{"id":149152,"date":"2013-07-01T12:00:00","date_gmt":"2013-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2013\/07\/frieden-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:41:26","modified_gmt":"2023-08-23T22:41:26","slug":"frieden-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2013\/07\/frieden-2\/","title":{"rendered":"Vers un nouveau mandat pour le Groupe de la Banque mondiale"},"content":{"rendered":"<p>Sous l\u2019impulsion de son nouveau pr\u00e9sident Jim Kim, le Groupe de la Banque mondiale&#13;<br \/>\nLe Groupe de la Banque mondiale r\u00e9unit cinq organisations distinctes du point de vue juridique et financier: la Banque internationale pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement (Bird), qui pr\u00eate aux pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire et aux pays pauvres solvables; l\u2019Association internationale de d\u00e9veloppement (ID), qui accorde des pr\u00eats ou des cr\u00e9dits sans int\u00e9r\u00eat et des dons aux pays les plus pauvres; la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI), qui octroie des pr\u00eats, finance des fonds propres et fournit des services-conseil pour stimuler l\u2019investissement priv\u00e9 dans les pays en d\u00e9veloppement; l\u2019Agence multilat\u00e9rale de garantie des investissements (Amgi), qui offre aux investisseurs des garanties contre les pertes associ\u00e9es aux risques non commerciaux dans les pays en d\u00e9veloppement; le Centre international pour le r\u00e8glement des diff\u00e9rends relatifs aux investissements (Cirdi), qui offre des m\u00e9canismes internationaux de conciliation et d\u2019arbitrage des diff\u00e9rends li\u00e9s aux investissements. Dans cet article, le terme \u00abBanque mondiale\u00bb (BM) se r\u00e9f\u00e8re au groupe dans son ensemble et inclut donc les cinq composantes de l\u2019organisation. s\u2019est lanc\u00e9 dans une r\u00e9flexion strat\u00e9gique qui devrait conduire \u00e0 un renouvellement important de son mandat et \u00e0 une r\u00e9forme en profondeur de son fonctionnement. Le processus est en cours et ses r\u00e9sultats sont encore en attente. Il est n\u00e9anmoins d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 possible de comprendre que les &shy;options suivantes seront privi&shy;l\u00e9gi\u00e9es: davantage de synergies entre secteurs public et priv\u00e9, concentration sur les questions d\u2019int\u00e9r\u00eat mondial ainsi que sur les \u00c9tats fragiles, am\u00e9lioration du sort des plus d\u00e9munis et promotion de la croissance verte. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201307_11_Frieden_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa Banque mondiale (BM) d\u00e9ploie son action dans un environnement favorable. Les perspectives de croissance des pays \u00e9mergents restent bonnes \u00e0 moyen terme, soutenant la demande de mati\u00e8res premi\u00e8res, qui est essentielle pour faire avancer les pays les plus pauvres. Les succ\u00e8s spectaculaires obtenus dans la lutte contre la pauvret\u00e9 durant les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es (voir <i>graphiques 1<\/i> et <i>2<\/i>) ont cr\u00e9\u00e9 une dynamique qui permet d\u2019esp\u00e9rer l\u2019\u00e9limination presque totale des formes les plus extr\u00eames de mis\u00e8re au cours des deux prochaines d\u00e9cennies. L\u2019Afrique subsaharienne participe d\u00e9sormais \u00e0 la croissance de l\u2019\u00e9conomie mondiale. Une douzaine de ses \u00c9tats devraient atteindre bient\u00f4t le statut de pays \u00e0 revenu moyen, cr\u00e9ant les conditions d\u2019un commerce r\u00e9gional prosp\u00e8re, capable d\u2019entra\u00eener la croissance des pays les plus pauvres.Trois grandes tendances peuvent aussi soutenir la BM dans sa recherche de solution aux probl\u00e8mes globaux les plus pressants:&#13;<\/p>\n<ul>&#13;<\/p>\n<li>La collaboration entre le syst\u00e8me des Nations Unies et les institutions de Bretton Woods s\u2019est consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9e, rendant possible leur action commune, en particulier dans la gestion de crises r\u00e9sultant de conflits ou de catastrophes naturelles.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Les entreprises qui op\u00e8rent \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, pour assurer leur succ\u00e8s dans les affaires, doivent de plus en plus rendre des comptes sur leur apport au d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social dans tous les pays o\u00f9 elles s\u2019approvisionnent et o\u00f9 elles produisent. La contribution essentielle du secteur priv\u00e9 au d\u00e9veloppement, en particulier \u00e0 travers la cr\u00e9ation d\u2019emplois dignes de ce nom, est ainsi stimul\u00e9e par les exigences accrues des consommateurs.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>De plus en plus d\u2019acteurs du d\u00e9veloppement, publics et priv\u00e9s, dans pratiquement tous les pays, reconnaissent l\u2019obligation de combiner croissance \u00e9conomique et durabilit\u00e9 sociale et environnementale. Les choix qui en r\u00e9sultent sont loin d\u2019\u00eatre toujours faciles, mais assurent souvent une coh\u00e9rence au moins partielle entre les objectifs poursuivis.<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Les principaux obstacles externes au d\u00e9veloppement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans le d\u00e9ploiement de son action, m\u00eame dans l\u2019environnement \u00e9conomique favorable actuel, la BM rencontre des obstacles importants, qui sont d\u2019origine et de nature \u00e9minemment <i>politiques<\/i>. L\u2019action multilat\u00e9rale indispensable \u00e0 la promotion de biens publics mondiaux, comme la stabilisation du climat, le libre-\u00e9change, l\u2019exploitation durable des mers et des for\u00eats, requiert que les \u00c9tats les plus puissants assument leurs responsabilit\u00e9s, s\u2019engagent dans la prise de d\u00e9cision commune et acceptent les r\u00e9sultats des d\u00e9bats et des n\u00e9gociations. Cela n\u2019est pas souvent le cas, comme le montrent l\u2019impasse des n\u00e9gociations sur le commerce mondial et sur la gestion du climat ou le d\u00e9bat sur la suppression des subsides r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la consommation de carburants d\u2019origine fossile. Ce d\u00e9ficit de \u00ableadership\u00bb mondial se retrouve, dans une certaine mesure, dans les d\u00e9lib\u00e9rations de la BM et limite sa capacit\u00e9 \u00e0 proposer des solutions durables aux probl\u00e8mes qu\u2019elle rencontre \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale. La banque peine aussi, pour les m\u00eames raisons, \u00e0 provoquer, dans des entreprises et des fonds souverains \u00e9manant de nouvelles puissances \u00e9conomiques, le m\u00eame engagement responsable que pour le secteur priv\u00e9 occidental. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de chaque \u00c9tat, m\u00eame en pr\u00e9sence d\u2019une croissance \u00e9conomique soutenue, les b\u00e9n\u00e9fices de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique peuvent \u00eatre limit\u00e9s ou mal distribu\u00e9s \u00e0 cause de s\u00e9rieux probl\u00e8mes de gouvernance, allant du manque de l\u00e9gitimit\u00e9 des \u00e9lites au pouvoir jusqu\u2019\u00e0 la corruption et \u00e0 l\u2019inefficience du secteur public.Face \u00e0 de telles situations, au-del\u00e0 de l\u2019impact positif mais n\u00e9cessairement ponctuel des projets financ\u00e9s et soutenus par l\u2019organisation, les moyens \u00e0 la disposition de la BM pour promouvoir une prosp\u00e9rit\u00e9 durable et partag\u00e9e \u00e9quitablement sont essentiellement de nature intellectuelle. D\u00e9sormais, dans la grande majorit\u00e9 des \u00c9tats membres, la BM n\u2019est pas (ou plus) en mesure de dicter des r\u00e9formes politiques sectorielles n\u00e9cessaires \u00e0 une meilleure distribution des richesses et des revenus, car ces \u00c9tats ont facilement acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres sources de financement ext\u00e9rieur, public et priv\u00e9. D\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, dans les pays \u00e9mergents comme dans les pays pauvres, la BM ne peut esp\u00e9rer influencer les politiques publiques et la distribution des revenus que par la qualit\u00e9 de ses analyses et la cr\u00e9dibilit\u00e9 de ses propositions, en d\u2019autres termes par la combinaison de financement, de connaissance et de savoir-faire acquis dans la pratique. Cette r\u00e9alit\u00e9 impose des changements significatifs dans la mani\u00e8re de travailler du groupe et de chacune des organisations qui le constituent.&#13;<\/p>\n<h2>Les changements indispensables et les priorit\u00e9s n\u00e9cessaires<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa BM doit changer pour rester pertinente et utile dans ce contexte mondial, caract\u00e9ris\u00e9 par des chances \u00e9conomiques et par des contraintes politiques. Elle doit choisir des approches et des domaines d\u2019action qui maximisent sa position et ses comp\u00e9tences. Les principales tendances en ce domaine sont d\u00e9crites dans ce qui suit.&#13;<\/p>\n<h2>Cr\u00e9er des synergies entre les secteurs public et priv\u00e9, en particulier par des programmes conjoints Bird\/AID et SFI\/Amgi<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI) et l\u2019Agence multilat\u00e9rale de garantie des investissements (Amgi) ont connu une forte expansion ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Elles engagent d\u00e9sormais, bon an mal an, un volume de ressources financi\u00e8res comparable aux pr\u00eats conjoints de la Banque pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement (Bird) et de l\u2019Association internationale de d\u00e9veloppement (ID), soit entre 20 et 25 milliards d\u2019USD. Cette capacit\u00e9 unique de la BM d\u2019agir avec des moyens consid\u00e9rables, tant dans le secteur public que priv\u00e9 des pays en d\u00e9veloppement, a jusqu\u2019ici \u00e9t\u00e9 sous-utilis\u00e9e. Il est pourtant de plus en plus clair que cette combinaison d\u2019approches et de comp\u00e9tences fait du groupe de la BM un partenaire id\u00e9al pour la promotion des infrastructures de base, de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9nergie \u00e9lectrique, de la croissance verte et surtout de la cr\u00e9ation d\u2019emplois. La nouvelle strat\u00e9gie devra ainsi \u00eatre contraignante pour l\u2019ensemble du groupe et faire de la promotion du secteur priv\u00e9 l\u2019un des axes majeurs de l\u2019action dans les prochaines ann\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>Poursuivre des priorit\u00e9s sectorielles ad\u00e9quates qui assurent la pertinence globale de la BM<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019influence de la BM sur les strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement et les politiques sectorielles \u2028\u2013 nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 \u2013 d\u00e9pend fondamentalement de la qualit\u00e9 de ses analyses et de son apport \u00e0 la recherche de solutions adapt\u00e9es \u00e0 des environnements sp\u00e9cifiques. Les sources potentielles de ces comp\u00e9tences rares se trouvent d\u2019une part dans l\u2019universalit\u00e9 des exp\u00e9riences accumul\u00e9es par la BM \u00e0 travers le monde, d\u2019autre part dans la qualit\u00e9 de son personnel, qui combine le savoir technique et la pratique dans la mise en \u0153uvre d\u2019investissements et de politiques. Pour garder ces avantages comparatifs, la BM doit concentrer davantage ses ressources et son personnel dans la recherche de solutions \u00e0 quelques probl\u00e8mes complexes et \u00e9viter de se disperser sur trop de fronts. Ces engagements prioritaires devront avoir une dimension globale et affronter des probl\u00e8mes similaires dans plusieurs pays (par exemple: acc\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 des sources s\u00fbres d\u2019\u00e9nergie, mise \u00e0 disposition durable de services d\u2019assainissement dans les grandes m\u00e9tropoles, organisation de syst\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 et d\u2019aide sociale destin\u00e9s aux groupes les plus vuln\u00e9rables de la population ou orientation cibl\u00e9e et durable des subsides alimentaires).&#13;<\/p>\n<h2>Concentrer son aide sur les \u00c9tats fragiles, o\u00f9 la pauvret\u00e9 reste end\u00e9mique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans les \u00c9tats fragiles et encore plus dans ceux qui connaissent des guerres ou la violence civile, la pauvret\u00e9 reste end\u00e9mique et profonde, m\u00eame en pr\u00e9sence d\u2019une croissance \u00e9conomique soutenue, par ailleurs souvent engendr\u00e9e dans des enclaves qui exploitent des mati\u00e8res premi\u00e8res. La BM ne pourra contribuer vraiment \u00e0 la lutte pour l\u2019\u00e9limination de la pauvret\u00e9 absolue sans s\u2019engager davantage. Les approches tout comme les instruments doivent \u00eatre adapt\u00e9s; c\u2019est ce que la BM a commenc\u00e9 \u00e0 faire&#13;<br \/>\nVoir en particulier le Rapport sur le d\u00e9veloppement dans le monde 2011 \u2013Conflits, s\u00e9curit\u00e9 et d\u00e9veloppement, Washington, 2011.. Investir dans ces situations demande aussi la pr\u00e9sence sur place d\u2019un nombre suffisant de cadres ainsi que de collaborateurs sachant op\u00e9rer dans un environnement difficile et poss\u00e9dant la logistique et la comp\u00e9tence n\u00e9cessaire, pour g\u00e9rer des probl\u00e8mes permanents de s\u00e9curit\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Influencer la croissance afin qu\u2019elle soit durable et b\u00e9n\u00e9ficie aux plus pauvres<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa croissance soutenue des derni\u00e8res d\u00e9cennies dans les principales \u00e9conomies en d\u00e9veloppement et le \u00abboom\u00bb des mati\u00e8res premi\u00e8res dans nombre de pays pauvres ont focalis\u00e9 l\u2019attention sur la distribution des revenus (voir graphique 3). La BM a choisi de s\u2019attaquer \u00e0 cette question en combinant distribution et croissance: elle poursuivra l\u2019objectif d\u2019une prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e en s\u2019assurant que les plus d\u00e9munis, soit 40% de la population touchant les revenus les plus faibles, soient les principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires de l\u2019expansion \u00e9conomique future et cela dans toutes les situations. Il s\u2019agit d\u2019un d\u00e9fi majeur, car la BM, m\u00eame si elle le voulait, ne dispose plus d\u2019instruments ou de ressources lui permettant d\u2019imposer des politiques \u00e9conomiques ou des solutions sectorielles favorables aux pauvres. Elle devra poursuivre cet objectif en contribuant par des analyses et des informations au d\u00e9bat public dans les pays concern\u00e9s&#13;<br \/>\nD\u2019o\u00f9 l\u2019importance de l\u2019acc\u00e8s libre et universel a toutes les publications et aux donn\u00e9es dont la BM dispose, d\u00e9j\u00e0 possible par Internet \u2013 voir &shy;<a href=\"http:\/\/www.banquemondiale.org\">http:\/\/www.banquemondiale.org<\/a>, en particulier les pages \u00abDonn\u00e9es\u00bb, \u00abPublications\u00bb. et en s\u2019assurant que les interventions financ\u00e9es ouvrent aux couches les plus pauvres de la population l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des services et \u00e0 des ressources susceptibles d\u2019am\u00e9liorer rapidement leur niveau de vie.&#13;<\/p>\n<h2>Assurer la durabilit\u00e9 du d\u00e9veloppement en promouvant une croissance verte<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa BM contribue activement, par ses analyses et par sa participation active \u00e0 la n\u00e9gociation internationale, \u00e0 la recherche de strat\u00e9gies qui combinent la croissance \u00e9cono-\u2028mique indispensable \u00e0 la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 avec le respect des contraintes environnementales et la prise en compte de la valeur r\u00e9elle des ressources naturelles utilis\u00e9es. Ce souci de durabilit\u00e9 doit continuer \u00e0 influencer les conseils de politique \u00e9conomique donn\u00e9s aux pays membres et les choix op\u00e9rationnels de la BM, tant dans le secteur priv\u00e9 que public. La promotion de l\u2019acc\u00e8s universel \u00e0 des sources s\u00fbres d\u2019\u00e9nergie \u00e0 des prix abordables pour la majorit\u00e9 de la population se fera dans le respect de ce souci de durabilit\u00e9 et de r\u00e9duction des \u00e9missions de carbone, mais sans dogmatisme, en tenant compte du potentiel, des co\u00fbts relatifs et des besoins sp\u00e9cifiques de chaque pays.Ces changements d\u2019orientation sont d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9s, mais leur approfondissement s\u2019accompagnera de r\u00e9formes en profondeur pour l\u2019organisation. Ils n\u00e9cessiteront une adaptation du mod\u00e8le \u00e9conomique qui assure la viabilit\u00e9 financi\u00e8re du groupe. Des r\u00e9sistances aux changements, internes et externes, se manifesteront in\u00e9vitablement. Le nouveau pr\u00e9sident de la BM devra faire preuve de diplomatie et de d\u00e9termination pour les d\u00e9passer.&#13;<\/p>\n<h2>La position de la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse, membre du Comit\u00e9 du d\u00e9veloppement et pr\u00e9sente dans les conseils d\u2019administration de toutes les composantes du groupe, s\u2019est engag\u00e9e dans la discussion strat\u00e9gique en son nom propre et comme repr\u00e9sentante des huit autres pays qui constituent son groupe de vote&#13;<br \/>\nAzerba\u00efdjan, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzb\u00e9kistan, &shy;Pologne, Serbie, Tadjikistan et Turkm\u00e9nistan.. Lors des r\u00e9unions du printemps 2013, le conseiller f\u00e9d\u00e9ral Johann N. Schneider-Amman a approuv\u00e9 les orientations de la BM, soit l\u2019\u00e9limination de la pauvret\u00e9 absolue et la promotion d\u2019une prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e qui favorise particuli\u00e8rement les groupes d\u00e9savantag\u00e9s. Ces orientations sont d\u2019ailleurs parfaitement en ligne avec la loi suisse sur la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement ainsi qu\u2019avec les priorit\u00e9s d\u00e9finies dans le message du Conseil f\u00e9d\u00e9ral sur la continuation de la coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement, approuv\u00e9 par le Parlement en 2012. Le soutien de notre pays aux nouvelles approches choisies par la BM se manifeste aussi par la participation active de la Direction du d\u00e9veloppement et de la coop\u00e9ration (DDC) et du Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco) \u00e0 des initiatives lanc\u00e9es par la BM, surtout dans les domaines comme la conduite des finances publiques, la promotion du secteur priv\u00e9, la gestion durable des eaux et des for\u00eats, la promotion d\u2019une croissance verte, les actions de d\u00e9veloppement en situation de fragilit\u00e9 et de conflits, ainsi que la pr\u00e9vention et la gestion des catastrophes naturelles. Ces \u00e9changes apportent \u00e0 nos agences de d\u00e9veloppement un savoir technique utile et des r\u00e9seaux de collaboration essentiels pour la r\u00e9alisation de programmes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale comme dans les pays prioritaires de la coop\u00e9ration suisse.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abChangements r\u00e9gionaux dans les populations extr\u00eamement pauvres\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00abProportion de la population vivant avec moins de 1,25 USD par jour\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: \u00abCroissance et consommation de la partie la plus pauvre de la population\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous l\u2019impulsion de son nouveau pr\u00e9sident Jim Kim, le Groupe de la Banque mondiale&#13; Le Groupe de la Banque mondiale r\u00e9unit cinq organisations distinctes du point de vue juridique et financier: la Banque internationale pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement (Bird), qui pr\u00eate aux pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire et aux pays pauvres solvables; l\u2019Association internationale [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3905,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[106,108],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3905,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Dr. rer. pol., Verwaltungsratspr\u00e4sident Swiss Investment Fund for Emerging Markets (Sifem), Bern und ehemaliger Schweizer Exekutivdirektor bei der Weltbank (2011 bis 2016)","seco_author_post_occupation_fr":"Pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration de Sifem \u00e0 Berne, ancien directeur ex\u00e9cutif pour la Suisse aupr\u00e8s du Groupe de la Banque mondiale (2011\u20132016)","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":149155,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"7206","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/556ef0108864b"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/149152"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3905"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=149152"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/149152\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":188996,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/149152\/revisions\/188996"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3905"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=149152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=149152"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=149152"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=149152"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=149152"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=149152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}