{"id":147898,"date":"2014-10-10T08:31:08","date_gmt":"2014-10-10T08:31:08","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/10\/fial-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:34:41","modified_gmt":"2023-08-23T22:34:41","slug":"fial-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/10\/fial-2\/","title":{"rendered":"Emp\u00eacher le corsetage r\u00e9glementaire de l\u2019industrie alimentaire"},"content":{"rendered":"<p>Le projet d\u2019ordonnance sur l\u2019utilisation de l\u2019indication de provenance \u00abSuisse\u00bb pour les denr\u00e9es alimentaires a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture (Ofag). Il est tout \u00e0 fait patent que, dans cet office, le concept de \u00abSwissness\u00bb doit encourager la production et la vente de produits agricoles. La loi pr\u00e9voit ainsi que le lait revendu comme tel ou incorpor\u00e9 dans des produits laitiers (par ex. un yoghourt) doit \u00eatre \u00e0 100% d\u2019origine suisse pour b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019indication d\u2019origine. L\u2019Ofag, lui, veut \u00e9tendre cette exigence de 100%, au-del\u00e0 de la base l\u00e9gale, \u00e0 toutes les denr\u00e9es alimentaires. Par contre, ce m\u00eame organisme entend exclure l\u2019eau du calcul, alors qu\u2019elle est disponible en quantit\u00e9 suffisante \u2013 ce qui n\u2019est pas le cas des autres mati\u00e8res premi\u00e8res \u2013 et d\u2019excellente qualit\u00e9 en comparaison internationale. Certes, il faut combattre les abus. Un tel argument est, toutefois, surinterpr\u00e9t\u00e9 s\u2019il conduit \u00e0 se focaliser unilat\u00e9ralement sur les mati\u00e8res premi\u00e8res produites par l\u2019agriculture. Sans compter que cela serait incompatible avec les objectifs initiaux du projet \u00abSwissness\u00bb.&#13;<\/p>\n<h2>Manque de praticabilit\u00e9 pour les entreprises<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSur de nombreux points, le projet d\u2019ordonnance est incompatible avec la pratique. Prenons l\u2019exemple du degr\u00e9 de \u00abSwissness\u00bb des ingr\u00e9dients compos\u00e9s. Selon le rapport explicatif de l\u2019Ofag, les calculs devraient tenir compte de chacun de leurs \u00e9l\u00e9ments constitutifs. Or, bien souvent, les ingr\u00e9dients compos\u00e9s \u00e0 partir de produits naturels fortement transform\u00e9s franchissent plusieurs \u00e9tapes de fabrication dans diverses entreprises. C\u2019est pourquoi un calcul bas\u00e9 sur chaque mati\u00e8re premi\u00e8re constitutive semble vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec, ne serait-ce qu\u2019en raison de l\u2019int\u00e9r\u00eat que pr\u00e9sente le secret de fabrication pour les fournisseurs et les sous-traitants ainsi que de leur manque de r\u00e9ceptivit\u00e9 lorsqu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9voiler tous les d\u00e9tails de leurs recettes, y compris les quantit\u00e9s exactes.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nUn autre point n\u2019est pas en phase avec la r\u00e9alit\u00e9: les modalit\u00e9s relatives aux importantes exceptions dont b\u00e9n\u00e9ficient les mati\u00e8res premi\u00e8res et les ingr\u00e9dients, certes produits en Suisse, mais qui, en raison de la sp\u00e9cification objective d\u2019un produit donn\u00e9, ne se pr\u00eatent pas \u00e0 sa fabrication. En outre, le projet d\u2019ordonnance pr\u00e9voit un processus bureaucratique de consultation et d\u2019autorisation qui aboutirait \u00e0 ce qu\u2019il faille r\u00e9f\u00e9rencer un tel produit \u2013\u00a0pour autant que le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9conomie, de la formation et de la recherche (DEFR) ait acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une demande en ce sens\u00a0\u2013 dans une annexe de l\u2019ordonnance. Un tel m\u00e9canisme serait lourd, chronophage et co\u00fbteux, sans \u00eatre ni appropri\u00e9 ni utile. On ne peut pas stipuler dans une ordonnance pour toutes les entreprises les propri\u00e9t\u00e9s objectives d\u2019un ingr\u00e9dient d\u00e9fini requises par la sp\u00e9cification d\u2019un produit. Le syst\u00e8me de l\u2019autocontr\u00f4le et de l\u2019inversion de la charge de la preuve fait qu\u2019il incombe au final aussi aux entreprises de fournir des preuves, en cas de plainte, des raisons all\u00e9gu\u00e9es pour justifier une exception. C\u2019est pourquoi le processus de validation bureaucratique, pr\u00e9vu dans le projet de l\u2019ordonnance, est superflu et doit \u00eatre supprim\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Corrections n\u00e9cessaires et retour aux objectifs initiaux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe projet d\u2019ordonnance contient un grand nombre d\u2019autres erreurs qui ont, pour certaines, des cons\u00e9quences absurdes. Certains points instaurent m\u00eame davantage d\u2019incertitude que de clart\u00e9. La version actuelle du projet signifierait au final un co\u00fbteux corsetage r\u00e9glementaire de l\u2019industrie alimentaire suisse. Ceci entre en contradiction avec l\u2019objectif initial du projet \u00abSwissness\u00bb. La r\u00e9vision de la loi peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9chec. Il faudra que l\u2019ordonnance permette d\u2019appliquer les nouvelles prescriptions sur une base qui n\u2019accumule pas les exc\u00e8s bureaucratiques et qui soit flexible.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le projet d\u2019ordonnance sur l\u2019utilisation de l\u2019indication de provenance \u00abSuisse\u00bb pour les denr\u00e9es alimentaires a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture (Ofag). Il est tout \u00e0 fait patent que, dans cet office, le concept de \u00abSwissness\u00bb doit encourager la production et la vente de produits agricoles. La loi pr\u00e9voit ainsi que le lait revendu [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3129,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3129,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Stv. Bereichsleiter Wettbewerb und Regulatorisches,economiesuisse, Z\u00fcrich","seco_author_post_occupation_fr":"Responsable suppl\u00e9ant du domaine de la concurrence et de la r\u00e9glementation, economiesuisse, Zurich","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"\u00c0 l\u2019origine, le projet \u00abSwissness\u00bb devait combattre les abus, supprimer l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 juridique et inciter les entreprises \u00e0 investir davantage en Suisse. Ainsi pouvait-on lire dans le message du Conseil f\u00e9d\u00e9ral: \u00abCes crit\u00e8res (\u2026) agissent comme une incitation \u00e9conomique pour une place \u00e9conomique suisse forte et innovatrice.\u00bb Pour l\u2019industrie alimentaire, la r\u00e9vision de la loi adopt\u00e9e par le Parlement a, dans une large mesure, rat\u00e9 son objectif. L\u2019ordonnance d\u2019ex\u00e9cution projet\u00e9e menace m\u00eame de se retourner contre le but initial, en d\u00e9t\u00e9riorant sensiblement les conditions-cadres dont b\u00e9n\u00e9ficie la branche en Suisse.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":147901,"main_focus":[156660,157275],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"3078","post_abstract":"","magazine_issue":"20141001","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54818be1d06c8"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147898"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3129"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=147898"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147898\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188795,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/147898\/revisions\/188795"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157275"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156660"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=147898"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=147898"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=147898"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=147898"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=147898"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=147898"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}