{"id":150079,"date":"2012-07-01T12:00:00","date_gmt":"2012-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2012\/07\/lampart-8\/"},"modified":"2023-08-24T00:46:35","modified_gmt":"2023-08-23T22:46:35","slug":"lampart-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2012\/07\/lampart-8\/","title":{"rendered":"La r\u00e9ussite passe par un personnel qualifi\u00e9 et motiv\u00e9 ainsi que par un taux de change \u00e9quilibr\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019industrie suisse \u00e9tait en forte croissance avant la crise financi\u00e8re. Le scepticisme des ann\u00e9es nonante s\u2019\u00e9tait tu. On voyait que l\u2019industrie suisse \u00e9tait comp\u00e9titive si le franc \u00e9tait \u00e9valu\u00e9 \u00e0 un juste niveau et que la con-joncture \u00e9tait favorable \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. L\u2019industrie contribue pour quelque 20% au produit int\u00e9-rieur brut du pays. Ce chiffre sous-estime, toutefois, son importance macro\u00e9conomique: dans un petit pays comme la Suisse, les salaires et les emplois de l\u2019\u00e9conomie int\u00e9rieure d\u00e9pendent consid\u00e9rablement de la sant\u00e9 des exportations.&#13;<\/p>\n<h2>Un taux de change \u00e9quilibr\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa conjoncture industrielle a \u00e9t\u00e9 peu sensible aux soubresauts v\u00e9cus par la finance dans le pass\u00e9. Durant certaines phases, leurs trajectoires \u00e9taient m\u00eame contraires, ce qui avait un effet stabilisant. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la r\u00e9cession a, toutefois, \u00e9t\u00e9 de plus en plus souvent le lot des deux secteurs en m\u00eame temps. La valeur ajout\u00e9e des deux branches a recul\u00e9 presque simultan\u00e9ment lors de la crise de 2008\u201309, un cas extr\u00eame. Le recours intensif au ch\u00f4mage partiel a permis de conserver de nombreuses places de travail durant la p\u00e9riode la plus difficile. L\u2019allongement \u2013 en deux fois \u2013 de la dur\u00e9e maximale du ch\u00f4mage partiel a \u00e9t\u00e9 d\u2019un apport essentiel en ce domaine. L\u2019incertitude \u00e9co-nomique fait qu\u2019il ne faut pas revenir en arri\u00e8re.La forte sur\u00e9valuation du franc a \u00e9t\u00e9 synonyme de s\u00e9rieuses difficult\u00e9s pour une partie de l\u2019industrie suisse. Une comparaison internationale entre les prix et les co\u00fbts a montr\u00e9 qu\u2019un euro \u00e0 1,40\u20131,50 franc \u00e9tait un cours \u00e9quilibr\u00e9. La Banque nationale suisse (BNS) a beau avoir impos\u00e9 un taux plancher, le franc est toujours sur\u00e9valu\u00e9. Cela aura des r\u00e9percussions \u00e0 long terme. L\u2019innovation d\u00e9pend des affaires faites par les entreprises. Ces derni\u00e8res investiront davantage dans la recherche et le d\u00e9veloppement si la situation est bonne; dans le cas contraire, leur activit\u00e9 reculera en ce domaine, l\u2019argent se faisant plus rare. Les soci\u00e9t\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent, d\u00e8s lors, rationaliser; une sur\u00e9valuation du franc restreindra donc les investissements dont les nouveaux produits ont besoin, ce qui d\u00e9t\u00e9riorera la comp\u00e9titivit\u00e9 de demain. D\u2019apr\u00e8s l\u2019enqu\u00eate men\u00e9e par le KOF aupr\u00e8s de l\u2019industrie, un nombre croissant d\u2019entreprises ont des probl\u00e8mes de financement. La BNS doit veiller avec la Conf\u00e9d\u00e9ration \u00e0 ce que le franc retrouve le plus vite possible un cours \u00e9quilibr\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>De bons salaires et des emplois s\u00fbrs<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019industrie suisse vit en grande partie de la haute qualit\u00e9 de ses produits, qui lui conf\u00e8re une forte position sur le march\u00e9. Il est, d\u00e8s lors, essentiel que son personnel soit \u00e0 la fois qualifi\u00e9 et motiv\u00e9. Une partie de cette industrie manque de main-d\u2019\u0153uvre. Au plan \u00e9conomique, ce ph\u00e9nom\u00e8ne indique que le prix pay\u00e9 n\u2019est pas en ad\u00e9quation. Les entreprises industrielles doivent donc v\u00e9rifier si les sa-laires et les conditions de travail sont assez attrayants. Il faut faire attention \u00e0 ce que les cursus de formation satisfassent aux besoins des employ\u00e9s et que ces derniers puissent suivre une formation d\u2019abord initiale puis continue.L\u2019augmentation des moyens mis \u00e0 disposition de la Commission pour la technologie et l\u2019innovation (CTI) \u00e0 la fin de 2011 va dans le bon sens; il s\u2019agit de soutenir les entreprises dans leurs activit\u00e9s innovatrices. Elle permettra aussi aux chercheurs universitaires de d\u00e9velopper l\u2019application pratique. La coop\u00e9ration entre l\u2019industrie et la recherche constitue la politique la plus prometteuse en termes de r\u00e9ussite. La Suisse peut faire encore plus en ce domaine. Les mutations \u00e9cologiques mondiales (\u00e9nergie, transports, etc.) ouvrent de nouveaux champs aux entreprises suisses. La Conf\u00e9d\u00e9ration doit s\u2019investir dans les transferts de connaissances n\u00e9cessaires pour que leurs chances restent enti\u00e8res.Ces derniers temps, l\u2019industrie a souvent fait l\u2019objet de sous-ench\u00e8re salariale. Le rapport sur les mesures d\u2019accompagnement, pr\u00e9sent\u00e9 par le Seco au printemps 2012, a montr\u00e9 que ce fut le cas dans 18% des entreprises contr\u00f4l\u00e9es. Ce r\u00e9sultat est particuli\u00e8rement alarmant, alors qu\u2019il n\u2019existe gu\u00e8re de salaire minimum dans l\u2019industrie qui pourrait servir de garde-fou. On peut craindre que la situation ne se d\u00e9t\u00e9riore de nouveau cette ann\u00e9e. Les employeurs pourraient, en effet, tenter de contourner la sur\u00e9valuation du franc en engageant des travailleurs \u00e9trangers meilleur march\u00e9. La loi pr\u00e9voit l\u2019introduction d\u2019un salaire minimum lors de sous-ench\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Si c\u2019\u00e9tait bien le cas, il faudrait en tirer les cons\u00e9quences. Les membres de comit\u00e9s du personnel devraient, en outre, \u00eatre mieux prot\u00e9g\u00e9s contre les licenciements: cela renforcerait le partenariat social.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019industrie suisse \u00e9tait en forte croissance avant la crise financi\u00e8re. Le scepticisme des ann\u00e9es nonante s\u2019\u00e9tait tu. On voyait que l\u2019industrie suisse \u00e9tait comp\u00e9titive si le franc \u00e9tait \u00e9valu\u00e9 \u00e0 un juste niveau et que la con-joncture \u00e9tait favorable \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. L\u2019industrie contribue pour quelque 20% au produit int\u00e9-rieur brut du pays. Ce chiffre sous-estime, [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[80],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229,105],"post_content_subject":[231],"acf":{"seco_author":3140,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Sekretariatsleiter und Chef\u00f6konom, Schweizerischer Gewerkschaftsbund (SGB), Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Premier secr\u00e9taire et \u00e9conomiste en chef, Union syndicale suisse (USS), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":150082,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"7936","post_abstract":"","magazine_issue":"2012-07\/08","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54e1c840dc16c"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150079"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=150079"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150079\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189162,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150079\/revisions\/189162"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3140"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=150079"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=150079"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=150079"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=150079"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=150079"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=150079"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}