{"id":151214,"date":"2011-03-01T12:00:00","date_gmt":"2011-03-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2011\/03\/granqvist-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:54:47","modified_gmt":"2023-08-23T22:54:47","slug":"granqvist-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2011\/03\/granqvist-2\/","title":{"rendered":"Le potentiel de la douane \u00e9lectronique en Suisse: le point de vue de l\u2019\u00e9conomie"},"content":{"rendered":"<p>La Suisse est fortement d\u00e9pendante de son commerce ext\u00e9rieur, ce qui oblige les entreprises concern\u00e9es \u00e0 se soumettre aux r\u00e8glements douaniers et aux formalit\u00e9s qui s\u2019y rattachent. Cela peut se transformer en surcharge administrative, en surco\u00fbts logistiques et en mises en conformit\u00e9 on\u00e9reuses. L\u2019enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s des entreprises se concentre sur le co\u00fbt des proc\u00e9dures douani\u00e8res actuelles. Le but est d\u2019identifier, dans chaque secteur, les possibilit\u00e9s de r\u00e9duction des co\u00fbts et d\u2019am\u00e9lioration de l\u2019efficacit\u00e9. Cela d\u00e9termine la port\u00e9e et les priorit\u00e9s de la douane \u00e9lectronique.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201103_07_Granqvist_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"234\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco) a demand\u00e9 une enqu\u00eate externe \u00e0 la Cross-border Research Association (CBRA) de Lausanne, qui s\u2019int\u00e8gre \u00e0 l\u2019\u00e9tude de faisabilit\u00e9 que m\u00e8ne le groupe d\u2019experts interd\u00e9partemental sur une possible participation de la Suisse au projet de douanes \u00e9lectroniques de l\u2019Union europ\u00e9enne. L\u2019enqu\u00eate a commenc\u00e9 en mai 2010 aupr\u00e8s des entreprises actives dans le commerce international. Le rapport final a \u00e9t\u00e9 remis en d\u00e9cembre 2010.&#13;<\/p>\n<h2>Proc\u00e9dure et groupes vis\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe principal instrument utilis\u00e9 a \u00e9t\u00e9 un questionnaire de 15 pages contenant quelque trente questions. Il a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9, apr\u00e8s v\u00e9rification, \u00e0 plus de mille entreprises; plusieurs canaux ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s: notamment Economiesuisse, le Swiss Shippers Council et l\u2019Union suisse des arts et m\u00e9tiers. Le principal groupe vis\u00e9 r\u00e9unissait les \u00e9tablissements commerciaux, les entreprises individuelles et les grossistes qui importent, exportent ou effectuent des op\u00e9rations de transit. L\u2019op\u00e9ration a permis de recueillir des donn\u00e9es provenant de 70 entreprises. Plus de 80% d\u2019entre elles sont soumises \u00e0 des proc\u00e9dures d\u2019importation et d\u2019exportation et le reste m\u00e8ne des op\u00e9rations de transit. Les participants au questionnaire peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme prenant une part active au commerce international: plus de 60% de leurs achats (en valeur) \u00e9taient import\u00e9s, alors que 75% de leurs ventes (toujours en valeur) \u00e9taient export\u00e9es de Suisse. Quelque 75% de ces \u00e9tablissements sont des petites et moyennes entreprises (PME).En ce qui concerne le nombre de d\u00e9clarations, l\u2019\u00e9cart est large. Ainsi, celles li\u00e9es aux importations \u00e9taient au minimum de 11 et au maximum de 100&nbsp;000 par an. L\u2019Union europ\u00e9enne est, de loin, le partenaire le plus important. La zone douani\u00e8re la plus commun\u00e9ment cit\u00e9e est Schaffhouse, suivie de B\u00e2le, Gen\u00e8ve et Lugano. Le principal mode de transport est la route, suivie par l\u2019avion, le rail et la navigation int\u00e9rieure.&#13;<\/p>\n<h2>Principaux enseignements de l\u2019\u00e9tude<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes entreprises qui ont r\u00e9pondu pr\u00e9parent, remplissent et conservent leurs d\u00e9claration en douane de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons. Un tiers d\u2019entre elles environ utilisent un syst\u00e8me informatique soit interne soit sp\u00e9cialis\u00e9 dans la planification de ressources. Les logiciels lou\u00e9s ou en location-vente r\u00e9pondent \u00e0 15% des besoins et sont surtout utilis\u00e9s dans les proc\u00e9dures de transit et d\u2019exportation. Plus des deux tiers des entreprises utilisent la plateforme \u00abe-dec\u00bb pour leurs d\u00e9clarations \u00e0 l\u2019exportation. Environ un quart d\u2019entre elles continuent de travailler avec des supports papier et 6% choisissent d\u2019autres formes de communication, comme le t\u00e9l\u00e9copieur, le t\u00e9l\u00e9phone ou la transmission orale. Les documents demeurent en grande partie sur papier, plus particuli\u00e8rement en ce qui concerne les importations, un domaine o\u00f9 quasiment toutes les entreprises se plient \u00e0 cette r\u00e8gle. L\u2019entreposage num\u00e9rique est plus habituel dans le domaine des exportations. La moiti\u00e9 des entreprises participantes ont recours aux services de tiers \u2013 exp\u00e9diteurs, agr\u00e9\u00e9s en douane, etc. \u2013 pour la pr\u00e9paration et la pr\u00e9sentation de documents, surtout dans le cas d\u2019importations.La moiti\u00e9 des entreprises n\u2019a aucune id\u00e9e des co\u00fbts de conformit\u00e9 en douane, tandis que l\u2019autre moiti\u00e9 d\u00e9clare avoir une base d\u2019estimation ou m\u00eame les poss\u00e8de sous forme de donn\u00e9es annuelles ou par d\u00e9claration. Cette derni\u00e8re co\u00fbte entre 3 et 186 francs, la moyenne s\u2019\u00e9levant \u00e0 56 francs. Parmi les quatre \u00e9l\u00e9ments qui composent les co\u00fbts de conformit\u00e9, les ressources humaines internes occupent la place la plus importante, suivies des syst\u00e8mes informatiques externes. Les syst\u00e8mes internes \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme prioritaires dans le budget 2010\/11, alors que les investissements dans des services externes de conformit\u00e9 aux douanes arrivaient en derni\u00e8re position. On peut, en outre, dire qu\u2019en faisant appel \u00e0 des tiers pour proc\u00e9der aux formalit\u00e9s d\u2019exportation, le co\u00fbt de chaque d\u00e9claration gonfle de 30%, contrairement aux importations, o\u00f9 il n\u2019existe aucune diff\u00e9rence. Cet \u00e9cart peut avoir plusieurs origines: en dehors du b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019entreprise tierce, il est possible que la soci\u00e9t\u00e9 exportatrice qui n\u2019utilise pas de tels services ne comptabilise pas tous les co\u00fbts internes que lui causent les formalit\u00e9s douani\u00e8res. Ce sujet pourrait faire l\u2019objet d\u2019une nouvelle recherche.De futures am\u00e9liorations dans les rapports \u00e9changes-douane, ainsi que le d\u00e9veloppement de la douane \u00e9lectronique et de la cyberadministration en Suisse repr\u00e9sentent autant de b\u00e9n\u00e9fices possibles dont les six suivants sont consid\u00e9r\u00e9s comme les plus importants:\u2212 all\u00e8gement des proc\u00e9dures d\u2019exportation;\u2212 plus de souplesse dans les rapports avec la douane;\u2212 diminution du nombre de donn\u00e9es douani\u00e8res \u00e0 r\u00e9introduire dans le processus de d\u00e9claration;\u2212 flux de donn\u00e9es continu entre les parties concern\u00e9es et possibilit\u00e9 de r\u00e9utiliser ces m\u00eames donn\u00e9es;\u2212 meilleure pr\u00e9visibilit\u00e9 des processus de d\u00e9douanement et des flux de marchandises;\u2212 r\u00e9duction des autres co\u00fbts administratifs.\u00c0 l\u2019autre bout de l\u2019\u00e9chelle, les trois priorit\u00e9s les moins importantes sont l\u2019all\u00e8gement des proc\u00e9dures de transit, la coordination des approches utilis\u00e9es dans le contr\u00f4le des biens et l\u2019application de la l\u00e9gislation, enfin la protection des donn\u00e9es sensibles li\u00e9es au commerce.&#13;<\/p>\n<h2>R\u00e9sultats sp\u00e9cifiques aux PME<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes PME, qui forment les trois quart des entreprises \u00e9tudi\u00e9es, utilisent moins souvent l\u2019informatique (interne ou sp\u00e9cialis\u00e9e dans la planification de ressources) que les grandes entreprises pour pr\u00e9parer et remplir leurs d\u00e9clarations en douane. Suivant les syst\u00e8mes informatiques ou la proc\u00e9dure douani\u00e8re, entre 0 et 18% des PME exploitent les donn\u00e9es ou les fonctionnalit\u00e9s de ces m\u00eames syst\u00e8mes, les autres se reposant sur des approches plus traditionnelles. D\u2019autres syst\u00e8mes automatis\u00e9s \u2013 comme \u00abe-dec\u00bb ou le nouveau syst\u00e8me de transit informatis\u00e9 (NSTI) \u2013 sont \u00e9galement plus rares parmi les PME. Les m\u00e9thodes de conservation des d\u00e9clarations pass\u00e9es (num\u00e9rique contre papier) et l\u2019utilisation de services de tiers (principalement agr\u00e9\u00e9s en douanes et logiciels lou\u00e9s) sont, en revanche, \u00e0 un niveau similaire \u00e0 celui des grandes entreprises. Les PME ont, par ailleurs, moins conscience des co\u00fbts de conformit\u00e9 en douane, que ce soit par an ou par d\u00e9claration. La diff\u00e9rence est plus importante dans le cas des importations que des exportations, puisque plus de la moiti\u00e9 des PME n\u2019en connaissent pas le montant, pour un tiers dans les grandes entreprises.Le co\u00fbt par d\u00e9claration est de 62 francs pour les PME, ce qui est plus \u00e9lev\u00e9 que pour les autres entreprises (37 francs); cela constitue un cas typique d\u2019\u00e9conomie d\u2019\u00e9chelle appliqu\u00e9 aux d\u00e9douanements. En ce qui concerne le budget 2010\/11 allou\u00e9 au d\u00e9veloppement de la conformit\u00e9 en douane, les PME pr\u00e9voient d\u2019abord d\u2019investir dans les syst\u00e8mes informatiques internes alors que les grandes entreprises privil\u00e9gient les solutions externes.&#13;<\/p>\n<h2>Les principaux probl\u00e8mes touchant aux rapports \u00e9changes-douane<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nQuand on demande au secteur priv\u00e9 \u2013 n\u2019importe o\u00f9 dans le monde \u2013 quels sont les principaux probl\u00e8mes que pose l\u2019administration douani\u00e8re, on ne manque g\u00e9n\u00e9ralement pas de critiques. Cela provient du fait que son double r\u00f4le de contr\u00f4le et de facilitation des \u00e9changes est, par nature, difficile et propice aux r\u00e9criminations.Les participants ont d\u00e9plor\u00e9 un certain nombre de probl\u00e8mes, que nous avons r\u00e9sum\u00e9 dans ce qui suit, tout en cherchant \u00e0 demeurer aussi pr\u00e9cis que possible:1. La lenteur des op\u00e9rations en douane a \u00e9t\u00e9 point\u00e9e du doigt par au moins 15 entreprises dans la partie ouverte du questionnaire. Les commentaires pouvaient \u00eatre vague (\u00able temps d\u2019attente doit \u00eatre r\u00e9duit\u00bb) ou se rapporter \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9 (sp\u00e9cialement lorsque la concurrence provient de l\u2019UE) ou au service \u00e0 la client\u00e8le. Une entreprise remarque que \u00able transport entre la Suisse et Stuttgart prend trois jours dont un de d\u00e9douanement, tandis que, pour l\u2019Asie, il faut quatre jours\u00bb.2. De nombreuses soci\u00e9t\u00e9s sont pr\u00e9occup\u00e9es par le co\u00fbt global des conformit\u00e9s douani\u00e8res. Elles sont au moins douze \u00e0 avoir li\u00e9 le d\u00e9veloppement de la douane \u00e9lectronique \u00e0 des r\u00e9ductions de co\u00fbts.3. Quelques entreprises ont critiqu\u00e9 le syst\u00e8me \u00abe-dec\u00bb. Elles se plaignent de sa rigidit\u00e9, de son taux d\u2019erreurs et des co\u00fbts de mise \u00e0 jour. Une entreprise d\u00e9clare qu\u2019elle a eu beaucoup de probl\u00e8mes \u00e0 communiquer avec le syst\u00e8me et que <i>\u00abe-dec\u00bb<\/i> poss\u00e8de des donn\u00e9es que les douanes ne peuvent pas lire. Une autre se plaint de ne pas voir ce que leur apporte la douane \u00e9lectronique, d\u2019autant plus qu\u2019\u00abe-dec\u00bb est compliqu\u00e9 et favorise les erreurs informatiques\u20264. Enfin, mais ce probl\u00e8me n\u2019est pas le moindre, 60% des entreprises b\u00e9n\u00e9ficiaient de la <i>r\u00e8glementation simplifi\u00e9e \u00e0 l\u2019exportation (RSE)<\/i> qui s\u2019est termin\u00e9e le 31 mars 2010. Quelque 70% d\u2019entre elles ont vu leurs co\u00fbts de d\u00e9douanement grimper, en raison principalement des investissements qu\u2019elles ont d\u00fb consentir dans de nouveaux logiciels et ordinateurs. Six soci\u00e9t\u00e9s ont rapport\u00e9 des chiffres d\u00e9taill\u00e9s qui vont de 3400 francs pour les PME \u00e0 128&nbsp;000 francs pour les grandes entreprises.&#13;<\/p>\n<h2>Les recommandations de l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes entreprises install\u00e9es dans l\u2019UE disposent d\u2019un avantage de co\u00fbt, lorsque leurs marchandises circulent dans cet espace, par rapport aux suisses. Pour l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e, un syst\u00e8me de douane \u00e9lectronique bien con\u00e7u et largement diffus\u00e9 peut aider \u00e0 r\u00e9duire les co\u00fbts de conformit\u00e9 douaniers; il peut \u00e9galement am\u00e9liorer l\u2019efficience des op\u00e9rations de d\u00e9douanement et les fluidifier. Il faut toutefois prendre garde, lors de la conception et de l\u2019implantation d\u2019un tel syst\u00e8me, \u00e0 de nombreux d\u00e9tails, les techniques miraculeuses n\u2019existant pas.&#13;<\/p>\n<h2>Port\u00e9e et priorit\u00e9s de la douane \u00e9lectronique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCe syst\u00e8me peut renfermer plusieurs services en termes de contenus et de fonctionnalit\u00e9s, le but supr\u00eame \u00e9tant de permettre au secteur priv\u00e9 d\u2019accomplir ses formalit\u00e9s douani\u00e8res plus rapidement et \u00e0 meilleur compte qu\u2019aujourd\u2019hui. Pour les participants \u00e0 l\u2019\u00e9tude, les \u00e9l\u00e9ments suivants rel\u00e8vent du domaine de la douane \u00e9lectronique:\u2212 pr\u00e9paration des d\u00e9clarations;\u2212 remplissage des d\u00e9clarations;\u2212 affichage du statut des d\u00e9clarations remplies;\u2212 stockage des d\u00e9clarations;\u2212 remplissage et stockage d\u2019autres documents du secteur priv\u00e9 relatifs \u00e0 la douane, y compris les rapports mensuels sur chaque marchandise;\u2212 stockage et partage de tous les formulaires ayant trait au commerce et \u00e0 la logistique transfronti\u00e8re, y compris ceux qui n\u2019ont rien \u00e0 voir avec la douane.D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments peuvent \u00eatre ajout\u00e9s \u00e0 cette liste pour la Suisse, comme des fonctionnalit\u00e9s permettant d\u2019imprimer des documents d\u2019importation, d\u2019exportation ou de transit (en admettant que les documents papier soient toujours n\u00e9cessaires), des possibilit\u00e9s de sortir des statistiques dans ces m\u00eames domaines et un syst\u00e8me de sauvegarde pour les donn\u00e9es concernant les d\u00e9clarations. Si on se penche sur ce qui existe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, on pourrait \u00e9galement ajouter un syst\u00e8me interactif de classification des tarifs douaniers, le cours des changes officiel et les directives contraignantes.&#13;<\/p>\n<h2>Am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 du service<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nNombre de ceux qui ont r\u00e9pondu aimeraient \u00eatre inform\u00e9s aussi vite que possible des changements pr\u00e9vus et des mises \u00e0 jour, lorsqu\u2019ils se rapportent \u00e0 des proc\u00e9dures, \u00e0 des demandes d\u2019information ou \u00e0 n\u2019importe quel objet touchant \u00e0 la r\u00e9glementation. Les entreprises pourraient ainsi \u00e9viter de \u00abcourir\u00bb \u00e0 la derni\u00e8re minute pour mettre \u00e0 jour leurs propres processus ou syst\u00e8mes, ou encore mettre au courant leur personnel. Une plateforme douani\u00e8re \u00e9lectronique pourrait anticiper ces probl\u00e8mes en servant de canal de renseignement. De nombreuses entreprises consid\u00e8rent comme important le fait de pouvoir dialoguer avec la douane en continu, autrement dit de ne pas \u00eatre li\u00e9 aux heures d\u2019ouverture des bureaux. Si on consid\u00e8re que de nombreuses t\u00e2ches demandent la pr\u00e9sence d\u2019un agent des douanes en service, une plateforme \u00e9lectronique pourrait servir de douane virtuelle ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les entreprises priv\u00e9es qui veulent travailler la nuit ou le week-end. Au moins un participant a demand\u00e9 la possibilit\u00e9 de dialoguer avec un responsable des comptes cl\u00e9s, soit un officier des douanes ayant une connaissance d\u00e9taill\u00e9e de la cha\u00eene de marchandises et d\u2019approvisionnement; cela aurait l\u2019avantage de ne pas avoir \u00e0 \u00abapprendre\u00bb aux douanes les caract\u00e9ristiques des produits concern\u00e9s. Une plateforme de ce type pourrait faciliter ce processus en permettant une interaction entre des entreprises sp\u00e9cifiques et des officiers des douanes sp\u00e9cialis\u00e9s; cela pourrait m\u00eame se faire sur une base nationale. Quatri\u00e8mement et en lien avec les trois sujets pr\u00e9c\u00e9dents, certaines entreprises priv\u00e9es appr\u00e9cieraient que les douanes offrent davantage de programmes de formation sur les aspects actuels et futurs de la gestion des proc\u00e9dures en fronti\u00e8re. La plateforme \u00e9lectronique pourrait faciliter une telle formation, si on y consacre les ressources n\u00e9cessaires.Les neuf points qui constituent l\u2019ensemble des d\u00e9sirs du secteur priv\u00e9 sont rassembl\u00e9s dans le <i>graphique 1<\/i>.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne douane \u00e9lectronique bien con\u00e7ue et mise en \u0153uvre peut ouvrir la voie \u00e0 une gestion 100% \u00e9lectronique de toutes les donn\u00e9es n\u00e9cessaires aux douanes. Le but ultime est l\u2019exploitation automatique des donn\u00e9es figurant sur les d\u00e9clarations d\u2019import\/export (et de transit si possible) par deux pays ou m\u00eame davantage. Il faut, toutefois, surmonter de nombreux d\u00e9fis aux plans politique, l\u00e9gislatif, op\u00e9rationnel et technique; le changement des mentalit\u00e9s ne peut se r\u00e9gler par la structure \u00e9lectronique elle-m\u00eame. Si on d\u00e9cide de d\u00e9velopper la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de douane \u00e9lectronique, il faut \u00eatre s\u00fbr de pouvoir r\u00e9unir les ressources humaines et financi\u00e8res n\u00e9cessaires, et de ne pas le faire au d\u00e9triment des d\u00e9veloppements actuels. Le syst\u00e8me devrait \u00eatre compl\u00e8tement libre d\u2019utilisation \u2013 mais demeurer facultatif \u2013 pour toutes les entreprises priv\u00e9es bas\u00e9es en Suisse. Son d\u00e9veloppement devrait se faire dans le cadre d\u2019une collaboration intense et transparente entre toutes les parties concern\u00e9es, qu\u2019elles soient gouvernementales ou priv\u00e9es. Il faudrait, enfin, consid\u00e9rer s\u00e9rieusement toutes les possibilit\u00e9s qu\u2019offrent l\u2019harmonisation, l\u2019int\u00e9gration et l\u2019automatisation des \u00e9changes et de la logistique transfronti\u00e8re entre la Suisse et lUE.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abD\u00e9sirs exprim\u00e9s par l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e pour am\u00e9liorer l\u2019interaction entre les \u00e9changes et la douane\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Suisse est fortement d\u00e9pendante de son commerce ext\u00e9rieur, ce qui oblige les entreprises concern\u00e9es \u00e0 se soumettre aux r\u00e8glements douaniers et aux formalit\u00e9s qui s\u2019y rattachent. Cela peut se transformer en surcharge administrative, en surco\u00fbts logistiques et en mises en conformit\u00e9 on\u00e9reuses. L\u2019enqu\u00eate men\u00e9e aupr\u00e8s des entreprises se concentre sur le co\u00fbt des proc\u00e9dures [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3570,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[229,106,105],"post_content_subject":[231],"acf":{"seco_author":3570,"seco_co_author":[3571,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Cross-border Research Association, Lausanne","seco_author_post_occupation_fr":"Cross-border Research Association, Lausanne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":3571,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Cross-border Research Association, Lausanne","seco_co_author_post_occupation_fr":"Cross-border Research Association, Lausanne"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":151217,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8606","post_abstract":"","magazine_issue":"20110301","seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/54f462e1dd5d6"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151214"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3570"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=151214"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151214\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189411,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151214\/revisions\/189411"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3571"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3570"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=151214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=151214"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=151214"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=151214"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=151214"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=151214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}