groupes-de-pression-perdent-de-leur-influence-sur-la-politique-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2015\/04\/les-groupes-de-pression-perdent-de-leur-influence-sur-la-politique-suisse\/","title":{"rendered":"Les groupes d&#8217;int\u00e9r\u00eat perdent de leur influence sur la politique suisse"},"content":{"rendered":"<p>Les groupes d&#8217;int\u00e9r\u00eat jouaient encore un r\u00f4le cl\u00e9 dans la politique suisse au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Dans notre petite \u00e9conomie d\u00e9pendante des exportations, des compromis et des accords \u00e9taient n\u00e9goci\u00e9s entre les employeurs, les employ\u00e9s et l\u2019\u00c9tat. Ils garantissaient la stabilit\u00e9 &#8211; notamment surtout dans le domaine de la politique \u00e9conomique et sociale \u2013 face aux changements qui s\u2019op\u00e9raient sur la sc\u00e8ne \u00e9conomique internationale. Le corporatisme \u00ablib\u00e9ral\u00bb suisse \u00e9tait principalement domin\u00e9 par les int\u00e9r\u00eats de l&#8217;\u00e9conomie priv\u00e9e<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. Si les associations \u00e9conomiques et les syndicats trouvaient des solutions internes, sans parfois consulter les milieux politiques, cela influen\u00e7ait consid\u00e9rablement le processus l\u00e9gislatif officiel. Il est souvent arriv\u00e9 que des groupes de travail ou des commissions d\u2019experts \u00e9laborent des compromis durant la phase pr\u00e9liminaire et qu&#8217;ils soient accept\u00e9s quasiment tels quels par le Parlement.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans les ann\u00e9es septante et quatre-vingts, l\u2019association fa\u00eeti\u00e8re Economiesuisse (alors nomm\u00e9e Vorort), l\u2019Union patronale suisse (UPS), l\u2019Union suisse des arts et m\u00e9tiers (Usam), l\u2019Union suisse des paysans (USP) et l\u2019Union syndicale suisse (USS) \u00e9taient des acteurs incontournables de la politique helv\u00e9tique (voir <em>graphique 1<\/em>)<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>. En effet, les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat nationaux avaient beaucoup plus de poids que les partis, lesquels \u00e9taient principalement organis\u00e9s au niveau cantonal. Les associations influen\u00e7aient en outre davantage la politique suisse que les offices sp\u00e9cialis\u00e9s de l\u2019administration f\u00e9d\u00e9rale, qui disposaient de moins de ressources et d\u2019expertise.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans le camp bourgeois surtout, il existait un entrelacs extr\u00eamement dense de relations personnelles entre les associations, les partis (en particulier radical) et l\u2019administration f\u00e9d\u00e9rale. Les associations et les partis bourgeois formaient ainsi, avec les repr\u00e9sentants de l\u2019administration f\u00e9d\u00e9rale, un cercle \u00e9troit qui imprimait sa marque sur les domaines politiques importants<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>. M\u00eame certains de ceux qui ne relevaient pas de la politique \u00e9conomique et sociale \u2013 la sant\u00e9 ou les infrastructures, par exemple \u2013 \u00e9taient pilot\u00e9s par un r\u00e9seau sectoriel dense d\u2019associations sp\u00e9cialis\u00e9es et d\u2019entit\u00e9s administratives. La d\u00e9mocratie directe \u00e9tait pour beaucoup dans le pouvoir des groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat. La menace d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum lanc\u00e9 \u00e0 l\u2019issue d\u2019un processus incite en effet les acteurs politiques \u00e0 int\u00e9grer rapidement et largement les principaux lobbyistes dans la prise de d\u00e9cision<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Les partis gouvernementaux montent en puissance<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa politique suisse a chang\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Une comparaison entre les ann\u00e9es 1971-1976 et 2001-2006 montre clairement que les groupes de pression ont perdu de leur influence sur les principaux processus politiques de d\u00e9cision (voir <em>graphique 1<\/em>)<a href=\"#footnote_5\" id=\"footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor\">[5]<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<a href=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2015\/04\/Fischer_Sciarini_1.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-17297 size-full\" src=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2015\/04\/Fischer_Sciarini_1.png\" alt=\"Fischer_Sciarini_1\" width=\"1582\" height=\"922\" \/><\/a>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes auteurs de l\u2019\u00e9tude intitul\u00e9e <em>The Swiss decision-making system in the 21th century: power, institutions, conflicts<\/em> ont men\u00e9 des entretiens avec des parties prenantes d&#8217;un processus politique. En utilisant la m\u00e9thode dite \u00abr\u00e9putationnelle\u00bb, ils les ont invit\u00e9s \u00e0 \u00e9valuer l\u2019influence d\u2019autres protagonistes (voir <em>encadr\u00e9 1<\/em>). L\u2019agr\u00e9gation des r\u00e9sultats livre un aper\u00e7u de la structure du pouvoir. Alors qu\u2019elles fa\u00e7onnaient la politique suisse dans les ann\u00e9es septante, les associations \u00e9conomiques \u2013 \u00e0 l\u2019exception d\u2019Economiesuisse \u2013 ont clairement perdu de leur influence durant la p\u00e9riode d\u2019observation. Les partis gouvernementaux, par contre, ont pris le dessus. L\u2019int\u00e9gration d\u2019acteurs politiques dans des r\u00e9seaux renseigne \u00e9galement sur leurs possibilit\u00e9s d\u2019influence: dans les ann\u00e9es septante, le maillage \u00e9troit que formaient l\u2019administration, les partis bourgeois et les groupes de pression laissait de toute \u00e9vidence \u00e0 ces derniers la place d&#8217;honneur. Aujourd\u2019hui, elle est surtout d\u00e9volue aux partis gouvernementaux.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes repr\u00e9sentants classiques de l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure, \u00e0 savoir l&#8217;USP et l&#8217;Usam, sont les plus fortement touch\u00e9s par cette perte de pouvoir. La majorit\u00e9 des grands processus de d\u00e9cision qui ont eu lieu au d\u00e9but du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle le montre bien: dans la plupart des dossiers qui suscitaient son int\u00e9r\u00eat, l\u2019Usam avait peu de liens avec les acteurs cl\u00e9s et ne pouvait donc gu\u00e8re peser. L\u2019USS a, elle aussi, perdu de son influence par rapport aux ann\u00e9es septante. Dans la majorit\u00e9 des processus auxquels ils participaient, les repr\u00e9sentants des syndicats se retrouvaient du c\u00f4t\u00e9 des perdants. Par contre, Economiesuisse a r\u00e9ussi \u00e0 imposer son point de vue dans tous les processus qui l\u2019ont fortement int\u00e9ress\u00e9e entre 2001 et 2006.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe constat est sans appel: \u00e0 l&#8217;exception d\u2019Economiesuisse, les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat ont perdu du terrain dans la politique suisse et ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9s par les partis. Le r\u00f4le et la force des groupes de pression varie, toutefois, consid\u00e9rablement d\u2019un domaine politique \u00e0 l\u2019autre (voir <em>encadr\u00e9 2<\/em>)<a href=\"#footnote_6\" id=\"footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor\">[6]<\/a>.&#13;<\/p>\n<h2><strong>La modification du contexte r\u00e9duit le pouvoir des associations <\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9volution observ\u00e9e ces quarante derni\u00e8res ann\u00e9es correspond \u00e0 quatre grands mouvements.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<strong><em>Les champs politiques traditionnels ont moins de poids<\/em><\/strong>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAujourd\u2019hui, certains domaines politiques rev\u00eatent plus d\u2019importance qu\u2019avant. Les groupes de pression sont mal outill\u00e9s pour les appr\u00e9hender. Lorsque le miracle \u00e9conomique de l\u2019apr\u00e8s-guerre a pris fin dans les ann\u00e9es septante et que la crise \u00e9conomique a \u00e9clat\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingts, la politique socio\u00e9conomique occupait un espace tr\u00e8s important. Entre 2001 et 2006, un seul processus majeur relevait de la politique sociale: la 11<sup>e<\/sup> r\u00e9vision de l\u2019AVS. La politique \u00e9conomique, au sens classique du terme, \u00e9tait totalement absente. Cependant, il est \u00e9vident que les processus politiques portant sur l\u2019\u00e9nergie, les t\u00e9l\u00e9communications, les infrastructures ou la finance touchent directement des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques. De m\u00eame, la politique europ\u00e9enne, omnipr\u00e9sente aujourd\u2019hui, est souvent fortement teint\u00e9e d&#8217;\u00e9conomie: les principaux processus de d\u00e9cision men\u00e9s au d\u00e9but du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle soulevaient des questions migratoires, douani\u00e8res ou fiscales.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<strong><em>Des groupes de pression h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes<\/em><\/strong>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u00c9tant donn\u00e9 que les domaines politiques ont tendance \u00e0 se diff\u00e9rencier et \u00e0 se sp\u00e9cialiser, il est toujours plus difficile de regrouper divers int\u00e9r\u00eats particuliers \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des groupes de pression. Prenons l\u2019exemple de la r\u00e9vision de la loi sur les t\u00e9l\u00e9communications, qui visait \u00e0 lib\u00e9raliser le dernier kilom\u00e8tre du r\u00e9seau t\u00e9l\u00e9phonique. Ce sont surtout des entreprises individuelles qui jouaient un r\u00f4le important dans ce dossier. Les grandes associations \u00e9conomiques n\u2019avaient qu\u2019une influence limit\u00e9e sur le processus. L&#8217;explication r\u00e9side dans l&#8217;importante complexit\u00e9 technique du dossier et le savoir sp\u00e9cialis\u00e9 qu\u2019il sous-tend, de m\u00eame que dans la divergence des int\u00e9r\u00eats: au sein d\u2019Economiesuisse, Swisscom, qui disposait jusque-l\u00e0 d\u2019un monopole, et ses entreprises concurrentes d\u00e9fendaient des positions diam\u00e9tralement oppos\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<strong><em>Le contexte international marque la politique suisse<\/em><\/strong>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019europ\u00e9anisation de la politique contribue au recul des groupes de pression. La n\u00e9cessaire coordination avec la politique europ\u00e9enne entra\u00eene une bureaucratisation du processus politique de d\u00e9cision. Des questions importantes sont souvent discut\u00e9es dans les n\u00e9gociations internationales et non plus au sein du Parlement national. D\u00e8s lors, les acteurs \u00e9tatiques sont bien mieux inform\u00e9s que les groupes de pression ou les associations, ce qui leur conf\u00e8re davantage de poids.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa divergence des int\u00e9r\u00eats, mentionn\u00e9e ci-dessus, provient \u00e9galement des liens que la politique suisse entretient avec le contexte international et europ\u00e9en. Depuis les ann\u00e9es nonante, les secteurs \u00e9conomiques tourn\u00e9s vers l\u2019exportation sont moins dispos\u00e9s \u00e0 verrouiller le march\u00e9 suisse pour le prot\u00e9ger et la pression internationale conduit \u00e0 affaiblir les associations qui repr\u00e9sentent le march\u00e9 int\u00e9rieur (par exemple l\u2019USP ou l\u2019Usam).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<strong><em>M\u00e9diatisation de la politique<\/em><\/strong>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans la politique suisse, la force traditionnelle des groupes de pression tenait \u00e0 leur capacit\u00e9 de trouver des compromis viables dans un cadre corporatiste qui \u00e9chappe au processus politique ou durant la phase pr\u00e9parlementaire. La m\u00e9diatisation et la polarisation actuelles de la politique suisse ont r\u00e9duit \u00e0 la fois les possibilit\u00e9s en mati\u00e8re de confidentialit\u00e9 et l\u2019esprit de compromis. En comparant l\u2019importance accord\u00e9e respectivement aux phases pr\u00e9liminaire et parlementaire des processus de d\u00e9cision, on s\u2019aper\u00e7oit que la premi\u00e8re, nettement pr\u00e9pond\u00e9rante dans les ann\u00e9es septante, a largement perdu de son importance.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes associations ont, bien \u00e9videmment, d\u00fb r\u00e9agir \u00e0 ces changements et redoubl\u00e9 d\u2019efforts pour tenter d\u2019influencer le cours des affaires politiques au Parlement. En effet, le lobbying semble s\u2019\u00eatre intensifi\u00e9 et professionnalis\u00e9. On peut, toutefois, douter que cela suffise pour compenser la perte d&#8217;influence observ\u00e9e ici.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDepuis quelque temps, la polarisation des d\u00e9bats parlementaires s&#8217;est renforc\u00e9e. Cela limite \u00e9galement l&#8217;impact que les groupes de pression pouvaient avoir \u00e0 travers les d\u00e9put\u00e9s. Contrairement aux ann\u00e9es septante et quatre-vingts, il n\u2019existe plus de majorit\u00e9 bourgeoise stable aux Chambres f\u00e9d\u00e9rales.&#13;<\/p>\n<h2><strong>Des signes indiquent une perte d\u2019influence d\u2019Economiesuisse<\/strong><\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nBien que la majeure partie des faits \u00e9voqu\u00e9s ici viennent de processus de d\u00e9cision qui ont d\u00e9j\u00e0 dix ans, on peut pr\u00e9sumer que la situation actuelle des associations dans la politique suisse n\u2019a gu\u00e8re chang\u00e9. Des facteurs d\u00e9terminants, comme la d\u00e9pendance de la Suisse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la politique europ\u00e9enne et internationale ou la m\u00e9diatisation, n&#8217;ont en aucune fa\u00e7on perdue de leur importance. La lev\u00e9e du secret bancaire montre que les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat \u2013 en l\u2019occurrence ceux qui d\u00e9fendent le secteur financier \u2013 n\u2019exercent plus gu\u00e8re d&#8217;influence sur la politique nationale, lorsque celle-ci c\u00e8de \u00e0 la pression internationale ou europ\u00e9enne.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa Strat\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique 2050 constitue \u00e9galement un exemple r\u00e9cent de divergence des int\u00e9r\u00eats. Les associations \u00e9conomiques n&#8217;accordent plus un soutien quasi exclusif \u00e0 l&#8217;\u00e9nergie nucl\u00e9aire, comme c&#8217;\u00e9tait traditionnellement le cas. Le domaine des \u00e9nergies renouvelables et de l\u2019efficience \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9unit, \u00e0 son tour, une partie du monde de l&#8217;\u00e9conomie. La nouvelle association Swisscleantech en est un exemple.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPar ailleurs, on voit s\u2019accumuler des signes indiquant qu\u2019Economiesuisse perd elle aussi de l\u2019influence. Cette f\u00e9d\u00e9ration ne semble plus avoir sa force d\u2019antan, du moins dans les campagnes de votation. C\u2019est en tout cas ce que sugg\u00e8rent les d\u00e9faites qu\u2019elle a essuy\u00e9es lors des scrutins consacr\u00e9s aux initiatives sur les r\u00e9sidences secondaires, contre l\u2019immigration de masse et contre les r\u00e9mun\u00e9rations abusives.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Katzenstein (1985).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Kriesi (1980).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Kriesi (1980).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">Neidhart (1970).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_5\" class=\"footnote--item\">Sciarini (2014), Sciarini et al.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_6\" class=\"footnote--item\">Voir Fischer (2012).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>\n    <div class=\"mxm-single-slider-images \">\n        <div class=\"mxm-single-slider-wrapper\">\n            \n                <div class=\"mxm-single-image\">\n                    <div class=\"mxm-single-image-wrapper\">\n                        <img src=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/legacy\/posts\/Fischer_Sciarini_2_artikel-3.jpg\" alt=\"\"\/>\n                        <p>Paul Rechsteiner, pr\u00e9sident de l\u2019Union syndicale suisse<\/p>\n                    <\/div>\n                <\/div>\n            \n                <div class=\"mxm-single-image\">\n                    <div class=\"mxm-single-image-wrapper\">\n                        <img src=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/legacy\/posts\/Fischer_Sciarini_3_artikel-3.jpg\" alt=\"\"\/>\n                        <p>De gauche \u00e0 droite: Martin Landolt, Christophe Darbellay, Philipp M\u00fcller et Toni Brunner (respectivement pr\u00e9sidents du PBD, du PDC, du PLR et de l\u2019UDC) devant le Palais f\u00e9d\u00e9ral<\/p>\n                    <\/div>\n                <\/div>\n            \n                <div class=\"mxm-single-image\">\n                    <div class=\"mxm-single-image-wrapper\">\n                        <img src=\"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/legacy\/posts\/Fischer_Sciarini_4_artikel-3.jpg\" alt=\"\"\/>\n                        <p>Didier Burkhalter, conseiller f\u00e9d\u00e9ral (\u00e0 droite), interrog\u00e9 par des journalistes.<\/p>\n                    <\/div>\n                <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les groupes d&#8217;int\u00e9r\u00eat jouaient encore un r\u00f4le cl\u00e9 dans la politique suisse au XXe si\u00e8cle. 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Les partis gouvernementaux en ont, par contre, gagn\u00e9.","post_hero_image_description":"L\u2019Association suisse des paysans organise une manifestation \u00e0 Berne. Nombre de groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat ont perdu de leur influence politique depuis les ann\u00e9es septante.","post_hero_image_description_copyright_de":"Keystone","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"<strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong>&#13;\n&#13;\nFischer Manuel, <em>Entscheidungsstrukturen in der Schweizer Politik zu Beginn des 21. Jahrhunderts,<\/em> R\u00fcegger, Zurich\/Coire, 2012.&#13;\n&#13;\nKatzenstein Peter, <em>Small States in World Markets,<\/em> Cornell University Press, Ithaca (NY), 1985.&#13;\n&#13;\nKriesi Hanspeter, E<em>ntscheidungsstrukturen und Entscheidungsprozesse in der Schweizer Politik, <\/em>Campus, Francfort, 1980.&#13;\n&#13;\nNeidhart Leonhard, <em>Plebiszit und pluralit\u00e4re Demokratie, eine Analyse der Funktionen des schweizerischen Gesetzesreferendum,<\/em> Francke, Berne, 1970.&#13;\n&#13;\nSciarini Pascal, \u00abEppure si muove: muove: The changing nature of the Swiss consensus democracy\u00bb, <em>Journal of European Public Policy<\/em> 21(1), 2014, pp. 116-132.&#13;\n&#13;\nSciarini Pascal, Fischer Manuel et Denise Traber, <em>Political Decision-Making in Switzerland: The Consensus Model under Pressure, <\/em>Palgrave\/MacMillan, Basingstoke\/New York, 2015.","post_kasten":[{"kasten_title":"\u00c9tude sur des d\u00e9cisions importantes en Suisse","kasten_box":"Dans le cadre du projet de recherche \u00abThe Swiss decision-making system in the 21th century: power, institutions, conflicts\u00bb, financ\u00e9 par le Fonds national suisse, les auteurs ont analys\u00e9 (en collaboration avec Denise Traber, politologue \u00e0 l'universit\u00e9 de Zurich) les onze processus de d\u00e9cision politiques qui ont le plus marqu\u00e9 le d\u00e9but du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, plus pr\u00e9cis\u00e9ment entre 2001 et 2006. Ceux-ci sont, d'apr\u00e8s un large sondage effectu\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019experts: onzi\u00e8me r\u00e9vision de l\u2019AVS, article constitutionnel sur l\u2019\u00e9ducation, loi sur l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire, fonds d\u2019infrastructure, nouvelle p\u00e9r\u00e9quation financi\u00e8re, nouvelle loi sur les \u00e9trangers, programme d\u2019all\u00e9gement budg\u00e9taire 2003, r\u00e9vision de la loi sur les t\u00e9l\u00e9communications, accord bilat\u00e9ral Schengen-Dublin, accord bilat\u00e9ral sur la fiscalit\u00e9 de l\u2019\u00e9pargne, extension de la libre circulation des personnes.&#13;\n&#13;\nLes enqu\u00eates se basent sur 251 entretiens avec des repr\u00e9sentants de l\u2019administration, des partis, des groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat, des cantons et de la science. 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Il est toutefois difficile d\u2019effectuer une comparaison chronologique, car les donn\u00e9es correspondantes des ann\u00e9es septante ne sont pas faciles \u00e0 \u00e9tablir.&#13;\n&#13;\nEn principe, on peut dire ceci: les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat ont une influence minime sur les processus f\u00e9d\u00e9ralistes, qui impliquent une r\u00e9partition des t\u00e2ches entre la Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons. En outre, les associations semblent avoir beaucoup de peine avec les processus indirectement europ\u00e9anis\u00e9s qui aboutissent \u00e0 reprendre les normes de l'UE sans passer par des n\u00e9gociations internationales."}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":147147,"main_focus":[156637,157262],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":[{"image":147155,"bild_beschreibung_de":"Pr\u00e4sident des Schweizerischen Gewerkschaftsbundes, Paul Rechsteiner","bild_beschreibung_fr":"Paul Rechsteiner, pr\u00e9sident de l\u2019Union syndicale suisse","copyright_de":"Keystone","copyright_fr":""},{"image":147159,"bild_beschreibung_de":"Parteipr\u00e4sidenten Martin Landolt (BDP), Christophe Darbellay (CVP), Philipp M\u00fcller (FDP) und Toni Brunner (SVP) vor dem Bundeshaus","bild_beschreibung_fr":"De gauche \u00e0 droite: Martin Landolt, Christophe Darbellay, Philipp M\u00fcller et Toni Brunner (respectivement pr\u00e9sidents du PBD, du PDC, du PLR et de l\u2019UDC) devant le Palais f\u00e9d\u00e9ral","copyright_de":"Keystone","copyright_fr":""},{"image":147163,"bild_beschreibung_de":"Journalisten befragen Bundesrat Didier Burkhalter","bild_beschreibung_fr":"Didier Burkhalter, conseiller f\u00e9d\u00e9ral (\u00e0 droite), interrog\u00e9 par des journalistes.","copyright_de":"Keystone","copyright_fr":""}],"legacy_id":"11449","post_abstract":"Les groupes de pression, tels que l\u2019Union suisse des arts et m\u00e9tiers ou l\u2019Union suisse des paysans, jouent un r\u00f4le toujours plus faible dans la politique helv\u00e9tique. Comme le montre une \u00e9tude, leur influence sur les grands processus de d\u00e9cision \u00e9tait bien moindre durant la p\u00e9riode 2001-2006 qu\u2019entre 1971 et 1976. En outre, les associations sont nettement moins pr\u00e9sentes au sein des structures de collaboration. Cela r\u00e9sulte d'abord de l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 croissante des int\u00e9r\u00eats qu\u2019elles d\u00e9fendent. Par ailleurs, la phase pr\u00e9parlementaire du processus politique, durant laquelle ces groupes intervenaient traditionnellement pour \u00e9laborer des compromis, rev\u00eat toujours moins d\u2019importance. L\u2019une des raisons en est la m\u00e9diatisation de la politique, qui complique les n\u00e9gociations confidentielles. Economiesuisse est la seule grande association qui ait conserv\u00e9 son influence durant la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e. Cependant, l\u2019\u00e9chec de plusieurs de ses campagnes politiques ces derni\u00e8res ann\u00e9es montre qu\u2019elle n\u2019a plus le m\u00eame poids qu\u2019auparavant.","magazine_issue":"20150501","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":4139,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"20150331","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54f9d455d3add"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147144"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4151"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=147144"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147144\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188663,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147144\/revisions\/188663"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4139"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4152"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4151"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157262"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156637"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/33511"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=147144"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=147144"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=147144"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=147144"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=147144"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=147144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}