{"id":148258,"date":"2014-06-01T12:00:00","date_gmt":"2014-06-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/06\/schilling-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:35:28","modified_gmt":"2023-08-23T22:35:28","slug":"schilling-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/06\/schilling-2\/","title":{"rendered":"Les chances sont bonnes d\u2019augmenter la part des femmes dans les positions dirigeantes"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est en 2006 qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es pour la premi\u00e8re fois les donn\u00e9es relatives \u00e0 la composition de la direction g\u00e9n\u00e9rale des 114 plus grands employeurs suisses. \u00c0\u00a0l\u2019\u00e9poque, seules 32 femmes occupaient de tels postes, contre 799 hommes. En 2014, le rapport est de 50 contre 802. L\u2019\u00e9valuation montre que les entreprises ont promu activement les femmes. Les nouvelles directrices sont \u00e2g\u00e9es en moyenne de 49 ans, soit deux ans de moins que leurs coll\u00e8gues masculins. Environ 60&nbsp;% d\u2019entre elles viennent de l\u2019entreprise elle-m\u00eame. Alors que les hommes ont travaill\u00e9 en moyenne douze ans au sein de la soci\u00e9t\u00e9 avant d\u2019\u00eatre nomm\u00e9s \u00e0 l\u2019instance supr\u00eame, les femmes y ont r\u00e9ussi en neuf ans. Les chiffres restent modestes, mais une certaine tendance se dessine. Si l\u2019on projette l\u2019\u00e9volution des derni\u00e8res ann\u00e9es sur les deux prochaines d\u00e9cennies, la part des femmes dans les \u00e9quipes dirigeantes devrait atteindre environ 20&nbsp;% en 2034. Cependant, il y a lieu d\u2019esp\u00e9rer un taux nettement plus \u00e9lev\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 le changement extraordinaire qui s\u2019est produit r\u00e9cemment et le renforcement de tous les facteurs qui favorisent les carri\u00e8res f\u00e9minines.&#13;<\/p>\n<h2>Principales b\u00e9n\u00e9ficiaires: les entreprises offrant des perspectives de carri\u00e8re<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn peu de temps, le nombre de jeunes femmes tr\u00e8s bien form\u00e9es a fortement augment\u00e9. Elles repr\u00e9sentaient 33,1&nbsp;% des \u00e9tudiants qui ont obtenu une licence ou un dipl\u00f4me EPF en 1990. Selon l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, 51&nbsp;% des titulaires de masters d\u00e9cern\u00e9s en 2012 \u00e9taient des femmes. Les entreprises exploitent ce potentiel et recrutent des femmes ambitieuses pour repourvoir des postes vacants au sein de leur hi\u00e9rarchie. Elles le font d\u2019autant plus que les \u00e9quipes de direction mixtes obtiennent de meilleurs r\u00e9sultats, un fait \u00e9tabli scientifiquement. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les entreprises souffrent d\u2019un manque de rel\u00e8ve. Les employeurs perspicaces reconnaissent que, pour attirer de jeunes collaboratrices motiv\u00e9es, ils doivent donner des signaux forts de leur volont\u00e9 d\u2019augmenter la part des femmes dans leur entreprise. La g\u00e9n\u00e9ration n\u00e9e dans les ann\u00e9es quatre-vingts et plus tard a d\u00e9velopp\u00e9 une attitude tr\u00e8s positive en ce qui concerne le travail et la famille. Les jeunes couples ne voient aucun inconv\u00e9nient \u00e0 se partager la prise en charge des enfants en travaillant chacun \u00e0 temps partiel. Pour beaucoup, il est \u00e9galement imaginable que la femme assure le r\u00f4le de soutien de famille. Les pr\u00e9misses d\u2019un changement soci\u00e9tal sont perceptibles. Cette \u00e9volution profitera en premier lieu aux entreprises suisses qui offrent aux femmes la possibilit\u00e9 de faire carri\u00e8re. Si elles sont \u00e9galement m\u00e8res, les jeunes cadres pr\u00e9f\u00e8rent en effet que leur vie professionnelle b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une certaine stabilit\u00e9 g\u00e9ographique.&#13;<\/p>\n<h2>Les grandes soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 l\u2019avant-garde<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAvec 8&nbsp;% de femmes dans leurs \u00e9quipes dirigeantes, les entreprises du SMI sont les plus avanc\u00e9es en mati\u00e8re de mixit\u00e9 au sommet de la hi\u00e9rarchie. Souvent, les grandes firmes jouent un r\u00f4le de pionni\u00e8res dans la promotion des carri\u00e8res f\u00e9minines. On y trouve environ un tiers de femmes \u00e0 l\u2019\u00e9chelon inf\u00e9rieur de la gestion et 20 \u00e0 25&nbsp;% parmi les cadres moyens. Ces soci\u00e9t\u00e9s reconnaissent qu\u2019elles doivent accorder beaucoup d\u2019attention au processus de renouvellement des postes dirigeants \u00e0 tous les niveaux si elles veulent augmenter la mixit\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes cent plus grands employeurs de Suisse repourvoient 65&nbsp;% des postes dirigeants \u00e0 l\u2019interne. Les entreprises qui donnent beaucoup de poids \u00e0 la question de genre confrontent souvent les candidats masculins internes \u00e0 des femmes cadres de l\u2019ext\u00e9rieur. Cela n\u00e9cessite d\u2019intervenir sur le march\u00e9 du travail en tentant de pressentir quels seront les besoins des femmes, lesquelles \u2013 c\u2019est bien connu \u2013 sont beaucoup plus r\u00e9ticentes que leurs coll\u00e8gues masculins \u00e0 changer de poste. Les entreprises doivent rapidement faire conna\u00eetre leur int\u00e9r\u00eat, si elles veulent avoir une chance de gagner la confiance d\u2019une cadre comp\u00e9tente. Ainsi, on peut esp\u00e9rer que la proportion encore faible des femmes \u00e0 la t\u00eate des entreprises suisses \u00e9voluera de mani\u00e8re r\u00e9jouissante et durable.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est en 2006 qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es pour la premi\u00e8re fois les donn\u00e9es relatives \u00e0 la composition de la direction g\u00e9n\u00e9rale des 114 plus grands employeurs suisses. \u00c0\u00a0l\u2019\u00e9poque, seules 32 femmes occupaient de tels postes, contre 799 hommes. En 2014, le rapport est de 50 contre 802. L\u2019\u00e9valuation montre que les entreprises ont promu activement les [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":4072,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[80],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[90],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":4072,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Managing Partner guido schilling ag","seco_author_post_occupation_fr":"Directeur partenaire, guido schilling ag","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"Les indices sont plus positifs que jamais. Pourtant, on trouve encore tr\u00e8s peu de femmes \u00e0 la t\u00eate des cent plus grandes entreprises suisses. Malgr\u00e9 les importantes mesures qui ont \u00e9t\u00e9 prises pour am\u00e9liorer la r\u00e9partition entre les hommes et les femmes au sein des \u00e9quipes dirigeantes, la part de ces derni\u00e8res n\u2019a augment\u00e9 que de 3 \u00e0 6 % au cours de la d\u00e9cennie \u00e9coul\u00e9e. Le Schillingreport, qui para\u00eet chaque ann\u00e9e, dresse n\u00e9anmoins un tableau optimiste de leur avenir au sommet de la hi\u00e9rarchie.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":[{"kasten_title":"Transparence \u00e0 la t\u00eate des entreprises","kasten_box":"Depuis 2006, le cabinet Guido Schilling SA publie un rapport annuel sur les cent plus grandes entreprises suisses. Il \u00e9tudie la composition de leur direction et de leur conseil d\u2019administration ainsi que divers aspects concernant les membres de ces organes. Le Schillingreport contient \u00e9galement des donn\u00e9es sur toutes les entreprises du Swiss Market Index (SMI), qui ont \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 une analyse s\u00e9par\u00e9e des sous-groupes suivants: femmes, \u00e9trangers, CEO et pr\u00e9sidents des conseils d\u2019administration. Le dernier rapport peut \u00eatre t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 gratuitement sur le site www.schillingreport.ch."}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":148261,"main_focus":[156669,157278],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"2978","post_abstract":"","magazine_issue":"20140601","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/5490384743e0a"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148258"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4072"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148258"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148258\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188820,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148258\/revisions\/188820"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157278"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156669"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4072"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148258"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=148258"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=148258"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=148258"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=148258"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=148258"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}