{"id":147716,"date":"2014-11-30T12:00:00","date_gmt":"2014-11-30T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/11\/dutu-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:33:19","modified_gmt":"2023-08-23T22:33:19","slug":"dutu-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/11\/dutu-2\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le des femmes dans l\u2019\u00e9conomie suisse: rapport de l\u2019OCDE"},"content":{"rendered":"<p>En Suisse, les femmes repr\u00e9sentent 45% de la population active. Elles ont le troisi\u00e8me taux d\u2019activit\u00e9 le plus \u00e9lev\u00e9 des pays de l\u2019OCDE et celles de la jeune g\u00e9n\u00e9ration sont autant qualifi\u00e9es, si ce n\u2019est plus, que leurs pairs masculins. Elles sont, pourtant, sousrepr\u00e9sent\u00e9es aux postes de direction, dans les conseils d\u2019administration et parmi les chefs d\u2019entreprise. Quant au volume de travail horaire moyen qu\u2019elles fournissent, il est bien moindre que celui des hommes. Cela s\u2019explique par le fait que la Suisse occupe la deuxi\u00e8me place dans l\u2019OCDE en mati\u00e8re de travail partiel f\u00e9minin. On peut certes \u00e9voquer des choix personnels, mais il ne faut pas oublier que les femmes cadres se heurtent \u00e0 un certain nombre d\u2019obstacles qui ralentissent leur insertion et leur ascension professionnelle. Mentionnons notamment le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 et la raret\u00e9 des structures de garde des enfants, un taux d\u2019imposition marginal effectif dissuasif, des conditions de travail peu flexibles et un \u00e9cart salarial net de 7% en leur d\u00e9faveur.&#13;<\/p>\n<h2>Un tr\u00e8s bon niveau de formation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es dans le rapport Schilling\u00a02013, consacr\u00e9 aux conseils d\u2019administration des cent plus grandes entreprises suisses, montrent que 90% des administratrices sont titulaires d\u2019un dipl\u00f4me universitaire. Ce chiffre confirme l\u2019importance des \u00e9tudes sup\u00e9rieures pour les femmes qui souhaitent occuper des postes \u00e0 responsabilit\u00e9 dans les entreprises. \u00c0 cet \u00e9gard, des progr\u00e8s significatifs ont \u00e9t\u00e9 accomplis. La dur\u00e9e moyenne attendue de scolarisation est d\u00e9sormais la m\u00eame pour les deux sexes (environ 17 ans). Depuis 2009, les femmes sont plus nombreuses que les hommes \u00e0 poursuivre des \u00e9tudes sup\u00e9rieures dans les fili\u00e8res g\u00e9n\u00e9rales. Ces progr\u00e8s se traduisent par une distribution plus harmonieuse des niveaux d\u2019\u00e9tudes dans la population. Toutefois, les d\u00e9s\u00e9quilibres h\u00e9rit\u00e9s du pass\u00e9 mettent du temps \u00e0 dispara\u00eetre: dans la classe d\u2019\u00e2ge des 25-64 ans, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes \u00e0 ne pas avoir suivi d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures (70% contre 57%), alors qu\u2019il n\u2019y a plus de diff\u00e9rence entre les sexes dans la tranche des 20-29 ans.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCette repr\u00e9sentation croissante des femmes dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur s\u2019appuie sur de bonnes performances acad\u00e9miques. Les enqu\u00eates Pisa, conduites par l\u2019OCDE, montrent que les filles surpassent les gar\u00e7ons notamment en compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9crit; ces derniers, en revanche, sont plus performants en math\u00e9matiques et en sciences. Les \u00e9carts de r\u00e9sultats scolaires se refl\u00e8tent dans le choix des fili\u00e8res professionnelles, qui diff\u00e8re sensiblement selon le sexe. Une analyse des dipl\u00f4mes d\u00e9livr\u00e9s par les universit\u00e9s de sciences appliqu\u00e9es fait appara\u00eetre que les hommes sont largement majoritaires dans les disciplines traditionnellement masculines, comme l\u2019ing\u00e9nierie, l\u2019informatique, l\u2019architecture et la construction. Les femmes, elles, sont surrepr\u00e9sent\u00e9es dans l\u2019action sociale, l\u2019enseignement, la psychologie, les langues et la sant\u00e9. Par ailleurs, la Suisse fait partie des pays qui comptent la plus faible proportion de femmes d\u00e9sireuses de faire carri\u00e8re dans l\u2019ing\u00e9nierie ou l\u2019informatique. De bonnes connaissances scientifiques et techniques sont pourtant un atout dans le monde du travail. Il s\u2019agit donc de rendre les fili\u00e8res scientifiques et techniques plus attrayantes aux yeux des filles. C\u2019est l\u2019une des actions \u00e0 entreprendre en priorit\u00e9 dans le domaine de l\u2019\u00e9ducation, afin de faciliter l\u2019acc\u00e8s des femmes aux positions dirigeantes.&#13;<\/p>\n<h2>Les femmes cadres et cheffes d\u2019entreprise en Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nBien que leur niveau d\u2019\u00e9tudes soit en augmentation et qu\u2019elles jouent un r\u00f4le accru sur le march\u00e9 du travail, les femmes sont encore sousrepr\u00e9sent\u00e9es en Suisse parmi les chefs d\u2019entreprise et les cadres dirigeants. M\u00eame en ayant un niveau de formation comparable \u00e0 leurs coll\u00e8gues masculins, elles ont tendance \u00e0 stagner dans la hi\u00e9rarchie. Par cons\u00e9quent, leur repr\u00e9sentation aux postes de direction est bien inf\u00e9rieure \u00e0 leur quote-part dans la population active. C\u2019est ce que l\u2019on appelle le ph\u00e9nom\u00e8ne du \u00abtuyau perc\u00e9\u00bb. Dans les pays de l\u2019OCDE, les femmes repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui moins d\u2019un tiers (32%) des cadres. En Suisse, leur proportion atteint 33%, contre 29% en 1996. L\u2019essentiel de ce (modeste) rattrapage s\u2019est op\u00e9r\u00e9 entre 1996 et 2002 (+3,8\u00a0points); depuis lors, la situation ne s\u2019est pratiquement pas am\u00e9lior\u00e9e (+0,3\u00a0point). \u00c0 l\u2019exception des \u00c9tats-Unis et peut-\u00eatre de la Nouvelle-Z\u00e9lande, rares sont les pays de l\u2019OCDE o\u00f9 la pr\u00e9sence de femmes dans les instances dirigeantes correspond \u00e0 leur pourcentage dans la population active (voir <i>graphique 1).<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<a href=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2014\/06\/dutu_gra1_fr1.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3741\" src=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2014\/06\/dutu_gra1_fr1-600x540.png\" alt=\"dutu_gra1_fr[1]\" width=\"600\" height=\"540\" \/><\/a>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCette sousrepr\u00e9sentation trahit une mauvaise utilisation du capital humain dans l\u2019\u00e9conomie suisse, \u00e9tant donn\u00e9 que les femmes constituent une proportion croissante (parfois m\u00eame la majorit\u00e9) des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Accro\u00eetre la proportion de cadres f\u00e9minins pourrait donc avoir de nombreux effets b\u00e9n\u00e9fiques sur la productivit\u00e9 globale de l\u2019\u00e9conomie. Alors que le recrutement des meilleurs dirigeants fait l\u2019objet d\u2019une concurrence rude et co\u00fbteuse au niveau mondial, les entreprises gagneraient \u00e0 nommer plus souvent des femmes dans leurs organes de direction. Marissa Meyer, PDG de Yahoo, et Sheryl Sandberg, num\u00e9ro 2 de Facebook, en sont deux exemples r\u00e9cents et embl\u00e9matiques. Placer des femmes \u00e0 de tels postes permet aussi de diversifier les approches et les solutions aux probl\u00e8mes de l\u2019entreprise. Leur point de vue peut s\u2019av\u00e9rer pr\u00e9cieux dans certains secteurs \u00e0 forte croissance, tels que les technologies de l\u2019information, la mode et la cosm\u00e9tique, dont la client\u00e8le est majoritairement f\u00e9minine.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nComme on l\u2019observe dans d\u2019autres pays de l\u2019OCDE, les femmes sont \u00e9galement sous-repr\u00e9sent\u00e9es en Suisse parmi les chefs d\u2019entreprise. Pourtant, leur pr\u00e9f\u00e9rence pour les horaires flexibles devrait les inciter \u00e0 travailler de mani\u00e8re ind\u00e9pendante. Leur niveau \u00e9lev\u00e9 de formation et la nature du tissu \u00e9conomique, constitu\u00e9 essentiellement de PME, sont autant d\u2019atouts qui peuvent les aider dans cette aventure. De surcro\u00eet, celles qui se lancent affichent de bonnes performances. En Suisse, 3,4% des femmes sont cheffes d\u2019entreprise, contre 2,4% en moyenne dans l\u2019UE27 (respectivement 8,6%\u00a0et 6,2% pour les hommes). La Suisse est le seul pays de l\u2019\u00e9chantillon o\u00f9 le taux de survie des entreprises \u00e0 trois ans est plus \u00e9lev\u00e9 si celles-ci sont dirig\u00e9es par des femmes plut\u00f4t que par des hommes. Toutefois, ces bons r\u00e9sultats s\u2019expliquent par le fait que les femmes cr\u00e9ent en g\u00e9n\u00e9ral des soci\u00e9t\u00e9s plus petites et dans des secteurs moins risqu\u00e9s, comme les cours particuliers ou les services de soins aux personnes.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDes progr\u00e8s sont possibles dans ce domaine. Il convient de v\u00e9hiculer une image positive de l\u2019entrepreneuriat aupr\u00e8s des femmes, d\u2019encourager la constitution de r\u00e9seaux de cr\u00e9ateurs d\u2019entreprise et de lancer des programmes de mentorat ou de conseil. On peut aussi dissiper certaines peurs en dispensant des cours sur la cr\u00e9ation d\u2019entreprise dans le deuxi\u00e8me cycle de l\u2019enseignement secondaire.&#13;<\/p>\n<h2>Augmenter les structures d\u2019accueil des enfants et r\u00e9duire leur co\u00fbt<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUn environnement propice \u00e0 l\u2019harmonie travail-famille est indispensable pour que les m\u00e9nages puissent prendre, en mati\u00e8re d\u2019emploi, des d\u00e9cisions bas\u00e9es sur les avantages comparatifs et non pas sur des contraintes ou des st\u00e9r\u00e9otypes. En premier lieu, il faut faire en sorte que les structures d\u2019accueil des enfants soient disponibles en nombre suffisant et \u00e0 un co\u00fbt abordable. Ce n\u2019est pas le cas actuellement. On \u00e9vitera ainsi que les femmes soient oblig\u00e9es de choisir entre devenir m\u00e8res et mener une carri\u00e8re professionnelle. Le taux de f\u00e9condit\u00e9 s\u2019\u00e9l\u00e8ve en Suisse \u00e0 1,5 enfant (contre 2,5 au milieu des ann\u00e9es soixante) par femme et est d\u00e9j\u00e0 l\u2019un des plus bas d\u2019Europe.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019accueil extrafamilial des enfants constitue peut\u00eatre l\u2019un des domaines dans lesquels un engagement accru du secteur public pourrait \u00eatre le plus b\u00e9n\u00e9fique. Les politiques en mati\u00e8re de garde se d\u00e9finissent au niveau des cantons et des communes, ce qui se traduit par des pratiques tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Par ailleurs, les familles \u00e9tablies dans de petites villes ou des zones rurales se heurtent \u00e0 des difficult\u00e9s plus importantes que celles r\u00e9sidant dans de grands centres urbains. En outre, la Suisse est l\u2019un des pays de l\u2019OCDE o\u00f9 les d\u00e9penses publiques consacr\u00e9es \u00e0 la prise en charge des enfants et \u00e0 l\u2019\u00e9ducation pr\u00e9scolaire sont les plus faibles: elles repr\u00e9sentaient \u00e0 peine 0,2% du PIB en 2009, soit environ un tiers de la moyenne de l\u2019OCDE<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. Selon une \u00e9tude mandat\u00e9e par le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco), pr\u00e8s de 30% des m\u00e8res d\u2019enfants \u00e2g\u00e9s de moins de 15\u00a0ans d\u00e9claraient en 2005 avoir \u00e9t\u00e9 contraintes de r\u00e9duire leur temps de travail \u00e9tant donn\u00e9 l\u2019absence de structures d\u2019accueil.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 de la garde d\u2019enfants repr\u00e9sente un deuxi\u00e8me obstacle. Selon les r\u00e9sultats d\u2019une mod\u00e9lisation r\u00e9gionale, la ville de Zurich offre l\u2019un des syst\u00e8mes d\u2019accueil les plus on\u00e9reux de la zone OCDE. Dans une \u00e9tude parue en 2012, l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral des assurances sociales (Ofas) indique que 27% des m\u00e8res ayant renonc\u00e9 \u00e0 un travail r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 l\u2019ont fait parce qu\u2019elles ne parvenaient pas \u00e0 concilier vies familiale et professionnelle. Elles \u00e9voquent les probl\u00e8mes suivants: la difficult\u00e9 de trouver des places en cr\u00e8che, leur prix \u00e9lev\u00e9 et le refus des employeurs d\u2019am\u00e9nager les horaires de travail.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl semble donc opportun pour les autorit\u00e9s suisses d\u2019accro\u00eetre le nombre de places dans les services d\u2019accueil, ce qui contribuerait \u00e0 r\u00e9duire leur co\u00fbt. Elles pourraient aussi red\u00e9finir et assouplir la r\u00e9glementation applicable \u00e0 ce secteur, afin d\u2019\u00e9largir la gamme des prestations offertes, en termes de tarifs et de qualit\u00e9. Certaines initiatives innovantes ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es dans les cantons. Ainsi, ceux de Vaud, Neuch\u00e2tel et Fribourg ont int\u00e9gr\u00e9 les employeurs dans le financement des structures d\u2019accueil extrafamilial. Au niveau local, la ville de Lucerne a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019octroyer des bons pour la prise en charge des enfants. Ce syst\u00e8me devrait \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, car il offre aux parents une plus grande libert\u00e9 de choix parmi les solutions de garde propos\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>D\u2019autres mesures peuvent faciliter l\u2019ascension professionnelle des femmes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes d\u00e9sincitations fiscales sont un autre facteur qui explique qu\u2019une forte proportion de femmes occupent des emplois \u00e0 temps partiel en Suisse. Un taux marginal d\u2019imposition \u00e9lev\u00e9 n\u2019encourage pas le conjoint qui apporte un deuxi\u00e8me salaire \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement la femme \u2013 \u00e0 augmenter son taux d\u2019occupation. Les d\u00e9clarations d\u2019imp\u00f4t communes et non individuelles en sont, en grande partie, responsables, car les augmentations de revenu du m\u00e9nage sont tax\u00e9es plus lourdement qu\u2019en cas d\u2019imposition distincte. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a introduit r\u00e9cemment une d\u00e9duction fiscale pour les frais de garde des enfants. Il a \u00e9galement adopt\u00e9 des mesures destin\u00e9es \u00e0 supprimer pour l\u2019essentiel l\u2019impact p\u00e9nalisant du mariage sur le plan fiscal. Cela pourrait aider les femmes qui le souhaitent \u00e0 participer plus activement au march\u00e9 du travail.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9cart salarial brut en faveur des hommes, qui s\u2019\u00e9tablit \u00e0 19% en moyenne, constitue un autre frein \u00e0 l\u2019implication des femmes dans l\u2019entreprise. Certes, il tend \u00e0 se r\u00e9duire (malgr\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re hausse ces derni\u00e8res ann\u00e9es) et les deux tiers de ces disparit\u00e9s s\u2019expliquent facilement par des diff\u00e9rences de formation ou d\u2019exp\u00e9rience. N\u00e9anmoins, un tiers (environ 7%, soit l\u2019\u00e9cart net) reste inexpliqu\u00e9. Cette in\u00e9galit\u00e9 d\u00e9courage les femmes de s\u2019investir davantage sur le plan professionnel. Parmi les cadres et les hauts dirigeants, l\u2019\u00e9cart brut de r\u00e9mun\u00e9rations entre hommes et femmes s\u2019\u00e9levait \u00e0 21,3% en 2011. Une meilleure transparence salariale au sein des grandes entreprises et une concurrence accrue dans l\u2019\u00e9conomie permettraient de remplacer les pratiques discriminatoires par la recherche des meilleurs talents, ind\u00e9pendamment du sexe. Enfin, l\u2019instauration \u00e0 l\u2019\u00e9chelon f\u00e9d\u00e9ral d\u2019un cong\u00e9 paternit\u00e9 ou d\u2019un cong\u00e9 parental unique, \u00e0 partager entre les deux conjoints, pourrait aider les m\u00e8res \u00e0 ne pas rester trop longtemps \u00e9loign\u00e9es du march\u00e9 du travail.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Ces donn\u00e9es ne prennent toutefois pas en compte la totalit\u00e9 des d\u00e9penses des collectivit\u00e9s locales. \u00c0 ce titre, elles peuvent \u00eatre sous-estim\u00e9es dans un pays f\u00e9d\u00e9ral comme la Suisse.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Suisse, les femmes repr\u00e9sentent 45% de la population active. 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The Executive and Supervisory Boards of the 100 Largest Swiss Companies, Zurich, 2013.<\/li>&#13;\n\t<li>SECO, Familienerg\u00e4nzende Kinderbetreuung und Erwerbsverhalten von Haushalten mit Kindern, \u00abConcilier travail et famille\u00bb n\u00b0 3, Institut de micro\u00e9conomie et d\u2019\u00e9conomie publique (MecoP) de l\u2019universit\u00e9 de la Suisse italienne, et INFRAS, bureau de recherche et de conseil, Zurich, 2007<\/li>&#13;\n<\/ul>","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":147719,"main_focus":[156669,157278],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":147723,"artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"2964","post_abstract":"","magazine_issue":"20140601","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54902ac2ab8a2"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147716"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4064"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=147716"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147716\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188745,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147716\/revisions\/188745"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157278"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156669"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4064"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34113"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=147716"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=147716"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=147716"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=147716"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=147716"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=147716"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}