{"id":147865,"date":"2014-10-10T14:22:33","date_gmt":"2014-10-10T14:22:33","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/10\/birrer_schmutz-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:33:46","modified_gmt":"2023-08-23T22:33:46","slug":"birrer_schmutz-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/10\/birrer_schmutz-2\/","title":{"rendered":"La bonne gestion du risque de change dans les entreprises \u00e0 vocation exportatrice"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019introduction de l\u2019euro a rapidement fait croire que la gestion du risque de change \u00e9tait un enjeu dont l\u2019importance irait en diminuant pour les entreprises suisses. La forte revalorisation du franc en 2010 et en 2011 est, cependant, venue rappeler \u00e0 quel point les variations du taux de change influencent l\u2019\u00e9conomie suisse (voir <i>graphique\u00a01).<\/i> En plus de leurs effets bien connus sur le tourisme, elles se font sentir dans de nombreuses entreprises industrielles. Elles se traduisent d\u2019abord par des risques de transaction et de conversion. Elles modifient ensuite la comp\u00e9titivit\u00e9 d\u2019une entreprise face \u00e0 ses concurrentes d\u2019autres zones mon\u00e9taires. Le risque auquel est expos\u00e9e l\u2019entreprise dans ce cas est d\u2019ordre \u00e9conomique. Les diff\u00e9rents types de risque sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans le <i>tableau 1<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a><\/i>.&#13;<\/p>\n<h2>Des strat\u00e9gies pour g\u00e9rer le risque de change<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nComment les entreprises peuvent-elles se pr\u00e9munir contre les effets du risque de change? En th\u00e9orie, elles peuvent choisir entre l\u2019une des strat\u00e9gies suivantes, lesquelles sont surtout valables pour diminuer le risque de transaction (c\u2019est le cas, par exemple, lorsque les recettes sont en devises)<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li><i>laisser-faire:<\/i> l\u2019entreprise ne prend aucune mesure pour contrer le risque de change et se couvrir.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li><i>refus absolu de tout risque de change:<\/i> l\u2019entreprise fait tout pour l\u2019\u00e9viter et est pr\u00eate \u00e0 renoncer \u00e0 certaines affaires.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li><i>ouverture int\u00e9grale imm\u00e9diate r\u00e9currente:<\/i> toutes les positions ouvertes en monnaies \u00e9trang\u00e8res sont couvertes imm\u00e9diatement et int\u00e9gralement.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li><i>ouverture partielle plafonn\u00e9e:<\/i> le risque de change est couvert jusqu\u2019\u00e0 un niveau pr\u00e9d\u00e9fini exprim\u00e9 en pourcentage. L\u2019entreprise accepte de s\u2019exposer \u00e0 un risque r\u00e9siduel.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li><i>couverture s\u00e9lective:<\/i> les positions en monnaies \u00e9trang\u00e8res sont couvertes de cas en cas. La plupart du temps, les positions couvertes sont celles o\u00f9 l\u2019entreprise s\u2019attend \u00e0 une perte de change ou pour laquelle le risque d\u2019une absence de couverture est trop grand. Cette strat\u00e9gie repose sur des pr\u00e9visions en mati\u00e8re de change.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li><i>maintien de positions ouvertes en monnaies \u00e9trang\u00e8res dans une perspective de gain:<\/i> en appliquant cette strat\u00e9gie, l\u2019entreprise tente de r\u00e9aliser un gain en maintenant volontairement des positions en monnaies \u00e9trang\u00e8res. Pour cela, elle maintient non seulement celles qui r\u00e9sultent de ses op\u00e9rations courantes, mais cr\u00e9e aussi des positions suppl\u00e9mentaires expos\u00e9es aux variations de change.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Dans la pratique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans le cadre d\u2019un projet de recherche<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a> men\u00e9 par l\u2019Institut f\u00fcr Finanzdienstleistungen Zug (IFZ) de la Haute \u00e9cole de Lucerne, section \u00e9conomie, nous avons analys\u00e9 les strat\u00e9gies qu\u2019utilisent treize entreprises domicili\u00e9es en Suisse pour g\u00e9rer leur risque de change. Il s\u2019agissait pour la plupart de soci\u00e9t\u00e9s industrielles tourn\u00e9es vers l\u2019exportation.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPour toutes les entreprises ayant particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude, le but premier de l\u2019op\u00e9ration est de prot\u00e9ger leurs activit\u00e9s et donc leurs r\u00e9sultats op\u00e9rationnels des fluctuations de cours. Aucune d\u2019entre elles ne cherche \u00e0 d\u00e9gager un gain suppl\u00e9mentaire. Sur le plan th\u00e9orique, elles sont toutes d\u2019avis qu\u2019il faut viser le risque z\u00e9ro. En optant pour une \u00abcouverture naturelle\u00bb, elles s\u2019efforcent de faire en sorte que la production et la vente aient lieu dans la m\u00eame zone mon\u00e9taire ou dans la m\u00eame monnaie. Cette strat\u00e9gie est per\u00e7ue comme de loin la plus efficace \u00e0 long terme pour g\u00e9rer ce type de risque, m\u00eame si elle est difficile \u00e0 r\u00e9aliser parfaitement. Quant au risque de conversion, les entreprises l\u2019acceptent sciemment parce qu\u2019il n\u2019a aucune influence sur les liquidit\u00e9s. Par cons\u00e9quent, dans la plupart des cas examin\u00e9s, elles renoncent \u00e0 le g\u00e9rer sp\u00e9cifiquement.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa gestion du <i>risque de transaction<\/i> est tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. De nombreuses entreprises appliquent simultan\u00e9ment plusieurs des strat\u00e9gies expos\u00e9es ci-dessus. Il ressort des diff\u00e9rents cas que la structure de la marche op\u00e9rationnelle de l\u2019entreprise exerce une influence significative sur la gestion du risque de change. Le niveau de pr\u00e9cision des flux de tr\u00e9sorerie, par exemple, joue un r\u00f4le central. Si les pr\u00e9visions en termes de liquidit\u00e9s sont tr\u00e8s pr\u00e9cises, une grande partie du risque de change peut \u00eatre couverte. La situation financi\u00e8re et la capacit\u00e9 de risque de l\u2019entreprise ont aussi leur importance: les soci\u00e9t\u00e9s qui se trouvent dans une situation tendue en mati\u00e8re de revenu et faiblement dot\u00e9es en capital ont tendance \u00e0 opter pour des strat\u00e9gies comportant le moins de risques possible. La strat\u00e9gie peut \u00e9galement \u00eatre influenc\u00e9e par le propri\u00e9taire. Si celui-ci exige que le r\u00e9sultat de l\u2019entreprise varie aussi faiblement que possible, le risque de change tend \u00e0 \u00eatre diminu\u00e9, voire si possible \u00e9limin\u00e9. Enfin, des facteurs externes, tels que la situation sur le march\u00e9 et la concurrence, exercent une influence sur le choix de la strat\u00e9gie.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn r\u00e9sum\u00e9, la strat\u00e9gie choisie pour g\u00e9rer le risque de change d\u00e9pend tant de la structure de l\u2019entreprise que des pr\u00e9f\u00e9rences de ses propri\u00e9taires. Si les variations des cours doivent peu influencer le r\u00e9sultat de l\u2019entreprise, il est recommand\u00e9, apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 les mesures pour se pr\u00e9munir contre le risque, d\u2019opter pour une couverture compl\u00e8te et imm\u00e9diate pendant une p\u00e9riode d\u00e9finie.&#13;<\/p>\n<h2>Utilit\u00e9 d\u2019un processus bien structur\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne fois qu\u2019elle a choisi les grandes lignes de sa strat\u00e9gie, l\u2019entreprise doit la mettre en \u0153uvre. Dans les ouvrages consacr\u00e9s \u00e0 ce sujet, les auteurs recommandent une approche it\u00e9rative en trois \u00e9tapes: (a) une analyse du risque, (b) sa planification et son pilotage et (c) son suivi (\u00abcontrolling\u00bb)<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>. Un tel processus est repr\u00e9sent\u00e9 sch\u00e9matiquement dans le <i>graphique 2.<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDurant la phase d\u2019analyse, l\u2019entreprise \u00e9tablit une liste des risques existants. Les filiales ou les responsables de projets communiquent les flux de tr\u00e9sorerie escompt\u00e9s \u00e0 un service central qui peut \u00eatre la tr\u00e9sorerie du groupe dans les moyennes ou les grandes entreprises. Les donn\u00e9es du contr\u00f4le de gestion ou de la comptabilit\u00e9 peuvent aussi \u00eatre utilis\u00e9es. Les risques probables sont ensuite agr\u00e9g\u00e9s, puis convertis en valeur mon\u00e9taire nette. Le succ\u00e8s de ce type de gestion d\u00e9pend de la qualit\u00e9 de l\u2019analyse. Les entreprises examin\u00e9es y attachent d\u2019ailleurs une grande importance. Dans l\u2019ensemble, elles accomplissent un grand travail pour collecter les informations pertinentes dans les filiales et pour que la qualit\u00e9 des donn\u00e9es soit \u00e9lev\u00e9e.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSi le calcul du risque mon\u00e9taire net (voir <em>encadr\u00e9 1<\/em>) livre une base d\u2019information suffisamment pr\u00e9cise, la strat\u00e9gie choisie doit s\u2019appliquer lors de la phase de planification et de pilotage. Cette derni\u00e8re n\u00e9cessite le plus souvent un dispositif de couverture. Il s\u2019agit, d\u00e8s lors, de savoir qui en endosse la comp\u00e9tence. Celle-ci peut se situer au niveau des filiales, dans un service centralis\u00e9 de la tr\u00e9sorerie du groupe ou dans une instance ad hoc. Les entreprises ayant fait l\u2019objet de l\u2019\u00e9tude pr\u00e9conisent une centralisation des comp\u00e9tences de d\u00e9cision.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa derni\u00e8re \u00e9tape du processus est le suivi du risque. Elle demande en particulier d\u2019enregistrer les effets des variations de change. Des comptes rendus r\u00e9guliers \u00e0 la direction de l\u2019entreprise peuvent mettre en \u00e9vidence les cons\u00e9quences de la strat\u00e9gie choisie et am\u00e9liorer la sensibilisation aux risques mon\u00e9taires.&#13;<\/p>\n<h2>Possibilit\u00e9s d\u2019optimisation dans le pilotage du risque de change<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes processus mis en place dans les entreprises ne co\u00efncident que partiellement avec le sch\u00e9ma th\u00e9orique id\u00e9al d\u00e9crit ci-dessus. Toute une s\u00e9rie de possibilit\u00e9s d\u2019optimisation existent:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>L\u2019entreprise peut r\u00e9duire le risque d\u2019erreur en diminuant les interventions manuelles dans la mise \u00e0 jour p\u00e9riodique de la base de donn\u00e9es. Il est important de veiller \u00e0 cet aspect, dans la mesure o\u00f9 l\u2019analyse du risque est centrale pour tout le processus qui suit.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>De nombreuses entreprises ne disposent pas d\u2019une liste exhaustive et r\u00e9guli\u00e8rement mise \u00e0 jour de leur exposition au risque de change. Il arrive que des couples de devises, des clauses contractuelles ou des offres en suspens ne soient pas pris en compte. Le calcul du risque mon\u00e9taire net est lacunaire, de sorte que son pilotage devient al\u00e9atoire.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Quelques-unes des entreprises \u00e9tudi\u00e9es d\u00e9c\u00e8lent un potentiel d\u2019am\u00e9lioration au niveau des r\u00e8glements internes, soit parce que ces directives font encore d\u00e9faut, soit parce qu\u2019elles sont incompl\u00e8tes, contradictoires ou ne correspondent pas \u00e0 la strat\u00e9gie de gestion du risque effectivement poursuivie. Il est recommand\u00e9 de formuler pr\u00e9cis\u00e9ment les t\u00e2ches, les responsabilit\u00e9s et les comp\u00e9tences des instances concern\u00e9es, afin de d\u00e9finir et de contr\u00f4ler la qualit\u00e9 du processus.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Certaines entreprises pourraient \u00e9tablir une distinction entre les produits et les projets. Si les liquidit\u00e9s g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les projets sont planifiables, celle des produits ne le sont pas. Il pourrait donc \u00eatre indiqu\u00e9 de pr\u00e9voir des couvertures s\u00e9par\u00e9es.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Les entreprises qui ne le font pas encore devraient songer \u00e0 recourir aux plateformes de n\u00e9goce de devises. Comme le montrent les cas \u00e9tudi\u00e9s, celles-ci permettent non seulement d\u2019obtenir des cours avantageux, mais aussi de gagner du temps. Ces avantages se mat\u00e9rialisent en particulier quand la plateforme est mise en r\u00e9seau avec d\u2019autres syst\u00e8mes pour aboutir \u00e0 un traitement pleinement int\u00e9gr\u00e9. De tels syst\u00e8mes permettent en outre d\u2019am\u00e9liorer la tra\u00e7abilit\u00e9 des processus.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Des enteprises bien arm\u00e9es contre des risques futurs?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn r\u00e9sum\u00e9, on constate que la gestion optimale du risque de change est tributaire de divers facteurs. Outre les caract\u00e9ristiques et la structure des op\u00e9rations propres \u00e0 chaque entreprise, les pr\u00e9f\u00e9rences et les avis des responsables jouent un r\u00f4le important. La mise en \u0153uvre de la strat\u00e9gie devrait se d\u00e9rouler dans le cadre d\u2019un processus bien d\u00e9fini o\u00f9 les comp\u00e9tences sont clairement attribu\u00e9es. Un potentiel d\u2019am\u00e9lioration existe principalement en ce qui concerne la base de donn\u00e9es utilis\u00e9e et la liste des risques qu\u2019elle sert \u00e0 \u00e9tablir. La forme de gestion appliqu\u00e9e dans la plupart des cas est cependant bien adapt\u00e9e, d\u2019un point de vue organisationnel, \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019entreprise. L\u2019avenir nous dira si les firmes industrielles suisses sont bien arm\u00e9es pour affronter les turbulences que ne manquera pas de subir le march\u00e9 des changes.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Pour une pr\u00e9sentation d\u00e9taill\u00e9e des diff\u00e9rents types de risque, voir par exemple Kartheiser (2010), pp. 22\u201326, et Filippis (2011), pp. 122\u2013128.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">La liste a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie \u00e0 partir des strat\u00e9gies publi\u00e9es dans Brunner (2003), pp. 105\u2013106, Glaum (2005), pp. 545\u2013546 et Stocker (2013), pp. 341\u2013343.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Le projet, men\u00e9 en collaboration avec vingt partenaires de l\u2019\u00e9conomie, est cofinanc\u00e9 par la Commission pour la technologie et l\u2019innovation (CTI) de la Conf\u00e9d\u00e9ration.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">\u00c0 ce sujet, voir par exemple Denk, Exner-Merkelt et Ruthner (2008), Gleissner (2011) ou encore Diederichs (2012).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019introduction de l\u2019euro a rapidement fait croire que la gestion du risque de change \u00e9tait un enjeu dont l\u2019importance irait en diminuant pour les entreprises suisses. 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Deux questions lui sont particuli\u00e8rement ch\u00e8res: quelle est la meilleure strat\u00e9gie en la mati\u00e8re? comment optimiser son processus? Les r\u00e9sultats d\u2019un projet de recherche r\u00e9v\u00e8lent que le choix de la strat\u00e9gie d\u00e9pend de la r\u00e9alit\u00e9 de chaque entreprise. Des mesures simples suffisent parfois pour exploiter le potentiel d\u2019am\u00e9lioration existant.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"<ul>&#13;\n\t<li>Birrer Thomas K., Management von W\u00e4hrungsrisiken \u2013 Fallstudien exportorientierter Schweizer Nicht- Finanzunternehmen, Working Paper, mai 2014.<\/li>&#13;\n\t<li>Brunner Marko, \u00abDas Economic Exposure deutscher Unternehmungen\u00bb, Europ\u00e4ische Hochschulschriften, Reihe V, 2003.<\/li>&#13;\n\t<li>Diederichs Marc, Risikomanagement und Risikocontrolling: Risikocontrolling \u2013 ein integrierter Bestandteil einer modernen Risikomanagement-Konzeption, 2012.<\/li>&#13;\n\t<li>Denk Robert, Exner-Merkelt Karin et Ruthner Raoul, Corporate Risk Management: Unternehmensweites Risikomanagement als F\u00fchrungsaufgabe, 2008.<\/li>&#13;\n\t<li>De Filippis Fernando, W\u00e4hrungsrisikomanagement in kleinen und mittleren Unternehmen, 1re \u00e9d., 2011, Gabler Research.<\/li>&#13;\n\t<li>Glaum Martin, \u00abForeign-Exchange-Risk Management in German Non-Financial Corporations: An Empirical Analysis\u00bb, dans Michael Frenkel et al. (\u00e9d.), Risk Management, 2005.<\/li>&#13;\n\t<li>Gleissner Werner, Grundlagen des Risikomanagements im Unternehmen: Controlling, Unternehmensstrategie und wertorientiertes Management, 2011.<\/li>&#13;\n\t<li>Kartheiser Ted, Strategisches W\u00e4hrungs- und Zinsrisikomanagement: Die Verkn\u00fcpfung von W\u00e4hrungs- und Zinsrisikomanagement mit der Beschaffungs- und der Preispolitik, um die unternehmerische Wettbewerbsf\u00e4higkeit zu steigern, 2010.<\/li>&#13;\n\t<li>Kobe Carmen et Lehner Patrick, \u00abIntegration des Enterprise-Risk-Managements im Innovationsprozess\u00bb, dans Gassmann Oliver et Kobe Carmen (\u00e9d.), Management von Innovation und Risiko, 2006, pp. 71\u2013100.<\/li>&#13;\n\t<li>Geier Christian, M\u00fcller Jacob, Lerchl Thomas, Ranzenhofer Elisabeth et Sitta Matthias, \u00abLehre und Forschung am Institut f\u00fcr BWL des Aussenhandels\u00bb, dans Puck Jonas F., Leitl Christoph et Moser Reinhard (\u00e9d.), Aussenhandel im Wandel. Festschrift zum 60. Geburtstag von Reinhard Moser, 2011.<\/li>&#13;\n\t<li>Stocker Klaus, Management internationaler Finanz- und W\u00e4hrungsrisiken: Mit \u00dcbungen und L\u00f6sungen, 2013.<\/li>&#13;\n\t<li>Wolf Klaus, Risikomanagement im Kontext der wertorientierten Unternehmensf\u00fchrung, 2003.<\/li>&#13;\n<\/ul>","post_kasten":[{"kasten_title":"Le risque mon\u00e9taire net","kasten_box":"Pour calculer le risque mon\u00e9taire net d\u2019une entreprise, il faut mettre en regard les cr\u00e9ances et les dettes de m\u00eame \u00e9ch\u00e9ance en monnaies \u00e9trang\u00e8res. Seule la position nette est expos\u00e9e \u00e0 un risque, car les variations des taux de change s\u2019appliquant \u00e0 des cr\u00e9ances et \u00e0 des dettes se compensent mutuellementa.&#13;\n&#13;\na Geier et al. 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