{"id":147922,"date":"2014-10-10T08:24:18","date_gmt":"2014-10-10T08:24:18","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/10\/szabo_aebi-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:33:56","modified_gmt":"2023-08-23T22:33:56","slug":"szabo_aebi-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/10\/szabo_aebi-2\/","title":{"rendered":"La croix suisse peut d\u00e9sormais figurer sur les emballages"},"content":{"rendered":"<p>Les produits et les services suisses sont particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9s des consommateurs. Leur excellente r\u00e9putation, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays comme \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, n\u2019a donc rien d\u2019\u00e9tonnant. Cela appara\u00eet dans plusieurs \u00e9tudes et sondages; citons le plus r\u00e9cent: <i>Swissness Worldwide 2013<\/i> <a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. C\u2019est pourquoi certains produits suisses peuvent se vendre plus cher que d\u2019autres comparables d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re ou inconnue. C\u2019est ce qu\u2019on appelle la plus-value li\u00e9e au \u00abSwissness\u00bb. Un nombre croissant d\u2019entreprises apposent ainsi la croix suisse ou une autre r\u00e9f\u00e9rence aux origines helv\u00e9tiques de leurs produits \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de leur propre marque (\u00abco-branding\u00bb). Or, l\u2019usage de cet embl\u00e8me \u00e0 des fins commerciales est interdit en vertu du droit actuel.&#13;<\/p>\n<h2>Prot\u00e9ger une marque qui gagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe succ\u00e8s rencontr\u00e9 par la \u00abmarque Suisse\u00bb s\u2019est accompagn\u00e9 d\u2019une forte progression des utilisations abusives. Cette situation a donn\u00e9 lieu \u00e0 des plaintes des milieux \u00e9conomiques et des consommateurs, puis au d\u00e9p\u00f4t d\u2019interventions parlementaires<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>. Souhaitant d\u00e9sormais pr\u00e9venir de tels abus et pr\u00e9server la plus-value li\u00e9e \u00e0 la marque, le Parlement a adopt\u00e9 la r\u00e9glementation \u00abSwissness\u00bb le 21 juin 2013, au terme de plus de trois ans d\u2019intenses d\u00e9bats. Il a approuv\u00e9 \u00e0 une large majorit\u00e9 la modification des lois sur la protection des marques et celle des armoiries publiques, que proposait le Conseil f\u00e9d\u00e9ral<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe 20 juin dernier, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a ouvert la proc\u00e9dure de consultation relative aux quatre ordonnances d\u2019ex\u00e9cution \u00abSwissness\u00bb<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>. Celles-ci pr\u00e9cisent les modifications l\u00e9gislatives adopt\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment par le Parlement quant \u00e0 l\u2019usage de l\u2019indication \u00abSuisse\u00bb et de la croix suisse pour tous les produits et services.&#13;<\/p>\n<h2>Quels sont les objectifs de la r\u00e9glementation \u00abSwissness\u00bb?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa r\u00e9vision vise \u00e0 renforcer la protection dont jouissent l\u2019indication de provenance \u00abSuisse\u00bb et la croix f\u00e9d\u00e9rale, notamment pour faciliter les proc\u00e9dures judiciaires \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur comme \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de nos fronti\u00e8res. C\u2019est pourquoi le l\u00e9gislateur a d\u00e9fini de nouveaux instruments juridiques, tels que le registre des indications g\u00e9ographiques pour les produits non agricoles (sur le mod\u00e8le du registre pour les produits agricoles tenu par l\u2019Ofag), la marque g\u00e9ographique et des peines plus s\u00e9v\u00e8res. Les nouvelles dispositions donnent \u00e9galement \u00e0 l\u2019Institut f\u00e9d\u00e9ral de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (IPI) qualit\u00e9 pour agir dans des cas d\u2019abus manifestes.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019inscription de r\u00e8gles pr\u00e9cises r\u00e9gissant la provenance g\u00e9ographique d\u2019un produit ou d\u2019un service dans la loi sur la protection des marques est au c\u0153ur de la r\u00e9vision. Les crit\u00e8res qui y sont \u00e9num\u00e9r\u00e9s d\u00e9terminent dans quelle mesure un produit peut \u00eatre qualifi\u00e9 de \u00absuisse\u00bb.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa r\u00e9vision a \u00e9galement pour objectif de lever l\u2019interdiction, jug\u00e9e obsol\u00e8te aujourd\u2019hui, d\u2019employer la croix suisse sur les produits, alors m\u00eame qu\u2019ils sont suisses! Seuls les agents \u00e9conomiques qui d\u00e9cident, de leur plein gr\u00e9, de faire usage de cet embl\u00e8me ou de l\u2019indication \u00abSuisse\u00bb sur leurs produits et leurs services sont tenus de se conformer \u00e0 la nouvelle r\u00e9glementation \u00abSwissness\u00bb. Celle-ci pr\u00e9voit des r\u00e8gles diff\u00e9rentes pour les denr\u00e9es alimentaires et pour les produits industriels. Cela se justifie par le fait que les attentes des consommateurs ne sont pas les m\u00eames selon qu\u2019ils ach\u00e8tent du fromage ou une brosse \u00e0 dents suisses.&#13;<\/p>\n<h2>D\u00e9terminer la provenance suisse des denr\u00e9es alimentaires<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019utilisation intensive de la \u00abmarque Suisse\u00bb dans le marketing alimentaire montre la valeur et l\u2019importance que les consommateurs accordent \u00e0 ce label. C\u2019est ce qui ressort clairement d\u2019un sondage bisannuel r\u00e9alis\u00e9 par l\u2019Ofag sur les pr\u00e9f\u00e9rences des consommateurs, le dernier datant de 2013<a href=\"#footnote_5\" id=\"footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor\">[5]<\/a>. Ainsi, 84% d\u2019entre eux pr\u00e9f\u00e8rent acheter des \u0153ufs suisses plut\u00f4t qu\u2019\u00e9trangers, 73% pour le lait et les produits laitiers, 63% pour les produits c\u00e9r\u00e9aliers et 59% pour la charcuterie. Les chiffres sont du m\u00eame ordre pour la plupart des autres produits alimentaires.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes utilisations abusives ou discutables de la \u00abmarque Suisse\u00bb dans le cas des produits alimentaires \u00e9cornent son image et en diminuent la valeur. Les produits suisses issus du secteur primaire font plut\u00f4t partie du segment de prix sup\u00e9rieur si l\u2019on proc\u00e8de \u00e0 une comparaison internationale: cette d\u00e9pr\u00e9ciation est donc particuli\u00e8rement pr\u00e9judiciable, car elle menace d\u2019\u00e9roder \u00e0 terme la valeur de la marque sur le march\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nApr\u00e8s de longues d\u00e9lib\u00e9rations, les Chambres f\u00e9d\u00e9rales ont fini par adopter, le 21 juin 2013, le message du Conseil f\u00e9d\u00e9ral portant r\u00e9vision de la loi sur la protection des marques. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une \u00e9tape importante permettant de mieux prot\u00e9ger la \u00abmarque Suisse\u00bb et la croix f\u00e9d\u00e9rale, notamment dans le cas des denr\u00e9es alimentaires.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa loi \u00e9met des exigences en la mati\u00e8re qui sont d\u00e9j\u00e0 relativement pr\u00e9cises. Elle prescrit ainsi que l\u2019\u00e9tape essentielle de transformation doit avoir lieu en Suisse et que 80% du poids des mati\u00e8res premi\u00e8res composant la denr\u00e9e alimentaire doit aussi provenir de Suisse. Ce pourcentage doit m\u00eame atteindre 100% pour le lait et les produits laitiers. La loi pr\u00e9voit \u00e9galement des exceptions dont il faut tenir compte en calculant la part minimale de \u00abSwissness\u00bb requise:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>les produits naturels qui ne peuvent pas \u00eatre produits en Suisse en raison des conditions naturelles (par exemple les citrons et les poissons de mer);<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>les mati\u00e8res premi\u00e8res dont le taux d\u2019auto-approvisionnement est inf\u00e9rieur \u00e0 20% (par exemple les noisettes);<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>les produits naturels qui ne sont pas disponibles en raison de mauvaises r\u00e9coltes;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>les mati\u00e8res premi\u00e8res pour lesquelles le taux d\u2019auto-approvisionnement se situe entre 20 et 49,9% (par exemple les fraises) ne sont, quant \u00e0 elles, prises en compte que pour moiti\u00e9 (le calcul est effectu\u00e9 sur la base des flux de marchandises d\u2019une ann\u00e9e civile pour le produit consid\u00e9r\u00e9).<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019ordonnance sur l\u2019utilisation de l\u2019indication \u00abSuisse\u00bb pour les denr\u00e9es alimentaires, actuellement en consultation, pr\u00e9voit des exceptions suppl\u00e9mentaires importantes concernant la mise en \u0153uvre: le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9conomie, de la formation et de la recherche (DEFR) peut ainsi exclure du calcul les produits naturels qui, bien qu\u2019ils soient d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale disponibles en Suisse, ne peuvent pas y \u00eatre produits selon les exigences techniques n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019utilisation pr\u00e9vue. Une clause \u00abde minimis\u00bb pr\u00e9cise en outre que les ingr\u00e9dients qui sont n\u00e9gligeables par rapport au produit fini et qui n\u2019entrent pas dans sa d\u00e9nomination (par exemple les levures, les additifs, les \u00e9pices) peuvent \u00e9galement \u00eatre exclus du calcul.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nOutre ces divers assouplissements, les points suivants sont d\u2019une grande importance pour l\u2019industrie alimentaire. Tout d\u2019abord, l\u2019agr\u00e9gation de diverses mati\u00e8res premi\u00e8res en produits dits \u00absemi-finis\u00bb n\u2019est pas admise. Sans cela, les mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e9trang\u00e8res utilis\u00e9es dans un produit semi-fini suisse seraient aussi consid\u00e9r\u00e9es comme telles, par exemple le cacao dans le chocolat. L\u2019eau potable (\u00e0 l\u2019exception des eaux de source et min\u00e9rale) est elle aussi exclue du calcul, ceci pour \u00e9viter une \u00abdilution\u00bb de ce qui d\u00e9termine la provenance suisse.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa r\u00e9glementation doit pouvoir s\u2019appliquer aussi simplement que possible. Ainsi, l\u2019utilisation de la \u00abmarque Suisse\u00bb n\u2019est soumise \u00e0 aucune autorisation ou proc\u00e9dure. Comme aujourd\u2019hui, il incombera aux entreprises de v\u00e9rifier si un produit satisfait aux crit\u00e8res l\u00e9gaux. Rappelons que l\u2019utilisation de cette indication est facultative.&#13;<\/p>\n<h2>Le cas des produits industriels<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour les produits industriels, 60% au minimum de leur prix de revient doit avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en Suisse. Les co\u00fbts de recherche et de d\u00e9veloppement, de m\u00eame que ceux li\u00e9s \u00e0 l\u2019assurance qualit\u00e9 et \u00e0 la certification peuvent \u00eatre pris en consid\u00e9ration dans le calcul. En outre, au moins une \u00e9tape de fabrication proprement dite doit avoir eu lieu sur le sol helv\u00e9tique. Le l\u00e9gislateur a \u00e9galement d\u00e9fini des exceptions applicables aux produits naturels qui n\u2019existent pas en Suisse (par exemple l\u2019acier ou le p\u00e9trole).&#13;<\/p>\n<h2>La croix suisse pourra \u00eatre appos\u00e9e sur les produits<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne fois la r\u00e9glementation \u00abSwissness\u00bb entr\u00e9e en vigueur, la croix suisse \u2013 l\u2019indication de provenance la plus pr\u00e9cieuse en termes de marketing aujourd\u2019hui \u2013 pourra \u00eatre appos\u00e9e sur les produits. Les producteurs disposeront ainsi d\u2019un vecteur publicitaire important, qui est actuellement r\u00e9serv\u00e9 aux entreprises de services. Il sera donc possible, \u00e0 l\u2019avenir, d\u2019utiliser en toute l\u00e9galit\u00e9 la croix suisse sur un paquet de biscuits ou un emballage de sous-v\u00eatements, \u00e0 condition bien s\u00fbr que ces produits r\u00e9pondent aux nouvelles exigences l\u00e9gales. L\u2019emploi des armoiries f\u00e9d\u00e9rales \u2013 la croix suisse dans un \u00e9cusson \u2013 sera par contre r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration.&#13;<\/p>\n<h2>Un nouveau registre et une marque g\u00e9ographique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAfin de renforcer la protection des indications g\u00e9ographiques en Suisse et surtout \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, le l\u00e9gislateur a pr\u00e9vu la cr\u00e9ation d\u2019un nouveau registre des indications g\u00e9ographiques pour les produits non agricoles, qui sera tenu par l\u2019IPI. Il sera donc possible, \u00e0 l\u2019avenir, d\u2019y inscrire des produits comme des montres et des textiles. L\u2019ordonnance correspondante \u2013 elle aussi en consultation \u2013 r\u00e9git l\u2019enregistrement et la protection de ces indications.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn vertu de la nouvelle r\u00e9glementation, toutes les indications g\u00e9ographiques enregistr\u00e9es et inscrites dans un registre officiel seront prot\u00e9g\u00e9es en tant que marques g\u00e9ographiques. Ainsi, des d\u00e9nominations prot\u00e9g\u00e9es comme \u00abGruy\u00e8re\u00bb pour du fromage ou \u00abSuisse\u00bb pour des montres pourront aussi l\u2019\u00eatre en tant que marques. \u00c0 l\u2019instar de l\u2019enregistrement dans le registre des indications g\u00e9ographiques, l\u2019enregistrement d\u2019une marque g\u00e9ographique constitue une reconnaissance de protection officielle, qui facilitera nettement la protection et la d\u00e9fense de ces signes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Il sera d\u00e9sormais possible d\u2019attribuer l\u2019indication de provenance \u00e0 un titulaire clairement identifiable (une association professionnelle ou le groupement ayant requis la protection de l\u2019indication de provenance pour le produit alimentaire consid\u00e9r\u00e9): celui-ci aura ainsi les moyens d\u2019agir contre les usurpateurs en Suisse comme \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. L\u2019ordonnance sur la protection des marques r\u00e8gle les modalit\u00e9s d\u2019enregistrement de cette nouvelle cat\u00e9gorie.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEnfin, le l\u00e9gislateur a arr\u00eat\u00e9 une disposition particuli\u00e8re qui permet aux branches int\u00e9ress\u00e9es de tenir compte de leurs particularit\u00e9s: elles ont la possibilit\u00e9 de pr\u00e9ciser dans une ordonnance sp\u00e9ciale les conditions auxquelles l\u2019indication de provenance \u00abSuisse\u00bb peut \u00eatre utilis\u00e9e pour des produits ou des services d\u00e9termin\u00e9s. Une ordonnance de branche est \u00e9galement un passage oblig\u00e9 pour faire valoir certaines exceptions pr\u00e9vues par la loi (par exemple l\u2019\u00e9num\u00e9ration de mati\u00e8res premi\u00e8res qui ne sont pas disponibles en quantit\u00e9 suffisante en Suisse).&#13;<\/p>\n<h2>Entr\u00e9e en vigueur<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe train d\u2019ordonnances \u00abSwissness\u00bb devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2017. Les entreprises auront jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre 2018 pour se conformer \u00e0 la nouvelle l\u00e9gislation.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: <\/b>&#13;<br \/>\nUn service ne peut \u00eatre qualifi\u00e9 de \u00absuisse\u00bb que si le si\u00e8ge de son prestataire est en Suisse ou qu\u2019une partie de sa gestion s\u2019y effectue. Dans ce dernier cas, il s\u2019agit d\u2019\u00e9viter que le label \u00abSwissness\u00bb s\u2019applique aux soci\u00e9t\u00e9s bo\u00eetes aux lettres.<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Feige Stephan, Fischer Peter, von Matt Dominique et Reinecke Sven (contribution de Felix Addor), Swissness Worldwide 2013 Image und internationaler Mehrwert der Marke Schweiz, Thexis, 2013.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Postulats 06.3056 Hutter (\u00abProtection de la marqueSuisse\u00bb) et 06.3174 Fetz (\u00abRenforcer la marque Madein Switzerland\u00bb).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">Loi f\u00e9d\u00e9rale du 28 ao\u00fbt 1992 sur la protection desmarques et des indications de provenance (RS232.11); loi sur la protection des armoiries publiques:loi f\u00e9d\u00e9rale du 5 juin 1931 pour la protectiondes armoiries publiques et autres signes publics(RS 232.21).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">La proc\u00e9dure de consultation court jusqu\u2019au 17 octobre2014. Le dossier peut \u00eatre consult\u00e9 sur Internet\u00e0 l\u2019adresse suivante: www.admin.ch\/ch\/f\/gg\/pc\/pendent.html. De plus amples informations sur leprojet peuvent \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es sur le site Internetde l\u2019IPI (www.ige.ch\/swissness) et sur celui de l\u2019Officef\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture (www.ofag.admin.ch >\u00abTh\u00e8mes\u00bb > \u00abProduction et ventes\u00bb > \u00abSwissness\u00bb.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_5\" class=\"footnote--item\">DemoSCOPE Research & Marketing, \u00abHerkunft vonLandwirtschaftsprodukten\u00bb, 2013.&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les produits et les services suisses sont particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9s des consommateurs. 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Comme les consommateurs sont pr\u00eats \u00e0 d\u00e9bourser davantage dans ce cas, la \u00abmarque Suisse\u00bb vaut son pesant d\u2019or. Que ce soit dans notre pays ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, elle attire de nombreux fraudeurs qui l\u2019apposent sur leurs produits. Abusives ou discutables, de telles pratiques contribuent \u00e0 l\u2019\u00e9rosion de la marque et lui font perdre de sa valeur. 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