{"id":150634,"date":"2011-11-01T12:00:00","date_gmt":"2011-11-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2011\/11\/hanisch-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:50:12","modified_gmt":"2023-08-23T22:50:12","slug":"hanisch-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2011\/11\/hanisch-2\/","title":{"rendered":"Strat\u00e9gies d\u2019internationalisation et tendances \u00e0 la d\u00e9localisation des entreprises suisses de production"},"content":{"rendered":"<p>En 1990, les exportations suisses ne repr\u00e9sentaient quun tiers du produit int\u00e9rieur brut; actuellement, c\u2019est un franc sur deux qui est gagn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Une \u00e9tude qui vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9e analyse les strat\u00e9gies d\u2019internationalisation mises en \u0153uvre par les entreprises de production suisses dans le cadre de leur cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e et les r\u00e9sultats qu\u2019elles obtiennent. Elle se concentre sur les importations de biens interm\u00e9diaires de l\u2019\u00e9tranger, les exportations de produits, la d\u00e9localisation partielle de la production et des activit\u00e9s de recherche et de d\u00e9veloppement, ainsi que sur les coop\u00e9rations avec des entreprises partenaires \u00e9trang\u00e8res. La question de l\u2019influence du franc fort sur l\u2019attitude des entreprises exportatrices suisses face \u00e0 la d\u00e9localisation ne trouvera de r\u00e9ponse que lors de la prochaine enqu\u00eate.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201111_15_Hanisch_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSuivant l\u00e9tude, seuls 4% des \u00e9tablissements interrog\u00e9s (et dont le nombre de salari\u00e9s est sup\u00e9rieur \u00e0 20) n\u2019ont pas d\u2019activit\u00e9s impliquant l\u2019\u00e9tranger. 11% d\u2019entre elles y ach\u00e8tent des biens interm\u00e9diaires directement, mais vendent leurs produits exclusivement en Suisse. On voit \u00e9galement que 85% des \u00e9tablissements vendent leurs produits \u00e0 l\u2019\u00e9tranger; 33% dentre eux coop\u00e8rent avec des entreprises \u00e9trang\u00e8res et 29% exploitent leurs propres sites \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.Les biens interm\u00e9diaires venant de l\u2019\u00e9tranger repr\u00e9sentent 42% du chiffre d\u2019affaires, les exportations de produits 46%. Compar\u00e9e \u00e0 la derni\u00e8re enqu\u00eate (2006), la part des exportations a moins fortement augment\u00e9 que celle des importations, ce que confirment les statistiques de la Direction g\u00e9n\u00e9rale des douanes (DGD).Les partenariats entre soci\u00e9t\u00e9s ouvrent de nouveaux d\u00e9bouch\u00e9s et de nouvelles opportunit\u00e9s aux petites entreprises. Des offres de prestations peuvent \u00eatre \u00e9largies pour le bien des clients gr\u00e2ce \u00e0 des coop\u00e9rations et les ressources existantes peuvent \u00eatre utilis\u00e9es avec davantage de souplesse. Le d\u00e9fi que doit relever la collaboration se situe moins dans l\u2019am\u00e9nagement des processus interentreprises que dans les diff\u00e9rences culturelles qui caract\u00e9risent les entreprises et les pays. On le constate aussi souvent lorsqu\u2019une partie de la production est d\u00e9localis\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.Environ 70% des \u00e9tablissements interrog\u00e9s \u2013 exception faite des mandats isol\u00e9s \u2013 coop\u00e8rent dans les secteurs de la recherche et du d\u00e9veloppement, de la production, de la distribution ou de la maintenance. Pour plus de la moiti\u00e9 (55%), le partenaire le plus important est implant\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger dans au moins un secteur de coop\u00e9ration.Le facteur de comp\u00e9titivit\u00e9 <i>qualit\u00e9<\/i> est le plus important pour les entreprises exportatrices, suivi de l\u2019<i>adaptation aux demandes<\/i> des clients, du <i>prix des produits<\/i> et des <i>produits innovateurs.<\/i> Depuis la derni\u00e8re enqu\u00eate (2006), l\u2019importance de ce dernier point a fortement progress\u00e9 par rapport aux autres facteurs.&#13;<\/p>\n<h2>D\u00e9localisation \u00e0 l\u00e9tranger et rapatriement partiel de la production<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 partir des ann\u00e9es nonante, la mondialisation de l\u2019\u00e9conomie a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la d\u00e9localisation \u00e0 l\u00e9tranger des capacit\u00e9s de production, et pas uniquement dans le secteur industriel. Les principaux mobiles en ce domaine \u00e9taient le plus souvent la r\u00e9duction des co\u00fbts \u2013 en particulier lorsque la destination est l\u2019Europe de l\u2019Est et l\u2019Extr\u00eame-Orient \u2013 et de plus en plus la conqu\u00eate de nouveaux march\u00e9s.Les rapatriements ont aussi pris une place consid\u00e9rable et leur proportion \u00e9tait de un \u00e0 trois par rapport aux \u00e9tablissements d\u00e9localis\u00e9es. Manifestement, les risques et les difficult\u00e9s en lien avec la mise en place de sites de production \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, de m\u00eame que les co\u00fbts suppl\u00e9mentaires qu\u2019ils engendrent pour garantir des facteurs de comp\u00e9titivit\u00e9 importants tels que la qualit\u00e9, la flexibilit\u00e9 et la productivit\u00e9, ont souvent \u00e9t\u00e9 sous-estim\u00e9s. Une analyse des s\u00e9ries temporelles (voir <i>graphique 1<\/i>) r\u00e9alis\u00e9e sur dix ans montre que les externalisations et les rapatriements sont en recul depuis 2003. Ainsi, 16% des entreprises industrielles suisses interrog\u00e9es (\u00e0 partir de 20 collaborateurs) ont d\u00e9localis\u00e9 une partie de leur production \u00e0 l\u2019\u00e9tranger entre 2007 et le deuxi\u00e8me trimestre de 2009, alors que 5% de tous les \u00e9tablissements ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des rapatriements. En comparaison avec la derni\u00e8re enqu\u00eate de 2006, cela repr\u00e9sente une nouvelle diminution de la fr\u00e9quence des d\u00e9localisations et confirme le renversement de tendance constat\u00e9 dans l\u2019enqu\u00eate de l\u2019\u00e9poque. La prochaine enqu\u00eate, qui aura lieu en 2012, mettra en \u00e9vidence l\u2019importance des effets de la crise mondiale survenue durant la p\u00e9riode couverte par l\u2019\u00e9tude actuelle (2007-2009). Si l\u2019on compare l\u2019\u00e9volution des d\u00e9localisations avec le contexte politico-\u00e9conomique et les appr\u00e9ciations que portent les entreprises sur certaines r\u00e9gions \u2013 autant en termes d\u2019importance que de motivation \u2013, les facteurs externes semblent exercer une forte influence sur l\u2019attitude adopt\u00e9e vis-\u00e0-vis de la question. En d\u2019autres termes, les d\u00e9cisions de d\u00e9localiser se fondent:\u2212 sur la strat\u00e9gie et le positionnement de l\u2019entreprise sur le march\u00e9, ainsi que sur l\u2019importance de facteurs de comp\u00e9titivit\u00e9 tels que le co\u00fbt, la qualit\u00e9, la flexibilit\u00e9 et la proximit\u00e9 du march\u00e9 et du client;\u2212 sur le contexte politico-\u00e9conomique (ouverture du march\u00e9 vers l\u2019Europe de l\u2019Est et la Chine, rejet de l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019EEE, accords bilat\u00e9raux, risque de change, p\u00e9nurie de sp\u00e9cialistes).Le <i>graphique 1<\/i> montre que la tendance au rapatriement s\u2019essouffle aussi depuis 2003. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e9sulte de la diminution des externalisations, mais aussi d\u2019une plus grande efficacit\u00e9 des processus de d\u00e9localisation et d\u2019une entr\u00e9e sur le march\u00e9 d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9e.La taille des entreprises fait notamment appara\u00eetre de grandes diff\u00e9rences dans l\u2019intensit\u00e9 des d\u00e9localisations. Les grandes entreprises vendent davantage \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, leurs capacit\u00e9s de production sont sup\u00e9rieures et l\u2019on peut plus facilement les partager; elles poss\u00e8dent, en outre, une plus grande exp\u00e9rience internationale et davantage de ressources en personnel pour mettre sur pied des sites de production \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Elles d\u00e9localisent donc plus souvent certaines parties de leur production.La d\u00e9localisation des capacit\u00e9s de production \u00e0 l\u2019\u00e9tranger peut se faire soit sur ses propres sites de production (\u00abcaptive offshoring\u00bb) soit par des entreprises de sous-traitance (\u00aboffshore outsourcing\u00bb). L\u2019\u00e9valuation montre que 63% des \u00e9tablissements d\u00e9localisent vers leurs propres sites et 43% vers des entreprises \u00e9trang\u00e8res de sous-traitance, alors que les rapatriements \u00e0 partir des sites propres ou des sites \u00e9trangers sont \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quilibr\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h2>Les motifs de d\u00e9localisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDes <i>co\u00fbts de production et de personnel moins \u00e9lev\u00e9s<\/i> sont le motif principal des d\u00e9localisations partielles. Le facteur <i>infrastructure<\/i> arrive en deuxi\u00e8me position, suivi par la <i>proximit\u00e9 des clients-cl\u00e9s<\/i> et la <i>conqu\u00eate de nouveaux march\u00e9s.<\/i> Les autres motifs d\u2019externalisation sont <i>les co\u00fbts de transport et de logistique<\/i> et la <i>proximit\u00e9 d\u2019une production d\u00e9j\u00e0 d\u00e9localis\u00e9e.<\/i> Ces motifs suivent la conqu\u00eate de nouveaux march\u00e9s et participent d\u2019une strat\u00e9gie d\u2019internationalisation selon laquelle les clients \u00e0 l\u2019\u00e9tranger sont fournis par des sites de production de la m\u00eame r\u00e9gion, les livraisons depuis la Suisse n\u2019\u00e9tant pas rentables.Le fait que les co\u00fbts en personnel soient des motifs de d\u00e9localisation souvent cit\u00e9s est \u00e0 mettre en lien avec les variations g\u00e9n\u00e9rales du ph\u00e9nom\u00e8ne. Si l\u2019on compare les tendances \u00e0 la d\u00e9localisation avec la fr\u00e9quence \u00e0 laquelle on mentionne les co\u00fbts et la conjoncture, on voit qu\u2019en 2002 le ralentissement que cette derni\u00e8re a subi en raison de la faible \u00e9volution \u00e9conomique de l\u2019UE et de la force du franc a plut\u00f4t accentu\u00e9 la motivation \u00e0 d\u00e9localiser partiellement la production \u00e0 cause des co\u00fbts.&#13;<\/p>\n<h2>Les motifs de rapatriement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019enqu\u00eate et l\u2019analyse des motifs de rapatriement mettent en \u00e9vidence des facteurs qui ne sont pas assez pris en compte ou qui sont mal \u00e9valu\u00e9s lors des d\u00e9cisions d\u2019externalisation; elles montrent aussi ceux qui pr\u00e9sentent de fortes diff\u00e9rences entre les sites \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et la Suisse. Il ressort que, pour pr\u00e8s de 60% des entreprises d\u00e9localis\u00e9es, une <i>qualit\u00e9 insuffisante<\/i> ou un <i>manque de flexibilit\u00e9 et de capacit\u00e9 de livraison<\/i> ont d\u00e9cid\u00e9 du rapatriement d\u2019une partie de la production (voir <i>graphique 3<\/i>). Tous deux sont des facteurs de comp\u00e9titivit\u00e9 importants pour les entreprises suisses actives au niveau mondial. On voit aussi qu\u2019il existe un lien entre les deux motifs de rapatriement si l\u2019on observe les <i>charges de coordination et de contr\u00f4le,<\/i> qui montrent que non seulement la qualit\u00e9 du produit mais aussi celle des processus ne r\u00e9pondent pas aux attentes.&#13;<\/p>\n<h2>Les r\u00e9gions de d\u00e9localisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn plus des motifs \u00e9conomiques, le choix des r\u00e9gions-cibles pour la d\u00e9localisation de la production d\u00e9pend fortement des conditions-cadres politico-commerciales. Pour les entreprises suisses de production, ce sont surtout l\u2019espace \u00e9conomique de l\u2019EU27 et l\u2019Asie qui retiennent l\u2019attention. Dans des enqu\u00eates pr\u00e9c\u00e9dentes, la Chine repr\u00e9sentait les trois quarts des d\u00e9localisations vers ce continent; ces derni\u00e8res ann\u00e9es d\u2019autres pays, comme l\u2019Inde, ont gagn\u00e9 en attrait.Ainsi que le montre l\u2019analyse, l\u2019UE15 repr\u00e9sentait, depuis 2001, la majorit\u00e9 des rapatriements, m\u00eame si sa quote-part a, entre-temps, recul\u00e9 de 75 \u00e0 56%. Le nombre \u00e9lev\u00e9 des rapatriements depuis les pays de l\u2019UE correspond, sous l\u2019aspect temporel, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en vigueur des accords bilat\u00e9raux en juin 2002, qui ont r\u00e9duit partiellement la pr\u00e9- sence dans la zone de l\u2019UE \u00e0 la suite du \u00abnon\u00bb \u00e0 l\u2019Espace \u00e9conomique europ\u00e9en en 1992. Les autres rapatriements provenaient d\u2019Am\u00e9rique du Nord, des pays de l\u2019est int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 l\u2019UE et de Chine.Quelle est la relation entre les motifs de d\u00e9localisation et les pays-cibles ou de provenance? On a confirmation de l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle les nouveaux pays membres de l\u2019UE et les pays d\u2019Asie sont les r\u00e9gions-cibles pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es des d\u00e9localisations pour des questions de co\u00fbts, alors que les d\u00e9localisations dans l\u2019UE15 sont motiv\u00e9es avant tout par la proximit\u00e9 des gros clients. Il faut se rappeler que l\u2019UE absorbe 58% des exportations suisses; elle reste donc le march\u00e9 le plus important pour nos entreprises, m\u00eame si la part des r\u00e9gions-cibles non-europ\u00e9ennes a sensiblement augment\u00e9 au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>Tendance en mati\u00e8re de motifs de d\u00e9localisation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour analyser la tendance dans les motifs de d\u00e9localisation, on a examin\u00e9 la signification de chaque motif et leur changement au cours des six derni\u00e8res ann\u00e9es.On remarque que l\u2019importance des motifs d\u2019externalisation a beaucoup \u00e9volu\u00e9: les <i>co\u00fbts de personnel<\/i> ont ainsi perdu un quart environ de leur force et la <i>conqu\u00eate des march\u00e9s<\/i> la moiti\u00e9. La <i>proximit\u00e9 des clients-cl\u00e9s<\/i> est rest\u00e9e tout aussi pr\u00e9pond\u00e9rante alors que l\u2019<i>infrastructure<\/i> et le <i>manque de personnel qualifi\u00e9<\/i> ont l\u00e9g\u00e8rement gagn\u00e9 en importance. En tenant compte du recul des externalisations, on constate que ces changements confirment qu\u2019il y a eu une premi\u00e8re phase de conqu\u00eate de nouveaux march\u00e9s et qu\u2019en m\u00eame temps, l\u2019\u00e9cart avec les r\u00e9gions-cibles en ce qui concerne l\u2019infrastructure, les co\u00fbts de personnel et notamment le personnel qualifi\u00e9 a diminu\u00e9. Cela se retrouve dans le fait que la mention de l\u2019<i>infrastructure<\/i> (de 38 \u00e0 8%) et du <i>personnel qualifi\u00e9<\/i> (de 62 \u00e0 16%) comme motifs de rapatriement a nettement baiss\u00e9. En tenant compte de la p\u00e9nurie de sp\u00e9cialistes et de la structure des co\u00fbts en Suisse, on peut en d\u00e9duire que, outre les co\u00fbts, l\u2019importance des motifs <i>p\u00e9nurie de personnel qualifi\u00e9<\/i> et <i>infrastructure<\/i> continuera \u00e0 cro\u00eetre pour l\u2019externalisation partielle de la production.&#13;<\/p>\n<h2>Les strat\u00e9gies d\u2019internationalisation gagnantes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe franc fort pousse \u00e0 innover en mati\u00e8re de produits et de processus, autrement dit \u00e0 d\u00e9velopper des produits innovateurs pl\u00e9biscit\u00e9s par les clients, pour lesquels le prix ne joue pas un r\u00f4le d\u00e9cisif, et \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019efficacit\u00e9 des ressources ainsi que la qualit\u00e9 en optimisant l\u2019aspect technique et organisationnel des processus de production et de d\u00e9veloppement.Par cons\u00e9quent, les entreprises exporta-trices performantes misent d\u2019abord sur les facteurs de comp\u00e9titivit\u00e9 que sont les produits innovateurs et la qualit\u00e9. Ainsi, les deux tiers des entreprises dont le taux de rentabilit\u00e9 op\u00e9rationnelle est sup\u00e9rieur \u00e0 10% mentionnent la <i>qualit\u00e9<\/i> et les <i>produits innovateurs<\/i> comme les facteurs de comp\u00e9titivit\u00e9 les plus importants. Cette strat\u00e9gie d\u2019internationalisation permet non seulement d\u2019\u00e9viter une concurrence pure sur les prix mais aussi d\u2019accro\u00eetre la valeur ajout\u00e9e.Une grande partie des entreprises suisses de production mettent en \u0153uvre des strat\u00e9gies d\u2019internationalisation fructueuses. Elles peuvent continuer \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019avantages comp\u00e9titifs par rapport \u00e0 leurs concurrents en se focalisant sur des produits de haut niveau qualitatif et technologique (biens corporels, prestations de services) et sur des processus efficaces, tout en \u00e9tant pr\u00e9sentes sur les principales r\u00e9gions de d\u00e9bouch\u00e9s actuelles et futures. Ceci vaut notamment dans les pays \u00e9mergents, qui poursuivent leur d\u00e9veloppement et dont le potentiel est vaste.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa d\u00e9localisation partielle de la production vers des sites propres ou \u00e9trangers \u00e0 l\u2019entreprise est l\u2019une des strat\u00e9gies que poursuivent les soci\u00e9t\u00e9s suisses afin de s\u2019affirmer sur les march\u00e9s mondialis\u00e9s. Les principaux motifs de d\u00e9localisation en site propre sont la conqu\u00eate des march\u00e9s et la proximit\u00e9 des clients-cl\u00e9s, alors que l\u2019externalisation vers d\u2019autres entreprises s\u2019explique d\u2019abord par les co\u00fbts de personnel. Ces motifs ont, toutefois, perdu de leur importance ces derni\u00e8res ann\u00e9es au profit de l\u2019infrastructure et du manque de personnel qualifi\u00e9. Si cette tendance se poursuit et se conjugue \u00e0 un taux de change d\u00e9favorable depuis 2009, les entreprises suisses externaliseront davantage et les rapatriements (observables depuis 2003) reculeront.Une association optimale entre des prestations innovantes et orient\u00e9es vers le client et la cr\u00e9ation de services et de ressources efficace permet, tant sur les march\u00e9s existants que nouveaux, d\u2019ouvrir des perspectives de croissance qui ne sont pas que des impulsions g\u00e9n\u00e9rales, mais qui offrent \u00e0 ces entreprises un potentiel de valeur ajout\u00e9e et de croissance pour leurs propres sites et leurs sous-traitants helv\u00e9tiques.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abTendance \u00e0 la d\u00e9localisation de la production des entreprises industrielles suisses (plus de 20 collaborateurs)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00abMotifs d&#8217;externalisation, 2007\u20132009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: \u00abMotifs de rapatriement, 2007\u20132009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: European Manufacturing Survey \u2013 Suisse&#13;<\/p>\n<h3>European Manufacturing Survey \u2013 Suisse<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis 2001, l\u2019Institut pour l\u2019\u00e9conomie d\u2019entreprise et r\u00e9gionale (Institut f\u00fcr Betriebs- und Regional\u00f6konomie, IBR) de la Haute \u00e9cole de Lucerne r\u00e9alise, en coop\u00e9ration avec le Fraunhofer-Institut f\u00fcr System- und Innovationsforschung de Karlsruhe, une enqu\u00eate sur les innovations en mati\u00e8re de produits et de processus dans les entreprises de production suisses. L\u2019objectif de cette enqu\u00eate r\u00e9side dans l\u2019analyse syst\u00e9matique et la comparaison de l\u2019attitude envers l\u2019innovation ainsi que des performances des entreprises de production du secteur secondaire sur une longue p\u00e9riode, avec un intervalle d\u2019enqu\u00eate de trois ans. Des enqu\u00eates comparables sont r\u00e9alis\u00e9es dans le cadre de l\u2019<i>European Manufacturing Survey<\/i> en Allemagne et dans d\u2019autres pays europ\u00e9ens. Pour plus d\u2019informations, consultez le site <i><a href=\"http:\/\/www.produktionsinnovation.ch\">http:\/\/www.produktionsinnovation.ch<\/a>.<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Base des donn\u00e9es&#13;<\/p>\n<h3>Base des donn\u00e9es<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes donn\u00e9es \u00e0 la base de l\u2019\u00e9tude, qui se compose de 690 \u00e9tablissements de plus de 20 collaborateurs du secteur secondaire (industrie), r\u00e9sultent de l\u2019enqu\u00eate <i>European Manufacturing Survey \u2013 Suisse<\/i> r\u00e9alis\u00e9e tous les trois ans. S\u2019agissant de la r\u00e9partition des branches, la base actuelle des donn\u00e9es ne diverge que tr\u00e8s peu des chiffres du recensement f\u00e9d\u00e9ral des entreprises de 2008. Les diff\u00e9rences sont v\u00e9rifi\u00e9es lors de l\u2019\u00e9valuation et dans le cadre des \u00e9tudes; elles sont prises en compte lorsqu\u2019elles influent sur l\u2019interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1990, les exportations suisses ne repr\u00e9sentaient quun tiers du produit int\u00e9rieur brut; actuellement, c\u2019est un franc sur deux qui est gagn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Une \u00e9tude qui vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9e analyse les strat\u00e9gies d\u2019internationalisation mises en \u0153uvre par les entreprises de production suisses dans le cadre de leur cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e et les r\u00e9sultats [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3672,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229,106,105],"post_content_subject":[231],"acf":{"seco_author":3672,"seco_co_author":[3673,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Projektleiter am Institut f\u00fcr Betriebs- und Regional\u00f6konomie, Dozent der Hochschule Luzern \u2013 Wirtschaft, Luzern bruno.waser@hslu.ch","seco_author_post_occupation_fr":"Chef de projet \u00e0 l\u2019Institut pour l\u2019\u00e9conomie d\u2019entreprise et r\u00e9gionale, charg\u00e9 de cours \u00e0 la Haute \u00e9cole de Lucerne \u2013 Economie, Lucerne bruno.waser@hslu.ch","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":3673,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Projektleiter am Institut f\u00fcr Betriebs- und Regional\u00f6konomie, Dozent der Hochschule Luzern \u2013 Wirtschaft, Luzern christoph.hanisch@hslu.ch","seco_co_author_post_occupation_fr":"Chef de projet \u00e0 l\u2019Institut pour l\u2019\u00e9conomie d\u2019entreprise et r\u00e9gionale, charg\u00e9 de cours \u00e0 la Haute \u00e9cole de Lucerne \u2013 Economie, Lucerne christoph.hanisch@hslu.ch"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":150637,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"7686","post_abstract":"","magazine_issue":"20111101","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/550ff1b335695"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150634"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3672"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=150634"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150634\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189275,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/150634\/revisions\/189275"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3673"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3672"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=150634"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=150634"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=150634"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=150634"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=150634"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=150634"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}