{"id":149303,"date":"2013-05-01T12:00:00","date_gmt":"2013-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2013\/05\/beier-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:41:48","modified_gmt":"2023-08-23T22:41:48","slug":"beier-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2013\/05\/beier-2\/","title":{"rendered":"Les relations entre les PME et les entreprises suisses cot\u00e9es en Bourse: leur influence sur l\u2019internationalisation et l\u2019innovation"},"content":{"rendered":"<p>Dans les discussions politico-\u00e9conomiques, on rel\u00e8ve souvent qu\u2019un m\u00e9lange \u00e9quilibr\u00e9 d\u2019entreprises de tailles diverses et op\u00e9rant dans des branches vari\u00e9es est important pour la comp\u00e9titivit\u00e9 d\u2019une place \u00e9conomique. Une \u00e9tude a analys\u00e9 les relations que les petites et moyennes entreprises (PME) et les soci\u00e9t\u00e9s anonymes cot\u00e9es en Bourse entretiennent sur le territoire suisse. Elle montre que les premi\u00e8res exercent une activit\u00e9 internationale beaucoup plus importante et qu\u2019elles font preuve d\u2019un plus grand sens de l\u2019innovation lorsque de telles relations existent.&#13;<br \/>\nR\u00e9f\u00e9rence de l\u2019\u00e9tude: Beier M., Hauser C. et Hauser H., Die Bedeutung b\u00f6rsenkotierter Aktiengesellschaften f\u00fcr die Schweizer Volkswirtschaft, Coire, 2013. \u00c0 consulter sur le site <a href=\"http:\/\/www.sife.ch\">www.sife.ch<\/a>. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201305_12_Beier_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nOutre leur effet sur le chiffre d\u2019affaires, les relations commerciales peuvent procurer de nombreux avantages aux entreprises. Elles peuvent ainsi aider l\u2019entreprise \u00e0 am\u00e9liorer sa propre internationalisation et \u00e0 renforcer son activit\u00e9 et sa capacit\u00e9 d\u2019innovation lorsqu\u2019elles se font avec des partenaires commerciaux \u2028renomm\u00e9s, innovateurs et actifs au niveau international. Le pr\u00e9sent article examine dans quelle mesure les relations d\u2019affaires entre des soci\u00e9t\u00e9s anonymes suisses cot\u00e9es en Bourse (ci-apr\u00e8s SA-B) et des PME ont des effets positifs sur l\u2019internationalisation et les activit\u00e9s d\u2019innovation de ces derni\u00e8res. L\u2019article apporte des \u00e9l\u00e9ments \u00e0 la &shy;discussion politico-\u00e9conomique sur l\u2019importance, pour la comp\u00e9titivit\u00e9 de la place \u00e9conomique suisse, d\u2019une combinaison \u00e9quilibr\u00e9e d\u2019entreprises de tailles diverses et op\u00e9rant dans des branches vari\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>Les relations d\u2019affaires \u2028des PME et des SA-B<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019analyse part de l&#8217;observation des relations d\u2019affaires qu&#8217;entretiennent les PME avec les SA-B. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, 75,5% des PME \u0153uvrent dans ce que l\u2019on nomme le \u00abbusiness-to-business\u00bb (B2B, d\u2019entreprises \u00e0 entreprises): une partie de leur chiffre d\u2019affaires, soit en moyenne 43% pour l\u2019ensemble des soci\u00e9t\u00e9s entrant dans cette cat\u00e9gorie, provient des entreprises priv\u00e9es. Si l\u2019on observe de plus pr\u00e8s ces relations B2B, on constate que 30,3% de toutes les PME r\u00e9alisent leurs chiffres d\u2019affaires avec des SA-B, ce qui correspond, en Suisse, \u00e0 91&nbsp;930 PME. Ajoutons que 13,4% des PME (soit 40 655) g\u00e9n\u00e8rent plus de 10% de leur chiffre d\u2019affaires dans le secteur B2B avec des SA-B. Ces chiffres montrent clairement que de telles relations sont particuli\u00e8rement importantes pour un nombre non n\u00e9gligeable de PME.Outre les effets directs sur le chiffre d\u2019affaires d\u00e9montr\u00e9s plus haut, on constate que les SA-B jouent d\u2019autres r\u00f4les sp\u00e9cifiques pour les PME. Le <i>tableau 1<\/i> montre un aper\u00e7u des diff\u00e9rentes relations d\u2019affaires et des coop\u00e9rations qui existent en Suisse entre les deux types d&#8217;entreprises. On voit que les \u2028SA-B sont des partenaires importants pour de nombreuses PME dans le domaine des achats et des fournitures. Ainsi, 14,3% des PME se procurent des produits semi-finis et des mat\u00e9riaux directement aupr\u00e8s des SA-B; 11,1% des premi\u00e8res ont un partenariat d\u2019achat avec les secondes. Ces derni\u00e8res sont, en outre, des fournisseurs importants de techniques des processus pour 5,3% des PME.Les relations d\u2019affaires et les coop\u00e9rations sont \u00e9galement nombreuses dans le domaine du marketing et de la vente; ainsi, les SA-B constituent un s\u00e9same pour 7,8% des PME suisses en ce qui concerne l\u2019acquisition de nouveaux clients et march\u00e9s. Cela peut se passer de mani\u00e8re directe, lorsque les PME sont int\u00e9gr\u00e9es par les SA-B dans de grands projets ou dans des services syst\u00e9miques, ou indirecte, lorsque ces m\u00eames SA-B servent de clients de r\u00e9f\u00e9rence aux PME. Ind\u00e9pendamment de cet aspect, les PME peuvent donner une preuve cr\u00e9dible de leur capacit\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019autres mandants potentiels si elles se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 des mandats et \u00e0 des projets performants aupr\u00e8s de SA-B renomm\u00e9es. En outre, 6,6% des PME ont mis sur pied des partenariats de vente avec des SA-B et 5,8% des premi\u00e8res collaborent dans le domaine du marketing avec les secondes. \u00c0 cela s\u2019ajoute que les SA-B jouent un r\u00f4le important en tant que partenaires dans la recherche et le d\u00e9veloppement pour 5,7% des PME suisses. Les SA-B sont, par ailleurs, copropri\u00e9taires de 1,9% des PME.&#13;<\/p>\n<h2>Une influence positive \u2028sur l\u2019internationalisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nNous nous attacherons ci-apr\u00e8s \u00e0 montrer comment les relations entre les deux types d&#8217;entreprises sont organis\u00e9es lorsque les PME font des affaires \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Le mod\u00e8le de coop\u00e9ration contenu dans <i>Hauschildt\/\u2028Salomo (2011)<\/i>&#13;<br \/>\nHauschildt J. et Salomo S., Innovationsmanagement, 5e \u00e9d., Vahlen, Munich, 2011. a \u00e9t\u00e9 choisi comme m\u00e9thode de base pour syst\u00e9matiser les questions et d\u00e9finir les liens cr\u00e9\u00e9s ainsi que leurs effets \u00e9ventuels sur les relations d\u2019affaires internationales.Les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate montrent que les SA-B peuvent aider les PME suisses \u00e0 nouer de nouveaux contacts \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (voir <i>tableau 2<\/i>). Dans ce sens, 18,6% des PME suisses actives au niveau international indiquent que leurs relations avec des SA-B leur ouvrent de nouvelles portes. De plus, 15,7% des PME re\u00e7oivent un soutien important de la part des SA-B lors de l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s \u00e9trangers.Les PME suisses exer\u00e7ant des activit\u00e9s internationales re\u00e7oivent un soutien du m\u00eame ordre lors de la constitution d\u2019un savoir-faire pouvant pr\u00e9senter un int\u00e9r\u00eat pour leurs affaires \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Parmi les PME dont les activit\u00e9s d\u00e9bordent les fronti\u00e8res nationales, 12,6% indiquent que leurs relations avec des SA-B les aident \u00e0 mieux comprendre leurs partenaires \u00e9trangers et 12,2% soulignent qu\u2019elles parviennent \u00e0 mieux cerner les possibilit\u00e9s offertes par les march\u00e9s ext\u00e9rieurs gr\u00e2ce \u00e0 ces relations.Les liens tiss\u00e9s par des PME actives au niveau international avec des SA-B contribuent \u00e9galement \u00e0 \u00e9conomiser des co\u00fbts et du temps lors de leur internationalisation. Ils permettent \u00e0 13,0% de ces PME de conqu\u00e9rir plus rapidement de nouveaux march\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et aident 9,7% d&#8217;entre elles \u00e0 trouver plusieurs march\u00e9s simultan\u00e9ment. Pour 9,5% des PME, le soutien des SA-B est un moyen de r\u00e9duire les co\u00fbts lors de la conqu\u00eate de march\u00e9s \u00e9trangers. Il leur permet aussi de d\u00e9celer plus facilement les faux pas \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (9,3%), d\u2019\u00e9viter et de diminuer les risques (7,5%).Les relations entre les PME et les SA-B se r\u00e9partissent entre sp\u00e9cifications (S) de l\u2019aide des secondes et influences (I) sur l\u2019efficacit\u00e9 des activit\u00e9s d\u2019internationalisation men\u00e9es par les premi\u00e8res (voir <i>tableau 2<\/i>). Au cours de l\u2019enqu\u00eate, on a cherch\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre les sp\u00e9cifications qui ont une incidence particuli\u00e8re sur l\u2019internationalisation des PME. On a constat\u00e9 que le soutien des SA-B a des effets particuli\u00e8rement positifs sur la rapidit\u00e9 avec laquelle les PME s\u2019ouvrent \u00e0 de nouveaux march\u00e9s \u00e9trangers. On a observ\u00e9 aussi que les SA-B apportent une aide pr\u00e9cieuse lors de l\u2019\u00e9valuation des chances offertes par plusieurs march\u00e9s \u00e9trangers simultan\u00e9s. De m\u00eame, le soutien fourni pour d\u00e9celer les faux pas dans les affaires \u00e0 l\u2019\u00e9tranger contribue fortement \u00e0 r\u00e9duire les co\u00fbts de l\u2019internationalisation.Comme l\u2019indiquent clairement les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate, les PME estiment que les relations d\u2019affaires avec des SA-B profitent sous divers aspects \u00e0 leurs activit\u00e9s internationales; ces liens semblent donc avoir une influence positive en ce domaine. Pour terminer, on v\u00e9rifie si ce rapport peut \u00eatre prouv\u00e9 \u00e0 l\u2019aide de m\u00e9thodes statistiques de test. Les r\u00e9sultats montrent que les PME qui entretiennent des relations commerciales avec des SA-B r\u00e9alisent beaucoup plus souvent un chiffre d\u2019affaires \u00e0 l\u2019\u00e9tranger statistiquement significatif.&#13;<\/p>\n<h2>Une influence positive sur l\u2019innovation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019enqu\u00eate a fait ressortir un autre point important: la contribution des SA-B aux activit\u00e9s d\u2019innovation des PME suisses. Dans une premi\u00e8re \u00e9tape, on a analys\u00e9 comment les relations d\u2019affaires et les coop\u00e9rations existantes avec des SA-B permettaient aux PME d\u2019innover (voir <i>tableau 3<\/i>). Les services et les produits mis \u00e0 disposition par les SA-B jouent un r\u00f4le important \u00e0 cet \u00e9gard. Pour 6,3% des PME suisses, les produits semi-finis ou les services acquis par des SA-B donnent lieu \u00e0 des innovations. Pour 4,3% des PME, les techniques de fabrication ou de processus d\u00e9velopp\u00e9es par les SA-B d\u00e9bouchent \u00e9galement sur des innovations.Le fait que les SA-B soient des clients r\u00e9els ou potentiels des PME est une autre source d\u2019innovation chez ces derni\u00e8res. Ainsi, pour 5,5% d\u2019entre elles, les SA-B sont les premi\u00e8res entreprises importantes (clients de r\u00e9f\u00e9rence) \u00e0 utiliser ces innovations, ce qui facilite leur mise en \u0153uvre sur le march\u00e9. Chez 4,8% des PME, des demandes de la part des SA-B g\u00e9n\u00e8rent des innovations dans l\u2019entreprise. Si ces requ\u00eates sont li\u00e9es \u00e0 un budget dans le cadre de mandats, les co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9veloppement se justifient par la possibilit\u00e9 de les couvrir gr\u00e2ce au chiffres d\u2019affaires ainsi r\u00e9alis\u00e9. Les SA-B financent enti\u00e8rement ou partiellement les projets d\u2019innovation de 3,2% des PME suisses tout en assumant une partie des risques li\u00e9s aux innovations.&#13;<\/p>\n<h2>Influences indirectes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu cours d\u2019une deuxi\u00e8me \u00e9tape, on a analys\u00e9 comment les relations d\u2019affaires avec des SA-B qui vont au-del\u00e0 des transactions directes exercent une influence positive sur les activit\u00e9s d\u2019innovation des PME suisses. La syst\u00e9matisation des diff\u00e9rentes questions se fonde ici aussi sur le concept du mod\u00e8le de coop\u00e9ration qui figure dans <i>Hauschildt\/\u2028Salomo (2011).<\/i> Celui-ci tient compte des particularit\u00e9s des relations d\u2019affaires ainsi que de leur influence \u00e9ventuelle sur le d\u00e9veloppement et la commercialisation des innovations (voir <i>tableau 4<\/i>).Un premier avantage important d\u00e9coule du soutien que les SA-B accordent aux PME lors de l\u2019\u00e9tablissement et du maintien de relations avec les clients, notamment pour des produits innovateurs. Ce soutien aide 12,1% des PME suisses \u00e0 acqu\u00e9rir de nouveaux clients et 8,9% d&#8217;entre elles indiquent qu&#8217;il am\u00e9liore les liens avec des clients potentiels ou r\u00e9els, ce qui leur permet de se d\u00e9velopper.De plus, les SA-B aident les PME suisses \u00e0 constituer un savoir-faire important pour commercialiser leurs innovations. Ces firmes permettent, en effet, \u00e0 7% des PME de mieux \u00e9valuer les possibilit\u00e9s de vente de produits et services nouveaux ou plus \u00e9labor\u00e9s et \u00e0 6,2% de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un soutien visant \u00e0 mieux comprendre leurs clients et leurs besoins.Les PME profitent des SA-B en \u00e9conomisant des co\u00fbts et du temps dans le processus d\u2019innovation. En effet, 5,8% des PME indiquent que ces relations les aident \u00e0 d\u00e9velopper et \u00e0 mettre en \u0153uvre plus rapidement les produits ou les innovations dans les processus. Elles aident 5,3% des PME \u00e0 r\u00e9aliser un grand nombre d\u2019innovations simultan\u00e9ment. Gr\u00e2ce aux relations avec des SA-B, 5,4% des PME peuvent en outre d\u00e9velopper et mettre en \u0153uvre \u00e0 moindres co\u00fbts des produits ou des processus innovants. Cette situation permet, en outre, aux PME suisses de r\u00e9duire les risques li\u00e9s \u00e0 ces produits et processus (5,5%), de mieux d\u00e9celer les faux pas dans les processus d\u2019innovation et de les \u00e9viter (4,9%).Les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate montrent clairement que les PME consid\u00e8rent \u00e9galement leurs relations d\u2019affaires avec des SA-B comme b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 leur capacit\u00e9 d\u2019innover. On peut donc en conclure qu\u2019elles contribuent au succ\u00e8s des PME dans l\u2019innovation. Pour terminer, on v\u00e9rifie s\u2019il est possible de prouver ce lien \u00e0 l\u2019aide de m\u00e9thodes statistiques de test. Les r\u00e9sultats sont statistiquement significatifs. Ils montrent que les PME qui g\u00e9n\u00e8rent leurs chiffres d\u2019affaires avec des SA-B sont davantage innovatrices et r\u00e9alisent des chiffres d\u2019affaires sup\u00e9rieurs avec des produits et des services nouveaux ou beaucoup plus \u00e9labor\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e ici a son importance tant pour les entreprises qu\u2019en \u00e9conomie politique. Les r\u00e9sultats montrent que les relations d\u2019affaires nou\u00e9es entre des SA-B et des PME ont des effets positifs sur l\u2019internationalisation et la capacit\u00e9 d\u2019innovation de ces derni\u00e8res. On peut en d\u00e9duire que les instruments politico-\u00e9conomiques doivent \u00eatre \u00e9labor\u00e9s de mani\u00e8re qu\u2019ils incitent et habilitent les deux types d&#8217;entreprises \u00e0 \u00e9tablir et \u00e0 entretenir des relations d\u2019affaires qui d\u00e9passent les simples rapports entre clients et fournisseurs. Cela pourrait, par exemple, prendre la forme d\u2019un encouragement \u00e0 des projets sp\u00e9ciaux qui favorisent l\u2019\u00e9tablissement et l\u2019approfondissement des relations et renforcent le transfert des connaissances.m&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1: \u00abLes relations d\u2019affaires entre les PME suisses et les entreprises cot\u00e9es en Bourse, qui d\u00e9passent le simple chiffre d\u2019affaires\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 2: \u00abLes relations d\u2019affaires sp\u00e9cifiques des PME suisses avec des entreprises suisses cot\u00e9es en Bourse, par rapport \u00e0 leurs activit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 3: \u00abLes influences sur le syst\u00e8me d\u2019innovation\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 4: \u00abLes influences sur le d\u00e9veloppement et la commercialisation des innovations\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Structure de l\u2019enqu\u00eate&#13;<\/p>\n<h3>Structure de l\u2019enqu\u00eate<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nPour analyser les relations qu\u2019entretiennent les PME avec les soci\u00e9t\u00e9s anonymes suisses cot\u00e9es en Bourse (SA-B), une enqu\u00eate repr\u00e9sentative a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e du 14 au 29 novembre 2012 par l\u2019Institut d\u2019\u00e9tude de march\u00e9s amPuls au moyen d\u2019un panel en ligne B2B. L\u2019univers de base de l\u2019enqu\u00eate se composait d\u2019entreprises al\u00e9maniques et romandes employant moins de 500 personnes (PME). Ce groupe compte 303&nbsp;398 entreprises, selon les chiffres de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS). Les \u00e9chantillons ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9s au moyen d\u2019un processus de s\u00e9lection al\u00e9atoire et par quota selon la r\u00e9gion linguistique. Cette m\u00e9thode a \u00e9t\u00e9 choisie car, \u00e9tant donn\u00e9 la part \u00e9lev\u00e9e de petites entreprises et d\u2019entreprises al\u00e9maniques dans l\u2019univers de base examin\u00e9, un \u00e9chantillon al\u00e9atoire proportionnel n\u2019aurait pas inclus un nombre suffisant de PME et d\u2019entreprises romandes. Parmi les 3400 entreprises de l\u2019\u00e9chantillon de d\u00e9part, 552 PME ont pris part \u00e0 l\u2019enqu\u00eate, ce qui correspond \u00e0 un taux de participation de 16%. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 pond\u00e9r\u00e9s selon la taille de l\u2019entreprise et la r\u00e9gion linguistique (conform\u00e9ment au recensement des entreprises de l\u2019OFS) et extrapol\u00e9s sur la base indiqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment. Si rien d\u2019autre n\u2019\u00e9tait mentionn\u00e9, tous les r\u00e9sultats pr\u00e9sent\u00e9s se fondaient sur les chiffres pond\u00e9r\u00e9s et extrapol\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Caract\u00e9ristiques des entreprises sond\u00e9es&#13;<\/p>\n<h3>Caract\u00e9ristiques des entreprises sond\u00e9es<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes donn\u00e9es pond\u00e9r\u00e9es et extrapol\u00e9es pour l\u2019univers de base (303 398 entreprises) comportent un certain nombre de caract\u00e9ristiques structurelles. Selon les indications sur leur si\u00e8ge, 75,5% des entreprises al\u00e9maniques et 24,5% des romandes se situent dans les chiffres qui restituent bien la r\u00e9partition r\u00e9gionale de l\u2019ensemble. Les PME examin\u00e9es emploient plus de 2,6 millions de personnes en Suisse, selon le recensement des entreprises de l\u2019OFS. Quant \u00e0 leur taille, on voit que la majeure partie, soit 83,3%, emploient moins de 10 personnes et que 15,4% d\u2019entre elles comptent entre 10 et 99 collaborateurs. Les entreprises restantes, qui occupent entre 100 et 499 personnes, repr\u00e9sentent 1,3% de l\u2019ensemble. De ce fait, la r\u00e9partition des classes de grandeur, telle que l\u2019indique l\u2019OFS, est bien rendue. Dans 59,5% des cas, la personne cible interrog\u00e9e \u00e9tait le propri\u00e9taire, l\u2019exploitant ou l\u2019associ\u00e9 de l\u2019entreprise. Dans 15,8% des cas, les chiffres ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s par un directeur et dans 24,7% par un autre d\u00e9cideur assumant des fonctions de direction. La personne qui a r\u00e9pondu \u00e9tait un homme dans 58,6% des cas et une femme dans 41,4%. L\u2019\u00e2ge moyen des personnes \u00e9tait de 50 ans.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: M\u00e9thode d\u2019\u00e9valuation&#13;<\/p>\n<h3>M\u00e9thode d\u2019\u00e9valuation<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nPour analyser l&#8217;influence des relations d\u2019affaires des SA-B sur les PME, on a utilis\u00e9 un instrument de mesure qui se base sur des questions de consentement. On a soumis aux repr\u00e9sentants des PME des affirmations qui se r\u00e9f\u00e9raient aux sujets pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat pour l\u2019enqu\u00eate. Les personnes interrog\u00e9es devaient indiquer sur une \u00e9chelle de Likert de 1 \u00e0 7 dans quelle mesure elles approuvent l\u2019affirmation donn\u00e9e. Le choix des r\u00e9ponses allait de 1 (pas du tout d\u2019accord) \u00e0 7 (tout \u00e0 fait d\u2019accord). Ce sont surtout les valeurs indiquant un consentement \u00e9lev\u00e9 ou entier qui sont int\u00e9ressantes pour cette enqu\u00eate. Par cons\u00e9quent, les sommes entre 5 et 7 sont interpr\u00e9t\u00e9es comme un consentement, que \u2028l\u2019on fait figurer dans les tableaux du pr\u00e9sent article.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les discussions politico-\u00e9conomiques, on rel\u00e8ve souvent qu\u2019un m\u00e9lange \u00e9quilibr\u00e9 d\u2019entreprises de tailles diverses et op\u00e9rant dans des branches vari\u00e9es est important pour la comp\u00e9titivit\u00e9 d\u2019une place \u00e9conomique. Une \u00e9tude a analys\u00e9 les relations que les petites et moyennes entreprises (PME) et les soci\u00e9t\u00e9s anonymes cot\u00e9es en Bourse entretiennent sur le territoire suisse. 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