{"id":150374,"date":"2012-03-01T12:00:00","date_gmt":"2012-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2012\/03\/greiner-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:48:39","modified_gmt":"2023-08-23T22:48:39","slug":"greiner-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2012\/03\/greiner-2\/","title":{"rendered":"Endettement de l\u2019\u00c9tat et croissance \u00e9conomique"},"content":{"rendered":"<p>La crise \u00e9conomique et financi\u00e8re actuelle a pris naissance aux \u00c9tats-Unis en 2007, lorsque de nombreux emprunteurs se sont trouv\u00e9s dans l\u2019incapacit\u00e9 de rembourser une \u00e9norme masse de cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires de second ordre. Sur quoi la plupart des \u00e9conomies des pays d\u00e9velopp\u00e9s ont plong\u00e9 dans une r\u00e9cession dont elles ne sont sorties que laborieusement. Pour surmonter la crise, de nombreux \u00c9tats se sont endett\u00e9s, parfois tr\u00e8s lourdement. La dette publique est ainsi devenue un probl\u00e8me majeur pour nombre d\u2019entre eux, dont elle affaiblit aussi l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle. Le pr\u00e9sent article examine de plus pr\u00e8s le rapport entre l\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat et la croissance \u00e9conomique. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201203_10_Greiner_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"233\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes interactions entre l\u2019endettement pu-blic et le d\u00e9veloppement \u00e9conomique int\u00e9ressent depuis fort longtemps les \u00e9conomistes. David Ricardo s\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pench\u00e9 sur la question pour en tirer le th\u00e9or\u00e8me connu aujourd\u2019hui sous le nom \u00abd\u2019\u00e9quivalence ricardienne\u00bb. Selon celui-ci, un accroissement du d\u00e9ficit budg\u00e9taire annonce une future augmentation des imp\u00f4ts pour un montant donn\u00e9 de d\u00e9penses publiques. En pr\u00e9vision des hausses d\u2019imp\u00f4ts \u00e0 venir, les sujets \u00e9conomiques, agissant de mani\u00e8re rationnelle, se sentent pouss\u00e9s \u00e0 consommer moins et \u00e0 \u00e9conomiser davantage. L\u2019augmentation du d\u00e9ficit n\u2019a, ainsi, aucun effet r\u00e9el.Ce th\u00e9or\u00e8me est s\u00e9duisant, bien qu\u2019il se fonde sur certaines hypoth\u00e8ses tr\u00e8s rigides et irr\u00e9alistes, tels l\u2019absence d\u2019imp\u00f4ts distorsifs ou le fonctionnement pur et parfait des march\u00e9s de capitaux. Certains de ses aspects demeurent n\u00e9anmoins pertinents dans la doctrine \u00e9conomique moderne: ceux, par exemple, de l\u2019hypoth\u00e8se du revenu permanent ou de la contrainte budg\u00e9taire intertemporelle de l\u2019\u00c9tat. Cette derni\u00e8re constitue le point de d\u00e9part des r\u00e9flexions qui vont suivre.&#13;<\/p>\n<h2>La contrainte budg\u00e9taire intertemporelle<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne politique d\u2019endettement r\u00e9pond \u00e0 la d\u00e9finition de la restriction budg\u00e9taire intertemporelle de l\u2019\u00c9tat et passe pour acceptable lorsque les dettes publiques d\u2019aujourd\u2019hui sont \u00e9gales \u00e0 la valeur actualis\u00e9e des exc\u00e9dents futurs de l\u2019\u00c9tat, hors paiement des int\u00e9r\u00eats \u2013 soit les futurs exc\u00e9dents primaires. L\u2019\u00c9tat ne peut \u00eatre assur\u00e9 de contr\u00f4ler sa dette que si la politique suivie en ce domaine est viable. Savoir si la politique financi\u00e8re des pouvoirs publics est ou n\u2019est pas conforme \u00e0 ce principe ne pr\u00e9sente donc pas seulement un int\u00e9r\u00eat acad\u00e9mique, mais aussi pratique.Il existe divers moyens de v\u00e9rifier la viabilit\u00e9 de cette politique. Un test relativement nouveau \u2013 qui \u00e9vite les faiblesses de certaines m\u00e9thodes ant\u00e9rieures \u2013 cherche \u00e0 d\u00e9terminer la mani\u00e8re dont l\u2019\u00c9tat r\u00e9agit \u00e0 une augmentation du poids relatif de sa dette. Quand un exc\u00e9dent primaire par rapport au produit int\u00e9rieur brut (PIB) augmente suffisamment \u00e0 la suite d\u2019une hausse du taux d\u2019endettement, cela signifie que l\u2019\u00c9tat tient compte de ses futures charges d\u2019int\u00e9r\u00eat et d\u2019amortissement. Un tel cas permet de d\u00e9montrer que la politique financi\u00e8re de l\u2019\u00c9tat est satisfaisante. C\u2019est ainsi que, pour assurer l\u2019amortissement de la dette et le paiement des int\u00e9r\u00eats, l\u2019\u00c9tat doit d\u00e9gager des exc\u00e9dents primaires et toute augmentation de la dette doit s\u2019accompagner d\u2019une augmentation de ces derniers.&#13;<\/p>\n<h2>Effets sur la croissance de la dette publique: consid\u00e9rations th\u00e9oriques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPr\u00e9cisons d\u2019embl\u00e9e que la croissance \u00e9conomique s\u2019entend, dans le pr\u00e9sent article, \u00e0 moyen et long termes. Nous ne nous occu-pons pas des effets \u00e0 court terme de la politique d\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat, pratiqu\u00e9e par exemple pour lisser les fluctuations conjoncturelles dans une approche keyn\u00e9- sienne. Pour cette m\u00eame raison, nous partons de l\u2019id\u00e9e que tous les march\u00e9s sont en \u00e9quilibre. Cela vaut aussi pour le march\u00e9 du travail, o\u00f9 un taux d\u2019occupation naturel s\u2019\u00e9tablit \u00e0 la faveur de salaires suffisamment flexibles.Il a \u00e9t\u00e9 dit plus haut que, pour qu\u2019une politique d\u2019endettement demeure acceptable, l\u2019\u00e9l\u00e9vation du ratio d\u2019endettement doit s\u2019accompagner d\u2019une augmentation de l\u2019exc\u00e9dent primaire mesur\u00e9 au PIB. Comment l\u2019\u00c9tat peut-il accro\u00eetre cet exc\u00e9dent? En augmentant la quote-part fiscale ou en r\u00e9duisant ses d\u00e9penses. L\u2019alourdissement de la fiscalit\u00e9 s\u2019accompagne g\u00e9n\u00e9ralement de distorsions, en ce sens que les sujets \u00e9conomiques tendront, par exemple, \u00e0 travailler et \u00e0 investir moins du fait de la hausse des imp\u00f4ts sur le revenu. Cela se traduit par une baisse du taux de croissance \u00e9conomique, ce qui, en fin de compte, n\u2019est pas tr\u00e8s surprenant. Plus int\u00e9ressants bien que moins \u00e9vidents sont les effets que peut avoir sur la croissance une contraction des d\u00e9penses publiques pour un taux d\u2019imposition inchang\u00e9. L\u2019exemple de l\u2019Allemagne nous montre qu\u2019une restructuration des d\u00e9penses publiques s\u2019est op\u00e9r\u00e9e dans ce pays au d\u00e9triment des investissements de l\u2019\u00c9tat. Alors qu\u2019en 1970, le gouvernement consacrait plus de 12% de ses recettes aux investissements pu-blics (dans le territoire correspondant \u00e0 l\u2019ex-RFA), cette quote-part tombait au-dessous de 6% en 1990. En 2002, les investissements publics n\u2019absorbaient pas plus de 3,6% de la totalit\u00e9 des recettes de l\u2019\u00c9tat. Pendant ce temps, la charge de la dette progressait. L\u2019\u00c9tat allemand affectait 2,4% de ses recettes au paiement des int\u00e9r\u00eats en 1970, 6,4% en 1990 et 6,9% en 2002. De toute \u00e9vidence, c\u2019est dans les investissements publics qu\u2019il lui a \u00e9t\u00e9 le plus facile de tailler. Cela se comprend puisqu\u2019ils ne constituent pas un poste obligatoire et qu\u2019on ne voit gu\u00e8re de lobby se mobiliser en leur faveur. Si l\u2019\u00c9tat diminue ses d\u00e9penses productives \u00e0 cause de la hausse des charges d\u2019int\u00e9r\u00eat et d\u2019amortissement li\u00e9e \u00e0 la dette, la croissance \u00e9conomique en subit le contrecoup. Celle-ci se r\u00e9duit d\u2019autant plus que le taux d\u2019endettement est \u00e9lev\u00e9, ce qu\u2019on peut aussi d\u00e9montrer par la th\u00e9orie des mod\u00e8les. Cela dit, m\u00eame pour des d\u00e9penses publiques improductives, une progression de la charge d\u2019int\u00e9r\u00eat implique un ralentissement de la croissance. La raison en est qu\u2019avec un ratio d\u2019endettement sup\u00e9rieur, le rendement marginal de toute unit\u00e9 suppl\u00e9mentaire de travail et d\u2019\u00e9pargne diminue, puisque l\u2019\u00c9tat affecte une partie de l\u2019\u00e9pargne \u00e0 des fins non productives, \u00e0 savoir le financement de son d\u00e9ficit. Les acteurs priv\u00e9s tendront d\u00e8s lors \u00e0 \u00e9pargner et \u00e0 r\u00e9duire leurs investissements. de m\u00eame qu\u00e0 travailler moins, ce qui est n\u00e9faste pour la croissance.En conclusion, un taux d\u2019endettement nul est le meilleur garant d\u2019une forte croissance \u00e9conomique, si l\u2019on fait abstraction de la possibilit\u00e9 que l\u2019\u00c9tat se soit constitu\u00e9 un fonds dans lequel il puise pour cofinancer ses d\u00e9penses. M\u00eame si l\u2019objectif d\u2019un taux d\u2019endettement z\u00e9ro peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme chim\u00e9rique, les \u00c9tats devraient au moins tenter de r\u00e9duire leur dette ne serait-ce que pour stimuler la croissance. Ils peuvent y parvenir de deux mani\u00e8res: \u2212 en s\u2019employant \u00e0 \u00e9quilibrer leurs budgets et m\u00eame \u00e0 r\u00e9aliser des exc\u00e9dents; \u2212 en veillant \u00e0 ne s\u2019endetter que mod\u00e9r\u00e9ment et \u00e0 maintenir la progression de leur dette totale au-dessous de celle du PIB, ce qui a aussi pour r\u00e9sultat de r\u00e9duire le ratio d\u2019endettement et tend \u00e0 stimuler la croissance. Il n\u2019y a pas de r\u00e9ponse d\u00e9finitive \u00e0 la question de savoir laquelle de ces deux m\u00e9thodes est pr\u00e9f\u00e9rable. Cela d\u00e9pend beaucoup des pr\u00e9f\u00e9rences de la population dans chaque pays. Pour nous r\u00e9sumer \u00e0 mi-parcours, nous constatons que la croissance \u00e9conomique \u00e0 moyen et long termes est d\u2019autant plus faible que le taux d\u2019endettement d\u2019un pays est \u00e9lev\u00e9. Cela ne signifie pas que les investissements publics financ\u00e9s par le d\u00e9ficit entra\u00eenent n\u00e9cessairement un fl\u00e9chissement de la croissance. On peut, au contraire, penser qu\u2019une politique budg\u00e9taire de ce type tend \u00e0 soutenir la croissance. Il faut, dans ce cas, que les investissements soient productifs pour qu\u2019ils contribuent \u00e0 accro\u00eetre le PIB et, par voie de cons\u00e9quence, les recettes fiscales, abaissant du m\u00eame coup le taux d\u2019endettement \u00e0 long terme. Dans ce cas, l\u2019aggravation de l\u2019endettement due aux investissements publics financ\u00e9s par le d\u00e9ficit n\u2019est donc que temporaire. Pour autant, la question de savoir si un investissement est judicieux ou non ne peut \u00eatre tranch\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re des pr\u00e9sentes consid\u00e9rations. Elle d\u00e9pend en fin de compte des \u00e9l\u00e9ments concrets du projet, dont l\u2019int\u00e9r\u00eat est \u00e0 d\u00e9finir sur la base, par exemple, d\u2019une analyse co\u00fbtsb\u00e9n\u00e9fices.&#13;<\/p>\n<h2>\u00c9tudes empiriques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe lien entre dette publique et croissance \u00e9conomique a fait l\u2019objet r\u00e9cemment d\u2019une s\u00e9rie d\u2019\u00e9tudes empiriques. <i>Ferreira (2009)<\/i> et <i>Kumar et Woo (2010),<\/i> par exemple, trouvent une corr\u00e9lation n\u00e9gative entre l\u2019une et l\u2019autre, telle que postul\u00e9e th\u00e9oriquement plus haut. <i>Ferreira (2009)<\/i> a r\u00e9alis\u00e9 des tests de causalit\u00e9 de Granger pour 20 pays de l\u2019OCDE sur la p\u00e9riode 1988-2001, en s\u2019arr\u00eatant aux seuls taux de croissance annuels. Il montre que des ratios d\u2019endettement en hausse ont des effets n\u00e9gatifs sur la croissance. L\u2019effet est statistiquement significatif et se manifeste dans les deux sens: un fort endettement public r\u00e9duit la croissance \u00e9conomique et une croissance affaiblie aggrave l\u2019endettement. <i>Kumar et Woo (2010)<\/i> ont \u00e9tudi\u00e9 19 pays sur la p\u00e9- riode 1970-2007, en \u00e9valuant les r\u00e9gressions de croissance sur une p\u00e9riode de 5 ans et en prenant le taux de croissance comme va-riable d\u00e9pendante. Leurs estimations d\u00e9bouchent sur un rapport endettement en d\u00e9but de p\u00e9riode\/croissance \u00e9conomique nettement n\u00e9gatif. L\u2019\u00e9tude fait aussi ressortir le caract\u00e8re non-lin\u00e9aire de la relation, qui signifie que la mont\u00e9e des d\u00e9ficits et des taux d\u2019endettement exerce un effet n\u00e9gatif plus que proportionnel sur la croissance.Il existe aussi des \u00e9tudes qui ne signalent une corr\u00e9lation n\u00e9gative entre dette publique et croissance \u00e9conomique qu\u2019\u00e0 partir d\u2019une certaine valeur seuil. Par exemple, <i>Reinhart et Rogoff (2010)<\/i> mettent en \u00e9vidence, \u00e0 l\u2019aide d\u2019histogrammes, une relation en U invers\u00e9 entre les taux de croissance et la dette, le rapport ne devenant n\u00e9gatif qu\u2019une fois franchi un niveau d\u2019endettement de 90%. Cette th\u00e8se a, cependant, \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s critiqu\u00e9e par <i>Irons et Bivens (2010),<\/i> qui font notamment valoir que pour les \u00c9tats-Unis, on ne dispose que de tr\u00e8s peu de donn\u00e9es sur un taux d\u2019endettement sup\u00e9rieur \u00e0 90%, de sorte qu\u2019il s\u2019agit de valeurs aberrantes dont on ne saurait tirer de conclusion g\u00e9n\u00e9ralement valable. <i>Checherita et Rother (2010)<\/i> s\u2019int\u00e9ressent aussi au rapport entre dette d\u2019\u00c9tat et croissance \u00e9conomique. Ils passent en revue 12 pays de la zone euro sur la p\u00e9riode 1970-2011 et font une distinction entre taux de croissance annuels et sur cinq ans. Ces auteurs trouvent dans les deux cas une relation en U invers\u00e9 entre la croissance \u00e9conomique et l\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat, avec une valeur-seuil se situant entre 70-80%.En r\u00e9sum\u00e9, nous avons un certain nombre d\u2019\u00e9tudes qui confirment la th\u00e9orie, \u00e9voqu\u00e9e plus haut, du rapport n\u00e9gatif entre la croissance \u00e9conomique et l\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat. D\u2019autres \u00e9tudes signalent aussi une corr\u00e9lation n\u00e9gative, mais seulement \u00e0 partir d\u2019une valeur-seuil. D\u2019un point de vue empirique, la mani\u00e8re dont l\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat joue sur la croissance n\u2019est donc pas d\u00e9mon-tr\u00e9e de mani\u00e8re concluante.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu d\u00e9part de cet article, on trouve la r\u00e9flexion selon laquelle une progression du niveau d\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat doit s\u2019accompagner d\u2019une augmentation de l\u2019exc\u00e9dent primaire mesur\u00e9 au PIB pour que la politique d\u2019endettement demeure supportable. L\u2019\u00c9tat peut accro\u00eetre l\u2019exc\u00e9dent primaire en relevant ses taux d\u2019imposition, ce qui est n\u00e9faste pour la croissance. Cette derni\u00e8re s\u2019affaiblit \u00e9galement lorsqu\u2019il choisit de ne pas toucher aux bar\u00e8mes fiscaux mais de r\u00e9duire les d\u00e9penses productives. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, il faut aussi s\u2019attendre \u00e0 ce que le taux de croissance diminue quand l\u2019\u00c9tat r\u00e9duit ses d\u00e9penses improductives, car les acteurs priv\u00e9s \u00e9conomisent, investissent et travaillent moins lorsqu\u2019une partie de leur \u00e9pargne est d\u00e9tourn\u00e9e par l\u2019\u00c9tat non pas \u00e0 des fins productives, mais uniquement pour couvrir son d\u00e9ficit. En conclusion, l\u2019\u00c9tat peut stimuler la croissance \u00e9conomique en r\u00e9duisant son taux d\u2019endettement. Quelques \u00e9tudes empiriques indiquent une corr\u00e9lation r\u00e9solument n\u00e9gative entre l\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat et la croissance. D\u2019autres n\u2019observent une telle corr\u00e9lation qu\u2019au-del\u00e0 d\u2019un certain seuil d\u2019endettement. La recherche doit encore clarifier cette question.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Bibliographie&#13;<\/p>\n<h3>Bibliographie<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nSur l\u2019\u00e9tude empirique de la viabilit\u00e9 de l\u2019endettement public et les mod\u00e8les th\u00e9oriques de croissance en rapport avec la dette de l\u2019\u00c9tat:\u2212 Fincke B. et Greiner A., \u00abDebt Sustainability in Selected Euro Area Countries. Empirical Evidence Estimating Time-Varying Parameters\u00bb, <i>Studies in Nonlinear Dynamics &amp; Econometrics,<\/i> 15, n\u00b0 3, article 2, 2011.\u2212 Greiner A. et Fincke B., <i>Public Debt and Economic Growth,<\/i> Berlin, 2009, \u00e9d. Springer.Sur le rapport empirique entre croissance \u00e9conomique et endettement de l\u2019\u00c9tat: \u2212 Checherita C. et Rother P., <i>The Impact of High and Growing Debt on Economic Growth. An Empirical Investigation for the Euro Area,<\/i> ECB Working Paper Series n\u00b0 1237, 2010.\u2212 Ferreira C., <i>Public Debt and Economic Growth: A Granger Causality Panel Data Approach,<\/i> School of Economics and Management, Technical University of Lisbon, Department of Economics, Working Paper 24\/2009.\u2212 Kumar M.S. et Woo J., <i>Public Debt and Growth,<\/i> IMF Working Paper, WP\/10\/174, 2010.\u2212 Reinhart C.M. et Rogoff K.S., <i>Growth in a Time of Debt,<\/i> NBER Working Paper n\u00b0 15639, 2010.\u2212 Irons J. et Bivens J., <i>Government Debt and Economic Growth. Overreaching Claims of Debt \u00abThresholds\u00bb Suffer from Theoretical and Empirical Flaws,<\/i> EPI Briefing Paper, Economic Policy Institute, Briefing Paper n\u00b0 271, 2010.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise \u00e9conomique et financi\u00e8re actuelle a pris naissance aux \u00c9tats-Unis en 2007, lorsque de nombreux emprunteurs se sont trouv\u00e9s dans l\u2019incapacit\u00e9 de rembourser une \u00e9norme masse de cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires de second ordre. Sur quoi la plupart des \u00e9conomies des pays d\u00e9velopp\u00e9s ont plong\u00e9 dans une r\u00e9cession dont elles ne sont sorties que laborieusement. 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