{"id":148997,"date":"2013-10-01T12:00:00","date_gmt":"2013-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2013\/10\/baumann-4\/"},"modified":"2023-08-24T00:39:56","modified_gmt":"2023-08-23T22:39:56","slug":"baumann-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2013\/10\/baumann-4\/","title":{"rendered":"Licenciements collectifs en Suisse: un probl\u00e8me surtout pour les travailleurs \u00e2g\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>Quelles sont les perspectives professionnelles des salari\u00e9s qui perdent leur emploi en raison de\u00a0la fermeture d\u2019un \u00e9tablissement industriel en Suisse? Une\u00a0enqu\u00eate de l\u2019universit\u00e9 de Lausanne montre que, deux ans apr\u00e8s leur licenciement, plus des\u00a0deux tiers des personnes concern\u00e9es avaient retrouv\u00e9 un emploi. Les travailleurs d\u2019un certain \u00e2ge ont, par contre, beaucoup de peine \u00e0 se r\u00e9ins\u00e9rer. Quand une\u00a0usine ferme, un \u00e2ge avanc\u00e9 constitue manifestement un handicap plus grave que le manque de\u00a0qualifications pour se r\u00e9ins\u00e9rer. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201310_18_Baumann_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<p class=\"bildquelle\">Photo: Keystone<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 chaque fois qu\u2019une entreprise cesse ses activit\u00e9s, la nouvelle s\u00e8me la consternation dans l\u2019opinion publique. Des enseignes \u00e9tablies de longue date disparaissent, tout le personnel se retrouve au ch\u00f4mage du jour au lendemain et beaucoup de gens sont confront\u00e9s \u00e0 un avenir incertain. Que signifie, pour les travailleurs concern\u00e9s, la fermeture de sites industriels suisses? L\u2019universit\u00e9 de Lausanne a interrog\u00e9 les anciens employ\u00e9s de cinq entreprises de taille moyenne qui ont licenci\u00e9 en 2009 ou 2010 l&#8217;ensemble de leur personnel. Sur un total de 1203 collaborateurs cong\u00e9di\u00e9s, 748 ont particip\u00e9 \u00e0 notre enqu\u00eate.&#13;<\/p>\n<h2>Les deux tiers des employ\u00e9s ont retrouv\u00e9\u00a0du travail<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu moment de l\u2019enqu\u00eate, soit entre 1,5 et 2,5 ans apr\u00e8s la fermeture de l\u2019entreprise, 69% des personnes interrog\u00e9es avaient trouv\u00e9 un nouvel emploi. Pour la majorit\u00e9 des salari\u00e9s licenci\u00e9s dans l\u2019industrie, il semble donc que les perspectives professionnelles soient intactes. C\u2019est ce que montre \u00e9galement un autre r\u00e9sultat de l\u2019\u00e9tude: la grande majorit\u00e9 (86%) des personnes ayant retrouv\u00e9 du travail avaient sign\u00e9 un contrat \u00e0 dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e. Par ailleurs, 17% des r\u00e9pondants \u00e9taient toujours ou de nouveau \u2013 pour plus du tiers d\u2019entre eux \u2013 inscrits au ch\u00f4mage, 8% avaient pris une retraite anticip\u00e9e, 3% avaient atteint l\u2019\u00e2ge ordinaire de la retraite et 3% \u00e9taient sortis du march\u00e9 du travail pour d\u2019autres raisons. Le taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9engagement est \u00e0 mettre en relation avec la bonne conjoncture qui r\u00e8gne sur le march\u00e9 de l\u2019emploi. Durant la p\u00e9riode couverte par l\u2019enqu\u00eate, le taux officiel de ch\u00f4mage en Suisse est rest\u00e9 mod\u00e9r\u00e9, malgr\u00e9 la crise financi\u00e8re: il a oscill\u00e9 entre 3,7% en 2009 et 2,8&nbsp;% en 2011.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9carts modestes entre les niveaux de formation et entre les groupes professionnels<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nQuels facteurs aident les ch\u00f4meurs \u00e0 retrouver du travail? Nous n\u2019avons pas d\u00e9cel\u00e9 de diff\u00e9rences significatives entre hommes et femmes. De m\u00eame, les \u00e9carts entre les niveaux de formation sont plus t\u00e9nus que ce \u00e0 quoi nous nous attentions. Environ 72% des personnes pourvues d\u2019un dipl\u00f4me universitaire ou sortant d\u2019une haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e, ou qui ont suivi une formation professionnelle sup\u00e9rieure, ont retrouv\u00e9 un emploi. C\u2019est aussi le cas de 70% des travailleurs ayant effectu\u00e9 un apprentissage. La proportion n\u2019est que l\u00e9g\u00e8rement plus faible (66%) chez les personnes d\u00e9pourvues de formation postobligatoire. L\u2019\u00e9cart augmente quelque peu si l\u2019on compare les taux de ch\u00f4mage plut\u00f4t que de r\u00e9engagement: ceux-l\u00e0 se situent \u00e0 22% pour les personnes sans formation postobligatoire, 18% pour celles qui ont achev\u00e9 un apprentissage et 13% pour les titulaires d\u2019un dipl\u00f4me du degr\u00e9 tertiaire.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019\u00e2ge, un handicap dans la recherche d\u2019emploi<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe nettes diff\u00e9rences apparaissent par rapport \u00e0 l\u2019\u00e2ge des participants. Plus de 80% des personnes de moins de 55 ans ont retrouv\u00e9 un emploi. Dans le groupe des 55\u201359 ans, cette proportion chute \u00e0 53% et dans celui des 60\u201364 ans, elle n\u2019est plus que de 13%. Les valeurs s\u2019inversent si l\u2019on calcule le taux de ch\u00f4mage: 36% des personnes \u00e2g\u00e9es de 60 \u00e0 64 ans et 30% des 55\u201359 ans n\u2019avaient toujours pas retrouv\u00e9 d\u2019emploi au moment de l\u2019enqu\u00eate. Dans le groupe des moins de 40 ans, la proportion de ch\u00f4meurs \u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 10%. Lorsqu\u2019une entreprise ferme ses portes, les employ\u00e9s d\u2019un certain \u00e2ge semblent donc particuli\u00e8rement expos\u00e9s. En revanche, la grande majorit\u00e9 des personnes de moins de 40 ans ont r\u00e9ussi sans probl\u00e8me la transition vers un nouvel emploi.&#13;<\/p>\n<h2>Un tiers sont r\u00e9engag\u00e9s rapidement, un tiers restent longtemps au ch\u00f4mage<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn analysant la dur\u00e9e de la recherche d\u2019emploi pour les personnes licenci\u00e9es \u00e0 la suite d\u2019une fermeture d\u2019entreprise, nous constatons que certaines ont retrouv\u00e9 rapidement un travail, tandis que d\u2019autres restent tr\u00e8s longtemps au ch\u00f4mage. Un tiers des r\u00e9pondants ayant cherch\u00e9 activement un emploi \u00e9taient de nouveau actifs deux mois apr\u00e8s leur licenciement. Pour un autre tiers, soit la recherche a dur\u00e9 plus d\u2019un an, soit elle n\u2019avait toujours pas abouti. En moyenne, ce processus est un peu plus long pour les femmes et les personnes sans formation postobligatoire. L\u00e0 encore, c\u2019est l\u2019\u00e2ge qui a l\u2019impact le plus fort. Plus il avance et plus le ch\u00f4mage risque de d\u00e9passer un an: pour les personnes de 40 \u00e0 49 ans, la probabilit\u00e9 est de 13% plus \u00e9lev\u00e9e que pour celles de moins de 30 ans; dans la cat\u00e9gorie des 55\u201359 ans, elle augmente de 30% par rapport aux jeunes.&#13;<\/p>\n<h2>Salaire en baisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne fermeture d\u2019entreprise peut avoir une influence n\u00e9gative sur le r\u00e9engagement ou se r\u00e9percuter de mani\u00e8re d\u00e9favorable sur la r\u00e9mun\u00e9ration. En comparant le salaire brut moyen de l\u2019ancien et du nouvel emploi, nous observons une baisse de 6294 \u00e0 6148 francs. En m\u00eame temps, la proportion de salaires inf\u00e9rieurs \u00e0 4000 francs par mois passe de 4% avant le licenciement \u00e0 6% apr\u00e8s&#13;<br \/>\nToutes ces indications correspondent \u00e0 un emploi de\u00a0quarante heures par semaine et comprenant un \u00e9ventuel treizi\u00e8me salaire.. Une analyse des modifications salariales induites par la transition d\u2019un emploi \u00e0 l\u2019autre montre que les perdants sont plus nombreux que les gagnants: 55% des personnes r\u00e9embauch\u00e9es ont d\u00fb accepter de gagner moins et 40% ont r\u00e9ussi \u00e0 gagner davantage. Environ 28% des travailleurs ayant retrouv\u00e9 un poste ont subi des pertes substantielles, correspondant \u00e0 plus de 10% de l\u2019ancien salaire. Par contre, 20% d\u2019entre eux ont enregistr\u00e9 des augmentations sup\u00e9rieures \u00e0 10%.&#13;<\/p>\n<h2>Des pertes salariales \u00e9lev\u00e9es pour les employ\u00e9s \u00e2g\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour qui les conditions salariales se sont-elles am\u00e9lior\u00e9es et pour qui se sont-elles, au contraire, d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es? Le salaire moyen des femmes n\u2019a pas chang\u00e9 entre l\u2019ancien et le nouvel emploi. En revanche, les hommes ont d\u00fb accepter des pertes de 3%.&#13;<\/p>\n<h2>Mieux vaut \u00eatre un ch\u00f4meur sans formation qu\u2019en fin de carri\u00e8re<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEnviron deux ans apr\u00e8s la fermeture de leur entreprise, deux employ\u00e9s sur trois avaient retrouv\u00e9 du travail. Une personne interrog\u00e9e sur six \u00e9tait toujours au ch\u00f4mage et une sur neuf \u00e9tait partie \u00e0 la retraite (anticip\u00e9e). L\u2019\u00e2ge semble avoir exerc\u00e9 une influence nettement plus forte que le sexe, le groupe professionnel ou la formation sur les chances de trouver un emploi \u00e0 des conditions salariales \u00e9quivalentes. Tandis que le passage \u00e0 une autre entreprise s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralement sans probl\u00e8me pour les cohortes de moins de 40 ans, les actifs de plus de 54 ans ont eu beaucoup plus de peine \u00e0 se r\u00e9ins\u00e9rer \u2013 et ceux qui y sont parvenus ont d\u00fb faire des sacrifices souvent consid\u00e9rables en termes de r\u00e9mun\u00e9ration.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abProbabilit\u00e9 de r\u00e9engagement pour un homme ayant suivi un apprentissage, selon l\u2019\u00e2ge\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00abModification du salaire dans le nouvel emploi par rapport \u00e0 celui qui pr\u00e9c\u00e9dait le licenciement collectif,\u00a0selon l\u2019\u00e2ge\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1: \u00abSituation professionnelle et modification du salaire, selon le sexe, l\u2019\u00e2ge et la formation\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Base de donn\u00e9es et disparit\u00e9s r\u00e9gionales&#13;<\/p>\n<h3>Base de donn\u00e9es et disparit\u00e9s r\u00e9gionales<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019Enqu\u00eate suisse sur la population active (Espa) ne permet pas d\u2019identifier les ch\u00f4meurs qui ont perdu leur emploi en raison d\u2019une fermeture d\u2019entreprise. C\u2019est pourquoi nous avons effectu\u00e9 notre propre collecte de donn\u00e9es aupr\u00e8s de cinq entreprises industrielles. Quatre d\u2019entre elles \u00e9taient \u00e9tablies dans la r\u00e9gion Espace Mittelland et une autre dans le canton de Gen\u00e8ve. Elles ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des licenciements collectifs en 2009 et 2010. Notre enqu\u00eate a eu lieu entre 1,5 et 2,5 ans apr\u00e8s. Les questions ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es par courrier postal, via Internet ou par t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 un \u00e9chantillon de 1203 personnes cong\u00e9di\u00e9es. Au total, 748 d\u2019entre elles ont r\u00e9pondu au questionnaire, ce qui repr\u00e9sente un taux de participation de 62%. Cette valeur est sensiblement sup\u00e9rieure \u00e0 celle d\u2019une pr\u00e9c\u00e9dente \u00e9tude sur les licenciements collectifs en Suisse a. Pour une partie des r\u00e9pondants, nous avons compl\u00e9t\u00e9 les donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate par des informations administratives provenant de l\u2019assurance-ch\u00f4mage et des entreprises concern\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nNotre \u00e9tude met en \u00e9vidence de grandes diff\u00e9rences entre les r\u00e9gions. Dans le cas de l\u2019entreprise bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, le taux de r\u00e9engagement est deux fois moins \u00e9lev\u00e9 que pour les quatre soci\u00e9t\u00e9s de l\u2019Espace Mittelland. En outre, les anciens employ\u00e9s de la firme genevoise qui ont retrouv\u00e9 du travail ont subi des pertes salariales un peu plus importantes que les autres personnes interrog\u00e9es. Ces diff\u00e9rences s\u2019expliquent en partie par un taux de ch\u00f4mage sup\u00e9rieur dans le canton de Gen\u00e8ve. En outre, environ la moiti\u00e9 des anciens collaborateurs de cette entreprise \u00e9taient des frontaliers fran\u00e7ais \u2013 lesquels ont eu beaucoup de peine \u00e0 trouver un nouvel emploi. b&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\na Voir Weder et Wyss (2010).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nb Voir Baumann et Oesch (2013).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Modification du bien-\u00eatre subjectif&#13;<\/p>\n<h3>Modification du bien-\u00eatre subjectif<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nComment se r\u00e9percute la fermeture d\u2019une entreprise sur le bien-\u00eatre subjectif du personnel cong\u00e9di\u00e9? Nous avons demand\u00e9 aux participants \u00e0 l\u2019enqu\u00eate d\u2019indiquer leur satisfaction de vie avant le licenciement ainsi que 1,5 \u00e0 2,5 ans apr\u00e8s. Deux r\u00e9sultats sont int\u00e9ressants: premi\u00e8rement, les retrait\u00e9s semblent beaucoup plus contents que les personnes ayant retrouv\u00e9 du travail. Bien que trois quarts des pensionn\u00e9s aient pris une retraite anticip\u00e9e et qu\u2019ils pourraient donc continuer de travailler, leur bien-\u00eatre subjectif est meilleur que celui des actifs. Deuxi\u00e8mement, la satisfaction des ch\u00f4meurs et des inactifs a fortement diminu\u00e9 (d\u2019un tiers). Le bien-\u00eatre subjectif de ces deux groupes se situe sensiblement au-dessous de celui des actifs. Dans la plupart des cas, le fait d\u2019\u00eatre au ch\u00f4mage ne r\u00e9sulte manifestement pas d\u2019un choix. De m\u00eame, la majorit\u00e9 des inactifs ne se sont pas retir\u00e9s volontairement du march\u00e9 du travail. Les r\u00e9ponses des participants \u00e0 l\u2019\u00e9tude montrent que le licenciement a eu de graves cons\u00e9quences psychosociales pour une partie des personnes concern\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: Bibliographie&#13;<\/p>\n<h3>Bibliographie<\/h3>\n<p>&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>Baumann I. et Oesch D., Wiederbesch\u00e4ftigung nach Betriebsschliessungen im Industriesektor der Schweiz, SECO-Publikation Arbeitsmarkpolitik, n\u00b0 38, juin 2013.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Weder R. et Wyss S., Arbeitslosigkeit unter niedrig Qualifizierten: Die Rolle der Globalisierung, publication du SECO \u2013 Politique du march\u00e9 du travail n\u00b0 29, 2010.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>OCDE, \u00abHow Do Industry, Firm and Worker Characteristics Shape Job and Worker Flows?\u00bb, Perspectives de l\u2019emploi de l\u2019OCDE, Paris, 2009, pp. 117\u2013163.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Oesch D., Occupational Change in Europe. How Technology and Education Transform the Job Structure, Oxford University Press, 2013.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelles sont les perspectives professionnelles des salari\u00e9s qui perdent leur emploi en raison de\u00a0la fermeture d\u2019un \u00e9tablissement industriel en Suisse? Une\u00a0enqu\u00eate de l\u2019universit\u00e9 de Lausanne montre que, deux ans apr\u00e8s leur licenciement, plus des\u00a0deux tiers des personnes concern\u00e9es avaient retrouv\u00e9 un emploi. 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