{"id":150269,"date":"2012-04-01T12:00:00","date_gmt":"2012-04-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2012\/04\/egger-8\/"},"modified":"2023-08-24T00:48:02","modified_gmt":"2023-08-23T22:48:02","slug":"egger-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2012\/04\/egger-8\/","title":{"rendered":"Reconna\u00eetre les prestations de service public produites par l\u2019agriculture de montagne"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019adoption du message sur la politique agricole 2014\u20132017 (PA 14\u201317) par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral permet aux Chambres d\u2019en discuter. Le Groupement suisse pour les r\u00e9gions de montagne (SAB) a formul\u00e9 des demandes importantes qui ont \u00e9t\u00e9 prises en con-sid\u00e9ration. Toutefois, les principales disparitions de terres agricoles concernent toujours les r\u00e9gions de montagne et d\u2019estivage; les revenus des paysans de montagne se situent \u00e0 un tr\u00e8s bas niveau. Or, ils continuent de fournir des prestations de service public \u2013 comme le maintien et l\u2019entretien de paysages cultiv\u00e9s, une population d\u00e9centralis\u00e9e, l\u2019approvisionnement du pays \u2013 qu\u2019il faut indemniser et encourager convenablement. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201204_06_Egger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"241\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa r\u00e9vision de la loi f\u00e9d\u00e9rale sur l\u2019agriculture doit permettre au Conseil f\u00e9d\u00e9ral de renforcer la politique li\u00e9e \u00e0 ce secteur, en encourageant les prestations de service public fournies par le monde agricole et en comblant les \u00e9carts par rapport aux objectifs. Le SAB salue cette intention. Elle permet aux moyens engag\u00e9s d\u2019\u00eatre mieux employ\u00e9s et de mieux faire accepter \u00e0 la population le soutien \u00e0 l\u2019agriculture. En ce qui concerne les zones de montagne, la r\u00e9vision offre l\u2019occasion de s\u2019attaquer aux lacunes du syst\u00e8me actuel \u2013 comme la disparition persistante des terres agricoles \u2013 et de les supprimer avec les outils appropri\u00e9s. Le nouveau syst\u00e8me le permet. Toutefois, pour que lesdits outils soient utilis\u00e9s de mani\u00e8re optimale, il faut prendre en compte les particularit\u00e9s de la production agricole dans les r\u00e9gions de montagne.&#13;<\/p>\n<h2>Des co\u00fbts de production \u00e9lev\u00e9s et une marge de man\u0153uvre r\u00e9duite<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019exploitation de terres agricoles en zone de montagne co\u00fbte cher. La nature est la premi\u00e8re responsable puisque les terrains sont en pente et que les surfaces exploit\u00e9es sont plus petites que dans la vall\u00e9e. Le potentiel d\u2019optimisation (des co\u00fbts) \u00e0 travers une augmentation de la production, et donc une meilleure allocation des moyens \u00e0 disposition, ou par un agrandissement de l\u2019exploitation \u2013 ce qui se traduit par un suppl\u00e9ment de croissance \u2013 est, en outre, restreint. In-tensifier la production (en augmentant le cheptel par exemple) n\u2019est possible, sinon sens\u00e9, que dans certaines limites en raison des restrictions l\u00e9gales (loi sur la protection des eaux) et des disponibilit\u00e9s alimentaires r\u00e9duites. Il en est de m\u00eame des possibilit\u00e9s de diversification en raison des conditions climatiques. En derni\u00e8re ressort, on se trouve souvent contraint de cesser l\u2019exploitation. La diminution continuelle et la disparition des petites et moyennes entreprises agricoles a, toutefois, un impact n\u00e9gatif \u00e0 long terme sur les paysages ruraux traditionnels et la qualit\u00e9 de vie de la population r\u00e9sidante. L\u2019agriculture de montagne fournit de nombreux services publics. Le maintien de terres agricoles ou de la biodiversit\u00e9 dans les r\u00e9gions de montagne et d\u2019estivage n\u00e9cessite une exploitation appropri\u00e9e. Les entreprises agricoles doivent, toutefois, disposer d\u2019une assise \u00e9conomique. Les capacit\u00e9s de production \u00e9tant limit\u00e9es et les prestations de service public occupant une importante partie de l\u2019activit\u00e9, les paiements directs repr\u00e9sentent une grande partie du revenu des exploitants (jusqu\u2019\u00e0 50%!). Toute modification dans le syst\u00e8me des paiements directs a donc de fortes r\u00e9percussions. On l\u2019a particuli\u00e8rement vu en 2008, lorsque les revenus des exploitants ont progress\u00e9 en raison de l\u2019augmentation des prix agricole dans tout le pays, alors que ceux des zones de montagne III et IV ont baiss\u00e9 en raison d\u2019une diminution des contributions pour animaux. Adapter le syst\u00e8me de paiements directs demande, d\u00e8s lors, une r\u00e9flexion approfondie.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019avenir souhait\u00e9 de l\u2019agriculture de montagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019article 104 de la Constitution stipule que l\u2019agriculture contribue, entre autres, \u00e0 la conservation des ressources naturelles et \u00e0 l\u2019entretien du paysage rural, de m\u00eame qu\u2019\u00e0 l\u2019occupation d\u00e9centralis\u00e9e du territoire. On peut se demander si l\u2019agriculture de montagne est en mesure de remplir le mandat constitutionnel et si celui-ci est suffisant pour assurer le d\u00e9veloppement futur des r\u00e9gions de montagne. Le SAB s\u2019est pos\u00e9 cette question et a, en compl\u00e9ment du mandat constitutionnel, \u00e9labor\u00e9 sa propre vision en vue de promouvoir une agriculture de montagne prosp\u00e8re dans le proche avenir; il a aussi examin\u00e9 quelles prestations cette agriculture sera en mesure de fournir dans les prochaines ann\u00e9es&#13;<br \/>\nVoir Document strat\u00e9gique du SAB concernant le d\u00e9veloppement de la politique agraire, 2009..1. Les r\u00e9gions de montagne continueront d\u2019offrir les bases pour une agriculture productive. La surface cultiv\u00e9e doit \u00eatre conserv\u00e9e afin de servir \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de produits agricoles v\u00e9g\u00e9taux et animaux et de contribuer ainsi \u00e0 l\u2019approvisionnement de la population avec des produits de haute valeur.2. Par une exploitation durable des terres agricoles, respectueuse des ressources naturelles, on d\u00e9veloppe un milieu vital riche en esp\u00e8ces et un espace de loisirs et de repos attractif pour la population r\u00e9sidente et pour les touristes. Les exploitations agricoles rendent ainsi des services \u00e9cologiques et soci\u00e9taux qui doivent \u00eatre convenablement d\u00e9dommag\u00e9s par des paiements directs.3. La collaboration de l\u2019agriculture de montagne avec les autres secteurs et avec les autres r\u00e9gions constitue une base \u00e9conomique, \u00e9cologique et sociale qui offre \u00e0 la population rurale des perspectives d\u2019avenir. Elle contribue ainsi \u00e0 l\u2019occupation d\u00e9centralis\u00e9e et \u00e0 l\u2019identit\u00e9 culturelle de la population.4. L\u2019agriculture de montagne offre aux entreprises de transformation existantes et futures une localisation attractive et prend une place croissante dans la cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e. Elle exploite son potentiel strat\u00e9gique avec des produits innovants et une commercialisation ad\u00e9quate. Pour ce faire, elle est appuy\u00e9e par des interprofessions et par des organisations publiques et priv\u00e9es.5. Les points de vue de l\u2019agriculture de montagne sont constamment r\u00e9percut\u00e9s dans les n\u00e9gociations que ce soit au plan national ou international.Cette interpr\u00e9tation du mandat constitutionnel forme la base strat\u00e9gique sur laquelle s\u2019appuie le SAB pour formuler les points forts de la politique agraire pour l\u2019agriculture de montagne.&#13;<\/p>\n<h2>Demandes adress\u00e9es \u00e0 la PA 14\u201317<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Encourager les prestations de service public en zone de montagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019exploitation des surfaces agricoles utiles dans les r\u00e9gions de montagne et d\u2019estivage contribue \u00e0 l\u2019approvisionnement alimentaire, garantit le maintien des paysages ruraux traditionnels et prot\u00e8ge des dangers naturels. De nombreuses esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales auraient disparu sans cette pr\u00e9- sence. Sans entretien, les prairies de montagne si riches en esp\u00e8ces de toutes sortes seraient colonis\u00e9es par la for\u00eat. En outre, si l\u2019agriculture seule ne peut plus assurer la d\u00e9centralisation de l\u2019habitat, cette derni\u00e8re n\u2019est pas imaginable sans agriculteurs. Leur apport, dans cet optique, est d\u00e9cisif, y compris pour les ann\u00e9es \u00e0 venir. Pour toutes ces raisons, l\u2019agriculture de montagne doit \u00eatre mieux consid\u00e9r\u00e9e avec le nouveau syst\u00e8me \u2013 puisque celui-ci veut explicitement am\u00e9liorer son soutien aux prestations de service public assur\u00e9es par les agriculteurs \u2013 qu\u2019avec l\u2019ancien. On peut, toutefois, se demander ce qu\u2019il en sera, puisque, selon les mod\u00e8les de pr\u00e9visions, les revenus resteront faibles dans les zones de montagne. Sans prime \u00e0 l\u2019adaptation \u2013 supprimable ou d\u00e9pla\u00e7able sur un autre objet \u00e0 moyen terme \u2013, les contributions pourraient m\u00eame se r\u00e9v\u00e9ler, dans certains cas, plus faibles qu\u2019avant la r\u00e9vision. <i>Les prestations de service public effectu\u00e9es dans les zones de montagne doivent donc \u00eatre mieux encourag\u00e9es avec des outils sp\u00e9cifiques, comme des contributions aux paysages cultiv\u00e9s ou pour des terrains en pente.<\/i> Les contributions \u00e0 la biodiversit\u00e9 doivent, en outre, peser de la m\u00eame mani\u00e8re en montagne que dans les vall\u00e9es et ne sauraient \u00eatre d\u00e9gressives, comme il l\u2019avait \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9 \u00e0 l\u2019origine, autrement dit diminuer lorsque l\u2019altitude augmente.&#13;<\/p>\n<h2>Garantir le maintien d\u2019un cheptel en r\u00e9gion de montagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9levage est un \u00e9l\u00e9ment central de l\u2019agriculture de montagne. Les exploitations de montagne et d\u2019estivage soulagent depuis toujours les vall\u00e9es en emmenant les b\u00eates brouter les riches herbages d\u2019altitude en \u00e9t\u00e9. Les zones de montagne, avec leurs p\u00e2turages, sont pr\u00e9destin\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9levage du jeune b\u00e9tail et \u00e0 la production de lait et de viande. Ce partage des t\u00e2ches est de plus en plus remis en question. Actuellement, de nombreuses exploitations d\u2019estivage d\u00e9ploient d\u2019importants efforts pour que les p\u00e2quiers soient suffisamment charg\u00e9s en b\u00e9tail. La suppression des contributions attribu\u00e9es pour la garde d\u2019animaux, comme le pr\u00e9voit la PA 14\u201317, aboutira \u00e0 un recul du cheptel dans tout le pays. Atteindre un nombre suffisant d\u2019animaux dans les prairies d\u2019altitude sera encore plus probl\u00e9matique. Le SAB est conscient du fait que certaines r\u00e9gions sont confront\u00e9es \u00e0 des troupeaux en trop grand nombre. Une charge de b\u00e9tail minimale adapt\u00e9e \u00e0 l\u2019intensit\u00e9 d\u2019exploitation serait \u00e0 la fois \u00e9conomiquement et \u00e9cologiquement sens\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Renforcer les r\u00e9gions d\u2019estivage<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe pacage contribue fortement \u00e0 l\u2019entretien des paysages cultiv\u00e9s. Or, le syst\u00e8me de paiements directs pr\u00e9vu ninclut pas les r\u00e9gions d\u2019estivage parmi les b\u00e9n\u00e9ficiaires de contributions essentielles, comme celles li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019approvisionnement, au syst\u00e8me de production, \u00e0 l\u2019efficience des ressources et au bien-\u00eatre des animaux. L\u2019extension de ces instruments aux r\u00e9gions d\u2019estivage n\u2019est pas souhaitable pour des raisons administratives; les prestations qui s\u2019y rattachent sont, pourtant, bien r\u00e9elles. Un encouragement cibl\u00e9 \u00e0 utiliser ces p\u00e2turages pour les vaches laiti\u00e8res permet d\u2019y maintenir un appareil de production et de compenser le surcro\u00eet de difficult\u00e9s rencontr\u00e9. Il faut, en outre, que les propri\u00e9taires soient, eux-m\u00eames, incit\u00e9 \u00e0 parquer leurs animaux en nombre suffisant sur les alpages. Ce n\u2019est qu\u2019ainsi que l\u2019on pourra garantir la p\u00e9rennit\u00e9 des zones d\u2019estivage.&#13;<\/p>\n<h2>Le projet du Conseil f\u00e9d\u00e9ral vu depuis les r\u00e9gions de montagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe Conseil f\u00e9d\u00e9ral a engag\u00e9 la consultation sur la PA 14\u201317 au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2011. L\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture (Ofag) a re\u00e7u plus de 700 prises de position. Cela montre l\u2019importance de ce dossier. Le SAB a \u00e9galement comment\u00e9 le rapport pr\u00e9sent\u00e9 par la Conf\u00e9d\u00e9ration. Les principaux points \u00e9voqu\u00e9s peuvent se r\u00e9sumer comme suit:\u2212 maintenir les contributions d\u2019estivage pour les propri\u00e9taires d\u2019animaux install\u00e9s dans les r\u00e9gions de plaine;\u2212 pas de syst\u00e8me d\u00e9gressif pour les contributions \u00e0 la biodiversit\u00e9 dans les r\u00e9gions de montagne;\u2212 maintien des contributions pour animaux, surtout celles pour la garde d\u2019animaux dans des conditions difficiles (GACD);\u2212 d\u00e9dommagement \u00e9quitable des prestations de service public fournies par l\u2019agriculture de montagne, avec r\u00e9duction des primes \u00e0 l\u2019adaptation.Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a adopt\u00e9 le 1er f\u00e9vrier 2012 le message sur la PA 14\u201317 et l\u2019a compl\u00e9t\u00e9 avec des \u00e9l\u00e9ments tir\u00e9s de la consultation. La fa\u00e7on dont le SAB \u00e9value les principaux domaines abord\u00e9s fait l\u2019objet des paragraphes suivants.&#13;<\/p>\n<h2>Les contributions d\u2019alpage doivent am\u00e9liorer l\u2019occupation des zones d\u2019estivage<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe Conseil f\u00e9d\u00e9ral avait propos\u00e9, dans son rapport sur la PA 14\u201317, de ne plus accorder de contributions aux propri\u00e9taires d\u2019animaux qui pratiquaient l\u2019estivage dans les alpages (m\u00e9thode dite de r\u00e9pulsion). Les moyens utilis\u00e9s devaient exclusivement revenir aux exploitants d\u2019alpages (m\u00e9thode dite d\u2019attraction). La consultation a permis au SAB d\u2019exprimer son inqui\u00e9tude, car une partie de la contribution d\u2019estivage pourrait \u00eatre absorb\u00e9e par une augmentation du fermage; le manque d\u2019incitation pourrait, en outre, ramener le nombre de b\u00eates disponibles \u00e0 un trop faible niveau pour que les p\u00e2quiers soient suffisamment charg\u00e9s en b\u00e9tail. Il a donc propos\u00e9 de reconduire dans le nouveau syst\u00e8me les incitations \u00e0 l\u2019estivage des animaux. D\u2019autres organisations consult\u00e9es ont soutenus cette proposition. Elle est, en outre, relativement simple \u00e0 appliquer, puisque les instruments n\u00e9cessaires au relev\u00e9 des donn\u00e9es existent d\u00e9j\u00e0. Le message du Conseil f\u00e9d\u00e9ral reprend cette demande et pr\u00e9voit une contribution d\u2019alpage int\u00e9gr\u00e9e dans celles qui concernent le paysage cultiv\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Des contributions \u00e0 la biodiversit\u00e9 suivant les prestations et non le lieu<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe SAB a, en outre, critiqu\u00e9 le fait que la contribution \u00e0 la biodiversit\u00e9 devait devenir d\u00e9gressive. Il a fait valoir, dans sa prise de position, que le maintien de la biodiversit\u00e9 en montagne poss\u00e8de la m\u00eame valeur qu\u2019ailleurs et qu\u2019il doit donc \u00eatre encourag\u00e9 de la m\u00eame fa\u00e7on. Cette demande a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 reprise par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral. La partie o\u00f9 figurait le bar\u00e8me d\u00e9gressif applicable aux contributions a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9 du message.&#13;<\/p>\n<h2>Un compromis possible pour les contributions li\u00e9es aux animaux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes contributions \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019approvisionnement pr\u00e9sentent davantage de difficult\u00e9s. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral propose encore de supprimer les contributions pour la garde d\u2019unit\u00e9s de gros b\u00e9tail-fourrage grossier (UGBFG) et celles destin\u00e9es \u00e0 la garde d\u2019animaux dans des conditions de production difficiles (GACD). Il voudrait les remplacer par des contributions \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019approvisionnement. Il explique pour cela que l\u2019introduction d\u2019une charge minimale de b\u00e9tail garantira le maintien des structures de production, sans que cela incite \u00e0 installer des b\u00eates sur des sites qui ne sont pas adapt\u00e9s ou \u00e0 trop intensifier l\u2019\u00e9levage. Le SAB avait demand\u00e9 que les contributions li\u00e9es aux animaux soient reconduites, plus particuli\u00e8rement la GACD, pour garantir la pr\u00e9sence de b\u00e9tail dans les r\u00e9gions de montagne. Ces contributions sont, toutefois, fortement contest\u00e9es et m\u00eame rejet\u00e9es par les milieux \u00e9cologistes, le commerce et les repr\u00e9sentants de l\u2019\u00e9conomie. Afin de d\u00e9gager une solution dans un tel contexte, le SAB accepterait un compromis qui prenne en consid\u00e9ration le cheptel effectif. Les contributions \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019approvisionnement d\u00e9pendraient ainsi de l\u2019utilisation. Le soutien serait, toutefois, conditionn\u00e9 au maintien du cheptel dans les r\u00e9gions de montagne.&#13;<\/p>\n<h2>Autres \u00e9l\u00e9ments importants pour la montagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 moyen terme, les contributions de transition doivent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 un programme dit \u00abvolontaire\u00bb, qui comprend notamment le bien-\u00eatre des animaux et l\u2019utilisation efficiente des ressources. Les <i>contributions au syst\u00e8me de production<\/i> en font \u00e9galement partie: elles doivent encourager la production de lait et de viande bas\u00e9e sur les herbages. Cela devrait profiter \u00e0 l\u2019agriculture de montagne dont les animaux ont toujours consomm\u00e9 du fourrage grossier. On pr\u00e9voit toujours de prendre des <i>mesures pour faire \u00e9voluer les structures agricoles et de soutenir des projets de d\u00e9veloppement r\u00e9gional,<\/i> en conformit\u00e9 avec l\u2019art. 93, 1c. Ces dispositions sont d\u2019une grande importance pour les r\u00e9gions p\u00e9riph\u00e9riques.L\u2019ordonnance sur les d\u00e9nominations \u00abmontagne\u00bb et \u00abalpage\u00bb (ODMA) donne une assise juridique \u00e0 la protection de ces appellations sensibles. Il convient, d\u00e8s lors, de contr\u00f4ler l\u2019origine des produits alimentaires qui les portent et de les certifier. L\u2019art. 14 de la nouvelle loi sur l\u2019agriculture stipulera que la Conf\u00e9d\u00e9ration a la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er un <i>signe distinctif unique pour les produits de montagne et d\u2019alpage,<\/i> dont elle peut m\u00eame d\u00e9clarer l\u2019usage obligatoire. Un tel marquage simplifierait l\u2019identification de ces produits et pourrait servir de base \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un seul symbole au niveau europ\u00e9en.Le renforcement des exigences \u00e9mises envers les exploitants agricoles met en p\u00e9ril l\u2019<i>avenir de l\u2019agriculture d\u2019appoint.<\/i> Dans les zones de montagne, celle-ci repr\u00e9sente une partie consid\u00e9rable des exploitations agricoles et contribue \u00e0 l\u2019accomplissement du mandat constitutionnel Il faudra donc faire preuve d\u2019une certaine souplesse au regard des prescriptions concernant la formation.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa PA 14\u201317 correspond dans une large mesure aux attentes de l\u2019agriculture de montagne. Les prestations de service public y sont reconnues et indemnis\u00e9es en cons\u00e9quence Certaines lacunes apparaissent, toutefois, encore sur certains points, notamment en ce qui concerne les contributions li\u00e9es aux animaux et les prescriptions en mati\u00e8re de formation.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019adoption du message sur la politique agricole 2014\u20132017 (PA 14\u201317) par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral permet aux Chambres d\u2019en discuter. Le Groupement suisse pour les r\u00e9gions de montagne (SAB) a formul\u00e9 des demandes importantes qui ont \u00e9t\u00e9 prises en con-sid\u00e9ration. Toutefois, les principales disparitions de terres agricoles concernent toujours les r\u00e9gions de montagne et d\u2019estivage; les [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3289,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[80],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3289,"seco_co_author":[3731,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Nationalrat (CSP\/VS) und Direktor der Schweizerischen Arbeitsgemeinschaft f\u00fcr die Berggebiete (SAB), Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Conseiller national (PCS\/VS) et directeur du Groupement suisse pour les r\u00e9gions de montagne (SAB), Berne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":3731,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Ressortleiter Agrarwirtschaft, Schweizerische Arbeitsgemeinschaft f\u00fcr die Berggebiete (SAB)","seco_co_author_post_occupation_fr":"Responsable de l\u2019Agriculture, Groupement suisse pour les r\u00e9gions de montagne (SAB)"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":150272,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"7824","post_abstract":"","magazine_issue":"20120401","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54ddff221cd2e"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150269"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3289"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=150269"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150269\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189216,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150269\/revisions\/189216"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3731"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3289"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=150269"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=150269"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=150269"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=150269"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=150269"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=150269"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}