{"id":148638,"date":"2014-03-01T12:00:00","date_gmt":"2014-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2014\/03\/zanetti-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:37:56","modified_gmt":"2023-08-23T22:37:56","slug":"zanetti-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2014\/03\/zanetti-2\/","title":{"rendered":"Possibilit\u00e9s et limites d\u2019une politique mon\u00e9taire anticyclique face \u00e0 la conjoncture"},"content":{"rendered":"<p>Le lien entre la politique mon\u00e9taire et la conjoncture est clairement exprim\u00e9 dans la loi sur la Banque nationale, qui d\u00e9finit les t\u00e2ches de la Banque nationale suisse (BNS) dans son art. 5. L\u2019objectif principal de la politique mon\u00e9taire \u00e9tant d\u2019assurer la stabilit\u00e9 des prix, la BNS doit tenir compte de l\u2019\u00e9volution de la conjoncture. La strat\u00e9gie adopt\u00e9e en mati\u00e8re de politique mon\u00e9taire d\u00e9termine la fa\u00e7on dont ce mandat s\u2019ex\u00e9cute<a href=\"#footnote_1\" id=\"footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor\">[1]<\/a>. Pour la BNS, la stabilit\u00e9 des prix est garantie si la variation de l\u2019indice des prix \u00e0 la consommation (IPC) est inf\u00e9rieure \u00e0 2%. Un recul prolong\u00e9 des prix est aussi consid\u00e9r\u00e9 comme incompatible avec la stabilit\u00e9 des prix.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Un consensus international sur la conception de la politique mon\u00e9taire<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Sur le plan international, les strat\u00e9gies des principales banques centrales pr\u00e9sentent de nombreux points communs. Les connaissances th\u00e9oriques et empiriques actuelles ont, en effet, abouti \u00e0 un large consensus sur la conception de la politique mon\u00e9taire<a href=\"#footnote_2\" id=\"footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor\">[2]<\/a>:<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>\u00c0 moyen et \u00e0 long terme, la politique mon\u00e9taire ne peut agir que sur des variables nominales, telles que les agr\u00e9gats mon\u00e9taires, les prix et les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat nominaux<a href=\"#footnote_3\" id=\"footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor\">[3]<\/a>. De ce fait, les banques centrales contribuent au mieux \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9 en assurant un ancrage nominal, \u00e0 savoir la stabilit\u00e9 des prix.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>\u00c0 court terme, la politique mon\u00e9taire influe sur l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle, autrement dit la conjoncture<a href=\"#footnote_4\" id=\"footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor\">[4]<\/a>.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Ces deux aspects d\u00e9bouchent, cependant, sur un conflit fondamental: les banques centrales peuvent poursuivre \u00e0 court terme des objectifs li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle qui seraient incompatibles avec la stabilit\u00e9 des prix \u00e0 moyen terme. Pour pr\u00e9venir les incoh\u00e9rences de ce type, le consensus international pr\u00e9voit un autre \u00e9l\u00e9ment essentiel: les banques centrales doivent s\u2019engager de mani\u00e8re explicite et cr\u00e9dible \u00e0 poursuivre la stabilit\u00e9 des prix.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>La politique mon\u00e9taire en temps normal<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Le <i>graphique 1<\/i> pr\u00e9sente de mani\u00e8re simplifi\u00e9e le m\u00e9canisme de transmission de la politique mon\u00e9taire. \u00c0 l\u2019aide de leurs instruments, les banques centrales agissent sur les conditions mon\u00e9taires dans le but ultime d\u2019assurer la stabilit\u00e9 des prix<a href=\"#footnote_5\" id=\"footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2014\/03\/201403_05F_Grafik01.eps1_.gif\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-3991\" src=\"http:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/content\/uploads\/2014\/03\/201403_05F_Grafik01.eps1_-579x600.gif\" alt=\"201403_05F_Grafik01.eps[1]\" width=\"579\" height=\"600\" \/><\/a><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>En temps normal, la BNS met en \u0153uvre sa politique en influen\u00e7ant les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 court terme sur le march\u00e9 mon\u00e9taire. Au niveau op\u00e9rationnel, elle fixe une marge de fluctuation pour le Libor \u00e0 trois mois. En d\u00e9finissant les conditions pour les op\u00e9rations d\u2019\u00abopen market\u00bb \u2013 soit le volume de liquidit\u00e9s propos\u00e9 et le prix correspondant \u2013 pour le syst\u00e8me bancaire, la BNS peut influer sur les taux du march\u00e9 \u00e0 la hausse ou \u00e0 la baisse. Toute modification affecte la courbe des taux \u00e0 plus long terme. La politique mon\u00e9taire provoque ainsi des variations des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat nominaux et r\u00e9els sur le march\u00e9 des capitaux.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Le niveau des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9els affecte le comportement des entreprises et des m\u00e9nages. S\u2019ils sont bas, ils stimulent l\u2019octroi de cr\u00e9dits, les investissements et les d\u00e9penses de consommation. Une politique mon\u00e9taire accommodante pousse \u00e9galement le prix des actifs \u00e0 la hausse. En effet, l\u2019attrait des actions est, en g\u00e9n\u00e9ral, stimul\u00e9 par une hausse anticip\u00e9e de la demande, donc des b\u00e9n\u00e9fices des entreprises. Cette \u00e9volution des valeurs patrimoniales stimule la demande agr\u00e9g\u00e9e. Le degr\u00e9 d\u2019assouplissement de la politique mon\u00e9taire se refl\u00e8te \u00e9galement dans les anticipations d&#8217;inflation. En p\u00e9riode de r\u00e9cession, une politique mon\u00e9taire expansionniste tend \u00e0 pr\u00e9venir un recul inopportun des anticipations d\u2019inflation. Ceci stimule la demande agr\u00e9g\u00e9e, qui profite d\u2019un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9el plus bas. Ces m\u00eames taux influencent, enfin, le taux de change et donc le volume des exportations et des importations.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Les impulsions de la politique mon\u00e9taire sont transmises par ces diff\u00e9rents canaux \u00e0 la demande agr\u00e9g\u00e9e et \u00e0 la production \u00e9conomique, ce qui se traduit par une augmentation de la demande de travail.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Une politique mon\u00e9taire anticyclique<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cart de production est un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9cisif de ce m\u00e9canisme de transmission. Il mesure la diff\u00e9rence qui existe entre l\u2019utilisation effective des facteurs de production d\u2019un pays et celle optimale (parfois appel\u00e9e situation de plein emploi) qui pourrait en \u00eatre faite. Lors d\u2019une r\u00e9cession, la demande agr\u00e9g\u00e9e diminue, entra\u00eenant une contraction de la production et de l\u2019emploi. La sous-utilisation des capacit\u00e9s de production provoque un \u00e9cart n\u00e9gatif de production, ce qui ralentit le rench\u00e9rissement. Si cet effet est suffisamment marqu\u00e9 et s\u2019accompagne \u2013 comme entre 2007 et 2011 \u2013 d\u2019une forte appr\u00e9ciation du taux de change, le rench\u00e9rissement peut devenir n\u00e9gatif; dans un cas extr\u00eame, une spirale d\u00e9flationniste pourrait m\u00eame se mettre en place. \u00c0 l\u2019inverse, pendant une phase d\u2019essor conjoncturel, l\u2019\u00e9cart de production devient positif, ce qui implique une pression \u00e0 la hausse sur le rench\u00e9rissement. Par cons\u00e9quent, la politique mon\u00e9taire doit stimuler l\u2019\u00e9conomie lorsqu\u2019elle faiblit ou entre en r\u00e9cession et la freiner lorsque la demande et la production croissent trop fortement.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Mesures non conventionnelles<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Pendant la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re, de nombreuses banques centrales ont adopt\u00e9 des mesures de politique mon\u00e9taire non conventionnelles. Malgr\u00e9 leurs formes diverses, ces derni\u00e8res ont toutes une origine commune. Elles ont \u00e9t\u00e9 introduites pour pallier les limites de l\u2019instrument traditionnel, le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat. L\u2019\u00e9cart de production fortement n\u00e9gatif et les perspectives d\u2019inflation tr\u00e8s faibles appelaient un nouvel assouplissement de la politique mon\u00e9taire, mais les taux sur le march\u00e9 mon\u00e9taire \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 si proches de z\u00e9ro qu\u2019ils ne pouvaient plus \u00eatre abaiss\u00e9s.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>La BNS a \u00e9t\u00e9, elle aussi, confront\u00e9e \u00e0 ce probl\u00e8me, lorsque l\u2019appr\u00e9ciation continue du franc suisse entra\u00eenait une d\u00e9t\u00e9rioration des conditions mon\u00e9taires. Elle r\u00e9pliqua, en septembre 2011 en fixant un cours plancher vis-\u00e0-vis de l\u2019euro. C\u2019\u00e9tait le meilleur moyen pour, d\u2019une part, pr\u00e9venir l\u2019effondrement de nombreuses entreprises et des pertes importantes en mati\u00e8re d\u2019emplois et, d\u2019autre part, att\u00e9nuer les risques de d\u00e9flation. Le cours plancher compl\u00e9tait ainsi l\u2019instrumentaire de la BNS \u00e0 un moment o\u00f9 l\u2019outil classique du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat ne permettait plus d\u2019assouplir davantage la politique mon\u00e9taire. Les mesures non conventionnelles poursuivent donc les m\u00eames objectifs que la politique mon\u00e9taire anticyclique traditionnelle qui repose sur les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Les limites de la politique mon\u00e9taire<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Dans un <i>cas normal<\/i>, le mandat visant \u00e0 assurer la stabilit\u00e9 des prix implique tout naturellement que la banque centrale utilise ses instruments pour mener une politique mon\u00e9taire anticyclique. Cependant, on peut &shy;observer des situations dans lesquelles l\u2019\u00e9volution conjoncturelle et celle du rench\u00e9rissement requi\u00e8rent des mesures diff\u00e9rentes. Cela pourrait notamment \u00eatre le cas lorsqu\u2019une r\u00e9cession appara\u00eet subitement apr\u00e8s une phase de surchauffe, mais que les anticipations en mati\u00e8re d\u2019inflation continuent de cro\u00eetre ou demeurent \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9. Dans ce cas, la politique mon\u00e9taire doit rester restrictive plus longtemps que l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle ne le demanderait, afin que les anticipations redescendent \u00e0 un niveau compatible avec la stabilit\u00e9 des prix.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>M\u00eame lorsque les objectifs poursuivis ne sont pas conflictuels, il est difficilement possible pour la politique mon\u00e9taire de viser des objectifs pr\u00e9cis en mati\u00e8re conjoncturelle, et ce pour plusieurs raisons.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Incertitudes li\u00e9es au m\u00e9canisme de &shy;transmission<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, les relations \u00e9conomiques sont beaucoup plus complexes que ne le sugg\u00e8re le <i>graphique 1<\/i>. Il n\u2019existe aucun lien m\u00e9canique entre une modification des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, les diff\u00e9rents canaux de transmission et un effet sur l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle et les prix. Ainsi, aucune banque centrale ne sait pr\u00e9cis\u00e9ment dans quelle mesure et \u00e0 quel rythme l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle et le rench\u00e9rissement r\u00e9agiraient si les taux pratiqu\u00e9s sur le march\u00e9 mon\u00e9taire variaient d\u2019un point de pourcentage. De m\u00eame, l\u2019importance des canaux de transmission diff\u00e8re d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. Par exemple, les fluctuations du taux de change ont davantage d\u2019importance pour une petite \u00e9conomie ouverte comme la n\u00f4tre que pour d\u2019autres pays. Ainsi, en Suisse, 25,8% des biens et services du panier IPC sont import\u00e9s, contre 6% environ aux \u00c9tats-Unis. De plus, les \u00e9tudes empiriques r\u00e9v\u00e8lent que la pertinence de chaque canal de transmission peut changer au fil du temps en raison de changements structurels et institutionnels. Par exemple, si l\u2019on exporte plus de biens dont la demande \u00e0 l\u2019\u00e9tranger est relativement in\u00e9lastique par rapport au prix, les fluctuations du change exercent une influence moindre sur les volumes d\u2019exportation. Enfin, les d\u00e9calages temporels avec lesquels les canaux de transmission produisent leurs effets sont incertains<a href=\"#footnote_6\" id=\"footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Plus une \u00e9conomie est petite et ouverte, plus les chocs externes jouent un r\u00f4le important<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e8nements des derni\u00e8res ann\u00e9es l\u2019ont clairement montr\u00e9: la crise des \u00absubprimes\u00bb, la faillite de Lehman Brothers, la grave crise \u00e9conomique et financi\u00e8re et la crise de l\u2019euro sont autant de chocs venus de l\u2019\u00e9tranger. Ils se sont propag\u00e9s en Suisse sous la forme de dysfonctionnements du march\u00e9 mon\u00e9taire, d\u2019une contraction notable de la demande ext\u00e9rieure et d\u2019une forte appr\u00e9ciation du franc suisse. En abaissant r\u00e9solument les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, puis en introduisant le cours plancher, la BNS est parvenue \u00e0 att\u00e9nuer ces chocs et \u00e0 \u00e9carter le risque d\u2019un dommage \u00e9conomique majeur. Sa politique mon\u00e9taire a d\u00e9bouch\u00e9 sur des mesures qui n\u2019ont, cependant, pas emp\u00each\u00e9 l\u2019\u00e9cart de production de devenir n\u00e9gatif. La reprise \u00e9conomique mondiale et le redressement de la demande ext\u00e9rieure sont donc indispensables pour assurer le retour au plein emploi en Suisse, mais la BNS ne peut pas influer sur ces facteurs.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Les \u00e9carts de production ne sont pas &shy;identifiables pr\u00e9cis\u00e9ment<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>En temps r\u00e9el, l\u2019incertitude r\u00e8gne sur le niveau effectif de production, car les chiffres du PIB sont publi\u00e9s avec un d\u00e9calage et font, en outre, souvent l\u2019objet de r\u00e9visions lorsque des informations plus compl\u00e8tes sont disponibles. Par ailleurs, pour identifier l\u2019\u00e9cart de production, il faut estimer la production potentielle \u2013 une variable qui n\u2019est pas observable \u2013 et, par l\u00e0 m\u00eame, des conditions optimales d\u2019utilisation des facteurs de production. Ces estimations sont toujours empreintes de grandes incertitudes.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<ol class=\"footnote\"><li id=\"footnote_1\" class=\"footnote--item\">Jordan et al. (2010).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_1\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_2\" class=\"footnote--item\">Mishkin (2011).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_2\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_3\" class=\"footnote--item\">McCandless et Weber (1995).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_3\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_4\" class=\"footnote--item\">Friedman (1995).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_4\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_5\" class=\"footnote--item\">Pour des informations d\u00e9taill\u00e9es, se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 Mishkin (2007).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_5\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><li id=\"footnote_6\" class=\"footnote--item\">Boivin et al. (2010).&nbsp;<a href=\"#footnote-anchor_6\" class=\"inline-footnote__anchor hidden-print\">[<span class=\"icon-arrow-up\"><\/span>]<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lien entre la politique mon\u00e9taire et la conjoncture est clairement exprim\u00e9 dans la loi sur la Banque nationale, qui d\u00e9finit les t\u00e2ches de la Banque nationale suisse (BNS) dans son art. 5. L\u2019objectif principal de la politique mon\u00e9taire \u00e9tant d\u2019assurer la stabilit\u00e9 des prix, la BNS doit tenir compte de l\u2019\u00e9volution de la conjoncture. 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Quelles sont les possibilit\u00e9s et les limites de la politique mon\u00e9taire pour stabiliser l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle? Ces questions sont r\u00e9cemment \u00adrevenues sur le devant de \u00adla sc\u00e8ne. La d\u00e9gradation de la situation lors de la crise \u00ad\u00e9conomique et financi\u00e8re, la \u00adreprise h\u00e9sitante qui s\u2019est \u00adensuivie, le ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 et la situation difficile des finances publiques dans de nombreux pays ont, notamment, aliment\u00e9 les \u00addiscussions sur la contribution de la politique mon\u00e9taire au \u00adredressement de l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle.","post_hero_image_description":"En temps normal, la BNS met enoeuvre sa politique en influen\u00e7ant les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 court terme sur le march\u00e9 mon\u00e9taire. 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Warren E., \u00abSome Monetary Facts\u00bb, Federal Reserve Bank of Minneapolis Quarterly Review, vol. 19, n\u00b0 3, 1995.<\/li>&#13;\n<li>Mishkin Frederic S., \u00abMonetary Policy Strategy: Lessons from the Crisis\u00bb, NBER Working Paper, n\u00b0 6755, 2011.<\/li>&#13;\n<li>Mishkin Frederic S., The Economics of Money, Banking and Financial Markets, 2007, Pearson, chap. 23.<\/li>&#13;\n<\/ul>&#13;","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":148641,"main_focus":[156674,157281],"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"2882","post_abstract":"","magazine_issue":"20140301","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54ae8a36080ff"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148638"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4024"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148638"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148638\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188893,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/148638\/revisions\/188893"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/157281"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/main_focus_post\/156674"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4024"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148638"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=148638"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=148638"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=148638"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=148638"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=148638"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}