{"id":151154,"date":"2011-04-01T12:00:00","date_gmt":"2011-04-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2011\/04\/egger-4\/"},"modified":"2023-08-24T00:54:22","modified_gmt":"2023-08-23T22:54:22","slug":"egger-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2011\/04\/egger-4\/","title":{"rendered":"L\u2019utilit\u00e9 des diff\u00e9rents types d\u2019accords bilat\u00e9raux"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019article ci-contre pr\u00e9sente les conclusions d\u2019une \u00e9tude concernant les effets des accords d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique sur les flux du commerce ext\u00e9rieur et les investissements directs. Il tient aussi compte des facteurs qui d\u00e9terminent les parties prenantes des accords de m\u00eame que leur genre. Les indications recueillies pendant presque deux d\u00e9cennies lors de la conclusion d\u2019accords permettent d\u2019identifier des s\u00e9quences caract\u00e9ristiques du processus d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique. Elles autorisent d\u2019autre part des pronostics permettant de savoir si une activit\u00e9 \u00e9conomique se produira ou non (effet dit \u00e0 la marge extensive) et jusqu\u2019\u00e0 quel point une activit\u00e9 existante sera stimul\u00e9e par un accord (effet dit \u00e0 la marge intensive).&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201104_05_Egger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"245\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nPour la Suisse, petite \u00e9conomie nationale ouverte, au c\u0153ur de l\u2019Europe occidentale, la question de l\u2019\u00e9volution dans le temps des meilleures strat\u00e9gies d\u2019int\u00e9gration semble rev\u00eatir une importance particuli\u00e8re. Le pays se distingue non seulement par la vigueur des exportations de ses industries de transformation et des services commercialisables \u00e0 fort coefficient de savoir, mais encore par l\u2019importance de ses multinationales. Quels accords sont-ils n\u00e9cessaires pour pr\u00e9server ou m\u00eame d\u00e9velopper ces forces? Quelles le\u00e7ons la Suisse peut-elle tirer des processus d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique que d\u2019autres pays ont connus en concluant des accords? Quels effets sur les transactions ext\u00e9rieures pouvons-nous en attendre? Le but du pr\u00e9sent article \u2013 et plus particuli\u00e8rement de l\u2019\u00e9tude qui le sous-tend \u2013 est de fournir quelques r\u00e9ponses \u00e0 ces questions. Nous allons donc d\u00e9crire des sch\u00e9mas typiques des accords \u00e9conomiques conclus, identifier les d\u00e9terminants qui dictent le choix du partenaire et le type d\u2019accord, et en \u00e9valuer les effets sur le commerce et le volume des investissements directs. \u00c0 la fin, nous tirerons les cons\u00e9quences qui en d\u00e9coulent pour la Suisse.&#13;<\/p>\n<h2>Fr\u00e9quence et mod\u00e8les d\u2019accord d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique conclus en partenariat<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour toute la p\u00e9riode 1990\u20132005, le <i>tableau 1<\/i> renseigne sur la fr\u00e9quence \u00e0 laquelle certains accords bilat\u00e9raux ont \u00e9t\u00e9 conclus dans les 129 premi\u00e8res \u00e9conomies nationales du monde et sur les changements survenus dans ce r\u00e9seau. L\u2019\u00e9tude adopte une d\u00e9finition tr\u00e8s large des accords d\u2019int\u00e9gration \u00e9cono-mique, puisqu\u2019elle comprend ceux qui concernent le commerce de biens (ACB), ceux sur le commerce de services (ACS), les accords bilat\u00e9raux de protection des investissements (API) et de double imposition (ADI), enfin les accords de change (unions mon\u00e9taires ou monnaies li\u00e9es, AC). Toutes les relations bilat\u00e9rales biunivoques que forment ces pays (129*128 \u00f7 2 = 8256 couples) \u2013 sont prises en compte, de m\u00eame que les seize ans \u00e9coul\u00e9s entre 1990 et 2005. \u00c9tant donn\u00e9 que nous consid\u00e9rons cinq types d\u2019accords auxquels les pays peuvent adh\u00e9rer soit alternativement, soit cumulativement, nous avons 25 = 32 options d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique. Le <i>tableau 1<\/i> \u00e9num\u00e8re donc ces combinaisons selon leur fr\u00e9quence. Comme le jeu de donn\u00e9es utilis\u00e9 comprend un grand nombre de pays \u00e9mergents et en d\u00e9veloppement, il n\u2019est pas surprenant que la plupart des combinaisons couple de pays\/ann\u00e9e se caract\u00e9risent par un manque de partenariat (symbolis\u00e9e par 00000), puisque nombre de ces pays sont encore peu int\u00e9gr\u00e9s dans l\u2019\u00e9conomie mondiale. Le fait qu\u2019il ne vaille pas la peine, pour plusieurs de ces relations bilat\u00e9rales, de n\u00e9gocier des accords bilat\u00e9raux montre l\u2019importance et l\u2019utilit\u00e9 qu\u2019il y a de disposer \u00e0 leur \u00e9gard de r\u00e8gles commerciales comme les dispositions de l\u2019OMC. Il appara\u00eet qu\u2019un nombre relativement \u00e9lev\u00e9 de couples de pays ont abandonn\u00e9 cet \u00e9tat de \u00abnon-accord\u00bb au cours de la p\u00e9riode sous revue. Dans presque 10% des cas observ\u00e9s, le seul partenariat existant est un ADI, r\u00e9gime qui est adopt\u00e9 plus souvent qu\u2019il n\u2019est abandonn\u00e9. Le deuxi\u00e8me r\u00e9gime le plus fr\u00e9quent est l\u2019ACS. Alors que 7093 couples de pays\/ann\u00e9e n\u2019ont conclu qu\u2019un accord, \u00e0 l\u2019exclusion de tout autre, 4356 couples de pays\/ann\u00e9e connaissent un ou plusieurs accords suppl\u00e9mentaires. Sur les 129 pays consid\u00e9r\u00e9s, 4345 couples de pays\/ann\u00e9e connaissent un ACB sans autre accord. Dans 5325 cas, l\u2019ACB est assorti d\u2019un ou plusieurs autres accords. Seules 8 des 32 combinaisons possibles n\u2019apparaissent pas dans les donn\u00e9es.Si l\u2019on se demande quel est le processus d\u2019int\u00e9gration typique, on s\u2019aper\u00e7oit que plusieurs pays sans accord d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique commencent par un ADI, suivi d\u2019un AC et d\u2019un ACS&#13;<br \/>\nSi les accords sur les services sont si nombreux dans cette enqu\u00eate, c\u2019est que les simples accords commerciaux ont aussi \u00e9t\u00e9 pris en compte.. Dans 79 cas, la premi\u00e8re \u00e9tape vers l\u2019int\u00e9gration est un ACB. Les AC doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s dans l\u2019en-semble comme des accords sp\u00e9ciaux, car m\u00eame les pays qui se rapprochent le plus de l\u2019id\u00e9e d\u2019un espace mon\u00e9taire id\u00e9al (comme en Europe occidentale ou en Am\u00e9rique du Nord) n\u2019envisagent pas cette forme d\u2019int\u00e9gration. En outre, un grand nombre d\u2019unions mon\u00e9taires ou de cours li\u00e9s r\u00e9sultent d\u2019une crise et ne sont pas n\u00e9cessairement con\u00e7us pour durer. On le voit en particulier \u00e0 la fr\u00e9quence relativement \u00e9lev\u00e9e (27 cas, tout de m\u00eame!) o\u00f9 un couple passe du r\u00e9gime ACB + AC au seul r\u00e9gime ACB.Le <i>tableau 2<\/i> vise les processus d\u2019int\u00e9gration qui pr\u00e9sentent une s\u00e9quence d\u2019au moins deux \u00e9tapes \u00e0 partir soit de l\u2019absence de tout accord (00000), soit de l\u2019existence initiale d\u2019un ADI (00100). Il sav\u00e8re que 59 couples de pays sans accord ont commenc\u00e9 par conclure un ADI, puis l\u2019ont compl\u00e9t\u00e9 d\u2019un API. 49 couples de pays ont pris le chemin inverse, commen\u00e7ant par un API avant de conclure un ADI. 49 autres couples sans accord ont commenc\u00e9 par conclure un ACB, pour l\u2019assortir ensuite d\u2019un ADI. 28 couples sans accord ont conclu un ADI, puis \u00e0 la fois un ACB et un ACS. Dans l\u2019ensemble, on constate que l\u2019int\u00e9gration entre deux pays commence fr\u00e9quemment par un ADI ou un API, suivi respectivement de l\u2019autre accord, avant de passer \u00e0 la conclusion d\u2019un ACB ou d\u2019un ACS.&#13;<\/p>\n<h2>D\u00e9terminants des partenariats d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nApr\u00e8s le recensement des \u00e9tapes de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique, un des buts importants de l\u2019\u00e9tude \u00e9tait d\u2019expliquer la logique sous-jacente \u00e0 l\u2019aide de mod\u00e8les de d\u00e9cision multivari\u00e9s statiques et dynamiques. On a, en particulier, fait appel ici \u00e0 des facteurs d\u2019explication \u00e9conomiques connus dans la litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e pour \u00eatre des moteurs ou des entraves au commerce des biens et services, ainsi qu\u2019aux investissements directs. Par des travaux de recherche ant\u00e9rieurs, nous savons que les pays connaissant naturellement un volume du commerce et des investissements directs \u00e9lev\u00e9 \u2013 autrement dit sup\u00e9rieur \u00e0 ce que justifieraient les seuls facteurs \u00e9conomiques \u2013 devraient avoir un grand int\u00e9r\u00eat au d\u00e9mant\u00e8lement ou du moins \u00e0 l\u2019\u00e9limination des entraves politiques auxquelles ces activit\u00e9s sont confront\u00e9es. On a donc ajout\u00e9 des facteurs d\u2019ordre politique (stabilit\u00e9 du r\u00e9gime politique, fr\u00e9quence et longueur des conflits politiques, etc.). L\u2019int\u00e9gration des variables mentionn\u00e9es a abouti \u00e0 la conception de mod\u00e8les empiriques \u00e0 haute valeur explicative dans la s\u00e9lection des strat\u00e9gies d\u2019int\u00e9gration. Enfin, l\u2019\u00e9tude simultan\u00e9e de cinq types diff\u00e9rents d\u2019accords ouvre des possibilit\u00e9s de comparaison int\u00e9ressantes. Il s\u2019av\u00e8re, ainsi, que l\u2019influence d\u2019un facteur g\u00e9ogra-phique \u2013 comme l\u2019\u00e9loignement entre deux pays \u2013 sur la probabilit\u00e9 de conclure un accord varie selon le type de celui-ci. Dans l\u2019ensemble, divers d\u00e9terminants naturels, \u00e9conomiques et politiques exercent une influence significative sur la conclusion d\u2019un accord.&#13;<\/p>\n<h2>Effets des partenariats d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9valuation des mod\u00e8les de d\u00e9cision multivari\u00e9s mentionn\u00e9s a permis de d\u00e9terminer des couples de pays qui, tout en ayant la m\u00eame probabilit\u00e9 de conna\u00eetre une certaine combinaison d\u2019accords, se distinguent en r\u00e9alit\u00e9 par l\u2019existence (ou l\u2019absence) de tel ou tel accord bilat\u00e9ral. \u00c0 partir de ces couples, on peut estimer l\u2019effet moyen des diff\u00e9rents types d\u2019accord sur le commerce des biens ou des services et sur les investissements directs. Ont \u00e9t\u00e9 estim\u00e9s tant les effets \u00e0 long terme que ceux \u00e0 court terme, pour un couple de pays moyen.Il r\u00e9sulte de cette estimation que toute forme d\u2019accord d\u2019int\u00e9gration accro\u00eet en moyenne la probabilit\u00e9 quun couple de pays \u00e9change des biens. Cet effet moyen est d\u2019environ dix points, c\u2019est-\u00e0-dire que par rapport au r\u00e9gime sans accord, l\u2019existence d\u2019un accord accro\u00eet de 10 points de pourcentage la probabilit\u00e9 qu\u2019un couple de pays se mette \u00e0 commercer. Il se confirme \u00e9galement une interd\u00e9pendance positive \u00e0 la marge intensive, c\u2019est-\u00e0-dire quant au volume du commerce. Si l\u2019on compare en effet le r\u00e9gime sans int\u00e9gration \u00e0 celui o\u00f9 un ou plusieurs accords ont \u00e9t\u00e9 conclus, ce dernier accro\u00eet la valeur (logarithmique) des biens export\u00e9s de 2,7 en moyenne.Si l\u2019on \u00e9tudie les effets sur le commerce des services aussi bien \u00e0 la marge intensive qu\u2019\u00e0 la marge extensive, on retrouve des effets semblables. Le volume \u00e9conomique \u00e0 la marge extensive est m\u00eame sup\u00e9rieur et passe en moyenne \u00e0 18 points de pourcentage. Autrement dit, par rapport au r\u00e9gime sans int\u00e9gration, un accord bilat\u00e9ral accro\u00eet de 18 points de pourcentage la probabilit\u00e9 qu\u2019un couple de pays se mette \u00e0 commercer. \u00c0 la marge intensive, la valeur (logarithmique) des services export\u00e9s cro\u00eet d\u2019environ 1,56.Si l\u2019on consid\u00e8re enfin les investissements directs aux deux marges (extensive et intensive), on remarque que, dans ce cas, les effets positifs proviennent avant tout des ADI et des API. La forme sp\u00e9cifique de l\u2019int\u00e9gration semble, en revanche, ne pas jouer de r\u00f4le important pour les exportations de biens ou de services, o\u00f9 n\u2019importe quelle forme d\u2019accord accro\u00eet les exportations aux deux marges.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusions pour la Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse peut tirer diff\u00e9rentes conclusions de l\u2019\u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e. Sa situation m\u00e9rite d\u2019abord d\u2019\u00eatre examin\u00e9e de plus pr\u00e8s. D\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es disponibles pour 2005, la Suisse avait conclu une trentaine d\u2019ACB avec ses partenaires potentiels, 3 ACS, 58 ADI, 23 API et un AC&#13;<br \/>\nLa Principaut\u00e9 du Liechtenstein ne figure pas en tant que telle dans la liste des 129 pays.. Si l\u2019on consid\u00e8re les combinaisons d\u2019accords les plus importantes, on constate qu\u2019elle n\u2019a conclu aucun accord avec 40% de ses partenaires potentiels, un ADI seulement avec 19%, un ACB et un ADI avec 18%, enfin un ADI et un API avec 10%&#13;<br \/>\nLes accords avec les pays de l\u2019UE sont comptabilis\u00e9s comme autant d\u2019accords bilat\u00e9raux..Pour ce qui est de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique \u00e0 la marge intensive, une comparaison descriptive montre que le sch\u00e9ma identifi\u00e9 dans l\u2019examen empirique de tous les pays se refl\u00e8te aussi dans les donn\u00e9es concernant la Suisse. Pour les pays avec lesquels elle n\u2019a conclu aucun accord, la moyenne (logarithmique) de la valeur du commerce bilat\u00e9ral des biens est 2,29, soit environ 10 millions d\u2019USD. Si elle conclut un ADI et un API (mais pas d\u2019ACB, ACS ou AC, combinaison assez fr\u00e9quente, par exemple avec la Chine, l\u2019Inde et la Tha\u00eflande), le coefficient passe en moyenne \u00e0 6,31, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 un volume commercial de quelque 550 millions d\u2019USD. Une simple comparaison des deux moyennes (10 millions d\u2019USD contre 550) montre que dans le cas d\u2019une int\u00e9gration bilat\u00e9rale, le volume moyen du commerce passe \u00e0 un niveau nettement sup\u00e9rieur, m\u00eame s\u2019il faut se garder d\u2019interpr\u00e9ter cette comparaison de moyennes comme une relation de cause \u00e0 effet. Le tableau est le m\u00eame du c\u00f4t\u00e9 des investissements directs: sans accord, leur coefficient est de 3,41 (30 millions d\u2019USD), alors qu\u2019il est nettement sup\u00e9rieur avec ADI et API (6,41 ou 608 millions d\u2019USD).Ces r\u00e9sultats permettent d\u2019imaginer ce que rapporterait \u00e0 la Suisse une nouvelle vague d\u2019int\u00e9gration. Si elle concluait un premier accord avec tous les pays avec lesquels elle n\u2019en a pas (40% des ses parte-naires potentiels!), cela aurait un effet posi-tif sur ses exportations de biens et de services ainsi que sur ses investissements directs. Le type d\u2019accord importe peu. Pour \u00eatre pr\u00e9cis, un premier ACB aurait un effet (logarithmique) \u00e0 long terme de 2,32 sur les exportations vers le nouveau pays partenaire. Si la Suisse concluait un ADI plut\u00f4t qu\u2019un ACB, elle pourrait escompter un effet (logarithmique) \u00e0 long terme de 2,7 sur ses exportations de biens; l\u2019effet sur les investissements directs serait de 2,33, tandis qu\u2019il serait encore de 1,58 pour les exportations de services. Les \u00e9tapes suivantes consisteraient alors \u00e0 compl\u00e9ter les API ou les ADI existants par des ACB et des ACS, ou inversement, d\u2019assortir les ACB et ACS existants de nouveaux API et ADI. Dans le premier cas, on pourrait escompter une augmentation(logarithmique) du commerce bilat\u00e9ral de biens de 0,68 ou 0,78. En ajoutant un ADI aux ACS et ACB existants, la valeur de commerce bilat\u00e9ral des biens cro\u00eet de (log) 2,98, et m\u00eame de (log) 3,4 si un API est conclu en plus de l\u2019ADI.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nApr\u00e8s avoir \u00e9tabli les d\u00e9terminants de la conclusion d\u2019accords bilat\u00e9raux pendant seize ans, nous avons \u00e9tudi\u00e9 les effets de cinq types d\u2019accords d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique. Sur cette base, nous avons ensuite compar\u00e9 entre eux des couples de pays de m\u00eame nature, les uns sans, les autres avec accords d\u2019int\u00e9gration, pour calculer les effets \u00e9conomiques de l\u2019int\u00e9gration par conclusion d\u2019accords. Dans l\u2019ensemble, notre \u00e9tude prouve nettement que la multiplication des accords dope l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique et que les effets \u00e0 long terme sont de l\u2019ordre du doublement des flux commerciaux et des investissements. Ces r\u00e9sultats impliquent essentiellement que les pays ne devraient pas r\u00e9fl\u00e9chir autant au type du premier accord \u00e0 conclure, puisqu\u2019un ACB ou un ADI stimule de la m\u00eame mani\u00e8re investissements directs et commerce des biens et services, mais plut\u00f4t faire un premier pas, quel qu\u2019il soit, parce que la conclusion d\u2019un accord sp\u00e9cifique a, sur le long terme, des effets significatifs sur de vastes pans de l\u2019\u00e9conomie. Enfin un coup d\u2019\u0153il sur la Suisse r\u00e9v\u00e8le qu\u2019une nouvelle ouverture du pays par le biais d\u2019une int\u00e9gration accrue serait profitable. Le potentiel de cette voie est bien l\u00e0, si l\u2019on consid\u00e8re le nombre d\u2019accords d\u2019int\u00e9gration rest\u00e9s en friche. Les estimations de notre \u00e9tude portant sur les effets \u00e9conomiques des accords d\u2019int\u00e9gration et de leur combinaison peuvent fournir des rep\u00e8res importants pour affiner la future orientation de la strat\u00e9gie commerciale ext\u00e9rieure de la Suisse.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1: \u00abOptions d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 2: \u00abProcessus d\u2019int\u00e9gration: cas les plus fr\u00e9quents\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019article ci-contre pr\u00e9sente les conclusions d\u2019une \u00e9tude concernant les effets des accords d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique sur les flux du commerce ext\u00e9rieur et les investissements directs. Il tient aussi compte des facteurs qui d\u00e9terminent les parties prenantes des accords de m\u00eame que leur genre. 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