{"id":148977,"date":"2013-10-01T12:00:00","date_gmt":"2013-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2013\/10\/meier-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:39:37","modified_gmt":"2023-08-23T22:39:37","slug":"meier-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2013\/10\/meier-2\/","title":{"rendered":"Le financement priv\u00e9 de l\u2019innovation"},"content":{"rendered":"<p>Le financement des innovations se heurte rapidement \u00e0 certaines limites, surtout en ce qui concerne les entreprises les plus petites. Une s\u00e9rie d\u2019initiatives ont \u00e9t\u00e9 prises pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me et offrir un soutien \u00e0 diff\u00e9rents niveaux. Deux d\u2019entre elles, lanc\u00e9es par des organisations romandes, illustrent \u00e0 leur mani\u00e8re les points n\u00e9vralgiques du financement de tels projets. Un chef d\u2019entreprise s\u2019exprime dans cet article, alors qu\u2019il se trouve au milieu d\u2019un processus d\u2019innovation. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201310_07_Meier_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<p class=\"bildquelle\">Photo: Keystone<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\nPlatinn et Capitalproximit\u00e9, deux organisations romandes, se consacrent \u00e0 la planification, \u00e0 la mise en \u0153uvre et au financement des projets d\u2019innovation (voir <i>encadr\u00e9 1<\/i>&#13;<\/p>\n<h3>Deux initiatives romandes destin\u00e9es \u00e0\u00a0promouvoir l\u2019innovation<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nPlatinn a soutient les jeunes entreprises ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME) dans leurs projets d\u2019innovation. Cela permet de renforcer leurs capacit\u00e9s et leur comp\u00e9titivit\u00e9. Ce soutien s\u2019effectue \u00e0 travers un r\u00e9seau de mentors accr\u00e9dit\u00e9s. Platinn est une association de droit priv\u00e9. Ses membres sont les six cantons fondateurs: Fribourg, Vaud, Valais, Neuch\u00e2tel, Gen\u00e8ve et Jura. Ils sont soutenus par le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCapitalproximit\u00e9 b est une plateforme de mise en relation dont le but est de rapprocher des entreprises qui recherchent des capitaux pour financer leur expansion et leurs projets de transformation, et des investisseurs potentiels. L\u2019orientation est surtout r\u00e9gionale et locale afin de sauvegarder \u00e9troitement le lien qui unit l\u2019activit\u00e9 de l\u2019entreprise au tissu \u00e9conomique du site d\u2019implantation. Capitalproximit\u00e9 est une initiative des cantons de Fribourg, Vaud, Valais, Neuch\u00e2tel, Gen\u00e8ve et Jura. Elle est \u00e9galement soutenue par le Seco.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\na <a href=\"http:\/\/www.platinn.ch\">http:\/\/www.platinn.ch<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nb <a href=\"http:\/\/www.capitalproximite.ch\">http:\/\/www.capitalproximite.ch<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n). Depuis 2009, plus de 750 entreprises ont eu recours \u00e0 leurs services. Pr\u00e8s de 90% des innovateurs sont des microsoci\u00e9t\u00e9s et des petites entreprises comptant jusqu\u2019\u00e0 cinquante salari\u00e9s. Leurs probl\u00e8mes, les approches d\u00e9finies et les impasses varient au cours des diff\u00e9rentes phases du processus d\u2019innovation. Le financement joue un r\u00f4le particulier dans cette dynamique.&#13;<\/p>\n<h2>Les petites entreprises ont des difficult\u00e9s particuli\u00e8res<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne analyse des activit\u00e9s d\u00e9ploy\u00e9es par 279 entreprises romandes en mati\u00e8re d\u2019innovation&#13;<br \/>\nSource: RIS-II, Platinn (2012), <a href=\"http:\/\/www.platinn.ch\">http:\/\/www.platinn.ch<\/a>, rubrique \u00abProjets strat\u00e9giques\u00bb. montre que 12% d\u2019entre elles consid\u00e8rent avoir des difficult\u00e9s importantes au niveau du financement. La question est, toutefois, \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 la taille de l\u2019\u00e9tablissement. Les grandes soci\u00e9t\u00e9s sont tr\u00e8s peu nombreuses \u00e0 dire que leurs projets d\u2019innovation peuvent poser des probl\u00e8mes de financement (3%). Ce taux monte \u00e0 8% pour les petites entreprises et \u00e0 13% pour les micro-entreprises. Celles qui emploient moins de 250 personnes sont donc plus largement tributaires que les autres des capitaux et autres moyens de financement dont leurs projets d\u2019innovation auraient besoin.Les petites entreprises ont \u00e9galement de la peine, \u00e0 besoin de financement \u00e9gal, \u00e0 trouver les sommes n\u00e9cessaires. Elles sont 67% \u00e0 d\u00e9clarer des difficult\u00e9s \u00e0 ce niveau. Ce chiffre s\u2019\u00e9l\u00e8ve m\u00eame \u00e0 78% pour les micro-entreprises. Cela signifie que les trois quarts de celles qui sont pr\u00e9occup\u00e9es par le financement de leurs innovations attendent ou rencontrent (\u00e0 tout le moins) d\u2019importantes difficult\u00e9s dans ce domaine. Ces r\u00e9sultats montrent que le financement constitue un r\u00e9el probl\u00e8me pour les petites entreprises innovatrices, alors que leur potentiel est \u00e9lev\u00e9. \u00c9conomiquement, cette situation p\u00e8se d\u2019autant plus lourd que les grandes soci\u00e9t\u00e9s, avec leurs strat\u00e9gies d\u2019innovation ouverte, s\u2019appuient de plus en plus sur la cr\u00e9ativit\u00e9 des petits entrepreneurs.Le financement n\u2019est pas la seule et certainement pas la principale question \u00e0 r\u00e9soudre pour les nouveaux et les petits entrepreneurs. Cette derni\u00e8re cat\u00e9gorie doit affronter davantage de chantiers que les grandes soci\u00e9t\u00e9s. Ce point faible appara\u00eet particuli\u00e8rement dans les domaines \u00abstrat\u00e9gie\u00bb, \u00abconnaissance du march\u00e9\u00bb, \u00aborganisation\u00bb, \u00abqualification\u00bb, \u00abd\u00e9veloppement de l\u2019innovation\u00bb et \u00abpartenariat\u00bb. Plus de la moiti\u00e9 des petites et micro-entreprises indiquent qu\u2019elles sont insuffisamment pr\u00e9par\u00e9es sur ces questions. Le passage d\u2019une phase \u00e0 l\u2019autre de l\u2019innovation pose des d\u00e9fis suppl\u00e9mentaires. Les jeunes entrepreneurs voient surtout leurs limites lorsqu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9velopper leurs liens avec le march\u00e9 et de concevoir des produits capables de l\u2019affronter. Ce probl\u00e8me est particuli\u00e8rement fort dans les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019application technologique. Toutes celles qui visent la phase d\u2019industrialisation, puis l\u2019expansion sont r\u00e9guli\u00e8rement confront\u00e9es \u00e0 l\u2019obstacle de la distribution, aux mod\u00e8les d\u2019affaires ainsi qu\u2019au d\u00e9veloppement des processus et de l\u2019organisation. Les questions de financement ne doivent donc pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es de mani\u00e8re isol\u00e9e. Elles d\u00e9coulent partiellement \u2013 ou font partie \u2013 de ces faiblesses.&#13;<\/p>\n<h2>Les attitudes divergent face \u00e0 l\u2019investissement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes gestionnaires sont, dans de nombreux cas, d\u00e9pass\u00e9s par l\u2019accumulation des probl\u00e8mes, ce qui accro\u00eet les risques li\u00e9s aux investissements. Cette complexit\u00e9 s\u2019accompagne de plans d\u2019affaires bas\u00e9s sur des mod\u00e8les \u2013 o\u00f9 figurent des ventes et des recettes en croissance exponentielle \u2013 qui rendent fortement perplexes les investisseurs. Nombre d\u2019entre eux issus du secteur priv\u00e9 qui ont accept\u00e9 de s\u2019engager dans de telles conditions exp\u00e9rimentent aujourd\u2019hui la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un processus d\u2019innovation qui n\u2019existe que sur le papier et qui ne peut aboutir qu\u2019en cumulant les \u00e9checs. Il leur est, par cons\u00e9quent, difficile d\u2019obtenir un retour sur investissement et celui-ci prend beaucoup de temps \u00e0 se manifester. Les investisseurs institutionnels et priv\u00e9s qui ont eu \u00e0 subir de telles exp\u00e9riences semblent sur leurs gardes et \u00e9valuent d\u2019un \u0153il de plus en plus critique leurs options en mati\u00e8re d\u2019investissement dans les premi\u00e8res phases de l\u2019innovation.Ce changement d\u2019attitude, en ce qui concerne le capital-risque ou les \u00abBusiness Angels\u00bb, se refl\u00e8te \u00e9galement dans les exp\u00e9riences de Capitalproximit\u00e9. En effet, 54% des 145 entreprises qui ont utilis\u00e9 ses services de mise en relation cherchaient des investisseurs pr\u00eats \u00e0 financer les premi\u00e8res phases d\u2019innovation. Inversement, sur 167 investisseurs, seuls 16% \u00e9taient int\u00e9ress\u00e9s par ce stade; encore, la prudence est-elle de plus en plus de mise. Le capital investi est ainsi descendu de 300\u2009000 francs en moyenne en 2010 \u00e0 200\u2009000 francs en 2012. La dur\u00e9e des n\u00e9gociations entre futurs partenaires est, quant \u00e0 elle, pass\u00e9e pour la m\u00eame p\u00e9riode de 4,5 \u00e0 6,5 mois.&#13;<\/p>\n<h2>De nouvelles strat\u00e9gies en mati\u00e8re de financement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne telle prudence oblige les petites entreprises \u00e0 d\u00e9velopper de nouvelles strat\u00e9gies de financement pour la phase pr\u00e9coce d\u2019innovation. Une possibilit\u00e9 semble se dessiner: un cofinancement li\u00e9 au projet avec les partenaires principaux tout au long de la cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e. Cette tendance se per\u00e7oit dans la plupart des domaines, \u00e0 l\u2019exception de certains projets en science de la vie. Des clients pilotes, des fournisseurs, des fabricants d\u2019\u00e9quipements, des distributeurs, des partenaires de d\u00e9veloppement, etc. forment une esp\u00e8ce d\u2019\u00e9cosyst\u00e8me et s\u2019engagent mutuellement \u00e0 faire aboutir le projet. Cela peut prendre la forme d\u2019apports en travail ou mat\u00e9riel, ou encore d\u2019investissements financiers. Les types de coop\u00e9ration s\u2019\u00e9tendent du projet \u00e0 la coentreprise. Des moyens locaux, nationaux ou internationaux provenant du financement public de l\u2019innovation sont int\u00e9gr\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 cela semble judicieux et possible. De telles possibilit\u00e9s de financement ne conviennent, toutefois, qu\u2019\u00e0 la phase qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019application pilote ou la pr\u00e9industrialisation. Apr\u00e8s, c\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement le domaine des investisseurs de plus grande taille. De nombreux projets demandent un million de francs pour la pr\u00e9- s\u00e9rie et l\u2019industrialisation.&#13;<\/p>\n<h2>Les probl\u00e8mes structurels g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par la phase d\u2019industrialisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe nombreuses entreprises qui ont r\u00e9ussi \u00e0 franchir les premiers obstacles sont bloqu\u00e9es \u00e0 ce stade. Les instruments de financement utilis\u00e9s jusqu\u2019ici ne suffisent plus et beaucoup d\u2019investisseurs priv\u00e9s ont abandonn\u00e9 dans les derni\u00e8res phases, o\u00f9 les risques sont pourtant les plus faibles. Circonstance aggravante, les instruments publics de promotion de l\u2019innovation, qui s\u2019int\u00e9ressent principalement \u00e0 la recherche, n\u2019interviennent plus gu\u00e8re \u00e0 ce stade. C\u2019est l\u00e0 que l\u2019on voit qu\u2019il existe un foss\u00e9 structurel dans le financement de l\u2019innovation. Un grand potentiel de valeur ajout\u00e9e et d\u2019emploi est en jeu. Les investissements effectu\u00e9s dans la recherche et le d\u00e9veloppement, dans les prototypes, dans les installations de d\u00e9monstration et dans les applications pilotes risquent d\u00e8s lors de devenir obsol\u00e8tes.Une politique de l\u2019innovation qui ne vise pas seulement la recherche, mais qui cherche aussi \u00e0 cr\u00e9er de la valeur ajout\u00e9e et des emplois concomitants doit aborder ce probl\u00e8me. Le financement de la phase d\u2019industrialisation est, pour les petites et micro-entreprises, un obstacle trop important. Un pas dans cette direction a \u00e9t\u00e9 franchi avec les garanties de cr\u00e9dits accord\u00e9es par les cantons. Rappelons que le \u00abfonds pour l\u2019industrialisation\u00bb avait eu un effet multiplicateur \u00e9lev\u00e9 aupr\u00e8s des investisseurs priv\u00e9s.Cette appr\u00e9ciation nuanc\u00e9e du financement priv\u00e9 de l\u2019innovation ne doit pas masquer le fait que le capital est favorable \u00e0 de tels projets. En 2912, les entreprises soutenues par Platinn ont re\u00e7u 57,7 millions de francs, dont 75% provenaient de fonds priv\u00e9s, 19% de la puissance publique et 6% de partenariats publics-priv\u00e9s. La combinaison des financements souligne l\u2019importance que les investisseurs publics et publics-priv\u00e9s accordent aux projets innovateurs. Elle apporte, en outre, un effet multiplicateur significatif pour les investisseurs priv\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abPlus l\u2019entreprise est petite, plus les probl\u00e8mes de financement sont aigus\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Deux initiatives romandes destin\u00e9es \u00e0\u00a0promouvoir l\u2019innovation&#13;<\/p>\n<h3>Deux initiatives romandes destin\u00e9es \u00e0\u00a0promouvoir l\u2019innovation<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nPlatinn a soutient les jeunes entreprises ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME) dans leurs projets d\u2019innovation. Cela permet de renforcer leurs capacit\u00e9s et leur comp\u00e9titivit\u00e9. Ce soutien s\u2019effectue \u00e0 travers un r\u00e9seau de mentors accr\u00e9dit\u00e9s. Platinn est une association de droit priv\u00e9. Ses membres sont les six cantons fondateurs: Fribourg, Vaud, Valais, Neuch\u00e2tel, Gen\u00e8ve et Jura. Ils sont soutenus par le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nCapitalproximit\u00e9 b est une plateforme de mise en relation dont le but est de rapprocher des entreprises qui recherchent des capitaux pour financer leur expansion et leurs projets de transformation, et des investisseurs potentiels. L\u2019orientation est surtout r\u00e9gionale et locale afin de sauvegarder \u00e9troitement le lien qui unit l\u2019activit\u00e9 de l\u2019entreprise au tissu \u00e9conomique du site d\u2019implantation. Capitalproximit\u00e9 est une initiative des cantons de Fribourg, Vaud, Valais, Neuch\u00e2tel, Gen\u00e8ve et Jura. Elle est \u00e9galement soutenue par le Seco.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\na <a href=\"http:\/\/www.platinn.ch\">http:\/\/www.platinn.ch<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nb <a href=\"http:\/\/www.capitalproximite.ch\">http:\/\/www.capitalproximite.ch<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: \u00abSans pr\u00e9financement interne, les id\u00e9es demeurent dans les tiroirs\u00bb&#13;<\/p>\n<h3>\u00abSans pr\u00e9financement interne, les id\u00e9es demeurent dans les tiroirs\u00bb<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nMichael Schrag est le fondateur et le propri\u00e9taire de la soci\u00e9t\u00e9 Cadese. Prestataire de services interdisciplinaire sp\u00e9cialis\u00e9e dans le d\u00e9veloppement de produits innovateurs et leur mise en route, voil\u00e0 pr\u00e8s de sept ans que l\u2019entreprise a perc\u00e9 sur le march\u00e9. Sa croissance s\u2019est faite petit \u00e0 petit en reposant sur ses propres forces et sans financement externe. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, Cadese a aussi lanc\u00e9 ses propres produits.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nChr. Meier: O\u00f9 en sont vos projets d\u2019innovation?&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nM.\u2009Schrag: Leur d\u00e9veloppement a commenc\u00e9 il y a pr\u00e8s de trois ans. Nous avons, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, d\u00e9velopp\u00e9 un mod\u00e8le fonctionnel et deux prototypes. Cela nous a permis de d\u00e9poser un brevet international. Nous avons attach\u00e9 beaucoup d\u2019importance, dans cette premi\u00e8re phase, aux besoins des clients. Il \u00e9tait, pour moi, particuli\u00e8rement essentiel que la mise en place technique et la faisabilit\u00e9 soit \u00e9tablie \u00e0 100% avant d\u2019approfondir le mod\u00e8le commercial.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nChr. Meier: Comment le d\u00e9veloppement du projet est-il financ\u00e9?&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nM. Schrag: Jusque-l\u00e0, Cadese a pr\u00e9financ\u00e9 son projet. Comme l\u2019entreprise m\u2019appartient, je n\u2019ai pas perdu mon temps \u00e0 rechercher un financement tiers. Ceci n\u2019aurait, du reste, gu\u00e8re \u00e9t\u00e9 possible. Sans une d\u00e9monstration technique sous forme de prototype, quasiment personne ne nous aurait soutenus. En fait, sans pr\u00e9financement interne, les id\u00e9es demeurent dans les tiroirs.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nChr. Meier: Quelle est la prochaine \u00e9tape et combien faudra-t-il pour la financer?&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nM. Schrag: Nous devons maintenant penser \u00e0 l\u2019industrialisation et \u00e0 d\u00e9velopper le mod\u00e8le commercial. Suivant mes calculs, les besoins s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 un millions de francs jusqu\u2019au lancement. Pas moins des deux tiers de cette somme devront \u00eatre assur\u00e9s par des financements ext\u00e9rieurs. Je m\u2019occupe au plus vite de fonder une \u00abspin-off\u00bb. La mise en place du projet ne n\u00e9cessite pas seulement des fonds, mais \u00e9galement des partenaires comp\u00e9tents sur les march\u00e9s concern\u00e9s. Nous serons ainsi en situation de progresser plus rapidement et de minimiser nos risques. Cela demande beaucoup d\u2019\u00e9nergie. Il s\u2019agit, dans mon cas, de trouver le temps n\u00e9cessaire sans d\u00e9laisser les affaires courantes.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le financement des innovations se heurte rapidement \u00e0 certaines limites, surtout en ce qui concerne les entreprises les plus petites. Une s\u00e9rie d\u2019initiatives ont \u00e9t\u00e9 prises pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me et offrir un soutien \u00e0 diff\u00e9rents niveaux. 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