{"id":147749,"date":"2014-11-15T15:42:09","date_gmt":"2014-11-15T15:42:09","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/11\/barometre-de-linnovation-ou-en-sont-les-entreprises-suisses\/"},"modified":"2023-08-24T00:33:21","modified_gmt":"2023-08-23T22:33:21","slug":"barometre-de-linnovation-ou-en-sont-les-entreprises-suisses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/11\/barometre-de-linnovation-ou-en-sont-les-entreprises-suisses\/","title":{"rendered":"Barom\u00e8tre de l\u2019innovation: o\u00f9 en sont les entreprises suisses?"},"content":{"rendered":"<div><\/div>\n<p>&#13;<\/p>\n<div class=\"titleSection\"><\/div>\n<p>&#13;<\/p>\n<div class=\"body\">&#13;<\/p>\n<div class=\"LD\">&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;\n<\/p><\/div>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">L\u2019enqu\u00eate structurelle du KOF vise d\u2019abord \u00e0 suivre l\u2019\u00e9volution des activit\u00e9s d\u2019innovation d\u00e9ploy\u00e9es par l\u2019\u00e9conomie suisse en fonction d\u2019indicateurs intrants et extrants. Elle doit, ensuite, mettre en lumi\u00e8re les freins \u00e0 l\u2019innovation ressentis par les entreprises1.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"ZT\">Moins de soci\u00e9t\u00e9s actives dans la R&amp;D, m\u00eame si certaines investissent davantage dans ce domaine<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Les activit\u00e9s de recherche et de d\u00e9veloppement (R&amp;D) continuent de reculer, ce qui confirme la tendance de la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente (voir graphique 1). De 2010 \u00e0 2012, la part des entreprises encore actives dans ce domaine a atteint 16,6%. De 2002 \u00e0 2008, les mandats de R&amp;D externalis\u00e9s aupr\u00e8s de tiers ou de filiales \u00e9trang\u00e8res ont certes augment\u00e9, mais on note un certain ralentissement depuis quelques ann\u00e9es. La R&amp;D externe a fortement recul\u00e9 durant la derni\u00e8re p\u00e9riode d\u2019analyse: de 2010 \u00e0 2012, seules 11,1% des entreprises externalisent encore leurs activit\u00e9s de R&amp;D en Suisse et 5,7% \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Particuli\u00e8rement marqu\u00e9e dans les branches peu ax\u00e9es sur l\u2019innovation, cette r\u00e9gression est beaucoup moins sensible dans les technologies de pointe, un domaine o\u00f9 la R&amp;D externe est subsidiaire \u00e0 la R&amp;D interne. L\u2019externalisation de ce type d\u2019activit\u00e9s a donc perdu de son attrait au fil des derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Si la R&amp;D a perdu en incidence (part des entreprises investissant ce domaine), elle a en revanche gagn\u00e9 en intensit\u00e9 (d\u00e9penses de R&amp;D rapport\u00e9es au chiffre d\u2019affaires), surtout ces derni\u00e8res ann\u00e9es (voir graphique 2). Le renforcement de l\u2019intensit\u00e9 de la R&amp;D confirme la tendance observ\u00e9e depuis 2001, alors que l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019innovation, mesur\u00e9e d\u2019apr\u00e8s les d\u00e9penses en ce domaine&#13;<br \/>\nD\u00e9penses primaires pour la recherche et le d\u00e9veloppement, auxquelles s\u2019ajoutent les investissements dans la conception, le design et les prestations secondaires li\u00e9es \u00e0 l\u2019innovation.&#13;<br \/>\nrapport\u00e9es au chiffre d\u2019affaires, amor\u00e7ait un virage. Depuis 2001, la diff\u00e9rence entre l\u2019intensit\u00e9 de la R&amp;D et de l\u2019innovation s\u2019est tass\u00e9e, ce qui indique une augmentation de la part des d\u00e9penses R&amp;D dans l\u2019ensemble des d\u00e9penses d\u2019innovation. Or, depuis 2010, cette tendance s\u2019est invers\u00e9e: les d\u00e9penses d\u2019innovation augmentent de nouveau de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e, essentiellement sous l\u2019effet des d\u00e9penses de conception et de design. En 2012, les entreprises ont investi en moyenne 5,3% de leur chiffre d\u2019affaires dans des projets d\u2019innovation, le secteur R&amp;D absorbant environ la moiti\u00e9 de ces d\u00e9penses. L\u2019augmentation relev\u00e9e dans ce domaine pourrait s\u2019expliquer par le fait que les entreprises, confront\u00e9es \u00e0 une concurrence accrue g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la crise, cherchent de toute \u00e9vidence \u00e0 mieux profiler leurs produits au niveau de la conception et du design pour en am\u00e9liorer l\u2019attrait.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Globalement parlant, les deux intrants de l\u2019innovation (incidence et intensit\u00e9) pr\u00e9sentent un profil \u00e9volutif diff\u00e9rent. Cette disparit\u00e9 est particuli\u00e8rement sensible au niveau des d\u00e9penses en R&amp;D. On constate que, pour la plupart des indicateurs d\u00e9crivant les intrants de l\u2019innovation, les tendances demeurent relativement stables sur le long terme et qu\u2019elles n\u2019ont pratiquement pas \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9es par la crise de ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"ZT\">Plus de produits innovants dans la chiffre d\u2019affaires des entreprises innovatrices<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">La quote-part des entreprises engag\u00e9es dans l\u2019innovation et de celles qui innovent sur le plan des produits et des proc\u00e9d\u00e9s tend \u00e0 reculer l\u00e9g\u00e8rement depuis la p\u00e9riode 2000 \u00e0 2002 (voir graphique 3). \u00c0 la diff\u00e9rence des soci\u00e9t\u00e9s actives dans la R&amp;D, dont le nombre diminue \u00e9galement, l\u2019\u00e9rosion des entreprises innovatrices s\u2019est estomp\u00e9e, du moins partiellement, durant la derni\u00e8re p\u00e9riode d\u2019observation. En effet, leur quote-part est de 39,4% pour la p\u00e9riode 2010 \u00e0 2012; le recul est donc l\u00e9ger par rapport \u00e0 la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente. Quant aux quotes-parts des entreprises innovant sur le plan des produits et des proc\u00e9d\u00e9s, elles atteignent respectivement 31,9% et 19,2%, ce qui confirme leur tendance l\u00e9g\u00e8rement n\u00e9gative. Il en va de m\u00eame pour la quote-part des firmes d\u00e9posant des brevets, qui \u00e9tait pratiquement constante auparavant. D\u00e9j\u00e0 r\u00e9gressive de 2009 \u00e0 2011 et de 2010 \u00e0 2012, cette quote-part n\u2019atteint plus que 3,2% pour la derni\u00e8re p\u00e9riode d\u2019observation.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Tandis que le pourcentage d\u2019entreprises innovatrices a diminu\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement depuis la p\u00e9riode 2000\u20132002, la quote-part des produits novateurs dans le chiffre d\u2019affaires a gravit\u00e9 autour des 30% durant la m\u00eame p\u00e9riode (voir graphique 4). Elle est l\u00e9g\u00e8rement remont\u00e9e \u00e0 34,9% durant la derni\u00e8re p\u00e9riode. Globalement, les entreprises sont un peu moins nombreuses \u00e0 mettre sur le march\u00e9 des produits novateurs, mais ceux-ci leur permettent d\u2019engranger en moyenne une part relativement \u00e9lev\u00e9e et constante de leur chiffre d\u2019affaires, laquelle a m\u00eame quelque peu augment\u00e9 durant la derni\u00e8re p\u00e9riode. Cette tendance est susceptible de se maintenir \u00e0 l\u2019avenir. Nous observons certes un recul de la quote-part des entreprises actives en R&amp;D au niveau des intrants, mais<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">l\u2019intensit\u00e9 de la R&amp;D augmente en parall\u00e8le, ce qui devrait accro\u00eetre le nombre de nouveaux produits mis sur le march\u00e9 par les entreprises innovatrices. L\u2019augmentation de la quote-part des produits novateurs au chiffre d\u2019affaires est imputable \u00e0 des produits nouveaux pour les entreprises. La quote-part de ces produits au chiffre d\u2019affaires a augment\u00e9 durant la derni\u00e8re p\u00e9riode au point de compenser la r\u00e9duction de la quote-part des nouveaut\u00e9s du march\u00e9 au chiffre d\u2019affaires.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"ZT\">Une base plus \u00e9troite pour les activit\u00e9s d\u2019innovation<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Si l\u2019\u00e9cart entre le chiffre d\u2019affaires des produits nouveaux seulement pour l\u2019entreprise et celui g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par des nouveaut\u00e9s pour le march\u00e9 s\u2019accro\u00eet encore, ce sera inqui\u00e9tant pour l\u2019innovation suisse. Cela signifiera qu\u2019elle aura baiss\u00e9 de niveau. Une indication que cet \u00e9cart ira en grandissant peut se lire dans le fait que la part des d\u00e9penses d\u2019innovation li\u00e9es \u00e0 la construction et au design a fortement augment\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019ensemble des d\u00e9penses en R&amp;D durant la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente. Finalement, l\u2019intensification \u00e0 long terme de la concurrence internationale en mati\u00e8re d\u2019innovation entra\u00eene une diminution du pourcentage de soci\u00e9t\u00e9s pratiquant la R&amp;D et des entreprises innovantes (en moins grand nombre, dans ce cas). Il en r\u00e9sulte une concentration des activit\u00e9s innovantes en Suisse, les soci\u00e9t\u00e9s concern\u00e9es s\u2019impliquant davantage dans ce domaine. La base de l\u2019innovation tend, d\u00e8s lors, \u00e0 se r\u00e9tr\u00e9cir, surtout en ce qui concerne les PME.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"ZT\">Les freins \u00e0 l\u2019innovation<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Les freins \u00e0 l\u2019innovation sont tr\u00e8s diff\u00e9rents selon qu\u2019il s\u2019agit du secteur industriel ou tertiaire. Le graphique 5 illustre dans quelle proportion les activit\u00e9s d\u2019innovation pratiqu\u00e9es en entreprise sont confront\u00e9es \u00e0 des difficult\u00e9s majeures durant la p\u00e9riode 2010\u20132012.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"ZT\">Industrie: pr\u00e9\u00e9minence des co\u00fbts<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Dans le secteur industriel, les co\u00fbts \u00e0 l\u2019innovation affichent plus de 10 points d\u2019\u00e9cart sur les autres facteurs faisant obstacle \u00e0 l\u2019innovation. C\u2019est donc, et de loin, le principal frein \u00e0 l\u2019innovation pour environ 35% des soci\u00e9t\u00e9s. Ce probl\u00e8me a des causes multiples. Au niveau des petites entreprises, l\u2019indivisibilit\u00e9 de certains facteurs, par exemple la taille minimale d\u2019un projet d\u2019innovation, peut jouer un r\u00f4le. Pour l\u2019industrie pharmaceutique, c\u2019est la longueur des phases de maturation qui est lourde \u00e0 supporter financi\u00e8rement. L\u2019\u00e9talement des dur\u00e9es d\u2019amortissement et le risque de march\u00e9 \u00e9lev\u00e9 viennent respectivement au deuxi\u00e8me et au troisi\u00e8me rang. La deuxi\u00e8me pr\u00e9occupation est li\u00e9e au probl\u00e8me qu\u2019il faut souvent attendre pour qu\u2019une innovation soit rentable. Le risque de march\u00e9 se rapporte aux incertitudes qui entachent ce retour sur investissement.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Vu la facilit\u00e9 avec laquelle les innovations sont copi\u00e9es (18%), force est de constater que les m\u00e9canismes de protection \u2013 brevets, droits de marque, droit de reproduction, maintien du secret, avance technologique, complexit\u00e9 de la conception du produit ou du processus, fid\u00e9lisation du personnel sp\u00e9cialis\u00e9 \u00e0 long terme \u2013 font d\u00e9faut ou demeurent totalement inefficaces. Cette situation sape la motivation des entreprises \u00e0 se lancer dans l\u2019innovation. Il serait judicieux de les encourager en am\u00e9liorant l\u2019efficacit\u00e9 des m\u00e9canismes de protection par des mesures ad\u00e9quates (par exemple en facilitant l\u2019aboutissement des revendications de brevet).<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Les probl\u00e8mes d\u2019ordre financier jouent \u00e9galement un r\u00f4le important durant la p\u00e9riode 2010\u20132012. Les entreprises suisses financent l\u2019innovation en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 leur tr\u00e9sorerie. Les petites soci\u00e9t\u00e9s sont souvent plus affect\u00e9es par cette probl\u00e9matique que les grandes, d\u2019autant qu\u2019elles manquent de fonds propres et ont davantage de difficult\u00e9s \u00e0 financer leurs activit\u00e9s d\u2019innovation en faisant appel aux march\u00e9s des capitaux.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Le manque de personnel en R&amp;D et de sp\u00e9cialistes (facteur invoqu\u00e9 par environ 15% des entreprises) demeure un probl\u00e8me encore relativement fr\u00e9quent, en d\u00e9pit de la libre circulation des personnes entre la Suisse et l\u2019UE. Toutes les autres cat\u00e9gories de freins \u00e0 l\u2019innovation \u2013 par exemple: lacunes d\u2019information, probl\u00e8mes d\u2019acceptabilit\u00e9, dysfonctionnements internes et normes \u00e9tatiques, ce dernier facteur \u00e9tant particuli\u00e8rement pertinent au niveau de la politique \u00e9conomique \u2013 sont pratiquement n\u00e9gligeables dans le secteur industriel.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"ZT\">Secteur tertiaire: des obstacles en g\u00e9n\u00e9ral moins aigus<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Dans l\u2019ensemble, les freins \u00e0 l\u2019innovation sont nettement moins importants dans le secteur tertiaire que dans l\u2019industrie. Le classement des obstacles \u00e0 l\u2019innovation y est, toutefois, tr\u00e8s similaire. Malgr\u00e9 la diff\u00e9rence fondamentale entre produits industriels et prestations, l\u2019esprit d\u2019innovation semble suivre des sch\u00e9mas de pens\u00e9e analogue de part et d\u2019autre. Ce qui frappe au premier abord, c\u2019est la moindre importance des risques de march\u00e9 et des risques techniques. Cette caract\u00e9ristique s\u2019explique tr\u00e8s probablement par la diff\u00e9rence de nature entre une prestation de service et un produit physique. Alors que celui-ci parvient chez le client sous une forme tr\u00e8s peu modifiable, la prestation de service prend souvent forme \u00e0 la faveur d\u2019un \u00e9change direct avec le client, ce qui r\u00e9duit dans une certaine mesure l\u2019incertitude par rapport aux r\u00e9sultats escompt\u00e9s.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">Si les obstacles \u00e0 l\u2019innovation sont moins \u00e9lev\u00e9s dans le secteur tertiaire que dans l\u2019industrie, c\u2019est aussi parce que la quote-part d\u2019entreprises innovatrices y est moins importante. Une entreprise n\u2019est gu\u00e8re en mesure d\u2019appr\u00e9cier correctement les freins \u00e0 l\u2019innovation lorsqu\u2019elle n\u2019a pas pour strat\u00e9gie d\u2019innover. Les donn\u00e9es collect\u00e9es dans le cadre de notre enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8lent des disparit\u00e9s consid\u00e9rables entre les entreprises qui innovent et les autres en ce qui concerne l\u2019\u00e9valuation des freins \u00e0 l\u2019innovation. Ceux-ci sont pratiquement toujours ressentis \u00e0 un degr\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 par les entreprises innovatrices. De nombreuses entreprises per\u00e7oivent les obstacles lorsqu\u2019elles y sont confront\u00e9es dans le cadre de leurs activit\u00e9s d\u2019innovation, alors que les soci\u00e9t\u00e9s qui n\u2019innovent pas ne r\u00e9alisent m\u00eame pas leur existence. Globalement, la plupart des obstacles \u00e0 l\u2019innovation ont perdu de l\u2019importance depuis la p\u00e9riode 2003\u20132005, y compris pendant la crise qui a dur\u00e9 de 2008 \u00e0 2011.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\"><span class=\"AU\"> Spyros Arvanitis Responsable du domaine de recherche \u00c9conomie de l\u2019innovation, KOF, EPF Zurich <\/span><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\"><span class=\"AU\"> Florian Seliger Collaborateur scientifique KOF, EPF Zurich <\/span><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\"><span class=\"AU\"> Andrin Spescha Collaborateur scientifique KOF, EPF Zurich <\/span><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\"><span class=\"AU\"> Tobias Stucki Collaborateur scientifique KOF, EPF Zurich <\/span><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\"><span class=\"AU\"> Kushtrim Veseli Collaborateur scientifique KOF, EPF Zurich <\/span><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p class=\"P\"><span class=\"AU\"> Martin W\u00f6rter privat-docent Collaborateur scientifique senior, KOF, EPF Zurich <\/span><\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<div class=\"LG\">&#13;<\/p>\n<p class=\"P\">En 2012, les entreprises ont investi en moyenne 5,3% de leur chiffre d\u2019affaires dans des projets d\u2019innovation, le secteur R&amp;D absorbant environ la moiti\u00e9 de ces d\u00e9penses.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;\n<\/p><\/div>\n<p>&#13;<br \/>\n<span class=\"UR\">Photo: Keystone<\/span>&#13;<br \/>\n&#13;\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#13; &#13; &#13; &#13; &#13; &#13; &#13; L\u2019enqu\u00eate structurelle du KOF vise d\u2019abord \u00e0 suivre l\u2019\u00e9volution des activit\u00e9s d\u2019innovation d\u00e9ploy\u00e9es par l\u2019\u00e9conomie suisse en fonction d\u2019indicateurs intrants et extrants. 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De 2010 \u00e0 2012, le recul touche essentiellement les mandats externes de recherche et de d\u00e9veloppement, tandis que, parall\u00e8lement, les entreprises innovatrices ont intensifi\u00e9 leurs activit\u00e9s de recherche, ce qui devrait multiplier les nouveaux produits. Le principal frein \u00e0 l\u2019innovation demeure la question des co\u00fbts, en particulier dans le secteur industriel. 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