{"id":147490,"date":"2015-01-30T14:45:50","date_gmt":"2015-01-30T14:45:50","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2015\/01\/retour-sur-une-decennie-de-croissance-economique-en-suisse\/"},"modified":"2023-08-24T00:32:01","modified_gmt":"2023-08-23T22:32:01","slug":"retour-sur-une-decennie-de-croissance-economique-en-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2015\/01\/retour-sur-une-decennie-de-croissance-economique-en-suisse\/","title":{"rendered":"Retour sur une d\u00e9cennie de croissance \u00e9conomique en Suisse"},"content":{"rendered":"<p>Les ann\u00e9es nonante ont \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode de conjoncture \u00e9conomique morose, marqu\u00e9e en Suisse par la faiblesse persistante de la croissance. Le tableau s\u2019est, ensuite, remarquablement \u00e9clairci au d\u00e9but du mill\u00e9naire. De 2003 \u00e0 2013, la dynamique de croissance de notre \u00e9conomie s\u2019est consolid\u00e9e. Le PIB r\u00e9el a augment\u00e9 de 2,2% par an en moyenne (contre 1,4% de 1992 \u00e0 2002). Cette p\u00e9riode se subdivise en phases distinctes en fonction du climat \u00e9conomique mondial. De 2003 \u00e0 2007, la conjoncture conna\u00eet un essor auquel la Suisse participe amplement: l\u2019\u00e9conomie d\u2019exportation prosp\u00e8re et le PIB b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une forte croissance (3% par an environ). En 2008, la crise financi\u00e8re interrompt brutalement le mouvement. Depuis lors, l\u2019\u00e9conomie mondiale peine \u00e0 se r\u00e9tablir.&#13;<\/p>\n<h2>La conjoncture suisse r\u00e9siste aux crises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nC\u2019est justement dans les ann\u00e9es marqu\u00e9es par la crise (2007\u20132013) que l\u2019\u00e9conomie suisse a montr\u00e9 une \u00e9tonnante r\u00e9silience. Certes, elle n\u2019a pu \u00e9viter une forte contraction en 2009, avec un recul du PIB de 2,1%, mais elle s\u2019est promptement r\u00e9tablie (+3% en 2010). \u00c0 partir de 2011, la crise de la dette dans la zone euro et la hausse du franc ont fortement menac\u00e9 l\u2019\u00e9conomie, notamment les secteurs d\u2019exportation. Contrairement \u00e0 certains pays europ\u00e9ens, qui ont replong\u00e9 dans la r\u00e9cession, la Suisse a pu maintenir une croissance positive. Cette derni\u00e8re a atteint 1,8% en 2011, avant de l\u00e9g\u00e8rement ralentir pour se situer \u00e0 1,1% en 2012. Elle avoisinait 2% l\u2019ann\u00e9e suivante. D\u2019apr\u00e8s les estimations actuelles pour 2014, elle est sans doute rest\u00e9e stable.&#13;<\/p>\n<h2>La croissance a surtout marqu\u00e9\u00a0l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl serait, toutefois, erron\u00e9 de conclure que les crises \u00e9conomiques mondiales n\u2019ont pas touch\u00e9 la Suisse. La croissance s\u2019est globalement bien maintenue, mais cette stabilit\u00e9 apparente cache des divergences de taille entre les secteurs int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur, en raison de la diversit\u00e9 des situations conjoncturelles. Depuis la crise financi\u00e8re, l\u2019\u00e9conomie suisse est surtout soutenue par une demande int\u00e9rieure forte. La hausse d\u00e9mographique (port\u00e9e par l\u2019immigration) et les taux d\u2019int\u00e9r\u00eats, qui persistent \u00e0 un bas niveau, ont particuli\u00e8rement stimul\u00e9 les investissements dans la construction et les d\u00e9penses de consommation priv\u00e9e. En revanche, le commerce ext\u00e9rieur n\u2019a \u00e9t\u00e9 pratiquement d\u2019aucun apport au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, car les exportations ont souffert \u2013 et souffrent encore \u2013 du contexte \u00e9conomique et mon\u00e9taire difficile. Il a n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 possible d\u2019\u00e9viter qu\u2019elles ne se d\u00e9t\u00e9riorent gravement, comme on l\u2019a redout\u00e9 \u00e0 de multiples reprises durant l\u2019\u00e9t\u00e9 2011 en raison de la hausse du franc. Le plancher de 1,20 franc pour un euro, mis en place par la Banque nationale suisse (BNS) entre le 6 septembre 2011 et le 15 janvier 2015, y est pour beaucoup: il a frein\u00e9 l\u2019envol\u00e9e du cours de notre monnaie nationale et a garanti une certaine s\u00e9curit\u00e9 aux entreprises.&#13;<br \/>\nLe d\u00e9calage entre la dynamique \u00e9conomique int\u00e9rieure et celle des exportations a naturellement laiss\u00e9 des traces dans certaines branches. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, la croissance de la valeur ajout\u00e9e et de l\u2019emploi a surtout profit\u00e9 aux secteurs orient\u00e9s vers l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure, alors que ceux tourn\u00e9s vers les march\u00e9s \u00e9trangers ont p\u00e2ti de la crise. Par exemple, l\u2019industrie de transformation, une branche d\u2019exportation classique, a enregistr\u00e9 une perte nette de 35\u2009000 emplois depuis la crise financi\u00e8re. Seules quelques sous-branches, comme la prosp\u00e8re industrie pharmaceutique, ont pu \u00e9chapper \u00e0 cette tendance. Le tourisme (h\u00f4tellerie: -6700 emplois) et les banques (-4000 emplois) ont \u00e9galement subi les cons\u00e9quences de la crise.&#13;<br \/>\nEn revanche, le dynamisme de la demande int\u00e9rieure a sp\u00e9cialement profit\u00e9 aux branches de services ax\u00e9es sur l\u2019\u00e9conomie nationale, o\u00f9 l\u2019emploi a nettement augment\u00e9. Par exemple, dans le segment h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne des services aux entreprises, auquel appartiennent aussi bien les conseillers d\u2019entreprises que les conseillers fiscaux et l\u00e9gaux ou les architectes, environ 35\u2009000 postes suppl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s depuis la crise financi\u00e8re. C\u2019est toutefois dans le domaine des services dits \u00abproches de l\u2019\u00c9tat\u00bb, comme la sant\u00e9 (+38\u2009000 emplois depuis la crise), l\u2019enseignement et la formation (+26\u2009000) ou encore l\u2019administration publique (+20\u2009000), que l\u2019emploi a connu la plus forte croissance. Au total, plus de 50% de la cr\u00e9ation nette d\u2019emplois en Suisse depuis la crise financi\u00e8re concerne un domaine proche de l\u2019\u00c9tat. Depuis longtemps, la quote-part de ces domaines dans l\u2019emploi total conna\u00eet une croissance relativement continue (elle est pass\u00e9e de 16% en 1992 \u00e0 22% en 2013), inversement \u00e0 ce qui se passe dans l\u2019industrie. Dans une \u00e9conomie tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e avec une population vieillissante, le fait que des emplois passent durablement du secteur de l\u2019industrie \u00e0 celui des services repr\u00e9sente une \u00e9volution normale (tertiarisation). Cette tendance s\u2019est encore accentu\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es par les diff\u00e9rences qui existent en mati\u00e8re de situation conjoncturelle entre la Suisse et l\u2019\u00e9tranger.&#13;<\/p>\n<h2>Le taux de croissance s\u2019am\u00e9liore\u00a0en comparaison internationale\u2009\u2026<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nD\u2019un point de vue global, il vaut mieux analyser et \u00e9valuer la croissance \u00e9conomique suisse dans le contexte international, et pas de mani\u00e8re isol\u00e9e. En effet, la conjoncture mondiale joue un r\u00f4le d\u00e9cisif pour les petites \u00e9conomies ouvertes, comme la Suisse. Le tableau 1 reproduit les taux de croissance annuels moyens du PIB et du PIB\/habitant de la Suisse ainsi que de quatorze autres pays lors des p\u00e9riodes 1992\u20132002 et 2003\u20132013, cette derni\u00e8re \u00e9tant subdivis\u00e9e entre les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dant la crise (2003\u20132007) et les ann\u00e9es de crise (2008\u20132013). Au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, la croissance du PIB suisse s\u2019est nettement am\u00e9lior\u00e9e en comparaison internationale: bonne derni\u00e8re pendant la p\u00e9riode 1992\u20132002, la Suisse s\u2019est class\u00e9e deuxi\u00e8me entre 2003 et 2013. Elle se distingue particuli\u00e8rement par sa performance depuis les ann\u00e9es de crise (premier rang), durant lesquelles de nombreux pays ont connu des fl\u00e9chissements bien plus forts.&#13;<\/p>\n<h2>\u2026\u2009celui du PIB par habitant \u00e9galement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour estimer correctement la croissance, il convient cependant de prendre en consid\u00e9ration la forte progression d\u00e9mographique des derni\u00e8res ann\u00e9es (en moyenne plus de 1% par an de 2003 \u00e0 2013). Si l\u2019immigration a soutenu la croissance du PIB\u00a0\u2013 notamment en augmentant les d\u00e9penses de consommation et les investissements dans la construction\u00a0\u2013, elle implique aussi une r\u00e9partition de la performance \u00e9conomique entre davantage de personnes. C\u2019est pourquoi il est judicieux de consid\u00e9rer la croissance par habitant pour \u00e9valuer le bien-\u00eatre \u00e9conomique. Le PIB\/habitant est l\u2019un des indicateurs les plus importants pour mesurer l\u2019\u00e9volution \u00e9conomique \u00e0 long terme et le niveau de vie d\u2019un pays.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDe ce point de vue, la Suisse affiche des chiffres moins exceptionnels qu\u2019en valeur absolue, bien que sa performance au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es se soit am\u00e9lior\u00e9e. La croissance par habitant a \u00e9t\u00e9 d\u2019au moins 1% par an en moyenne de 2003 \u00e0 2013, un peu plus que lors de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente (1992\u20132002: +0,7% par an). En comparaison internationale, la Suisse se place l\u00e9g\u00e8rement au-dessus de la moyenne et affiche des taux similaires \u00e0 ceux de l\u2019Allemagne, de l\u2019Autriche ou des \u00c9tats-Unis.&#13;<br \/>\nOn constate, \u00e0 travers ce m\u00eame ratio, que l\u2019\u00e9conomie suisse s\u2019est relativement bien maintenue \u00e0 travers les ann\u00e9es de crise. La croissance du PIB\/habitant a \u00e9t\u00e9 de 0,2% par an entre 2008 et 2013; ce taux peut sembler modeste, mais il est tout \u00e0 fait acceptable en comparaison internationale. La Suisse est d\u2019ailleurs l\u2019un des rares pays qui ont pu \u00e9viter un recul du PIB\/habitant au cours de cette p\u00e9riode. Seule l\u2019Allemagne, qui conna\u00eet ces derni\u00e8res ann\u00e9es une forte expansion \u00e9conomique pour un essor d\u00e9mographique quasi nul, surpasse la Suisse en mati\u00e8re de croissance du PIB\/habitant1. Un retour sur les ann\u00e9es nonante illustre l\u2019importance d\u2019une comparaison internationale: la Suisse enregistrait alors un taux de croissance par habitant plus \u00e9lev\u00e9 que ces derni\u00e8res ann\u00e9es (0,7%), mais comme la conjoncture mondiale \u00e9tait prosp\u00e8re, ce chiffre \u00e9tait d\u00e9cevant.&#13;<br \/>\nEn conclusion, l\u2019\u00e9conomie suisse a laiss\u00e9 derri\u00e8re elle la longue p\u00e9riode de croissance an\u00e9mique des ann\u00e9es nonante. La dynamique de croissance par habitant de la d\u00e9cennie \u00e9coul\u00e9e n\u2019est pas exceptionnelle, mais elle est robuste et l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne internationale. L\u2019am\u00e9lioration de la dynamique \u00e9conomique s\u2019explique, premi\u00e8rement, par la disparition d\u2019\u00e9l\u00e9ments qui freinaient la conjoncture dans les ann\u00e9es nonante: la crise immobili\u00e8re de la fin des ann\u00e9es quatre-vingts, qui a longtemps affect\u00e9 l\u2019\u00e9conomie, et la politique mon\u00e9taire restrictive en vigueur jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es nonante. Deuxi\u00e8mement, des am\u00e9liorations ont pu \u00eatre apport\u00e9es \u00e0 des domaines cl\u00e9s de la politique \u00e9conomique, comme le frein \u00e0 l\u2019endettement, qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 efficace et a contribu\u00e9 \u00e0 stabiliser la politique budg\u00e9taire, ou encore les accords bilat\u00e9raux avec l\u2019UE.&#13;<\/p>\n<h2>La hausse de l\u2019offre de travail\u00a0\u00e0 l\u2019origine de la croissance<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa croissance du PIB par habitant est tributaire de deux facteurs: l\u2019intrant en travail (une augmentation des heures de travail induit un accroissement de la production et du revenu) et la productivit\u00e9 du travail (une plus grande productivit\u00e9 \u00e9quivaut \u00e0 une production plus importante pour le m\u00eame temps de travail). L\u2019intrant en travail a augment\u00e9 en Suisse au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, ce qui a profit\u00e9 \u00e0 la croissance par habitant. Cela provient surtout de la hausse du taux d\u2019activit\u00e9 professionnelle (taux de participation au march\u00e9 du travail), d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9 par rapport aux autres pays. Dans les ann\u00e9es nonante, au contraire, l\u2019intrant en travail reculait, en grande partie parce que la conjoncture, durablement morose, avait fait augmenter le ch\u00f4mage.&#13;<br \/>\nLa Suisse a donc pu, au cours de la d\u00e9cennie \u00e9coul\u00e9e, consolider un de ses points forts: l\u2019exploitation du potentiel de main-d\u2019\u0153uvre. Le solide d\u00e9veloppement du march\u00e9 de l\u2019emploi pendant la crise se d\u00e9marque de bon nombre de pays qui, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, \u00e9taient confront\u00e9s \u00e0 un taux de ch\u00f4mage en forte hausse. Au regard de la participation d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9e au march\u00e9 de l\u2019emploi et la baisse de la croissance d\u00e9mographique, il para\u00eet peu probable que l\u2019intrant en travail puisse encore \u00eatre significativement utilis\u00e9 \u00e0 l\u2019avenir pour stimuler la croissance, malgr\u00e9 l\u2019existence d\u2019un potentiel dans certains domaines (femmes, travailleurs \u00e2g\u00e9s).&#13;<\/p>\n<h2>Faible croissance de la\u00a0productivit\u00e9 du travail<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl en d\u00e9coule que l\u2019augmentation de la productivit\u00e9 du travail sera \u00e0 l\u2019avenir cruciale pour la croissance et le bien-\u00eatre. La tendance en ce domaine ne s\u2019est, toutefois, pas encore invers\u00e9e. Bien au contraire, la croissance de la productivit\u00e9 suisse, d\u00e9j\u00e0 timide en comparaison internationale depuis de nombreuses ann\u00e9es, s\u2019est encore affaiblie: d\u2019une moyenne de 1,6% par an entre 1992 et 2002, elle est pass\u00e9e \u00e0 0,9% entre 2003 et 2013. Elle a, en particulier, \u00e9t\u00e9 quasi nulle depuis la crise financi\u00e8re. La Suisse n\u2019est toutefois pas seule: cette situation est largement r\u00e9pandue ailleurs.&#13;<br \/>\n\u00c9volution de la productivit\u00e9&#13;<br \/>\npar branche&#13;<br \/>\nSi on consid\u00e8re l\u2019\u00e9volution de la productivit\u00e9 selon les branches, on s\u2019aper\u00e7oit que trois d\u2019entre elles en particulier (industrie de transformation, commerce de gros et banque) ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de fortes impulsions, positives ou n\u00e9gatives, pour l\u2019\u00e9conomie suisse. Jusqu\u2019\u00e0 la crise financi\u00e8re, leur productivit\u00e9 \u00e9tait en forte croissance et sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne. Elles stagnent depuis, ayant \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement atteintes par la crise financi\u00e8re et la conjoncture internationale maussade.&#13;<br \/>\nLes autres branches n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 en mesure de compenser les impulsions manquantes. Dans celles qui sont orient\u00e9es sur le march\u00e9 int\u00e9rieur, comme le b\u00e2timent et les services priv\u00e9s ou proches de l\u2019\u00c9tat (p. ex. la sant\u00e9), la croissance de la productivit\u00e9 est demeur\u00e9e faible et g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne de toutes les branches. Les besoins en personnel souvent \u00e9lev\u00e9s de ces secteurs freinent non seulement le niveau de productivit\u00e9 du travail, mais aussi sa dynamique. La pression de la concurrence, g\u00e9n\u00e9ralement plus faible que dans des branches internationales, se fait \u00e9galement ressentir.&#13;<\/p>\n<h2>Am\u00e9liorer la productivit\u00e9 dans &shy;l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure: une priorit\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est encore difficile de d\u00e9terminer si la faible croissance de la productivit\u00e9 des derni\u00e8res ann\u00e9es, au niveau international comme en Suisse, est de nature temporaire ou durable. Une reprise conjoncturelle et de nouveaux investissements pourraient, en raison de la forte augmentation du capital, se traduire par un accroissement de la productivit\u00e9, notamment dans les branches exportatrices. L\u2019am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 dans l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure reste en tout cas prioritaire. \u00c9tant donn\u00e9 le vieillissement de la population, des domaines comme la sant\u00e9 occuperont \u00e0 l\u2019avenir une place toujours plus importante; un accroissement de la productivit\u00e9 y sera donc n\u00e9cessaire si on veut que la croissance globale de la productivit\u00e9 s\u2019am\u00e9liore.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les ann\u00e9es nonante ont \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode de conjoncture \u00e9conomique morose, marqu\u00e9e en Suisse par la faiblesse persistante de la croissance. Le tableau s\u2019est, ensuite, remarquablement \u00e9clairci au d\u00e9but du mill\u00e9naire. De 2003 \u00e0 2013, la dynamique de croissance de notre \u00e9conomie s\u2019est consolid\u00e9e. 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