{"id":150194,"date":"2012-05-01T12:00:00","date_gmt":"2012-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2012\/05\/hotz-hart-4\/"},"modified":"2023-08-24T00:47:55","modified_gmt":"2023-08-23T22:47:55","slug":"hotz-hart-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2012\/05\/hotz-hart-4\/","title":{"rendered":"La recherche \u00e9nerg\u00e9tique dans le secteur priv\u00e9 en Suisse"},"content":{"rendered":"<p>Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019un abandon progressif du nucl\u00e9aire et le Parlement l\u2019a suivi sur le principe. Les centrales existantes seront d\u00e9mantel\u00e9es sans \u00eatre remplac\u00e9es, au terme de leur existence, celui-ci \u00e9tant d\u00e9termin\u00e9 par les exigences de s\u00e9curit\u00e9. Pour atteindre cet objectif, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral mise sur sa Stra-t\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique 2050. Les restructurations qu\u2019elle implique ne r\u00e9ussiront qu\u2019au prix d\u2019un tr\u00e8s gros effort de l\u2019\u00e9conomie, des m\u00e9nages, de la recherche et d\u00e9veloppement (R&amp;D), des milieux politiques et de l\u2019administration. Elle devra, en outre, se r\u00e9aliser sans porter atteinte \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9 internationale de la Suisse, afin de pr\u00e9server la prosp\u00e9rit\u00e9 du pays.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nQui dit mutation structurelle dit chances \u00e0 saisir. Dans quelle mesure les entreprises de la place \u00e9conomique suisse voient-elles un potentiel de march\u00e9 dans les technologies \u00e9nerg\u00e9tiques alternatives appel\u00e9es \u00e0 \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es et exploit\u00e9es? Et dans quelle mesure s\u2019engagent-elles dans les activit\u00e9s de R&amp;D qui leur ouvriront ce nouveau march\u00e9?En 2011, sur la base d\u2019autod\u00e9clarations des hautes \u00e9coles et des instituts de recherche directement concern\u00e9s, les pouvoirs publics ont allou\u00e9 quelque 240 millions de francs \u00e0 la recherche \u00e9nerg\u00e9tique, dont environ 190 millions aux EPF (hors frais g\u00e9n\u00e9raux). Dans le secteur priv\u00e9, selon les chiffres de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9nergie, les entreprises ont consacr\u00e9 en 2008\/2009 pas moins de 815 millions de francs \u00e0 la R&amp;D dans le domaine de l\u2019\u00e9nergie, privil\u00e9giant le photovolta\u00efque (175 millions), la technique des proc\u00e9d\u00e9s (77 millions) et les technologies de stockage (30 millions). S\u2019y sont ajout\u00e9s en 2009 quelque 680 millions de francs d\u00e9pens\u00e9s dans des installations pilotes et de d\u00e9monstration. Celles-ci servent \u00e0 tester le fonctionnement de nouvelles solutions \u00e0 une \u00e9chelle significative, afin d\u2019en d\u00e9montrer la validit\u00e9. Le but est de faciliter la prise de d\u00e9cision des investisseurs potentiels.Les d\u00e9penses priv\u00e9es sont consenties pour l\u2019essentiel par les <i>trois groupes multinationaux<\/i> tr\u00e8s actifs dans le domaine \u00e9nerg\u00e9tique en Suisse: ABB, Alstom et Siemens. Notre pays profite ainsi non seulement de leurs comp\u00e9tences et de leurs activit\u00e9s de R&amp;D locales, mais encore des technologies qu\u2019ils d\u00e9veloppent ailleurs dans le monde.Les grandes entreprises du <i>r\u00e9seau d\u2019interconnexion<\/i> suisse (Axpo AG, Alpiq, FMB, CKW, EGL) n\u2019ont pas de d\u00e9partements de recherche importants, mais collaborent \u00e0 des projets de recherche \u00e9nerg\u00e9tique avec des instituts sp\u00e9cialis\u00e9s, par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019organisation <i>Swisselectric Research.<\/i> Elles y consacrent environ 10 millions de francs par an, contribuant ainsi de mani\u00e8re importante au financement des activit\u00e9s de R&amp;D. Les projets auxquels elles participent b\u00e9n\u00e9ficient en outre de l\u2019exp\u00e9rience pratique de leurs collaborateurs&#13;<br \/>\nLe Fonds de recherche de l\u2019Union p\u00e9troli\u00e8re (Frup) fonctionne selon le m\u00eame mod\u00e8le. Cr\u00e9\u00e9 en 1996 par l\u2019industrie suisse du p\u00e9trole, il alloue chaque ann\u00e9e 400&nbsp;000 francs \u00e0 des projets de recherche appliqu\u00e9e visant \u00e0 am\u00e9liorer la qualit\u00e9 et l\u2019efficacit\u00e9 des combustibles et des carburants liquides et de leur technique d\u2019utilisation, ainsi qu\u2019\u00e0 r\u00e9duire leur impact sur l\u2019environnement. Le Fonds de recherche, de d\u00e9veloppement et de promotion de l\u2019industrie gazi\u00e8re suisse (Foga) soutient \u00e9galement divers projets, \u00e0 hauteur de 350&nbsp;000 francs par ann\u00e9e.. En tant qu\u2019investisseuses \u2013 et par cons\u00e9quent demandeuses \u2013, les entreprises \u00e9lectriques jouent un r\u00f4le de premier plan dans le d\u00e9veloppement et la diffusion des nouvelles technologies \u00e9nerg\u00e9tiques, en accord avec leur strat\u00e9gie d\u2019entreprise. L\u2019on peut en dire autant pour les investissements dans l\u2019extension et l\u2019exploitation du r\u00e9seau \u00e0 haute tension de Swissgrid et donc des huit entreprises d\u00e9tenant 100% de son capital.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nUne enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en septembre 2011 aupr\u00e8s des membres de l\u2019Association de l\u2019industrie suisse des machines, des \u00e9quipements \u00e9lectriques et des m\u00e9taux (Swissmem) et d\u2019<i>Energie-cluster.ch,<\/i> \u00e0 laquelle 161 entreprises ont particip\u00e9&#13;<br \/>\nSur 1430 entreprises contact\u00e9es, cela repr\u00e9sente un taux de r\u00e9ponse de 11%., dont les trois grands groupes cit\u00e9s plus haut. La plupart de ces entreprises op\u00e8rent dans le domaine des technologies \u00e9nerg\u00e9tiques et, hormis les trois grands groupes, il s\u2019agit aussi bien de microentre-prises et petites entreprises (de 1 \u00e0 49 collaborateurs) que de PME (de 10 \u00e0 249 collaborateurs), ce qui est selon toute probabilit\u00e9 repr\u00e9sentatif de la structure des fournisseurs de technologies \u00e9nerg\u00e9tiques en Suisse. D\u2019apr\u00e8s leurs r\u00e9ponses, ces entreprises op\u00e8rent surtout, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, dans l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, le photovolta\u00efque et le froid\/chaleur solaire et, de l\u2019autre, dans la technique des proc\u00e9d\u00e9s et la biomasse\/biogaz. Suivant le domaine technologique, elles sont plus ou moins engag\u00e9es dans des activit\u00e9s de R&amp;D. En moyenne, la part des entreprises disposant de leur propre service en ce domaine oscille, selon la sp\u00e9cialisation, entre 40 et 70%. Elle est la plus \u00e9lev\u00e9e dans la technique des proc\u00e9d\u00e9s, l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, les technologies de stockage et la biomasse\/biogaz.&#13;<\/p>\n<h2>Potentiel de march\u00e9 et d\u2019exportation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes entreprises interrog\u00e9es distinguent un potentiel de march\u00e9 et d\u2019exportation dans les onze domaines technologiques pris en consid\u00e9ration, m\u00eame si c\u2019est dans des proportions sensiblement diff\u00e9rentes (voir <i>tableau 1<\/i>). Les plus prometteurs pour les int\u00e9ress\u00e9s sont, dans l\u2019ordre d\u00e9croissant et apr\u00e8s pond\u00e9ration, les technologies de stockage, l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, la technique des proc\u00e9d\u00e9s, le photovolta\u00efque, le froid\/chaleur solaire et la biomasse\/biogaz. Du point de vue du potentiel de march\u00e9, la nouvelle politique \u00e9nerg\u00e9tique est salu\u00e9e par la majorit\u00e9 des entreprises, car elle accro\u00eet l\u2019int\u00e9r\u00eat et donc la demande pour les technologies concern\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPas moins de 83% des entreprises ayant pris part \u00e0 l\u2019enqu\u00eate d\u00e9clarent \u00eatre engag\u00e9es dans des activit\u00e9s de R&amp;D, m\u00eame s\u2019il s\u2019agit surtout en l\u2019occurrence de travaux de d\u00e9veloppement. Plus le chiffre d\u2019affaires est \u00e9lev\u00e9, plus les d\u00e9penses dans ce domaine sont importantes. Par rapport \u00e0 la moyenne de toutes les activit\u00e9s de R&amp;D, c\u2019est le domaine de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique (51 citations) qui remporte la palme de l\u2019engagement des entreprises, suivi \u00e0 bonne distance par la technique des proc\u00e9d\u00e9s (28), le photovolta\u00efque (24), la biomasse\/biogaz (21) et le froid\/ chaleur solaire (20). En mati\u00e8re de d\u00e9veloppement, les entreprises collaborent certes avec des hautes \u00e9coles, mais surtout entre elles. Leur r\u00e9seautage peut \u00eatre qualifi\u00e9 de bon \u00e0 tr\u00e8s bon. Elles s\u2019attendent \u00e0 ce que leurs efforts en mati\u00e8re de R&amp;D soient r\u00e9compens\u00e9s en particulier dans les domaines de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, de la technique des proc\u00e9d\u00e9s et du photovolta\u00efque. Le stockage leur semble aussi \u00eatre un march\u00e9 tr\u00e8s prometteur.Hormis sept d\u2019entre elles, toutes les entreprises saluent les mesures politiques visant \u00e0 soutenir et \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la R&amp;D dans le domaine \u00e9nerg\u00e9tique. Elles estiment que le soutien de l\u2019\u00c9tat devrait d\u2019abord aller aux domaines de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, du photovolta\u00efque et des technologies de stockage.Il ressort, en outre, de l\u2019enqu\u00eate que l\u2019int\u00e9r\u00eat pour les installations pilotes et de d\u00e9monstration et la disposition \u00e0 y collaborer sont \u00e9lev\u00e9s \u00e0 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s. Interrog\u00e9es sur les mesures de politique \u00e9nerg\u00e9tique qu\u2019elles jugent prioritaires, les entreprises placent le soutien \u00e0 ces installations en t\u00eate de liste, suivi de loin par l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019information et de la transparence en mati\u00e8re de nouveaut\u00e9s et par la simplification des proc\u00e9- dures d\u2019autorisation.&#13;<\/p>\n<h2>P\u00e9nurie de sp\u00e9cialistes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n65% des entrepreneurs ayant r\u00e9pondu \u00e0 la question d\u00e9plorent une p\u00e9nurie de sp\u00e9cialistes dans leur domaine technologique, ce qui les freine dans la poursuite de leurs objectifs. Elles cherchent surtout des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s des hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es (HES). Les autres qualifications \u2013 du dipl\u00f4me d\u2019apprentissage \u00e0 celui d\u2019ing\u00e9nieur EPF \u2013 sont aussi tr\u00e8s demand\u00e9es, mais avec des diff\u00e9rences selon la technologie concern\u00e9e. Ainsi, dans les domaines du froid\/chaleur solaire et de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, les sp\u00e9cialistes les plus demand\u00e9s, apr\u00e8s ceux issus des HES, sont les dipl\u00f4m\u00e9s des \u00e9coles techniques sup\u00e9rieures et, dans les domaines de la biomasse\/biogaz, des centrales thermiques, des \u00e9nergies \u00e9olienne et hydraulique et de la technique des proc\u00e9d\u00e9s, les dipl\u00f4m\u00e9s des EPF et des hautes \u00e9coles universitaires. On cherche surtout des sp\u00e9cialistes en technique du b\u00e2timent et en domotique (chez <i>Energie-cluster.ch<\/i>) ainsi qu\u2019en g\u00e9nie \u00e9lectrique et g\u00e9nie m\u00e9canique (chez Swissmem).Le <i>tableau 1<\/i> r\u00e9sume l\u2019appr\u00e9ciation que les entreprises participantes ont des technologies \u00e9nerg\u00e9tiques et des activit\u00e9s de R&amp;D qui leur sont associ\u00e9es. Les donn\u00e9es relatives \u00e0 ces derni\u00e8res (1) se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 la moyenne obtenue pour tous les domaines technologiques pris en consid\u00e9ration: \u00abInf\u00e9rieur\u00bb indique que la valeur du param\u00e8tre se situe audessous de cette moyenne et \u00abSup\u00e9rieur\u00bb au-dessus. Les potentiels de march\u00e9 les plus importants sont imput\u00e9s aux technologies (2) pour lesquelles les entreprises distinguent un fort int\u00e9r\u00eat en Suisse ou \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Ces technologies pr\u00e9sentent, avec les r\u00e9seaux \u00e9lectriques, un potentiel de substitution \u00e0 l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire particuli\u00e8rement important. Si l\u2019on pond\u00e8re davantage les r\u00e9ponses des trois grands groupes, un fort potentiel de march\u00e9 est \u00e9galement promis aux r\u00e9seaux \u00e9lectriques et \u00e0 l\u2019\u00e9nergie hydraulique (3), en particulier \u00e0 l\u2019exportation dans ce dernier cas. Enfin, les grandes entreprises d\u00e9clarent d\u00e9ployer des efforts particuliers en mati\u00e8re de R&amp;D et poss\u00e9der des atouts dans les domaines de l\u2019\u00e9lectronique de puissance, des technologies de stockage ainsi que des syst\u00e8mes et de l\u2019automation.&#13;<\/p>\n<h2>La nouvelle strat\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique: une chance \u00e0 saisir<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019industrie suisse est bien plac\u00e9e pour d\u00e9velopper, appliquer et diffuser avec succ\u00e8s les nouvelles technologies \u00e9nerg\u00e9tiques indispensables \u00e0 la mise en \u0153uvre de la strat\u00e9gie du Conseil f\u00e9d\u00e9ral. Le profil forces-faiblesses dessin\u00e9 par les domaines technologiques examin\u00e9s est clair: du point de vue de l\u2019industrie, les domaines les plus prometteurs sont ceux de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, de la technique des proc\u00e9d\u00e9s et du photovolta\u00efque. Jug\u00e9 positivement pour la plupart des technologies, le potentiel de march\u00e9 et d\u2019exportation fait partie des chances \u00e0 saisir. Quelques r\u00e9serves sont cependant \u00e9mises en ce qui concerne le photovolta\u00efque, en raison de la pr\u00e9carit\u00e9 du march\u00e9 international r\u00e9sultant de la politique industrielle de la Chine.Un syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique ne peut r\u00e9ussir que s\u2019il est int\u00e9gr\u00e9; aucun domaine technologique ne peut n\u00e9gocier seul le tournant annonc\u00e9. Certains sont absolument n\u00e9cessaires, m\u00eame sils ne sont pas suffisants, en particulier les r\u00e9seaux et les technologies de stockage. Si l\u2019on travaille \u00e0 ces derni\u00e8res avec une intensit\u00e9 moyenne, c\u2019est loin d\u2019\u00eatre le cas pour ce qui est des syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques, des r\u00e9seaux et du transport de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Les r\u00e9seaux et le stockage gagneront pourtant nettement en importance dans le nouveau mod\u00e8le poursuivi par les entreprises \u00e9lectriques et les milieux politiques suisses, de sorte qu\u2019il existe l\u00e0 un besoin strat\u00e9gique de rattrapage. L\u2019intensification et l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la R&amp;D sont donc unanimement salu\u00e9es. On devrait en outre d\u2019autant plus en profiter que les grands groupes, notamment ABB, sont d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s actifs dans ces domaines de recherche en Suisse.Les entreprises ayant pris part \u00e0 l\u2019enqu\u00eate ont manifest\u00e9 un grand int\u00e9r\u00eat pour les projets d\u2019installations pilotes et de d\u00e9monstration; elles manifestent \u00e9galement une grande disposition \u00e0 y collaborer. On peut, toutefois, se demander si elles sont en mesure d\u2019investir les sommes n\u00e9cessaires. La Conf\u00e9d\u00e9ration devrait donc prendre l\u2019initiative de conclure, avec les cantons et le secteur priv\u00e9, des partenariats public-priv\u00e9 visant la r\u00e9alisation de tels projets \u00e0 l\u2019\u00e9chelon local. Elle devrait, en outre, y contribuer financi\u00e8rement. Enfin, pour que les r\u00e9sultats de la recherche \u00e9nerg\u00e9tique puissent \u00eatre mis en \u0153uvre avec succ\u00e8s, il est indispensable d\u2019intervenir dans la formation de base et continue \u00e0 tous les niveaux, de mani\u00e8re \u00e0 contrecarrer l\u2019actuelle p\u00e9nurie de sp\u00e9cialistes en technologies \u00e9nerg\u00e9tiques.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1: \u00abLe potentiel des technologies \u00e9nerg\u00e9tiques vu par les fournisseurs industriels\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: De vastes comp\u00e9tences de recherche en Suisse&#13;<\/p>\n<h3>De vastes comp\u00e9tences de recherche en Suisse<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n\u2212 <i>ABB:<\/i> R&amp;D dans le monde en 2009: 1,3 milliard d\u2019USD ou 5% du chiffre d\u2019affaires. En Suisse: un des sept centres de recherche du groupe est install\u00e9 \u00e0 Baden-D\u00e4ttwil. Il compte environ 200 collaborateurs, dont deux tiers de scientifiques, provenant de 25 pays. Principaux domaines de recherche: \u00e9lectronique de puissance\/semi-conducteurs, syst\u00e8mes et automation, mat\u00e9riaux\/isolation et stockage.\u2212 <i>Alstom:<\/i> R&amp;D dans le monde en 2011: 824 millions d\u2019euros, y compris l\u2019amortissement et la capitalisation des co\u00fbts et acquisitions R&amp;D. Principaux domaines: \u00e9lectricit\u00e9, centrales d\u2019\u00e9nergie, technologies de captation du CO<i>2<\/i>, v\u00e9hicules \u00e0 guidage automatique, trains \u00e0 grande vitesse. Dans le domaine des centrales d\u2019\u00e9nergie, Alstom (Suisse) SA dispose d\u2019une offre compl\u00e8te de syst\u00e8mes, composants et prestations de services, allant de la conception \u00e0 la maintenance \u00e0 long terme, en passant par la r\u00e9alisation et la mise en service. En Suisse, la recherche et le d\u00e9veloppement (y compris le d\u00e9veloppement de produits) emploient quelque 600 collaborateurs, la majorit\u00e9 dans le d\u00e9veloppement de turbines \u00e0 gas.\u2212 <i>Siemens:<\/i> R&amp;D dans le monde en 2011: 3,9 milliards d\u2019euros ou 5% du chiffre d\u2019affaires. Dans la filiale Siemens Suisse SA, la division Building Technologies \u00e0 Zoug est le principal moteur de R&amp;D, avec ses 466 collaborateurs. Cette division repr\u00e9sente une d\u00e9pense de 220 millions dans l\u2019ensemble du groupe, o\u00f9 la Suisse joue un r\u00f4le important. Le site de Wallisellen accueille les divisions Mobility and Logistics et Rail Systems.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Bibliographie&#13;<\/p>\n<h3>Bibliographie<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n\u2212 OFEN, <i>La recherche \u00e9nerg\u00e9tique relevant des pouvoirs publics en Suisse,<\/i> Berne, 2011.\u2212 OFS et Economiesuisse, <i>Forschung und Entwicklung in der schweizerischen Privatwirtschaft 2008,<\/i> Neuch\u00e2tel, Zurich, 2010.\u2212 Trost, Melanie, <i>Innovationen und wirtschaftlicher Strukturwandel aufgrund der neuen Energiepolitik in der Schweiz,<\/i> travail de bachelor, universit\u00e9 de Zurich, 2012.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019un abandon progressif du nucl\u00e9aire et le Parlement l\u2019a suivi sur le principe. Les centrales existantes seront d\u00e9mantel\u00e9es sans \u00eatre remplac\u00e9es, au terme de leur existence, celui-ci \u00e9tant d\u00e9termin\u00e9 par les exigences de s\u00e9curit\u00e9. Pour atteindre cet objectif, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral mise sur sa Stra-t\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique 2050. Les restructurations qu\u2019elle [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2736,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229,105],"post_content_subject":[231],"acf":{"seco_author":2736,"seco_co_author":[3750,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Vizedirektor, Innovationspolitik und BFI-Controlling, Bundesamt f\u00fcr Berufsbildung und Technologie (BBT), Bern; a.o. 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