{"id":149122,"date":"2013-09-01T12:00:00","date_gmt":"2013-09-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2013\/09\/sheldon-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:41:02","modified_gmt":"2023-08-23T22:41:02","slug":"sheldon-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2013\/09\/sheldon-2\/","title":{"rendered":"Le march\u00e9 suisse du travail: un mod\u00e8le de r\u00e9ussite international"},"content":{"rendered":"<p>La Suisse affiche de tr\u00e8s bons r\u00e9sultats depuis plusieurs d\u00e9cennies en mati\u00e8re de ch\u00f4mage. L\u2019an pass\u00e9 n\u2019a pas fait exception, puisque, avec un taux de 4,2%, elle n\u2019\u00e9tait devanc\u00e9e en Europe que par la Norv\u00e8ge, o\u00f9 il \u00e9tait de 3,2%. Comment expliquer un aussi faible niveau de ch\u00f4mage? <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201309_14_Sheldon_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<p class=\"bildquelle\">Photo: Keystone<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9conomie du march\u00e9 du travail distingue diverses formes de ch\u00f4mage. En premier lieu, il faut diff\u00e9rencier ch\u00f4mages d\u2019\u00e9quilibre et de d\u00e9s\u00e9quilibre. Le premier r\u00e9sulte d\u2019une conjoncture \u00e9quilibr\u00e9e. Aussi appel\u00e9e \u00absocle de ch\u00f4mage\u00bb ou \u00abch\u00f4mage incompressible\u00bb, cette grandeur, qui avoisine 3% en Suisse actuellement, ne se r\u00e9sorbe m\u00eame pas en p\u00e9riodes de haute conjoncture et laisse supposer un \u00e9quilibre durable. \u00c0 l\u2019inverse, le ch\u00f4mage de d\u00e9s\u00e9quilibre fluctue consid\u00e9rablement au gr\u00e9 des mouvements de la conjoncture. Les consid\u00e9rations qui suivent se limitent au ch\u00f4mage d\u2019\u00e9quilibre.Ce dernier se divise \u00e0 son tour en ch\u00f4mages structurel et frictionnel. Ces qualificatifs se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 ses causes. Le ch\u00f4mage structurel r\u00e9sulte de l\u2019inad\u00e9quation entre les profils des demandeurs d\u2019emploi et ceux des postes vacants, comme lorsque les employeurs cherchent des ma\u00e7ons et qu\u2019il n\u2019y a que des couvreurs parmi les ch\u00f4meurs.Quant au ch\u00f4mage frictionnel, il est la cons\u00e9quence de l\u2019opacit\u00e9 qui r\u00e8gne sur le march\u00e9 de l\u2019emploi: les ch\u00f4meurs doivent d\u2019abord trouver un poste qui leur convient, ce qui prend du temps. En attendant, ils restent sans emploi.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019image d\u00e9form\u00e9e de la Suisse avant\u00a01977<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour identifier les raisons expliquant la variation du taux de ch\u00f4mage d\u2019une nation \u00e0 l\u2019autre, il faut commencer par analyser son \u00e9volution dans les pays de l\u2019OCDE depuis 1970. \u00c0 quelques exceptions pr\u00e8s, celui de la Suisse a toujours \u00e9t\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 celui des autres groupes de pays.Ce tableau est toutefois fauss\u00e9 pour la Suisse des ann\u00e9es septante: le taux de 1% indiqu\u00e9 dans le <i>graphique 1<\/i> ne provenait pas d\u2019un taux d\u2019activit\u00e9 \u00e9lev\u00e9, mais de la statistique des ch\u00f4meurs, \u00e9tablie sur la base du nombre de personnes inscrites dans les offices du travail. En r\u00e9alit\u00e9, un quart de million d\u2019emplois, soit 8% des effectifs totaux, ont disparu au milieu de la d\u00e9cennie, \u00e0 la suite de la premi\u00e8re crise du p\u00e9trole. Un grand nombre de travailleurs \u00e9trangers n\u2019\u00e9tant pas \u00e9tablis en Suisse et l\u2019assurance-ch\u00f4mage n\u2019\u00e9tant pas obligatoire, la statistique n\u2019a pas enregistr\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. \u00c0 cette date, seuls 20% des actifs \u00e9taient assur\u00e9s contre la perte de leur emploi. Pour cette raison, les \u00e9trangers licenci\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 nombreux \u00e0 regagner leur patrie, tandis que les ch\u00f4meurs \u00e9tablis qui n\u2019avaient pas droit \u00e0 l\u2019allocation ne s\u2019inscrivaient pas \u00e0 l\u2019office du travail. Depuis 1977, l\u2019assurance-ch\u00f4mage est obligatoire et une grande partie de la main-d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re est \u00e9tablie dans notre pays, de sorte que tout ph\u00e9nom\u00e8ne de sous-emploi se refl\u00e8te bien davantage dans la statistique du ch\u00f4mage.&#13;<\/p>\n<h2>Gu\u00e9rir plut\u00f4t que pr\u00e9venir<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe <i>graphique 1<\/i> montre, par ailleurs, que les taux de ch\u00f4mage augmentent de fa\u00e7on pratiquement parall\u00e8le dans toutes les r\u00e9gions du monde. Ce constat vaut pour la premi\u00e8re crise du p\u00e9trole au milieu des ann\u00e9es septante, la deuxi\u00e8me au d\u00e9but des ann\u00e9es quatre-vingt, la crise mon\u00e9taire internationale du d\u00e9but des ann\u00e9es nonante, l\u2019\u00e9clatement de la bulle informatique apr\u00e8s 2000 et la crise financi\u00e8re de 2008. La chute de l\u2019emploi a affect\u00e9 tous les pays dans la m\u00eame mesure. La diff\u00e9rence porte plut\u00f4t sur les ph\u00e9nom\u00e8nes observ\u00e9s durant les phases de reprise. En Am\u00e9rique du Nord et en Oc\u00e9anie, les taux ont retrouv\u00e9 leur niveau d\u2019origine, tandis qu\u2019ils sont rest\u00e9s \u00e9lev\u00e9s dans les autres r\u00e9gions. Ainsi, le taux moyen en Am\u00e9rique du Nord et en Oc\u00e9anie ne varie gu\u00e8re avant ou apr\u00e8s 1990, tandis qu\u2019il est nettement plus \u00e9lev\u00e9 apr\u00e8s cette date dans les autres r\u00e9gions (voir <i>graphique 2<\/i>). Ces diff\u00e9rences indiquent que le succ\u00e8s d\u2019un pays dans la lutte contre le ch\u00f4mage ne r\u00e9side pas dans sa capacit\u00e9 \u00e0 emp\u00eacher l\u2019apparition du ph\u00e9nom\u00e8ne, mais \u00e0 le combattre une fois qu\u2019il est apparu. C\u2019est \u00e9galement la conclusion du <i>graphique 3<\/i> qui compare les taux de ch\u00f4mage des r\u00e9gions en question \u00e0 leur proportion de ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e en 2007. Est consid\u00e9r\u00e9e comme telle toute personne \u00e0 la recherche d\u2019un emploi depuis plus d\u2019un an. En 2007, avant la crise financi\u00e8re, la plupart des pays traversaient une phase de haute conjoncture, ce qui n\u2019emp\u00eachait pas le ch\u00f4mage d\u2019\u00eatre relativement \u00e9lev\u00e9 dans certains d\u2019entre eux. Il en allait g\u00e9n\u00e9ralement de m\u00eame pour le ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e. Cette corr\u00e9lation n\u2019est pas obligatoire, car un ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 a deux causes possibles: la destruction d\u2019un grand nombre d\u2019emplois et une longue dur\u00e9e d\u2019inactivit\u00e9. Le <i>graphique 3<\/i> montre que c\u2019est plut\u00f4t la seconde qui est d\u00e9terminante.&#13;<\/p>\n<h2>Facteurs explicatifs potentiels<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe ch\u00f4mage d\u2019\u00e9quilibre s\u2019explique par des barri\u00e8res structurelles ou informationnelles sur le march\u00e9 de l\u2019emploi. On con\u00e7oit ais\u00e9ment que, pour expliquer les diff\u00e9rences nationales observ\u00e9es, il faille cerner la capacit\u00e9 et la volont\u00e9 des acteurs du march\u00e9 du travail \u00e0 surmonter ces barri\u00e8res. De nombreux facteurs peuvent influencer l\u2019\u00e9quilibre entre l\u2019offre et la demande sur le march\u00e9 du travail. Jusqu\u2019\u00e0 maintenant, les \u00e9tudes empiriques se sont concentr\u00e9es sur:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de l\u2019assurance-ch\u00f4mage;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>le recours aux mesures du march\u00e9 du travail (MMT), comme la reconversion ou le perfectionnement professionnel;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>la protection contre le licenciement;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>l\u2019intensit\u00e9 de la concurrence sur les march\u00e9s des produits;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>la puissance et la rivalit\u00e9 des syndicats;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>le niveau des salaires minimaux;<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>la charge fiscale individuelle (imp\u00f4ts et redevances).<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019effet des facteurs ci-dessus sur le niveau de ch\u00f4mage semble a priori clair: une assurance-ch\u00f4mage g\u00e9n\u00e9reuse encourage les demandeurs d\u2019emploi \u00e0 faire durer leurs recherches; les MMT favorisent leur r\u00e9in- sertion; une protection stricte contre les licenciements d\u00e9courage l\u2019engagement de nouveaux salari\u00e9s; des syndicats puissants prot\u00e8gent les emplois des actifs, au d\u00e9tri-ment des ch\u00f4meurs; les salaires minimaux et les charges salariales \u00e9lev\u00e9es r\u00e9duisent la demande de main-d\u2019\u0153uvre.&#13;<\/p>\n<h2>Des liens complexes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes interactions ne sont toutefois pas aussi claires, ni th\u00e9oriquement, ni empiriquement. Dans une optique th\u00e9orique, nous pouvons objecter aux conclusions ci-dessus qu\u2019une assurance-ch\u00f4mage g\u00e9n\u00e9reuse permet aux int\u00e9ress\u00e9s de trouver un poste correspondant \u00e0 leurs qualifications, ce qui leur \u00e9vite de perdre de nouveau leur emploi. Quant \u00e0 la participation \u00e0 une MMT, elle requiert un certain temps, qui serait peut-\u00eatre mieux investi dans la recherche d\u2019un emploi, compte tenu de la dur\u00e9e du ch\u00f4mage. Les interdictions de licencier agissent, elles, non sur le taux d\u2019activit\u00e9 moyen, mais uniquement sur la volatilit\u00e9 de l\u2019emploi. En fonction du mod\u00e8le de n\u00e9gociation collective appliqu\u00e9, des syndicats puissants peuvent exercer un effet positif, n\u00e9gatif ou m\u00eame nul sur l\u2019emploi. Dans des circonstances pr\u00e9cises, des salaires minimaux peuvent m\u00eame le favoriser. Les charges salariales gr\u00e8vent le facteur de production le moins mobile et, par cons\u00e9quent, le moins susceptible d\u2019\u00e9viter les co\u00fbts ou de les transf\u00e9rer \u00e0 d\u2019autres facteurs de production, comme le capital ou l\u2019employeur. Dans ce cas, elles n\u2019influent nullement sur le niveau d\u2019activit\u00e9.Les donn\u00e9es empiriques ne confirment pas non plus une \u00e9ventuelle influence n\u00e9gative des facteurs mentionn\u00e9s sur l\u2019emploi. Ainsi, l\u2019assurance-ch\u00f4mage danoise compte parmi les plus g\u00e9n\u00e9reuses au monde, alors que celle de l\u2019Italie est relativement modeste. Or, le ch\u00f4mage est plus \u00e9lev\u00e9 dans notre voisin du Sud qu\u2019au Danemark. Autre exemple: en France, moins de 10% des actifs sont syndiqu\u00e9s, contre pratiquement 100% en Su\u00e8de. Or, le ch\u00f4mage est plus \u00e9lev\u00e9 dans le premier pays que dans le second.&#13;<\/p>\n<h2>Des tendances \u00e9conom\u00e9triques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nToutefois, des comparaisons aussi \u00e9l\u00e9mentaires peuvent aboutir \u00e0 des conclusions erron\u00e9es, car elles ne tiennent pas compte des autres facteurs. Nous pouvons ainsi imaginer qu\u2019un pays compense le haut niveau de ses allocations par un recours accru aux MMT, ce qui annule les effets pervers de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de l\u2019assurance-ch\u00f4mage. C\u2019est pour \u00e9viter ces distorsions que l\u2019on proc\u00e8de \u00e0 des analyses de r\u00e9gression. Il s\u2019agit d\u2019\u00e9tudes \u00abpanel\u00bb internationales qui examinent les effets des variations des facteurs explicatifs sur le ch\u00f4mage d\u2019\u00e9quilibre&#13;<br \/>\nLe ch\u00f4mage d\u2019\u00e9quilibre des pays est estim\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de moyennes pluriannuelles avant qu\u2019une r\u00e9gression soit effectu\u00e9e pour d\u00e9terminer l\u2019effet des facteurs explicatifs suppos\u00e9s. Les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude sont r\u00e9sum\u00e9s dans les Perspectives de l\u2019emploi de l\u2019OCDE 2006..Si les r\u00e9sultats ne sont pas uniformes, des tendances g\u00e9n\u00e9rales se d\u00e9gagent n\u00e9anmoins. Ainsi, il n\u2019est pour ainsi dire pas prouv\u00e9 que la puissance des syndicats ou la rigueur des dispositions contre le licenciement entra\u00eenent une augmentation du ch\u00f4mage d\u2019\u00e9quilibre. En revanche, on peut affirmer que ce dernier baisse si les syndicats sont conciliants, si la dur\u00e9e du droit \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 journali\u00e8re est relativement br\u00e8ve, si des MMT sont propos\u00e9es et si la charge fiscale est faible. Les r\u00e9sultats concernant les effets des salaires minimaux manquent fortement d\u2019uniformit\u00e9, m\u00eame si ces derniers semblent, a priori, surtout favoriser une hausse du ch\u00f4mage des jeunes. Quant \u00e0 l\u2019impact de la concurrence sur les march\u00e9s des produits, il n\u2019a gu\u00e8re fait l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes. En th\u00e9orie, les march\u00e9s monopolistiques devraient logiquement r\u00e9duire l\u2019emploi, car les prix peuvent \u00eatre maintenus en diminuant l\u2019offre de produits, soit la production de biens. C\u2019est d\u2019ailleurs ce que laissent penser les r\u00e9sultats obtenus jusqu\u2019ici.Les conclusions de ces \u00e9tudes ne sont cependant pas infaillibles. D\u2019une part, il est tr\u00e8s difficile de quantifier la rigueur des dispositions contre le licenciement, l\u2019intensit\u00e9 de la concurrence ou la rivalit\u00e9 entre syndicats. Or, des variables mal mesur\u00e9es entra\u00eenent une distorsion des r\u00e9sultats vers z\u00e9ro, soit l\u2019absence d\u2019impact. D\u2019autre part, les r\u00e9gressions souffrent du ph\u00e9nom\u00e8ne de la causalit\u00e9 invers\u00e9e. Aussi est-il difficile de savoir avec certitude si une faible charge fiscale induit une baisse du ch\u00f4mage ou si cette charge est faible parce que le ch\u00f4mage \u00e0 financer est moindre. Le m\u00eame constat s\u2019impose pour l\u2019influence des MMT, de la dur\u00e9e du droit \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9 journali\u00e8re ou de la rivalit\u00e9 entre syndicats.&#13;<\/p>\n<h2>Atouts et faiblesses de la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn d\u00e9pit de ces r\u00e9serves, il est int\u00e9ressant d\u2019analyser le faible taux de ch\u00f4mage en Suisse \u00e0 la lumi\u00e8re des r\u00e9sultats obtenus. Le <i>graphique 4<\/i> compare ainsi les donn\u00e9es qui la concernent \u00e0 la moyenne des pays de l\u2019OCDE. Les conclusions des \u00e9tudes de r\u00e9gression indiquent que, exception faite des MMT, la faiblesse des valeurs constat\u00e9es exerce un effet b\u00e9n\u00e9fique sur le ch\u00f4mage. Dans ce contexte, le graphique montre que la Suisse fait bonne figure pour presque tous les facteurs, en particulier pour les aspects syndicaux, l\u2019absence d\u2019un salaire minimal l\u00e9gal et la charge fiscale. La seule mauvaise note d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 la Suisse concerne l\u2019intensit\u00e9 de la concurrence sur les march\u00e9s des produits.En guise de bilan, on constate que si la Suisse a un taux de ch\u00f4mage d\u2019\u00e9quilibre bas, c\u2019est avant tout parce que la <i>dur\u00e9e moyenne d\u2019un \u00e9pisode de ch\u00f4mage reste relativement courte<\/i> et que les ch\u00f4meurs retrouvent assez vite un emploi. Cette r\u00e9ussite est \u00e0 porter au cr\u00e9dit des bonnes relations entre salari\u00e9s et employeurs, de l\u2019absence d\u2019un salaire minimal et de la faible charge fiscale.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abTaux de ch\u00f4mage dans les pays de l\u2019OCDE, 1970\u20132012\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00abTaux de ch\u00f4mage moyen dans les pays de l\u2019OCDE, avant et apr\u00e8s 1990\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: \u00abTaux de ch\u00f4mage et ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e dans les pays de l\u2019OCDE, 2007\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4: \u00abFacteurs d\u00e9terminants pour le ch\u00f4mage structurel\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse affiche de tr\u00e8s bons r\u00e9sultats depuis plusieurs d\u00e9cennies en mati\u00e8re de ch\u00f4mage. L\u2019an pass\u00e9 n\u2019a pas fait exception, puisque, avec un taux de 4,2%, elle n\u2019\u00e9tait devanc\u00e9e en Europe que par la Norv\u00e8ge, o\u00f9 il \u00e9tait de 3,2%. Comment expliquer un aussi faible niveau de ch\u00f4mage? &#13; Photo: Keystone &#13; L\u2019\u00e9conomie du march\u00e9 [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2700,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[90],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2700,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Prof. em. der Volkswirtschaftslehre und Leiter der Forschungsstelle f\u00fcr Arbeitsmarkt- und Indust-rie\u00f6konomik (FAI), Wirtschaftswissenschaftliche Fakult\u00e4t (WWZ), Universit\u00e4t Basel","seco_author_post_occupation_fr":"Professeur d\u2019\u00e9conomie, directeur du bureau de recherches en \u00e9conomie du march\u00e9 du travail et de l\u2019industrie (FAI) \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences \u00e9conomiques (WWZ) de l\u2019universit\u00e9 de B\u00e2le","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":149125,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"7266","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/557807c332b95"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/149122"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2700"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=149122"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/149122\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188986,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/149122\/revisions\/188986"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=149122"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=149122"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=149122"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=149122"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=149122"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=149122"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}