{"id":148633,"date":"2014-03-01T12:00:00","date_gmt":"2014-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/03\/wurzel-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:37:42","modified_gmt":"2023-08-23T22:37:42","slug":"wurzel-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/03\/wurzel-2\/","title":{"rendered":"Chances et risques de la politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 en Europe"},"content":{"rendered":"<p>En Europe, les dettes publiques ont atteint des sommets au cours de la crise financi\u00e8re. Dans la zone euro, elles ont augment\u00e9 de pr\u00e8s de 30% en moyenne entre 2007 \u2013 derni\u00e8re ann\u00e9e avant la crise \u2013 et 2013. Dans plusieurs pays, le taux d\u2019endettement approche 100% du PIB (d\u00e9finition de Maastricht de la dette publique) et les d\u00e9passe m\u00eame significativement pour quelques-uns. Quels sont les effets d\u2019une forte dette nationale? Comment la politique budg\u00e9taire devrait-elle y r\u00e9agir?&#13;<\/p>\n<h2>Le poids de la dette publique r\u00e9duit le potentiel de croissance<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDiverses \u00e9tudes montrent qu\u2019une dette nationale \u00e9lev\u00e9e affecte la croissance \u00e9conomique, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat jouant un r\u00f4le important de courroie de transmission. \u00c0 un certain niveau, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat augmentent, et il existe des arguments s\u00e9rieux qui d\u00e9montrent que cette pouss\u00e9e est particuli\u00e8rement marqu\u00e9e dans les pays o\u00f9 les exportations sont fortement d\u00e9ficitaires. Toutes choses \u00e9gales par ailleurs, cette augmentation des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9els a un effet n\u00e9gatif sur les investissements priv\u00e9s et sur le stock de capital productif de l\u2019\u00e9conomie. Elle r\u00e9duit ainsi le potentiel de croissance et la capacit\u00e9 des entreprises \u00e0 cr\u00e9er des emplois. Si l\u2019on veut relancer durablement les \u00e9conomies europ\u00e9ennes, il convient de r\u00e9duire fortement les dettes nationales.&#13;<\/p>\n<h2>Complexit\u00e9 de l\u2019impact de la politique budg\u00e9taire sur les cycles \u00e9conomiques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nD\u2019autres facteurs jouent un r\u00f4le important dans la faiblesse actuelle de la croissance en Europe. La diminution des d\u00e9penses publiques ou l\u2019augmentation des imp\u00f4ts freinent la demande macro\u00e9conomique, ce qui s\u2019accompagne en g\u00e9n\u00e9ral de pertes de croissance \u00e0 court terme. Jusqu\u2019o\u00f9? Cela d\u00e9pend de plusieurs facteurs. Ainsi, plus la politique mon\u00e9taire a les coud\u00e9es franches pour corriger le cap dans le cadre de sa mission de stabilisation des prix, plus l\u2019effet n\u00e9gatif sur la demande sera faible. Un autre param\u00e8tre d\u00e9cisif est la mesure dans laquelle la politique de consolidation budg\u00e9taire affecte les attentes des agents \u00e9conomiques. Si des dispositions sont prises \u00e0 temps et qu\u2019elles promettent une am\u00e9lioration durable des finances publiques, cela peut avoir un effet positif sur la demande priv\u00e9e. On \u00e9vitera ainsi de futures surcharges du secteur priv\u00e9 par le biais d\u2019augmentations d\u2019imp\u00f4ts ou de r\u00e9ductions des d\u00e9penses.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPeut-on escompter pareils effets positifs sur la demande durant l\u2019actuelle phase de consolidation? La politique mon\u00e9taire expansive de la BCE pourrait effectivement avoir contribu\u00e9, par diff\u00e9rents canaux, \u00e0 \u00e9viter un d\u00e9clin encore plus profond de la croissance pendant la crise. Toutefois, comme les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat des banques centrales ont quasiment \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9s \u00e0 z\u00e9ro, la marge de man\u0153uvre de la politique mon\u00e9taire s\u2019est r\u00e9tr\u00e9cie, du moins sur le plan des instruments classiques. En outre, une longue phase de politique mon\u00e9taire fortement expansive comporte ses propres risques. Enfin, le niveau \u00e9lev\u00e9 du ch\u00f4mage, qui, dans quelques pays, concerne plus d\u2019un quart de la population active, ne permet pas de renforcer la consommation priv\u00e9e. Parall\u00e8lement, les adaptations du syst\u00e8me de cr\u00e9dit n\u00e9cessit\u00e9es par la crise financi\u00e8re et l\u2019endettement souvent \u00e9lev\u00e9 des m\u00e9nages limitent les cr\u00e9dits disponibles, ce qui affaiblit \u00e0 son tour la demande int\u00e9rieure.Il y a donc de bons arguments pour dire qu\u2019\u00e0 l\u2019heure actuelle, les dommages que la demande a subis en raison des contractions budg\u00e9taires sont particuli\u00e8rement prononc\u00e9s. Le tableau ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0: pour \u00e9valuer compl\u00e8tement les effets conjoncturels de la politique de consolidation, il faut encore tenir compte des risques qui surviendraient s\u2019il n\u2019y avait pas de consolidation durable des finances publiques.&#13;<\/p>\n<h2>La crise en Europe, une suite d\u2019encha\u00eenements<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn Europe, la crise \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par les \u00e9l\u00e9ments suivants:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>d\u00e9s\u00e9quilibres prononc\u00e9s \u2013 et croissants dans les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dant la crise \u2013 de la balance des paiements courants;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>selon les pays, niveau \u00e9lev\u00e9 de la dette int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure publique ou priv\u00e9e;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>nouvelle \u00e9valuation des risques de cr\u00e9dit, entra\u00eenant une chute abrupte de la disponibilit\u00e9 \u00e0 financer de nouveaux d\u00e9ficits de la balance des paiements courants (\u00absudden stops\u00bb);<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>dans plusieurs pays, les primes de risque s\u2019aggravent pour les int\u00e9r\u00eats des dettes publiques et priv\u00e9es.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<br \/>\nDans ce processus, la croissance rapide des dettes publiques a contribu\u00e9 \u00e0 faire basculer les bilans de plusieurs banques europ\u00e9ennes dans le rouge. Ce basculement a \u2028endommag\u00e9 le syst\u00e8me de cr\u00e9dit et accru \u2028encore les dettes publiques par un m\u00e9canisme de spirale n\u00e9gative. Or, les pays les \u2028plus touch\u00e9s par la crise ne disposaient que d\u2019une faible marge de man\u0153uvre budg\u00e9taire. Pour renverser les attentes et stabiliser, voire am\u00e9liorer, l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, il leur fallait r\u00e9pondre par des efforts de consolida&shy;-tion et des r\u00e9formes \u00e9conomiques cr\u00e9dibles. Une dette publique excessive aurait continu\u00e9 \u00e0 signifier un risque d\u2019instabilit\u00e9 pour l\u2019\u00e9conomie.&#13;<\/p>\n<h2>Plusieurs pays appliquent un programme de consolidation ambitieux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes quatre derni\u00e8res ann\u00e9es, la plupart des pays europ\u00e9ens ont r\u00e9agi \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 des budgets publics en adoptant d\u2019 dispositifs de consolidation. D\u2019apr\u00e8s une estimation de l\u2019OCDE, les d\u00e9ficits publics, corrig\u00e9s des fluctuations conjoncturelles et du paiement des int\u00e9r\u00eats <i>(bilans primaires sous-jacents)<\/i>, ont diminu\u00e9 de 4% par rapport au produit int\u00e9rieur brut (PIB) entre 2009 et 2013 (moyenne de la zone euro). Dans les pays les plus touch\u00e9s par la crise, la diminution est encore plus marqu\u00e9e: presque 16% en Gr\u00e8ce, pr\u00e8s de 8% en Irlande, 6,5% au Portugal et 8,5% en Espagne. De telles estimations sont certes entach\u00e9es d\u2019incertitude, d\u2019autant plus que l\u2019on ne dispose pas encore de donn\u00e9es compl\u00e8tes fiables pour 2013. Elles r\u00e9v\u00e8lent toutefois un effort de consolidation historique. Ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, en effet, l\u2019OCDE n\u2019a gu\u00e8re connu d\u2019\u00e9pisodes de consolidation d\u2019une telle ampleur.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDepuis le d\u00e9but de la crise, la croissance \u00e9conomique de l\u2019UE et de la zone euro n\u2019a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre inf\u00e9rieure aux pr\u00e9visions, y compris celles de l\u2019OCDE. Plusieurs personnes voient dans la forte consolidation des budgets des derni\u00e8res ann\u00e9es la principale coupable de cet \u00e9tat de fait. Une \u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e r\u00e9cemment par l\u2019OCDE dessine, cependant, un tableau diff\u00e9rent. Ses conclusions, qui portent sur les pr\u00e9visions provenant de cette m\u00eame organisation, rel\u00e8vent en effet des facteurs qui peuvent affecter singuli\u00e8rement la r\u00e9silience d\u2019une \u00e9conomie nationale face \u00e0 des chocs n\u00e9gatifs. Ainsi, l\u2019\u00e9volution \u00e9conomique est rest\u00e9e tr\u00e8s inf\u00e9rieure aux attentes dans les pays o\u00f9 les march\u00e9s du travail et des biens \u00e9taient r\u00e9glement\u00e9s de fa\u00e7on particuli\u00e8rement restrictive avant la crise. La fragilit\u00e9 du secteur bancaire joue \u00e9galement un r\u00f4le important.&#13;<\/p>\n<h2>Premiers succ\u00e8s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCombin\u00e9 \u00e0 d\u2019autres mesures politiques prises au niveau national et europ\u00e9en, le caract\u00e8re \u00e9nergique des dispositions adopt\u00e9es en mati\u00e8re de consolidation devrait avoir contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration du climat \u00e9conomique que l\u2019on observe depuis quelque temps dans l\u2019UE. Ces mesures ont aid\u00e9 \u00e0 \u00e9liminer les d\u00e9ficits de la balance des paiements et r\u00e9duit les primes de risque calcul\u00e9es dans les int\u00e9r\u00eats des dettes publiques et priv\u00e9es. Autre chose: pour la premi\u00e8re fois depuis le d\u00e9but de la crise, la dette publique de plusieurs pays de la zone euro diminue par rapport au PIB. Des estimations de l\u2019OCDE, fond\u00e9es sur des hypoth\u00e8ses mod\u00e9lis\u00e9es de l\u2019\u00e9volution \u00e0 moyen terme du PIB et des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, montrent que l\u2019\u00e9limination des d\u00e9ficits structurels r\u00e9alis\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es dans les budgets publics constitue la majeure partie de la consolidation n\u00e9cessaire pour r\u00e9duire d\u2019ici 2030 la dette publique des pays de la zone euro \u00e0 60% de leur PIB. Cet espoir ne devrait, cependant, pas masquer le fait que de nombreux pays doivent encore entreprendre des efforts de consolidation consid\u00e9rables et qu\u2019il faudra d\u00e9gager des exc\u00e9dents budg\u00e9taires pendant des ann\u00e9es pour atteindre le but fix\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes actuels plans budg\u00e9taires des \u00c9tats pr\u00e9voient une consolidation moindre que celle qui avait pr\u00e9valu ces derni\u00e8res ann\u00e9es. D\u2019apr\u00e8s une estimation de l\u2019OCDE de novembre 2013, le bilan primaire de la zone euro, corrig\u00e9 de la conjoncture, s\u2019am\u00e9liorera en moyenne de 1% entre 2013 et 2015. Du m\u00eame coup, les charges conjoncturelles r\u00e9sultant de la politique budg\u00e9taire devraient diminuer dans un proche avenir. Si la croissance \u00e9conomique devait rester inf\u00e9rieure aux attentes, il serait judicieux de laisser les stabilisateurs automatiques agir, autrement dit d\u2019accepter la r\u00e9duction des recettes et l\u2019augmentation des d\u00e9penses publiques dict\u00e9es par la conjoncture, ce afin de ne pas grever cette derni\u00e8re par des restrictions budg\u00e9taires suppl\u00e9mentaires.&#13;<\/p>\n<h2>N\u00e9cessit\u00e9 de poursuivre l\u2019assainissement des finances publiques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa plupart des pays europ\u00e9ens ne peuvent, d\u00e8s lors, renoncer \u00e0 poursuivre l\u2019assainissement de leurs budgets publics sur la base de programmes de consolidation cr\u00e9dibles. \u00c0 elle seule, en effet, la croissance \u00e9conomique ne parviendra pas, dans la plupart des cas, \u00e0 r\u00e9duire suffisamment la dette nationale, d\u2019autant plus qu\u2019il est peu probable que la reprise conjoncturelle soit flamboyante en Europe. En outre, le vieillissement d\u00e9mographique croissant continuera \u00e0 mettre sous pression les budgets publics dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, tant du c\u00f4t\u00e9 des recettes que des d\u00e9penses, si la politique budg\u00e9taire ne r\u00e9pond pas au d\u00e9fi de fa\u00e7on appropri\u00e9e.&#13;<\/p>\n<h2>On cherche un concept favorable \u00e0 la croissance et \u00e0 l\u2019emploi<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est tr\u00e8s important de concevoir la consolidation des budgets de fa\u00e7on \u00e0 favoriser la croissance et l\u2019emploi. Il faut \u00e9galement des r\u00e9formes structurelles susceptibles de renforcer la capacit\u00e9 \u00e9conomique du pays. La question de l\u2019\u00e9quit\u00e9 sociale aura aussi sa pertinence, ne serait-ce que parce qu\u2019il s\u2019agit de s\u2019assurer le soutien de l\u2019opinion publique envers une politique budg\u00e9taire stricte de plusieurs ann\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nConsid\u00e9rons quelques exemples importants du c\u00f4t\u00e9 des d\u00e9penses dans le budget de l\u2019\u00c9tat. \u00c0 court terme, relever l\u2019\u00e2ge effectif d\u2019entr\u00e9e \u00e0 la retraite \u2013 une mesure conforme \u00e0 l\u2019augmentation de l\u2019esp\u00e9rance de vie \u2013 n\u2019ob\u00e8re pas la croissance \u00e9conomique, alors qu\u2019\u00e0 long terme, cela renforce le potentiel d\u2019emploi et de production \u00e9conomique, avec un effet positif sur le budget, recettes fiscales comprises. Entre-temps, de nombreux pays europ\u00e9ens ont adapt\u00e9 leurs syst\u00e8mes de retraites, en particulier en r\u00e9duisant le recours aux pr\u00e9retraites, mais plusieurs d\u2019entre eux disposent encore d\u2019une nette marge de man\u0153uvre pour se r\u00e9former.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl est relativement fr\u00e9quent de r\u00e9duire ou de plafonner les d\u00e9penses allou\u00e9es aux infrastructures et au syst\u00e8me de sant\u00e9. Des enqu\u00eates empiriques indiquent pourtant que, dans ces deux domaines, ainsi que dans celui de la formation, les d\u00e9penses peuvent renforcer le potentiel de croissance d\u2019une \u00e9conomie. Couper les budgets sans gain d\u2019efficacit\u00e9, c\u2019est donc courir le risque de payer un succ\u00e8s \u00e0 court terme par une diminution du potentiel de croissance \u00e0 long terme. De plus, il est possible que les effets n\u00e9fastes ne se remarquent pas imm\u00e9diatement. Des estimations concernant les pays de l\u2019OCDE sugg\u00e8rent en effet qu\u2019en moyenne, l\u2019impact sur la croissance d\u2019une augmentation continue des d\u00e9penses dans les domaines cit\u00e9s ne se d\u00e9ploie compl\u00e8tement qu\u2019apr\u00e8s plus de dix ans. Parall\u00e8lement, les baisses de qualit\u00e9 dans les services publics \u2013 formation et sant\u00e9, notamment \u2013 peuvent \u00eatre particuli\u00e8rement d\u00e9favorables pour les personnes \u00e0 faible revenu. Des enqu\u00eates de l\u2019OCDE d\u00e9montrent d\u2019ailleurs qu\u2019il est possible de faire des \u00e9conomies notables tant dans le secteur de l\u2019\u00e9ducation que dans celui de la sant\u00e9 sans sacrifier la qualit\u00e9. Ces deux domaines absorbent la majeure partie des d\u00e9penses publiques. Pour \u00eatre efficaces, de telles r\u00e9formes exigent, cependant, une planification et une mise en \u0153uvre consciencieuse.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Europe, les dettes publiques ont atteint des sommets au cours de la crise financi\u00e8re. Dans la zone euro, elles ont augment\u00e9 de pr\u00e8s de 30% en moyenne entre 2007 \u2013 derni\u00e8re ann\u00e9e avant la crise \u2013 et 2013. Dans plusieurs pays, le taux d\u2019endettement approche 100% du PIB (d\u00e9finition de Maastricht de la dette [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":4023,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":4023,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Leiter des Referates European Union, Euro Area, OECD Economics Department, Paris","seco_author_post_occupation_fr":"Directeur du bureau Union europ\u00e9enne, d\u00e9partement des Affaires \u00e9conomiques, OCDE, Paris","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"En Europe, le niveau \u00e9lev\u00e9 des dettes publiques amoindrit le potentiel de croissance et d\u2019emploi des \u00e9conomies nationales, et constitue un risque pour la stabilit\u00e9. Il doit donc \u00eatre r\u00e9duit durablement. Les mesures de consolidation draconiennes adopt\u00e9es laissent appara\u00eetre des premiers succ\u00e8s dans plusieurs pays de l\u2019UE. Il faut, toutefois, redoubler d\u2019efforts. Pour g\u00eaner le moins possible le r\u00e9tablissement de la conjoncture, il faudrait laisser libre cours aux stabilisateurs automatiques. Il convient, en outre, de combiner l\u2019assainissement des budgets avec des r\u00e9formes structurelles favorables \u00e0 la croissance et \u00e0 l\u2019emploi.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"<ul>&#13;\n\t<li>Barbiero O. et Courn\u00e8de B., New Econometric Estimates of Long-term Growth Effects of Different Areas of Public Spending, D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques, Working Paper n\u00b0 1100, \u00e9ditions OCDE, 2013.<\/li>&#13;\n\t<li>Joumard I., Hoeller P. Andr\u00e9 C. et Nicq C., Health Care Systems: Efficiency and Policy Settings, \u00e9ditions OCDE, 2010.<\/li>&#13;\n\t<li>OCDE, Perspectives \u00e9conomiques de l\u2019OCDE, vol. 2013\/2, \u00e9ditions OCDE, 2013.<\/li>&#13;\n\t<li>OCDE, OECD Forecasts During and After the Financial Crisis: A Post Mortem, D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques, Policy Note n\u00b0 23, f\u00e9vrier 2014.<\/li>&#13;\n\t<li>Rawdanowicz \u0141., Wurzel E. et Christensen A. K., The Equity Implications of Fiscal Consolidation, D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques, Working Paper n\u00b0 1013, \u00e9ditions OCDE, 2013.<\/li>&#13;\n\t<li>Sutherland D., Price R., Joumard I. et Nicq C., Performance Indicators for Public Spending Efficiency in Primary and Secondary Education, D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques, Working Paper n\u00b0 546, \u00e9ditions OCDE, 2007.<\/li>&#13;\n\t<li>Turner D. et Spinelli F., The Effect of Government Debt, External Debt and Their Interaction on OECD Interest Rates, D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques, Working Paper n\u00b0 1103, \u00e9ditions OCDE, 2013.<\/li>&#13;\n<\/ul>","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":148636,"main_focus":[156674,157281],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"2880","post_abstract":"","magazine_issue":"20140301","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54ae9d14e5968"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148633"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4023"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148633"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148633\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188888,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148633\/revisions\/188888"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157281"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156674"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4023"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148633"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=148633"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=148633"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=148633"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=148633"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=148633"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}