{"id":149263,"date":"2013-06-01T12:00:00","date_gmt":"2013-06-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2013\/06\/stucki-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:41:52","modified_gmt":"2023-08-23T22:41:52","slug":"stucki-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2013\/06\/stucki-2\/","title":{"rendered":"La rentabilit\u00e9 des innovations environnementales"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019examen de nombreuses donn\u00e9es concernant les brevets et l\u2019\u00e9conomie en mati\u00e8re d\u2019environnement montre que la plupart des investissements destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9velopper des technologies dans ce domaine ne sont pas rentables \u00e0 l\u2019heure actuelle. Les incitations dont le march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 l\u2019objet n\u2019ont donc pas suffi. Attendre que les normes techniques et environnementales se soient impos\u00e9es avant de s\u2019attaquer \u00e0 ces technologies n\u2019est cependant pas une option prometteuse. Il vaudrait mieux am\u00e9liorer les conditions-cadres auxquelles elles sont confront\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe d\u00e9bat actuel sur la sortie du nucl\u00e9aire et son financement r\u00e9v\u00e8le \u00e0 quel point le chemin cens\u00e9 r\u00e9orienter l\u2019\u00e9conomie vers des \u00e9nergies, produits et processus de production davantage respectueux de l\u2019environnement est laborieux. Alors que l\u2019objectif proprement dit d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 durable n\u2019est gu\u00e8re mis en question, les avis sur la bonne mani\u00e8re de s\u2019y prendre sont parfois diam\u00e9tralement oppos\u00e9s. La fa\u00e7on dont une \u00e9conomie moderne et respec-\u2028tueuses de l\u2019environnement est fortement marqu\u00e9e par des convictions politiques et \u00e9conomiques de fond. Selon le camp, on r\u00e9clame soit un r\u00f4le actif de l\u2019\u00c9tat, soit le d\u00e9ploiement sans entraves des lois du march\u00e9.Le d\u00e9bat sur la bonne mani\u00e8re d\u2019atteindre le but n\u00e9cessite des donn\u00e9es v\u00e9rifiables, susceptibles de servir de base \u00e0 une discussion durable. Avec le concours de l\u2019Institut f\u00e9d\u00e9ral de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (Ifpi), le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l\u2019EPFZ a \u00e9labor\u00e9 des donn\u00e9es sur la rentabilit\u00e9 des innovations environnementales qu\u2019il pr\u00e9sente ici.&#13;<\/p>\n<h2>Une Suisse innovante en mati\u00e8re de technologies propres?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nNous avons commenc\u00e9 par \u00e9tudier le d\u00e9veloppement de technologies environne-mentales novatrices dans les \u00e9conomies \u2028dominantes de l\u2019OCDE et en Chine, le principal pays \u00e9mergent. Les donn\u00e9es sur les brevets ont servi d\u2019indicateurs: leur examen permet de d\u00e9terminer la propension d\u2019un pays \u00e0 innover dans les technologies respectueuses de l\u2019environnement et \u00e0 les exploiter commercialement. Pour identifier les brevets \u00abverts\u00bb, nous avons recouru \u00e0 la d\u00e9finition \u2028de l\u2019OCDE des technologies propres (indicateur ENV-Tech)&#13;<br \/>\nVoir <a href=\"http:\/\/www.oecd.org\/fr\/env\/consommation-innovation\/indicateur.htm\">http:\/\/www.oecd.org\/fr\/env\/consommation-innovation\/indicateur.htm<\/a>. La comparaison interna-tionale\u00a0se fonde sur le \u00abtaux de sp\u00e9cialisa-\u2028tion relative\u00bb de chaque pays, soit le ratio \u00abquote-part dans les inventions environ-\u2028nementales\u2009\/\u2009quote-part dans le total des \u2028inventions\u00bb.Si l\u2019on compare les taux de sp\u00e9cialisation relative des pays \u00e9tudi\u00e9s, le r\u00e9sultat n\u2019est gu\u00e8re flatteur pour la Suisse. Depuis 1980, ses brevets d\u00e9pos\u00e9s dans les technologies respectueuses de l\u2019environnement durant chaque d\u00e9cennie la placent souvent dans le bas du tableau (voir <i>graphique 1<\/i>). Seules l\u2019Irlande, l\u2019Italie et la Grande-Bretagne pr\u00e9sentent des r\u00e9sultats aussi faibles. Cela ne signifie cependant pas qu\u2019en termes absolus, les inventions \u00abvertes\u00bb sont moins nombreuses qu\u2019ailleurs. C\u2019est m\u00eame plut\u00f4t le contraire. Elles jouent, toutefois, un r\u00f4le relativement faible par rapport aux domaines classiques.On remarque une nette cassure dans la plupart des pays pendant la p\u00e9riode 2000-2008; seuls l\u2019Allemagne et le Danemark, qui ont soutenu massivement les technologies environnementales ces derni\u00e8res ann\u00e9es, \u2028ainsi que le Japon et l\u2019Autriche, ont r\u00e9ussi \u00e0 maintenir leurs taux de sp\u00e9cialisation relative au-dessus de la moyenne. On remarque qu\u2019avec le temps, le taux de sp\u00e9cialisation relative de la Suisse s\u2019affaiblit encore par rapport aux autres pays.&#13;<\/p>\n<h2>Explications du faible classement de la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa faiblesse de la Suisse en mati\u00e8re de sp\u00e9cialisation dans les technologies environnementales peut \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 plusieurs facteurs. Citons les ressources limit\u00e9es d\u2019un pays relativement petit, son bon positionnement dans les technologies classiques (industrie pharmaceutique ou construction de machines, par exemple) et des co\u00fbts (d\u2019opportunit\u00e9) relativement \u00e9lev\u00e9s li\u00e9s au virage technologique.Si l\u2019on postule que les produits respectueux de l\u2019environnement sont non seulement n\u00e9cessaires, mais qu\u2019ils offrent aussi une perspective de croissance \u00e9conomique, on peut se poser deux questions importantes quant au faible classement de la Suisse en mati\u00e8re de technologies environnementales.&#13;<\/p>\n<ol>&#13;<\/p>\n<li>Les entreprises r\u00e9ussissent-elles \u00e0 commercialiser des technologies respectueuses de l\u2019environnement dans le contexte actuel? Autrement dit, ces technologies sont-elles rentables, \u00e9conomiquement parlant?<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>Vaut-il la peine d\u2019attendre les progr\u00e8s constants de la technologie pour profi-\u2028ter du savoir d\u2019autres pays ou d\u2019autres \u2028industries, et \u00e9viter ainsi des investis-\u2028sements \u00e0 risque et de longs processus d\u2019apprentissage?<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ol>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Rendement des innovations &shy;respectueuses de l\u2019environnement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour r\u00e9pondre \u00e0 la premi\u00e8re question, nous avons \u00e9tudi\u00e9 le lien entre innovations respectueuses de l\u2019environnement et rendement&#13;<br \/>\nSoltmann C., Stucki T. et W\u00f6rter M., The Performance &shy;Effect of Environmental Innovations, KOF Working Paper n\u00b0 330, Zurich, 2013.. Ce dernier terme d\u00e9signe la valeur ajout\u00e9e, soit le chiffre d\u2019affaires moins les intrants. Il est \u00e9vident que les investissements dans le d\u00e9veloppement de technologies respectueuses de l\u2019environnement se poursuivraient ou s\u2019intensifieraient si celles-ci \u00e9taient rentables. Dans un pareil cas, le cadre r\u00e9glementaire actuel de chaque pays suffirait \u00e0 ce que les technologies anciennes soient remplac\u00e9es au fur et \u00e0 mesure par de nouvelles, plus respectueuses de l\u2019environnement. Si, inversement, les investissements concern\u00e9s n\u2019\u00e9taient pas rentables, il faudrait imaginer de nouvelles mesures incitatives. La question du rendement est donc d\u00e9cisive pour orienter la politique \u00e9conomique dans ce domaine.Pour \u00e9tudier le rendement des innovations \u00e9cologiques, nous avons constitu\u00e9 un stock important de donn\u00e9es et l\u2019avons analys\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de mod\u00e8les \u00e9conom\u00e9triques et d\u2019une s\u00e9rie de contr\u00f4les de robustesse. Ce stock comprend 30 ans de donn\u00e9es sur les brevets et de statistiques \u00e9conomiques sur 22 secteurs industriels de douze pays de l\u2019OCDE.Le d\u00e9pouillement de ces donn\u00e9es et le calcul de la moyenne de tous les secteurs industriels \u00e9tablissent finalement une fonction en U entre le nombre et le rendement des nouvelles technologies respectueuses de \u2028l\u2019environnement (voir <i>graphique 2<\/i>). Au d\u00e9but, un petit nombre d\u2019innovations ont un effet positif sur le rendement, mais leur cumul est n\u00e9gatif, ce qui affecte le rendement global. Au-del\u00e0 du point A, l\u2019apport des innovations respectueuses de l\u2019environnement devient n\u00e9gatif et le d\u00e9ficit se creuse jusqu\u2019au point B.C\u2019est \u00e0 partir de ce dernier point que la courbe en U se redresse. Autrement dit, l\u2019ajout de nouvelles innovations b\u00e9n\u00e9ficie au rendement. Celui-ci devient m\u00eame positif \u00e0 partir du point C.Selon l\u2019estimation mod\u00e9lis\u00e9e, le point de retournement B se situe cependant \u00e0 un nombre si \u00e9lev\u00e9 d\u2019innovations qu\u2019il n\u2019est atteint que dans tr\u00e8s peu de branches. Les industries qui poss\u00e8dent un savoir particuli\u00e8rement d\u00e9velopp\u00e9 et qui se montrent tr\u00e8s actives dans le domaine des innovations respectueuses de l\u2019environnement sont donc les plus susceptibles d\u2019atteindre la zone positive de rendement. Ce constat s\u2019applique notamment \u00e0 des branches tr\u00e8s sp\u00e9cialis\u00e9es, comme l\u2019\u00e9lectrotechnique ou l\u2019\u00e9lectronique, qui ont investi massivement dans les innovations \u00abvertes\u00bb et ont d\u00e9j\u00e0 accumul\u00e9 le savoir-faire correspondant. On constate cependant que c\u2019est aussi le cas pour des entreprises qui ont relativement peu investi dans le savoir \u00e9cologique et dont le socle technologique reste encore tr\u00e8s proche de la base classique (jusqu\u2019au point A).En ce qui concerne la majeure partie des secteurs industriels \u00e9tudi\u00e9s, il appara\u00eet que les investissements dans le d\u00e9veloppement de technologies respectueuses de l\u2019environnement n\u2019ont pas encore pay\u00e9 actuellement (voir la zone situ\u00e9e entre les points A et C). Cela s\u2019explique de plusieurs fa\u00e7ons. D\u2019une part, les co\u00fbts de d\u00e9veloppement dans de nouveaux domaines technologiques sont g\u00e9n\u00e9ralement plus \u00e9lev\u00e9s que dans les domaines classiques. De l\u2019autre, il semble que le probl\u00e8me crucial auquel les entreprises sont confront\u00e9es en mati\u00e8re d\u2019environnement et qui explique la faiblesse du rendement soit celui dit des externalit\u00e9s. Il consiste en ce que le b\u00e9n\u00e9fice additionnel d\u2019une nouvelle technologie plus \u00e9cologique que l\u2019existante profite aussi au grand public. De ce fait, les clients potentiels ne sont pas enclins \u00e0 payer nettement plus pour ce b\u00e9n\u00e9fice additionnel que pour la technologie existante. Les co\u00fbts \u2013 bien que sup\u00e9rieurs \u2013 du d\u00e9veloppement de technologies plus respectueuses de l\u2019environnement ne peuvent donc \u00eatre r\u00e9percut\u00e9s que mod\u00e9r\u00e9ment sur la client\u00e8le.Les r\u00e9sultats de notre \u00e9tude montrent globalement que, dans les conditions actuelles du march\u00e9, beaucoup d\u2019entreprises ne sont peut-\u00eatre m\u00eame pas dispos\u00e9es \u00e0 effectuer des investissements importants \u2013 et donc \u00e0 risque \u2013 dans de telles technologies, puisqu\u2019ils p\u00e8sent sur leur rendement. \u00c9tant donn\u00e9 la forte position de la Suisse dans les technologies classiques et le rendement globalement insuffisant des technologies environnementales novatrices, il est compr\u00e9hensible que ses entreprises se montrent plut\u00f4t r\u00e9serv\u00e9es. La faiblesse de la Suisse, \u00e9voqu\u00e9e plus haut, s\u2019explique donc par le contexte actuel du march\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Attendre a-t-il un sens?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nFaut-il attendre que les technologies environnementales se d\u00e9veloppent pour surmonter ce probl\u00e8me de rendement? La faiblesse du taux d\u2019innovation dans ce domaine ne pose en principe pas de probl\u00e8me \u00e9conomique. Si le savoir sous-jacent peut \u00eatre import\u00e9 de l\u2019\u00e9tranger, il est tout \u00e0 fait possible d\u2019entrer plus tard sur le march\u00e9, par exemple apr\u00e8s une phase de consolidation. Cette opinion est particuli\u00e8rement r\u00e9pandue en Suisse, car selon elle, l\u2019intensit\u00e9 des innovations dans les technologies classiques constitue une excellente base pour entrer rapidement sur le march\u00e9 des technologies respectueuses de l\u2019environnement.Sur la base des m\u00eames donn\u00e9es que celles utilis\u00e9es pour l\u2019\u00e9tude que nous venons de r\u00e9sumer et qui couvre 22 secteurs industriels de douze pays de l\u2019OCDE pendant trente ans, une autre \u00e9tude du KOF&#13;<br \/>\nStucki T. et W\u00f6rter M., Determinants of Green Innovation: The Impact of Internal and External Knowledge, KOF Working Paper n\u00b0 314, Zurich, 2012. s\u2019est pench\u00e9e sur le lien entre les diverses sources du savoir technologique existant et les activit\u00e9s d\u2019innovation actuelles. Comme l\u2019illustre le <i>graphique 3<\/i>, on distingue ici entre savoir technologique sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019environnement et savoir classique. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de chaque branche, on distingue de surcro\u00eet entre le savoir externe obtenu en Suisse et celui provenant de l\u2019\u00e9tranger. Ces diff\u00e9rentes sources de savoir ont une influence sur la probabilit\u00e9 de g\u00e9n\u00e9rer des innovations respectueuses de l\u2019environnement.En analysant les sources du savoir \u00e0 l\u2019aide d\u2019un mod\u00e8le \u00e9conom\u00e9trique, on peut d\u00e9terminer l\u2019influence de chaque source respective. Le r\u00e9sultat montre que les activit\u00e9s actuelles en mati\u00e8re d\u2019innovation se fondent essentiellement sur le savoir \u00e9cologique gagn\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame du secteur. Le savoir sp\u00e9cifique g\u00e9n\u00e9ralement disponible en Suisse ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger a, certes, un effet positif sur les innovations environnementales, mais dans une mesure bien moindre que les connaissances et le savoir-faire propres au secteur. Il en va d\u2019ailleurs de m\u00eame pour le savoir gagn\u00e9 \u00e0 l\u2019interne en mati\u00e8re de technologies classiques.Ces r\u00e9sultats indiquent que les entreprises doivent accumuler avant tout des connaissances qui leur sont propres en mati\u00e8re \u2028d\u2019environnement pour r\u00e9ussir sur le march\u00e9 des technologies vertes. La strat\u00e9gie du profiteur, qui exploite le savoir-faire d\u2019entreprises plus innovantes, ou la confiance exclusive \u2028en son (propre) savoir classique sont peu prometteuses.&#13;<\/p>\n<h2>Solutions possibles<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe nos jours, la n\u00e9cessit\u00e9 de disposer de technologies respectueuses de l\u2019environnement est largement reconnue. Les efforts en faveur d\u2019une production de biens et de services qui vont dans ce sens sont amplement soutenus, tant au niveau national qu\u2019international, d\u2019o\u00f9 le potentiel commercial croissant de ce type de technologies. La retenue des entreprises suisses en mati\u00e8re d\u2019innovations environnementales est donc sujette \u00e0 critique, que ce soit du point de vue social ou \u00e9conomique. Si l\u2019on entend profiter du march\u00e9 \u00e9mergent des technologies vertes et ne pas rater le train de t\u00eate, l\u2019\u00e9tude du KOF sur le r\u00f4le des sources internes et externes du savoir environnemental d\u00e9conseille toute strat\u00e9gie d\u2019attente prolong\u00e9e. Il faudrait au contraire travailler au plus vite sur un contexte commercial r\u00e9compensant davantage les entreprises qui investissent dans le d\u00e9veloppement de technologies respectueuses de l\u2019environnement et posent ainsi les bases de leur comp\u00e9titivit\u00e9 sur un segment porteur.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abSp\u00e9cialisation internationale moyenne (valeurs RTA), 1980\u20132008\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00ab\u00c9volution de la contribution globale des innovations respectueuses de l\u2019environnement au rendement en\u00a0fonction de leur nombre (repr\u00e9sentation sch\u00e9matique)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: \u00abDistinction des sources de savoir exer\u00e7ant une influence sur les activit\u00e9s d\u2019innovation dans une\u00a0&shy;technologie donn\u00e9e\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019examen de nombreuses donn\u00e9es concernant les brevets et l\u2019\u00e9conomie en mati\u00e8re d\u2019environnement montre que la plupart des investissements destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9velopper des technologies dans ce domaine ne sont pas rentables \u00e0 l\u2019heure actuelle. 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