{"id":148314,"date":"2014-05-10T13:04:04","date_gmt":"2014-05-10T13:04:04","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/05\/aberer-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:36:14","modified_gmt":"2023-08-23T22:36:14","slug":"aberer-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/05\/aberer-2\/","title":{"rendered":"L\u2019utilisation d\u2019un nuage demande une analyse approfondie des risques"},"content":{"rendered":"<p>Qu\u2019entend-on exactement par informatique en nuage, infonuagique ou encore \u00abcloud computing\u00bb? Du point de vue technique, cette approche se fonde sur la <i>virtualisation<\/i> des serveurs, une m\u00e9thode qui permet de dissocier les ressources en mat\u00e9riel des services logiciels. De la sorte, plusieurs utilisateurs de nuages peuvent, par exemple, disposer de leurs propres serveurs virtuels log\u00e9s dans le m\u00eame serveur physique. Pour que la virtualisation soit efficace, il faut des architectures qui soient capables de relier un grand nombre de serveurs entre eux et des techniques susceptibles d\u2019augmenter rapidement la performance des serveurs et des r\u00e9seaux. La virtualisation permet d\u2019attribuer les ressources des serveurs \u00e0 diff\u00e9rents niveaux: les infrastructures telles que les serveurs virtuels et les supports de stockage (\u00abInfrastructure as a Service\u00bb, IaaS), les plateformes comme les bases de donn\u00e9es ou les serveurs web (\u00abPlatform as a Service\u00bb, PaaS) et, en dernier lieu, les applications comme les messageries ou la gestion de documents (\u00abService as a Service\u00bb, SaaS).&#13;<\/p>\n<h2>Acqu\u00e9rir des ressources suppl\u00e9mentaires au gr\u00e9 des besoins<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa virtualisation donne aussi lieu \u00e0 de nouveaux mod\u00e8les d\u2019affaires, ce qui constitue la v\u00e9ritable innovation de l\u2019informatique en nuage. Les serveurs peuvent ainsi \u00eatre lou\u00e9s en fonction des besoins (\u00abpay per use\u00bb), ce qui permet aux entreprises de transf\u00e9rer des co\u00fbts d\u2019investissement sur les co\u00fbts d\u2019exploitation et d\u2019acqu\u00e9rir des ressources suppl\u00e9mentaires au gr\u00e9 de leurs besoins: lors de pics \u2013 par exemple pour les applications qui doivent traiter soudainement un grand nombre d\u2019acc\u00e8s \u2013, elles se procurent rapidement des ressources en grande quantit\u00e9, puis s\u2019en d\u00e9font d\u00e8s qu\u2019elles n\u2019en ont plus besoin. On appelle cette propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019informatique en nuage l\u2019<i>\u00e9lasticit\u00e9.<\/i> De nombreux utilisateurs partageant les m\u00eames ressources physiques, les co\u00fbts administratifs et techniques par serveur diminuent consid\u00e9rablement, ce qui g\u00e9n\u00e8re un <i>effet d\u2019\u00e9chelle.<\/i> L\u2019efficience croissante de l\u2019informatique en nuage n\u2019apporte pas que des avantages \u00e9conomiques, mais rationalise l\u2019utilisation des ressources (en particulier de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, le principal facteur de co\u00fbts de l\u2019informatique de nos jours). Autant dire que l\u2019informatique en nuage peut contribuer \u00e0 <i>la durabilit\u00e9 des technologies de l\u2019information.<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nN\u00e9anmoins, l\u2019informatique en nuage n\u2019est pas toujours l\u2019option la moins ch\u00e8re. En effet, pour les applications qui requi\u00e8rent le stockage de grandes quantit\u00e9s de donn\u00e9es, l\u2019\u00e9lasticit\u00e9 des infrastructures n\u2019est pas n\u00e9cessairement d\u00e9terminante. En outre, les transferts de gros volumes de donn\u00e9es que ces applications impliquent sont tr\u00e8s on\u00e9reux et laborieux sur des r\u00e9seaux externes. Dans ces cas, les solutions locales classiques gardent tout leur attrait.&#13;<\/p>\n<h2>Qu\u2019en est-il de la s\u00e9curit\u00e9?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes atouts manifestes de l\u2019informatique en nuage ne doivent pas cacher les probl\u00e8mes potentiels, li\u00e9s indubitablement aux nouveaux risques en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 et aux questions juridiques.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn effet, le nuage pose de nouveaux <i>risques d\u2019ordre technique,<\/i> qui r\u00e9sultent du partage des infrastructures. Il est ainsi impossible d\u2019exclure que le programme d\u2019une application puisse extraire des informations confidentielles contenues dans celui d\u2019une autre application en r\u00e9alisant des analyses statistiques approfondies. En outre, les plateformes informatiques en nuage n\u2019\u00e9tant pas toujours compatibles techniquement entre elles, il est impossible de changer de fournisseur sans supporter des frais consid\u00e9rables (captivit\u00e9).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes principaux probl\u00e8mes sont, toutefois, li\u00e9s \u00e0 la <i>s\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es<\/i> qui, dans le nuage, sont g\u00e9n\u00e9ralement expos\u00e9es \u00e0 trois types de risque:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>Le fournisseur utilise les donn\u00e9es, avec ou sans autorisation, et les analyse par exemple \u00e0 des fins d\u2019insertion d\u2019annonces publicitaires.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Des d\u00e9linquants lancent des attaques contre les syst\u00e8mes du fournisseur, tant de l\u2019ext\u00e9rieur que de l\u2019int\u00e9rieur. Les r\u00e9centes affaires de vol de donn\u00e9es sensibles \u2013 mots de passe en particulier \u2013 t\u00e9moignent de la gravit\u00e9 de ce probl\u00e8me.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Des organismes gouvernementaux se procurent un acc\u00e8s aux donn\u00e9es. L\u2019affaire Snowden, qui a d\u00e9voil\u00e9 les activit\u00e9s de surveillance tous azimuts auxquelles se livrent les services secrets am\u00e9ricains, ne r\u00e9v\u00e8le certainement qu\u2019une petite partie du probl\u00e8me.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<br \/>\nIl ne faut, cependant, pas oublier que les serveurs locaux sont souvent expos\u00e9s aux m\u00eames risques. Il serait faux de supposer que la gestion de la s\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es y est n\u00e9cessairement meilleure que sur le nuage.&#13;<\/p>\n<h2>Aspects juridiques: de nombreux points d\u2019interrogation demeurent<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSi la s\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es dans le nuage posent des probl\u00e8mes si \u00e9pineux, c\u2019est en raison de la complexit\u00e9 de la situation juridique. D\u2019une part, l\u2019utilisation du nuage est r\u00e9gie par les lois de diff\u00e9rents pays. D\u2019autre part, les l\u00e9gislateurs peinent \u00e0 suivre le rythme des progr\u00e8s techniques et \u00e0 s\u2019adapter aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s. Les incertitudes et les risques que cet \u00e9tat de fait engendre inqui\u00e8tent les utilisateurs, qui manifestent par ailleurs de la m\u00e9fiance envers les acteurs de l\u2019infonuagique. Parmi les probl\u00e8mes classiques, citons l\u2019externalisation des activit\u00e9s des fournisseurs. Ainsi, Dropbox utilise les infrastructures web d\u2019Amazon. Au bout du compte, les inter-d\u00e9pendances contractuelles et les r\u00e9alit\u00e9s juridiques qui en r\u00e9sultent sont pratiquement opaques pour les utilisateurs et m\u00eame pour les experts.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCette situation juridique pose de graves probl\u00e8mes aux instituts de recherche et aux universit\u00e9s qui veulent utiliser les ressources du nuage. S\u2019ils interpr\u00e8tent strictement les dispositions l\u00e9gales, \u00e0 l\u2019instar de celles qui r\u00e9gissent l\u2019\u00e9change de documents internes, il leur est pratiquement impossible d\u2019utiliser les plateformes en nuage publiques. Cela p\u00e9nalise gravement l\u2019efficience de leur travail, par exemple dans le domaine de la r\u00e9daction collaborative de documents ou de l\u2019utilisation de plateformes mobiles. Les services fournis au personnel et aux \u00e9tudiants qui reposent sur des plateformes en nuage situ\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger constituent un cas particuli\u00e8rement \u00e9pineux, \u00e9tant donn\u00e9 que des donn\u00e9es personnelles sont transmises. L\u2019une des solutions consiste \u00e0 parvenir \u00e0 un accord avec les fournisseurs afin que le traitement des donn\u00e9es ait lieu dans le pays concern\u00e9 uniquement. C\u2019est d\u2019ailleurs la teneur de la convention que Microsoft et les institutions \u00e9ducatives suisses ont sign\u00e9e r\u00e9cemment Cet accord sp\u00e9cifie le pays europ\u00e9en o\u00f9 les donn\u00e9es peuvent \u00eatre h\u00e9berg\u00e9es, ainsi que les possibilit\u00e9s de contr\u00f4le. Il mentionne \u00e9galement que la Suisse est le for juridique en cas de diff\u00e9rent. . Cette approche est non seulement laborieuse, mais peut aussi nuire \u00e0 la performance, par exemple lors de l\u2019utilisation des r\u00e9seaux sociaux.&#13;<\/p>\n<h2>Le nuage, cible de la cybercriminalit\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nC\u2019est particuli\u00e8rement la question de la <i>guerre de l\u2019information (cyberguerre<\/i>) qui pr\u00e9occupe les pouvoirs publics dans le domaine de l\u2019informatique en nuage. Ce terme englobe l\u2019espionnage, \u00e0 des fins tant politiques qu\u2019\u00e9conomiques, et les attaques dirig\u00e9es contre des infrastructures cruciales. La guerre de l\u2019information est actuellement une r\u00e9alit\u00e9, comme le montrent les tensions r\u00e9centes entre la Chine et les \u00c9tats-Unis dans ce domaine. L\u2019utilisation de ces armes \u00e0 des fins politiques et \u00e9conomiques est une pratique plus ou moins avou\u00e9e de nombreux pays. Dans ce contexte, le nuage constitue une cible, notamment pour acc\u00e9der \u00e0 des informations confidentielles. Il peut \u00e9galement servir de relais pour lancer des attaques contre d\u2019autres infrastructures, comme les transports ou l\u2019\u00e9nergie.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nNous nous trouvons l\u00e0 devant un conflit qui oppose la pr\u00e9servation des int\u00e9r\u00eats fondamentaux de l\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019avantage concurrentiel que procure le recours au nuage. Si la modification du cadre l\u00e9gal et l\u2019adoption de bonnes pratiques sont essentielles \u00e0 cet \u00e9gard, elles ne sauraient toutefois r\u00e9soudre le probl\u00e8me \u00e0 elles seules. La question est de savoir dans quelle mesure un \u00c9tat est dispos\u00e9 \u00e0 investir pour disposer de ses propres infrastructures en nuage et pour pr\u00e9server celles existantes \u2013 comme les r\u00e9seaux \u2013 afin de ne pas d\u00e9pendre de l\u2019\u00e9tranger. Avant de consentir les investissements n\u00e9cessaires, il faut analyser soigneusement les domaines vitaux.&#13;<\/p>\n<h2>Situation actuelle en Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn Suisse, la situation est mitig\u00e9e. Un \u00e9cosyst\u00e8me de fournisseurs s\u2019est mis en place dans le secteur priv\u00e9, tirant parti de l\u2019image positive et de la s\u00e9curit\u00e9 juridique de notre pays pour proposer des services s\u00e9curis\u00e9s de stockage de donn\u00e9es, notamment dans le domaine de la finance. En revanche, les entreprises suisses se distinguent par leur prudence, les risques pour leur s\u00e9curit\u00e9 et les d\u00e9pendances repr\u00e9sentant \u00e0 leurs yeux les deux principaux obstacles \u00e0 l\u2019utilisation du nuage.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDans le domaine des administrations publiques, E-Government Suisse a \u00e9labor\u00e9 une <i>Strat\u00e9gie d\u2019informatique en nuage 2012\u20132020,<\/i> qui pr\u00e9voit notamment la cr\u00e9ation d\u2019un \u00abgovernment cloud\u00bb pour les applications devant satisfaire \u00e0 un niveau accru de s\u00e9curit\u00e9 www.egovernment.ch, rubriques \u00abMise en \u0153uvre\u00bb, \u00abPriorit\u00e9s\u00bb, \u00abCloud-computing\u00bb.. Les risques et les lacunes ont fait l\u2019objet de diverses \u00e9tudes Par exemple: www.switch.ch\/fr\/uni\/projects\/cloud; www.satw.ch\/projekte\/projekte\/cloud_computing (en allemand); www.ta-swiss.ch\/fr\/cloud-computing.. Aujourd\u2019hui, le sujet suscite un vif d\u00e9bat qui ne d\u00e9bouche cependant sur rien de tr\u00e8s concret. N\u00e9anmoins, Switch r\u00e9alise \u00e0 l\u2019heure actuelle un projet pilote de nuage universitaire, une des premi\u00e8res initiatives dans ce domaine. Quant aux fournisseurs commerciaux, ils ont commenc\u00e9 \u00e0 concevoir des services informatiques en nuage sur mesure pour les utilisateurs publics.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTant dans le domaine public que dans celui de la recherche (voir <i>encadr\u00e9\u00a01),<\/i> il est clair que seule une collaboration \u00e0 l\u2019\u00e9chelon national permettra de r\u00e9aliser des syst\u00e8mes d\u2019infonuagique \u00e0 des co\u00fbts raisonnables, ce qui ne sera pas une mince affaire si l\u2019on pense \u00e0 la petite taille de notre pays et \u00e0 son f\u00e9d\u00e9ralisme.&#13;<\/p>\n<h2>Le prix de la souverainet\u00e9 num\u00e9rique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl faut voir dans l\u2019informatique en nuage une occasion \u00e0 saisir. La Suisse ne manque d\u2019ailleurs pas d\u2019atouts en ce domaine: grande s\u00e9curit\u00e9 juridique, syst\u00e8me d\u2019\u00e9ducation et de recherche de qualit\u00e9 et pr\u00e9sence de plusieurs branches traitant de gros volumes de donn\u00e9es, dont la finance et la pharmacie. Certes, le nuage comporte de nombreux risques, mais il ne faut pas pour autant se laisser gagner par l\u2019hyst\u00e9rie. Il est en effet bien plus judicieux d\u2019analyser soigneusement les dangers. L\u2019objectif \u00e0 long terme que repr\u00e9sente la souverainet\u00e9 num\u00e9rique n\u2019est pas pour autant un but que l\u2019on puisse atteindre sans des investissements massifs La mise sur pied de services d\u2019infrastructures sur le plan national est encore g\u00e9rable \u2013 pour le stockage de donn\u00e9es par exemple \u2013 tandis que la fourniture de services plus complexes, comme la gestion collaborative de documents, occasionne des frais incommensurablement plus \u00e9lev\u00e9s.. Ceux-ci sont essentiels en raison du caract\u00e8re crucial de la mati\u00e8re premi\u00e8re qu\u2019est l\u2019information.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes autres conditions de la r\u00e9ussite sont une meilleure coordination des acteurs et le renforcement de la s\u00e9curit\u00e9 juridique. Si tous ces facteurs sont r\u00e9unis, d\u2019excellentes perspectives \u00e9conomiques s\u2019ouvrent sous la forme d\u2019une efficience informatique am\u00e9lior\u00e9e, d\u2019une plus grande capacit\u00e9 concurrentielle et de nouveaux champs d\u2019activit\u00e9. L\u2019informatique en nuage pr\u00e9sente aussi un grand potentiel pour la qualit\u00e9 de vie gr\u00e2ce \u00e0 des applications dans le domaine de la m\u00e9decine ou \u00e0 de nouveaux m\u00e9canismes d\u2019interaction sociale et politique.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019entend-on exactement par informatique en nuage, infonuagique ou encore \u00abcloud computing\u00bb? Du point de vue technique, cette approche se fonde sur la virtualisation des serveurs, une m\u00e9thode qui permet de dissocier les ressources en mat\u00e9riel des services logiciels. De la sorte, plusieurs utilisateurs de nuages peuvent, par exemple, disposer de leurs propres serveurs virtuels log\u00e9s [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":4042,"featured_media":34729,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[137],"acf":{"seco_author":4042,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Vizepr\u00e4sident f\u00fcr Informationssysteme, Distributed Information Systems Laboratory (LSIR), EPF Lausanne","seco_author_post_occupation_fr":"Vice-pr\u00e9sident pour les syst\u00e8mes d\u2019information, Laboratoire de syst\u00e8mes d\u2019information r\u00e9partis (LSIR) de l\u2019EPF Lausanne","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"L\u2019essor des m\u00e9gadonn\u00e9es (ou donn\u00e9es massives) et le d\u00e9veloppement de l\u2019informatique en nuage vont de pair: de nombreuses applications utilsent ainsi des infrastructures en nuage pour traiter efficacement les donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les appareils mobiles. Les entreprises trouvent dans cette nouvelle approche un mod\u00e8le technique et \u00e9conomique leur permettant de mettre rapidement en place de nouvelles applications analysant de gros volumes de donn\u00e9es. Elles ne sont, toutefois, pas les seules \u00e0 tirer parti de ce potentiel: les particuliers et les institutions publiques sont aussi toujours plus nombreux \u00e0 le faire.","post_hero_image_description":"L\u2019informatique en nuage permet \u00e0 de nombreuses applications de se partager la m\u00eame infrastructure. Cela n\u2019apporte pas que des avantages \u00e9conomiques, mais rationalise aussi l\u2019utilisation des ressources.","post_hero_image_description_copyright_de":"Keystone","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":[{"kasten_title":"Exemples tir\u00e9s de la science","kasten_box":"Dans la recherche et l\u2019enseignement, trois initiatives chapeaut\u00e9es par l\u2019EPF Lausanne m\u00e9ritent tout particuli\u00e8rement d\u2019\u00eatre mentionn\u00e9es:&#13;\n<ul>&#13;\n\t<li>l\u2019utilisation de plateformes en nuage pour des cours en ligne ouverts \u00e0 tous (\u00abMassive Open Online Courses\u00bb), qui pose des questions en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 de donn\u00e9es, car ces plateformes se situent actuellement aux \u00c9tats-Unis;<\/li>&#13;\n\t<li>la mise en place d\u2019un Swiss Research Cloud, dans le but de cr\u00e9er un nuage con\u00e7u pour satisfaire les besoins particuliers du stockage et de l\u2019analyse de donn\u00e9es scientifiques;<\/li>&#13;\n\t<li>la conception d\u2019infrastructures \u00e0 haut rendement \u00e9nerg\u00e9tique dans le centre de recherche EcoCloud, afin de freiner la forte hausse de la consommation \u00e9lectrique des nuages et de l\u2019informatique en g\u00e9n\u00e9ral.<\/li>&#13;\n<\/ul>"}],"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":148317,"main_focus":[156672,157279],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"2922","post_abstract":"","magazine_issue":"20140501","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54882769ed4d7"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148314"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4042"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148314"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148314\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188846,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148314\/revisions\/188846"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157279"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156672"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4042"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34729"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=148314"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=148314"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=148314"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=148314"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=148314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}