{"id":150569,"date":"2011-12-01T12:00:00","date_gmt":"2011-12-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2011\/12\/fluegel-6\/"},"modified":"2023-08-24T00:50:10","modified_gmt":"2023-08-23T22:50:10","slug":"fluegel-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2011\/12\/fluegel-6\/","title":{"rendered":"L\u2019immigration doit servir les besoins de la soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Le principal d\u00e9fi d\u00e9mographique que la Suisse doit affronter est la p\u00e9nurie de personnel. C\u2019est pour cette raison que le renforcement de la position des salari\u00e9s et leur protection doit y jouir de la plus haute priorit\u00e9. La libre circulation des personnes et la politique d\u2019admission des travailleurs provenant des \u00c9tats tiers est \u00e9galement importante. Il est, toutefois, n\u00e9cessaire de prendre des mesures dans ces deux domaines afin de s\u2019assurer que l\u2019immigration aille dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de la population. Ce n\u2019est que si les salaires, la formation et l\u2019int\u00e9gration n\u2019en sont pas les victimes que la politique migratoire continuera d\u00eatre accept\u00e9e par une large partie des citoyens.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe principal d\u00e9fi d\u00e9mographique que la Suisse doit affronter est la p\u00e9nurie de personnel. Suivant une \u00e9tude du Bureau Bass command\u00e9e par Travail.Suisse, il manquera jusqu\u00e0 400&nbsp;000 travailleurs en Suisse d\u2019ici 2030. Pour surmonter un tel d\u00e9fi, il faut avant tout prot\u00e9ger et renforcer la position des salari\u00e9s employ\u00e9s aujourd\u2019hui en Suisse.&#13;<\/p>\n<h2>Renforcer les mesures d\u2019accompagnement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe recrutement de personnel \u00e9tranger jouera un r\u00f4le important dans le maintien de la prosp\u00e9rit\u00e9 et de la qualit\u00e9 de vie dans notre pays. Une grande partie des travailleurs n\u00e9cessaires pourra \u00eatre recrut\u00e9e en Europe gr\u00e2ce \u00e0 la libre circulation des personnes. Il s\u2019av\u00e8re toutefois indispensable, pour que cette derni\u00e8re continue d\u2019\u00eatre soutenue politiquement, que la situation \u00e9conomique de la population ne se d\u00e9grade pas. La protection des salaires et des conditions de travail est, d\u00e8s lors, fondamentale. Les mesures actuelles d\u2019accompagnement ne suffisent manifestement pas, comme l\u2019a montr\u00e9 le rapport r\u00e9cent de la Commission de gestion (CdG). Il faut nettement les renforcer. Cela pourrait se faire en introduisant la responsabilit\u00e9 solidaire de l\u2019entreprise g\u00e9n\u00e9rale, en sanctionnant directement l\u2019employeur fautif et en instituant des salaires minimaux pour une branche ou une r\u00e9gion donn\u00e9e.&#13;<\/p>\n<h2>Un assouplissement de la politique d\u2019admission soumis \u00e0 condition<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nComme les pays de l\u2019UE sont soumis aux m\u00eames enjeux d\u00e9mographiques et que leur population active ira en d\u00e9croissant, la comp\u00e9tition que suscite une main-d\u2019\u0153uvre de bonne qualit\u00e9 et comp\u00e9tente s\u2019intensifiera au niveau mondial. L\u2019UE a d\u00e9j\u00e0 assoupli ses conditions d\u2019admission pour les personnes issues d\u2019\u00c9tats tiers. Cela oblige la Suisse \u00e0 repenser sa politique en ce domaine. Toute adaptation ne doit, toutefois, pas se traduire par un surcro\u00eet de pression sur les salaires et les conditions de travail; elle ne doit pas non plus s\u2019opposer aux objectifs poursuivis par les politiques de formation, de d\u00e9veloppement et d\u2019int\u00e9gration. La politique d\u2019admission actuelle comporte d\u00e9j\u00e0 des risques particuli\u00e8rement important pour les travailleurs. En effet, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral est seul \u00e0 d\u00e9cider et la pression que l\u2019\u00e9conomie exerce pour que ses int\u00e9r\u00eats soient pris en compte est tr\u00e8s forte. Les adaptations de la politique d\u2019admission \u00e0 venir doivent donc \u00eatre strictement encadr\u00e9es.Travail.Suisse donne la priorit\u00e9 aux points suivants:\u2212 mise en place d\u2019une commission de planification qui consultera les partenaires sociaux; son r\u00f4le sera d\u2019\u00e9valuer les besoins en personnel \u00e9tranger provenant de pays ext\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019UE;\u2212 strict contr\u00f4le des salaires et des conditions de travail sur le lieu d\u2019activit\u00e9 professionnel, afin d\u2019emp\u00eacher toute sous-ench\u00e8re en ce domaine;\u2212 formation obligatoire pour les travailleurs \u00e9trangers d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents en Suisse, afin d\u2019\u00e9viter les erreurs du pass\u00e9 et de prot\u00e9ger les assurances sociales des abus des employeurs;\u2212 renforcement de la formation professionnelle en obligeant les employeurs \u00e0 d\u00e9gager un nombre suffisant de place d\u2019apprentissage pour \u00e9viter que les migrations ne r\u00e9duisent le besoin d\u2019une rel\u00e8ve professionnelle en Suisse;\u2212 une politique d\u2019int\u00e9gration qui utilise le potentiel de l\u2019ensemble de la population.Ces conditions remplies, l\u2019admission de personnes provenant de pays tiers ne servira pas seulement les int\u00e9r\u00eats des entreprises, mais s\u2019accordera aux besoins sociaux, soci\u00e9taux et de formation de toute la population.Il faut que la population \u2013 et plus particuli\u00e8rement les salari\u00e9s \u2013 ne se sentent pas victimes de la politique migratoire pour qu\u2019elle y apporte son consentement et que les nouveaux arrivants contribuent \u00e0 pallier de fa\u00e7on socialement acceptable le manque de main-d\u2019\u0153uvre dans notre pays.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le principal d\u00e9fi d\u00e9mographique que la Suisse doit affronter est la p\u00e9nurie de personnel. 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