{"id":150944,"date":"2011-07-01T12:00:00","date_gmt":"2011-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2011\/07\/meuwly-monteleone-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:52:28","modified_gmt":"2023-08-23T22:52:28","slug":"meuwly-monteleone-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2011\/07\/meuwly-monteleone-2\/","title":{"rendered":"Nations Unies et G20: compl\u00e9mentarit\u00e9 ou concurrence dans la gouvernance mondiale?"},"content":{"rendered":"<p>Les vues exprim\u00e9es dans cet article n\u2019engagent que son auteur.? <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201107_13_Meuwly-Monteleone_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Une gouvernance mondiale pour faire face aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn ce d\u00e9but de XXIe si\u00e8cle, de plus en plus de probl\u00e8mes concerne l\u2019ensemble de la plan\u00e8te. \u00c0 l\u2019instar de la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re, les risques li\u00e9s \u00e0 des questions comme la pauvret\u00e9, le r\u00e9chauffement climatique, la perte de biodiversit\u00e9, les migrations, les pand\u00e9mies ou encore le terrorisme mondial ne s\u2019arr\u00eatent plus aux fronti\u00e8res. Il n\u2019est plus possible d\u2019ignorer ce qui se passe \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.La solution passe par la prise de d\u00e9cision et l\u2019action coordonn\u00e9e de la communaut\u00e9 internationale. Il est indispensable de recourir \u00e0 la gouvernance mondiale, \u00ab\u00e0 la somme des lois, des normes, politiques et institutions qui d\u00e9finissent, constituent et fa\u00e7onnent les relations entre les citoyens, la soci\u00e9t\u00e9, les march\u00e9s et l\u2019\u00c9tat sur la sc\u00e8ne internationale: soit l\u2019ensemble d\u2019arrangements collectifs qui apportent pr\u00e9dictibilit\u00e9, stabilit\u00e9 et ordre aux probl\u00e8mes transfrontaliers\u00bb&#13;<br \/>\nWeiss (2010), Introduction..En m\u00eame temps, de nouveaux \u00e9quilibres d\u00e9mographiques, politiques et \u00e9conomiques se mettent en place. La population de la plan\u00e8te passera de 6,4 milliards aujourd\u2019hui \u00e0 plus de 9 milliards d\u2019individus en 2050, la plus grande part de cette croissance ayant lieu dans les pays en d\u00e9veloppement. De nouveaux march\u00e9s \u00e9mergent, comme en Chine, o\u00f9 la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 plus facilement surmont\u00e9e que dans les \u00e9conomies avanc\u00e9es de l\u2019Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE). En 2011, l\u2019\u00e9conomie mondiale devrait \u00eatre soutenue par la forte croissance de la demande domestique dans les pays en d\u00e9veloppement. Les multinationales originaires des Brics (Br\u00e9sil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) concurrencent de plus en plus souvent et m\u00eame rach\u00e8tent les entreprises des pays industrialis\u00e9s traditionnels. Les flux Sud-Sud, qu\u2019ils concernent les \u00e9changes commerciaux et financiers ou la coop\u00e9ration, croissent \u00e0 un rythme soutenu&#13;<br \/>\nCnuced (2010) et Cnuced (2011).. Le syst\u00e8me de gouvernance mondiale doit tenir compte de ces mutations.Or, les institutions multilat\u00e9rales traditionnelles de la gouvernance mondiale, comme les Nations Unies, le Fonds mon\u00e9taire international (FMI), la Banque mondiale, sont critiqu\u00e9es. On leur reproche d\u2019\u00eatre inefficaces et d\u2019avoir perdu leur repr\u00e9sentativit\u00e9 vis-\u00e0-vis du monde contemporain. L\u2019architecture de la gouvernance mondiale que nous connaissions jusqu\u2019ici se fragmente et se complexifie. Une multititude d\u2019initiatives ad hoc et de groupements informels gagnent en importance&#13;<br \/>\nTels le G8, le G20, le G77 + la Chine (qui regroupe 131 pays en d\u00e9veloppement et \u00e9mergents), le 3G (qui r\u00e9unit Singapour, la Suisse et 26 autres pays non membres du G20 pour un dialogue avec ce dernier), le G5 (qui recouvre les Brics), pour ne s\u2019arr\u00eater qu\u2019\u00e0 quelques exemples utilisant la lettre G..La gestion de la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re par le G20 a montr\u00e9 l\u2019utilit\u00e9 de tels groupes: celui-ci est effectivement parvenu \u00e0 donner une r\u00e9ponse coordonn\u00e9e et rapide afin d\u2019\u00e9viter de tomber dans la pire r\u00e9ces-sion mondiale depuis la Grande d\u00e9pression. Si son efficacit\u00e9 est prouv\u00e9e, sa l\u00e9gitimit\u00e9 et sa repr\u00e9sentativit\u00e9 posent, en revanche, des questions. Est-il acceptable que 20 pays prennent des d\u00e9cisions qui ont des retomb\u00e9es sur l\u2019ensemble de la communau-t\u00e9 internationale? Il faut en fait que le syst\u00e8me de gouvernance mondiale soit \u00e0 la fois repr\u00e9sentatif, efficace et ouvert. Face \u00e0 la multiplicit\u00e9 des acteurs et \u00e0 leurs avantages compa-ratifs, il faut trouver la meilleure articulation possible entre l\u2019expertise, le \u00ableadership\u00bb et la l\u00e9gitimit\u00e9, le tout devant \u00eatre coh\u00e9rent.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019avantage comparatif de l\u2019ONU<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes Nations Unies peuvent se pr\u00e9valoir de plusieurs avantages comparatifs uniques. D\u2019abord, en d\u00e9pit de toutes les critiques, l\u2019organisation a bien servi depuis sa cr\u00e9ation. Elle a incontestablement contribu\u00e9 \u00e0 rendre le monde plus pacifique, plus s\u00fbr et plus prosp\u00e8re, notamment par ses missions de maintien de la paix et ses nombreux programmes et activit\u00e9s sur le terrain; elle a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 la diffusion et \u00e0 la promotion d\u2019id\u00e9es centrales pour le bien commun. Ainsi, en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social, l\u2019ONU a grandement contribu\u00e9 \u00e0 faire avancer les droits de l\u2019homme ainsi que ceux de la femme et l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes. Elle a aussi permis d\u2019\u00e9laborer et de propager l\u2019indice du d\u00e9veloppement humain du PNUD, qui reconna\u00eet explicitement le caract\u00e8re multidimensionnel de la pauvret\u00e9. Le lancement, en 2000, de l\u2019initiative des Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD), qui mobilise la communaut\u00e9 internationale, notamment pour \u00e9radiquer l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 d\u2019ici 2015, est une autre illustration du r\u00f4le fondamental de l\u2019ONU (voir <i>encadr\u00e9 1<\/i>&#13;<\/p>\n<h3>La r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et le d\u00e9veloppement dans l\u2019agenda de la 65e session de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et les questions de d\u00e9veloppement sont une des trois priorit\u00e9s th\u00e9matiques donn\u00e9es par le pr\u00e9sident de la 65e session de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Le choix du th\u00e8me \u00e9tait largement dict\u00e9 par l\u2019agenda international. En effet, la session s\u2019est ouverte, en septembre 2010 \u00e0 New York, avec une r\u00e9union de haut niveau sur les Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD). Il s\u2019agissait, \u00e0 cinq ans de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de 2015, de faire le bilan et de voir dans quels pays et quels secteurs il convenait de fournir des efforts suppl\u00e9mentaires. Les chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement sont venus nombreux pour r\u00e9affirmer leur engagement \u00e0 tenir la promesse faite lors du lancement de l\u2019initiative en 2000 et \u00e0 redoubler d\u2019efforts pour ce faire. Ils ont appel\u00e9 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 tenir une session sp\u00e9ciale de suivi en 2013.Prioritaire, le th\u00e8me du d\u00e9veloppement a fait preuve d\u2019une grande pr\u00e9sence tout au long de la 65e session. Ainsi, le 9 f\u00e9vrier 2011, l\u2019Assembl\u00e9e a d\u00e9battu de la r\u00e9duction des risques en cas de catastrophe naturelle, risques auxquels les pays pauvres sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables. Toute la journ\u00e9e du 11 mars a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 la question du financement et de l\u2019investissement dans les capacit\u00e9s productives des pays les moins avanc\u00e9s, de fa\u00e7on \u00e0 montrer l\u2019importance de favoriser le d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 pour consolider les r\u00e9sultats atteints dans la lutte contre la pauvret\u00e9. Le message de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale sur la n\u00e9cessit\u00e9 dun environnement favorable au secteur priv\u00e9, \u00e0 l\u2019investissement et \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois pour la croissance durable de ces pays a \u00e9t\u00e9 r\u00e9it\u00e9r\u00e9 lors du 4e sommet des Nations Unies pour les pays les moins avanc\u00e9s, qui s\u2019est tenu \u00e0 Istanbul, du 9 au 13 mai 2011. Le 14 juin dernier, l\u2019Assembl\u00e9e s\u2019est r\u00e9unie pour traiter du d\u00e9veloppement: la discussion s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e aux progr\u00e8s enregistr\u00e9s dans les OMD 4 et 5 et, en particulier, \u00e0 la strat\u00e9gie mondiale pour la sant\u00e9 des femmes et des enfants, lanc\u00e9e par le Secr\u00e9taire-g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU en avril 2010. Le dialogue a aussi \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 la r\u00e9flexion sur l\u2019apr\u00e8s-2015.Bien d\u2019autres sujets concernant le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social figurent \u00e0 l\u2019agenda de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 l\u2019exemple de la r\u00e9union de haut niveau sur le sida qui s\u2019est tenue du 8 au 10 juin \u00e0 New York. Pour davantage d\u2019informations, voir: <i><a href=\"http:\/\/www.un.org\/en\/ga\/president\/65\">http:\/\/www.un.org\/en\/ga\/president\/65<\/a>.<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n).Par rapport \u00e0 un groupe informel comme le G20, les Nations Unies sont dot\u00e9es d\u2019une Charte, qui expose clairement ses buts et ses principes en m\u00eame temps qu\u2019elle d\u00e9finit ses membres et ses organes, ainsi que son budget. Tout sujet qui s\u2019inscrit dans le champ d\u00e9fini par la Charte peut l\u00e9gitimement \u00eatre discut\u00e9 par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. L\u2019ONU offre ainsi un cadre institutionnel stable \u00e0 ses membres. Ceci contraste avec le G20, qui pratique la \u00abdiplomatie des sommets\u00bb et celle des \u00abprobl\u00e8mes\u00bb&#13;<br \/>\nJones (2010), p. 2., et dont la composition ob\u00e9it \u00e0 un certain arbitraire. Ainsi, quels sont les crit\u00e8res qui d\u00e9cident des pays externes au groupe autoris\u00e9s \u00e0 participer aux r\u00e9unions par la pr\u00e9sidence? Qu\u2019il suffise d\u2019\u00e9voquer ici le dilemme, relat\u00e9 par Mark Malloch Brown&#13;<br \/>\nMark Malloch Brown (2011)., de la pr\u00e9sidence britannique pour choisir le chef d\u2019\u00c9tat africain invit\u00e9 au G20 \u00e0 Londres.Ensuite, avec ses 192 \u00c9tats membres, l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019un des organes principaux de l\u2019ONU, atteint pratiquement l\u2019universalit\u00e9 et refl\u00e8te la diversit\u00e9 des situations et des int\u00e9r\u00eats en jeu. Son syst\u00e8me, un pays = une voix, assure que m\u00eame les plus petits puissent se faire entendre. L\u2019Afrique y est un partenaire incontournable puisque, au sein de l\u2019Assembl\u00e9e, elle d\u00e9tient 53 voix.Les Nations Unies \u2013 \u00e0 travers notamment le Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement (Pnud), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH\/sida (Onusida) ou l\u2019Organisation des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement industriel (Onudi) \u2013 assurent, enfin, une expertise et une pr\u00e9sence sur le terrain dont l\u2019apport est essentiel dans le domaine du d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social.En d\u00e9pit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, l\u2019ONU court un risque r\u00e9el d\u2019\u00eatre marginalis\u00e9e. Lorsque les chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement du G20 se sont r\u00e9unis \u00e0 Pittsburgh, les 24 et 25 septembre 2009, pour d\u00e9cider des mesures n\u00e9cessaires \u00e0 la reprise de l\u2019\u00e9conomie mondiale, le d\u00e9bat g\u00e9n\u00e9ral des Nations Unies \u00e9tait encore en cours \u00e0 New York. Ceci r\u00e9v\u00e8le l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de s\u2019imposer, \u00e0 ce moment-l\u00e0, comme un acteur important dans la r\u00e9solution de la crise. Pourtant, la Commission Stiglitz&#13;<br \/>\nStiglitz Commission (2009), p. xxv., mise sur pied lors de la 63e session de l\u2019Assembl\u00e9e, pour traiter de la crise, faire des recommandations sur le renforcement du r\u00f4le de l\u2019ONU en mati\u00e8re \u00e9conomique et sociale et assurer la compl\u00e9mentarit\u00e9 des efforts entre le G20 et l\u2019ONU, invitait pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 faire de cette crise et de son incidence sur le d\u00e9veloppement le th\u00e8me prioritaire du d\u00e9bat g\u00e9n\u00e9ral. En m\u00eame temps, \u00e0 Pittsburgh, le G20 s\u2019autoproclamait \u00abforum pr\u00e9\u00e9minent pour la gouvernance \u00e9conomique mondiale\u00bb! De la m\u00eame fa\u00e7on, le Conseil \u00e9conomique et social des Nations Unies (Ecosoc), dont le groupe de travail ad hoc a produit son rapport a l\u2019\u00e9t\u00e9 2010&#13;<br \/>\nAssembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale (2010)., n\u2019est pas parvenu \u00e0 se positionner dans la gestion de la crise.&#13;<\/p>\n<h2>Le devenir du G20<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe G20 poss\u00e8de incontestablement un avantage comparatif: il se r\u00e9unit au niveau des chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement, ce qui permet de d\u00e9passer d\u2019\u00e9ventuelles querelles de comp\u00e9tence au niveau des organisations sp\u00e9cialis\u00e9es. Il a, en outre, une vue horizontale des probl\u00e8mes, ce qui est indispensable pour saisir leur v\u00e9ritable nature et assurer la coh\u00e9rence des politiques.En revanche, il n\u2019est pas encore certain que le G20 arrive v\u00e9ritablement \u00e0 s\u2019\u00e9tablir comme l\u2019instance dirigeante de la gouvernance \u00e9conomique mondiale, d\u00e9passant ainsi la simple gestion de la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re. Les r\u00e9sultats du sommet de S\u00e9oul ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevants: aucune mesure concr\u00e8te n\u2019a, par exemple, \u00e9t\u00e9 prise dans le domaine du d\u00e9veloppement. Jusqu\u2019ici, les r\u00e9unions des ministres des Finances du G20 sous la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise \u00e0 Paris et \u00e0 Washington n\u2019ont provoqu\u00e9 aucune avanc\u00e9e significative dans des domaines tels que les d\u00e9s\u00e9quilibres macro-\u00e9conomiques, les prix des mati\u00e8res premi\u00e8res et les financements innovants. Les th\u00e8mes retenus par la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise sont certes cruciaux, mais ce sont aussi des sujets qui divisent, en raison de la grande h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des pays du G20. Cela montre bien que lorsque les risques ne sont pas per\u00e7us comme aigus, il devient plus difficile de trouver des solutions consensuelles, m\u00eame \u00e0 vingt.A contrario, les sommets de Nagoya sur la biodiversit\u00e9 et de Canc\u00fan sur le r\u00e9chauffement climatique marquent deux r\u00e9cents succ\u00e8s pour la diplomatie multilat\u00e9rale \u00e0 192. Ceci montre que la fa\u00e7on dont les consultations et les n\u00e9gociations sont men\u00e9es \u00e0 chaque \u00e9tape du processus constitue aussi une des bases du succ\u00e8s. L\u2019adoption \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 d\u2019une r\u00e9solution \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale demandant la suspension du si\u00e8ge libyen au Conseil des droits de l\u2019homme repr\u00e9sente un autre exemple de ce qu\u2019il est possible de faire avec de la volont\u00e9 politique, m\u00eame si la machinerie de l\u2019ONU semble lourde et rouill\u00e9e.&#13;<\/p>\n<h2>Une compl\u00e9mentarit\u00e9 conditionnelle<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl semble de fait que la l\u00e9gitimit\u00e9 revient bien \u00e0 l\u2019ONU alors que le G20 a un avantage \u00e9vident en mati\u00e8re de \u00ableadership\u00bb. Pour s\u2019assurer que les deux instances se compl\u00e8tent, il faut, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, renforcer la com-p\u00e9tence \u00e9conomique de l\u2019ONU et, de l\u2019autre, mettre en place des m\u00e9canismes de consultation, d\u2019information et de communication avec le G20.Le renforcement du r\u00f4le \u00e9conomique des Nations Unies passe, plus sp\u00e9cifiquement, par l\u2019Ecosoc, la principale entit\u00e9 intergou-vernementale en charge des questions \u00e9conomiques et sociales. Une r\u00e9solution qui va dans ce sens&#13;<br \/>\nAssembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale (2007). a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale lors de la 61e session. La r\u00e9forme actuellement en cours est, toutefois, limit\u00e9e dans ses ambitions. Ce quil faut v\u00e9ritablement, cest refixer les priorit\u00e9s et recentrer le mandat de l\u2019Ecosoc sur les questions \u00e9conomiques; son domaine est trop vaste \u00e0 l\u2019heure actuelle et s\u2019\u00e9tend de la coop\u00e9ration en mati\u00e8re de culture et d\u2019\u00e9ducation aux droits de l\u2019homme. Il faut aussi que la diplomatie multilat\u00e9rale, tant pour l\u2019Assembl\u00e9e que pour l\u2019Ecosoc, ne s\u2019arr\u00eate pas aux portes des minist\u00e8res des Affaires \u00e9trang\u00e8res, mais que les experts des minist\u00e8res techniques, qui sont en d\u00e9finitive les premiers concern\u00e9s, soient syst\u00e9matiquement impliqu\u00e9s. Le pragmatisme y gagnerait et les blocages id\u00e9ologiques Nord-Sud, qui ralentissent le progr\u00e8s des n\u00e9gociations, pourraient ainsi \u00eatre d\u00e9pass\u00e9s. Il faudrait aussi am\u00e9liorer la coh\u00e9rence et consolider les entit\u00e9s et programmes onusiens dont l\u2019Ecosoc supervise et coordonne les travaux, \u00e0 l\u2019exemple de ce qui a \u00e9t\u00e9 fait lors de la cr\u00e9ation de l\u2019Entit\u00e9 des Nations Unies pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes et l\u2019autonomisation des femmes (ONUfemmes). Enfin, l\u2019Ecosoc devrait davantage communiquer avec les autres acteurs ma-jeurs en mati\u00e8re \u00e9conomique et sociale, comme les institutions de Bretton Woods. La r\u00e9union annuelle avec ces institutions est un instrument dont il faut mieux exploiter le potentiel. La participation de la pr\u00e9sidence du G20 \u00e0 cette r\u00e9union annuelle ainsi qu\u2019\u00e0 la session de fonds de l\u2019Ecosoc pourrait \u00eatre envisag\u00e9e, afin de renforcer les liens avec le G20.En effet, ces am\u00e9liorations n\u2019auront de sens que si l\u2019on r\u00e9ussit \u00e0 formaliser le cadre institutionnel qui unit l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019Ecosoc, le G20 et les autres acteurs de la gouvernance \u00e9conomique mondiale. Inviter le Secr\u00e9taire-g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU aux r\u00e9unions du G20 est en soi une bonne chose, mais cela n\u2019est pas suffisant. Celui-ci ne saurait, en effet, repr\u00e9senter la diversit\u00e9 des \u00c9tats membres. En revanche, il est important qu\u2019il soit tenu inform\u00e9 et qu\u2019il tienne lAssembl\u00e9e au courant de l\u2019agenda du G20.La session actuelle a permis un premier geste de rapprochement entre le G20 et l\u2019ONU: des discussions informelles ont, en effet, \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es au sein de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale par son pr\u00e9sident avant et apr\u00e8s la r\u00e9union du G20 \u00e0 S\u00e9oul pour donner \u00e0 tous les \u00c9tats membres l\u2019opportunit\u00e9 de s\u2019exprimer sur l\u2019agenda de ce dernier, qu\u2019ils aient \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 participer au sommet ou non. Avec la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise, cet effort continue, puisque les ministres de l\u2019Agriculture et du Travail ont d\u00e9j\u00e0 accept\u00e9 de rencontrer l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale et de l\u2019informer des priorit\u00e9s du G20 en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de volatilit\u00e9 des prix agricoles, ainsi que sur le socle de protection sociale. Pour que le G20 gagne en l\u00e9gitimit\u00e9 et assume davantage de responsabilit\u00e9 \u00e0 travers ses d\u00e9cisions, il est important de r\u00e9unir l\u2019Assembl\u00e9e apr\u00e8s le sommet de Cannes sur le mod\u00e8le de ce qui s\u2019est pass\u00e9 apr\u00e8s S\u00e9oul.&#13;<\/p>\n<h2>Inconnues dans le syst\u00e8me de gouvernance mondiale<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe syst\u00e8me de gouvernance mondiale est encore en plein devenir et, selon l\u2019expression de Pascal Lamy&#13;<br \/>\nVittori (2010), p. 46., il doit encore sortir de son \u00e9tat gazeux. Les entit\u00e9s appartenant \u00e0 chaque p\u00f4le expertise, \u00ableadership\u00bb et l\u00e9gitimit\u00e9 et les relations entre ces p\u00f4les sont encore largement \u00e0 d\u00e9finir, m\u00eame si, on l\u2019a dit, les Nations Unies et leur Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ont un avantage certain en ce qui concerne la l\u00e9gitimit\u00e9.Faut-il envisager la cr\u00e9ation d\u2019une nouvelle structure pour la coordination \u00e9conomique? Une telle id\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e dans le rapport de la Commission Stiglitz&#13;<br \/>\nAssembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale (2009b), p. 12., mais il n\u2019y a eu de v\u00e9ritable suivi ni du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale ni de celui de l\u2019Ecosoc. Des appels \u00e0 mettre sur pied un Conseil de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique, \u00e0 l\u2019instar du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s par certains dirigeants europ\u00e9ens. Toutefois, alors que la communaut\u00e9 internationale s\u2019entend pour dire que la structure du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 n\u2019est pas adapt\u00e9e aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s mondiales, il semble peu r\u00e9aliste d\u2019en faire un mod\u00e8le pour la gouvernance \u00e9conomique. Plut\u00f4t que de cr\u00e9er une nouvelle structure, faut-il consolider le G20 en le dotant d\u2019un Secr\u00e9tariat permanent? Quelle devrait en \u00eatre la forme? Ces questions et bien d\u2019autres ne sont pas encore r\u00e9solues.Il importe aussi d\u2019assurer au niveau du p\u00f4le de l\u2019expertise et des agences sp\u00e9cialis\u00e9es \u2013 telles la Banque mondiale, le FMI, l\u2019Organisation internationale du travail (OIT), la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur le commerce et le d\u00e9veloppement (Cnuced) ou le Pnud pour n\u2019en citer que quelques-unes parmi celles qui sont dot\u00e9es d\u2019une fonction \u00e9conomique et sociale \u2013 que la gouvernance soit efficace: \u00e9viter les doublons qui engendrent des conflits de comp\u00e9tences et combler les lacunes dans la couverture th\u00e9matique et sectorielle, en anticipant les grands d\u00e9fis.Toutes ces questions ne peuvent \u00eatre r\u00e9solues rapidement et ne sauraient l\u2019\u00eatre de mani\u00e8re d\u00e9finitive. La r\u00e9flexion est en cours, le syst\u00e8me se met en place et il faut veiller \u00e0 garder une certaine souplesse de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9viter qu\u2019il ne devienne trop rapidement obsol\u00e8te.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: La r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et le d\u00e9veloppement dans l\u2019agenda de la 65e session de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale&#13;<\/p>\n<h3>La r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et le d\u00e9veloppement dans l\u2019agenda de la 65e session de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 et les questions de d\u00e9veloppement sont une des trois priorit\u00e9s th\u00e9matiques donn\u00e9es par le pr\u00e9sident de la 65e session de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Le choix du th\u00e8me \u00e9tait largement dict\u00e9 par l\u2019agenda international. En effet, la session s\u2019est ouverte, en septembre 2010 \u00e0 New York, avec une r\u00e9union de haut niveau sur les Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD). Il s\u2019agissait, \u00e0 cinq ans de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de 2015, de faire le bilan et de voir dans quels pays et quels secteurs il convenait de fournir des efforts suppl\u00e9mentaires. Les chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement sont venus nombreux pour r\u00e9affirmer leur engagement \u00e0 tenir la promesse faite lors du lancement de l\u2019initiative en 2000 et \u00e0 redoubler d\u2019efforts pour ce faire. Ils ont appel\u00e9 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 tenir une session sp\u00e9ciale de suivi en 2013.Prioritaire, le th\u00e8me du d\u00e9veloppement a fait preuve d\u2019une grande pr\u00e9sence tout au long de la 65e session. Ainsi, le 9 f\u00e9vrier 2011, l\u2019Assembl\u00e9e a d\u00e9battu de la r\u00e9duction des risques en cas de catastrophe naturelle, risques auxquels les pays pauvres sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables. Toute la journ\u00e9e du 11 mars a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 la question du financement et de l\u2019investissement dans les capacit\u00e9s productives des pays les moins avanc\u00e9s, de fa\u00e7on \u00e0 montrer l\u2019importance de favoriser le d\u00e9veloppement du secteur priv\u00e9 pour consolider les r\u00e9sultats atteints dans la lutte contre la pauvret\u00e9. Le message de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale sur la n\u00e9cessit\u00e9 dun environnement favorable au secteur priv\u00e9, \u00e0 l\u2019investissement et \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois pour la croissance durable de ces pays a \u00e9t\u00e9 r\u00e9it\u00e9r\u00e9 lors du 4e sommet des Nations Unies pour les pays les moins avanc\u00e9s, qui s\u2019est tenu \u00e0 Istanbul, du 9 au 13 mai 2011. Le 14 juin dernier, l\u2019Assembl\u00e9e s\u2019est r\u00e9unie pour traiter du d\u00e9veloppement: la discussion s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e aux progr\u00e8s enregistr\u00e9s dans les OMD 4 et 5 et, en particulier, \u00e0 la strat\u00e9gie mondiale pour la sant\u00e9 des femmes et des enfants, lanc\u00e9e par le Secr\u00e9taire-g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU en avril 2010. Le dialogue a aussi \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 la r\u00e9flexion sur l\u2019apr\u00e8s-2015.Bien d\u2019autres sujets concernant le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social figurent \u00e0 l\u2019agenda de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 l\u2019exemple de la r\u00e9union de haut niveau sur le sida qui s\u2019est tenue du 8 au 10 juin \u00e0 New York. Pour davantage d\u2019informations, voir: <i><a href=\"http:\/\/www.un.org\/en\/ga\/president\/65\">http:\/\/www.un.org\/en\/ga\/president\/65<\/a>.<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: R\u00e9f\u00e9rences&#13;<\/p>\n<h3>R\u00e9f\u00e9rences<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n\u2212 Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, A\/RES\/61\/16, <i>R\u00e9solution adopt\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale. Renforcement du Conseil \u00e9conomique et social,<\/i> Nations Unies, New York, 2007.\u2212 Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, A\/RES\/63\/303, <i>R\u00e9solution adopt\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, point 48 de l\u2019ordre du jour,<\/i> Nations Unies, New York, 2009a.\u2212 Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, A\/63\/838, <i>Recommandations de la Commission d\u2019experts du Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale sur la r\u00e9forme du syst\u00e8me mon\u00e9taire et financier international,<\/i> Nations Unies, New York, 2009b.\u2212 Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, A\/64\/884, <i>Rapport d\u2019activit\u00e9 du Groupe de travail sp\u00e9cial \u00e0 composition non limit\u00e9e de l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale charg\u00e9 d\u2019assurer le suivi des questions figurant dans le Document final de la Conf\u00e9rence sur la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique mondiale et son incidence sur le d\u00e9veloppement,<\/i> Nations Unies, New York, 2010.\u2212 CNUCED, <i>Rapport sur l\u2019investissement dans le monde. Vue d\u2019ensemble. Investir dans une \u00e9conomie \u00e0 faible intensit\u00e9 de carbone,<\/i> New York et Gen\u00e8ve, 2010.\u2212 CNUCED, <i>Global Investment Trends Monitor, Global and Regional FDI Trends in 2010,<\/i> New York et Gen\u00e8ve, 17 janvier 2011.\u2212 Jones B., <i>Making Multilateralism Work, How the G20 can help the United Nations?<\/i> Policy Analysis Brief, The Stanley Foundation, 2010.\u2212 Malloch Brown M., <i>The Unfinished Global Revolution,<\/i> The Penguin Press, New York, 2011.\u2212 Stiglitz Commission, <i>Report of the Commission of Experts of the President of the UN GA on Reforms of the International Monetary and Financial System,<\/i> New York, 2009.\u2212 Vittori J.-M., <i>Pour une gouvernance mondiale,<\/i> Autrement, Paris, 2010.\u2212 Weiss Th. et Thakur R., \u00abThe <i>Probl\u00e9matique<\/i> of Global Governance\u00bb, <i>Global Governance and the UN, An Unfinished Journey,<\/i> Indiana University Press, 2010.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les vues exprim\u00e9es dans cet article n\u2019engagent que son auteur.? &#13; Une gouvernance mondiale pour faire face aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s &#13; En ce d\u00e9but de XXIe si\u00e8cle, de plus en plus de probl\u00e8mes concerne l\u2019ensemble de la plan\u00e8te. \u00c0 l\u2019instar de la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re, les risques li\u00e9s \u00e0 des questions comme la pauvret\u00e9, [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":2875,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":2875,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Beraterin (Senior Advisor) am Schweizer Exekutivb\u00fcro bei der Weltbank, Washington DC","seco_author_post_occupation_fr":"Conseill\u00e8re (Senior Advisor) au Bureau ex\u00e9cutif de la Suisse aupr\u00e8s de la Banque mondiale, Washington DC","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"La crise \u00e9conomique et financi\u00e8re de 2008\/2009, qui est partie des \u00c9tats-Unis pour rapidement s\u2019\u00e9tendre au reste du monde, a plac\u00e9 la question de la gouvernance \u00e9conomique mondiale au c\u0153ur de l\u2019agenda international. 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