{"id":151319,"date":"2011-01-01T12:00:00","date_gmt":"2011-01-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2011\/01\/kriesi-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:55:17","modified_gmt":"2023-08-23T22:55:17","slug":"kriesi-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2011\/01\/kriesi-2\/","title":{"rendered":"Des d\u00e9fis guettent la d\u00e9mocratie du XXIe si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<p>Les d\u00e9mocraties \u00e9tablies sont actuellement confront\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rentes tendances qui les modifieront durablement. Le p\u00f4le de recherche national (PRN) \u00abD\u00e9mocratie\u00bb \u00e9tudie deux d\u00e9fis auxquels elle doit faire face et qui concernent sa substance m\u00eame: la mondialisation et linfluence grandissante des m\u00e9dias sur la politique. Il s\u2019agit de savoir comment la d\u00e9mocratie doit fonctionner sous ces conditions, \u00e0 quels risques ou chances elle est confront\u00e9e et comment elle peut se d\u00e9velopper.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201101_17_Kriesi_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"251\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl est de plus en plus question, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, d\u2019une crise de la d\u00e9mocratie ou m\u00eame d\u2019un passage \u00e0 la \u00abpost-d\u00e9mocratie\u00bb. On ne peut nier que la d\u00e9mocratie est aujourd\u2019hui confront\u00e9e \u00e0 toute une s\u00e9rie de probl\u00e8mes capable de la fragiliser en divisant la soci\u00e9t\u00e9. Citons en quelques-uns: mutations d\u00e9mographiques, in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques, diversit\u00e9 ethnique et progr\u00e8s technologique.Il existe une conviction selon laquelle la d\u00e9mocratie s\u2019est transform\u00e9e durablement depuis la chute du communisme. Des chercheurs en sciences sociales du p\u00f4le de recherche national (PRN) \u00abD\u00e9mocratie\u00bb (NCCR Democracy, voir <i>encadr\u00e9 1<\/i>&#13;<\/p>\n<h3>NCCR Democracy<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n<i>NCCR Democracy est un p\u00f4le de recherche du Fonds national suisse de la recherche scientifique et de l\u2019universit\u00e9 de Zurich. Il \u00e9tudie l\u2019impact de la mondialisation et de la m\u00e9diatisation sur la d\u00e9mocratie. Pour que l\u2019analyse soit compl\u00e8te et que de nouvelles explications et solutions soient trouv\u00e9es, les sp\u00e9cialistes en politique et en communica-tion ont form\u00e9, en 2005, un groupement de recherche sp\u00e9cialis\u00e9 unique en Europe. Les aspects \u00e9tudi\u00e9s sont multiples: qualit\u00e9 de la d\u00e9mocratie occidentale, influence des assistants \u00e9lectoraux \u00e9lectroniques sur les comportements lors du vote, conditions \u00e0 la r\u00e9ussite de la d\u00e9mocratisation des organisations supranationales et des r\u00e9gions touch\u00e9es par des conflits ethniques&#8230; Ces th\u00e8mes sont \u00e9tudi\u00e9s sous la direction du Pr Hanspeter Kriesi en collaboration avec des chercheurs suisses provenant de douze universit\u00e9s et hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es, un institut de recherche n\u00e9erlandais et trois allemands. Les projets de la premi\u00e8re phase ont \u00e9t\u00e9 boucl\u00e9s en 2009. Les r\u00e9sultats des 18 projets de la deuxi\u00e8me phase seront d\u00e9voil\u00e9s en 2013. Le NCCR Democracy s\u2019engage \u00e9galement \u00e0 encourager les jeunes talents et forme des doctorants \u00e0 travers un programme interdisciplinaire de trois ans. Pour perp\u00e9tuer la recherche sur la d\u00e9mocratie en Suisse, le NCCR Democracy a lanc\u00e9 avec la ville d\u2019Aarau, le canton dArgovie, la haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e de la Suisse du nord-ouest et l\u2019universit\u00e9 de Zurich, en 2007, le Centre pour la d\u00e9mocratie d\u2019Aarau (Zentrum f\u00fcr Demokratie Aarau, ZDA). Son but est d\u2019enrichir le d\u00e9bat politique sur la d\u00e9mocratie par de la recherche de base, des projets de formation continue et des transferts de connaissances.<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n) se sont r\u00e9unis afin d\u2019en conna\u00eetre exactement les raisons. Ils ont isol\u00e9 deux mouvements auquel la d\u00e9mocratie doit faire face dans ses fondements m\u00eames: la mondialisation et la m\u00e9diatisation. La mondialisation m\u00e8ne \u00e0 la \u00abd\u00e9nationalisation\u00bb \u2013 autrement dit \u00e0 la perte d\u2019identit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat national \u2013 et transf\u00e8re les d\u00e9cisions politiques \u00e0 des institutions qui \u00e9chappent \u00e0 la l\u00e9gitimit\u00e9, en ce sens qu\u2019elles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 choisies, et qui ne rel\u00e8vent donc pas de la d\u00e9mocratie. La m\u00e9diatisation, qui r\u00e9sulte de la commercialisation des m\u00e9dias d\u2019information, modifie la communication politique et, par cons\u00e9quent, les r\u00e8gles du jeu de cette m\u00eame politique. Ces changements demandent de clarifier le cadre d\u00e9mocratique actuel afin de susciter de nouvelles approches et d\u2019\u00e9laborer des solutions adapt\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>La mondialisation: des d\u00e9cisions sans contr\u00f4le d\u00e9mocratique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans un monde globalis\u00e9 et interd\u00e9pendant, les d\u00e9cisions politiques et contraignantes sont de plus en plus adopt\u00e9es dans des institutions supranationales, comme l\u2019OMC, le FMI ou l\u2019UE. Cela n\u2019est gu\u00e8re l\u00e9gitime d\u00e9mocratiquement, car les d\u00e9cideurs n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 choisis, que ce soit directement ou indirectement par les \u00e9lus parlementaires. La l\u00e9gitimation des autorit\u00e9s par ceux qui leur d\u00e9l\u00e8guent un pouvoir de d\u00e9cision, un des principes de base de la d\u00e9mocratie, n\u2019est donc pas rempli. La question des responsabilit\u00e9s est, d\u00e8s lors, pos\u00e9e: traditionnellement, c\u2019est aux \u00e9lus parlementaires et aux \u00e9lecteurs de contr\u00f4ler et de demander des comptes. La mondialisation rend tr\u00e8s difficile l\u2019identification et le contr\u00f4le du v\u00e9ritable auteur des d\u00e9cisions.De plus en plus de comp\u00e9tences ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es \u00e0 des instances de r\u00e9gulation ind\u00e9pendantes, ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. Ces derni\u00e8res agissent au niveau national ou transnational, comme celles qui s\u2019occupent de surveiller les march\u00e9s financiers (Finma en Suisse). Leur r\u00e9gulation est, en effet, devenue essentielle en raison de la lib\u00e9ralisation, des privatisations et des questions fondamentales de plus en plus complexes qui y sont li\u00e9es. Les autorit\u00e9s de r\u00e9gulation ind\u00e9pendantes re\u00e7oivent des droits et des comp\u00e9tences \u00e9tendues, tout en \u00e9chappant au contr\u00f4le politique des \u00e9lecteurs, puisque leurs responsables ne sont pas directement \u00e9lus, mais nomm\u00e9s par le pouvoir ex\u00e9cutif. Il faut, d\u00e8s lors, trouver un moyen de contr\u00f4ler leurs activit\u00e9s.Les \u00c9tats sont eux-m\u00eames l\u2019objet de lacunes d\u00e9mocratiques. Que ce soit aux niveaux r\u00e9gional ou local, les d\u00e9cisions sont de plus en plus adopt\u00e9es et appliqu\u00e9es dans des r\u00e9seaux complexes et peu transparents. Ces nouvelles formes r\u00e9gionales de pilotage politique sont apparues en raison de la mondialisation et de la concurrence internationale qu\u2019elle a suscit\u00e9e entre les grandes villes, ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, ce qui a favoris\u00e9 la naissance d\u2019agglom\u00e9rations. Les n\u00e9cessit\u00e9s fonctionnelles et l\u2019interd\u00e9pendance \u00e9conomique ne constituent, toutefois, pas des bases suffisantes \u00e0 ces collaborations. Pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes complexes qui se posent, les agglom\u00e9rations doivent former un espace politique et d\u00e9mocratique.Le transfert du pouvoir de d\u00e9cision d\u2019un \u00c9tat \u00e0 un autre niveau comporte encore d\u2019autres probl\u00e8mes. Les rapports de forces entre ex\u00e9cutif et l\u00e9gislatif s\u2019en trouvent ainsi perturb\u00e9s. On admet que la mondialisation renforce les gouvernements aux d\u00e9pends des Parlements, en raison du r\u00f4le important qu\u2019il jouent au niveau supranational. Les travaux du PRN \u00abD\u00e9mocratie\u00bb montrent, toutefois, que l\u2019influence exerc\u00e9e varie en fonction de la politique sectorielle et du pays concern\u00e9s. Les accords bilat\u00e9raux avec l\u2019UE n\u2019ont, par exemple, pas seulement renforc\u00e9 l\u2019ex\u00e9cutif, mais \u00e9galement les syndicats, qui se sont trouv\u00e9s en mesure de n\u00e9gocier des mesures compensatoires pour le march\u00e9 du travail. Un r\u00e9sultat \u00e9tonnant, puisque linternationalisation encourage la lib\u00e9ralisation \u00e9cono-mique et devrait plut\u00f4t affaiblir les partis de gauche et les syndicats. Cet exemple montre, cependant, que les Parlements et les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat seraient bien inspir\u00e9s d\u2019observer les cons\u00e9quences de la mondialisation sur leurs pays respectifs et d\u2019encourager la professionnalisation et la sp\u00e9cialisation de leurs membres.&#13;<\/p>\n<h2>La m\u00e9diatisation: une politique influenc\u00e9e par les m\u00e9dias commerciaux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes d\u00e9mocraties doivent \u00e9galement affronter des m\u00e9dias toujours plus puissants, dont l\u2019influence sur la politique s\u2019accro\u00eet. Au fil du temps, ceux-ci ont davantage pris un aspect commercial et distendu leurs liens avec les partis. Les m\u00e9dias sont aujourd\u2019hui assez peu empreints d\u2019id\u00e9ologie et s\u2019orientent en fonction de la demande. En ce qui concerne la commercialisation croissante, il n\u2019est pas s\u00fbr que les m\u00e9dias s\u2019occupent de fournir aux citoyens les informations qui leur sont n\u00e9cessaires pour se former une opinion politique. Ils suivent leur propre logique dans le choix, l\u2019interpr\u00e9tation et la pr\u00e9sentation des nouvelles politiques: ils deviennent, d\u00e8s lors, des acteurs politiques \u00e0 part enti\u00e8re, qui fixent l\u2019agenda politique, lancent des th\u00e8mes de campagne et sugg\u00e8rent en m\u00eame temps les solutions. Les politiciens doivent s\u2019adapter \u00e0 cette logique afin qu\u2019on leur fasse de la publicit\u00e9, qu\u2019ils soient soutenus par le public et acqui\u00e8rent une l\u00e9gitimit\u00e9, d\u2019autant plus que la communication politique se base essentiellement sur les m\u00e9dias et en d\u00e9pend. Cette tendance \u00e0 la m\u00e9diatisation peut devenir probl\u00e9matique, car le processus de d\u00e9cision politique peut le ressentir tr\u00e8s fortement, alors que les probl\u00e8mes de la soci\u00e9t\u00e9 devraient \u00eatre class\u00e9s suivant leur propre logique.Les travaux du PRN \u00abD\u00e9mocratie\u00bb montrent que, dans le cas de la Suisse, les m\u00e9dias ne forment les opinions que de fa\u00e7on limit\u00e9e et renforcent g\u00e9n\u00e9ralement les inclinations politiques des \u00e9lecteurs. En Suisse comme dans d\u2019autres d\u00e9mocraties, on convient toutefois que cette tendance \u00e0 la commercialisation se double de davantage de diversit\u00e9 et de dialogue. Les citoyens sont, en g\u00e9n\u00e9ral, mieux inform\u00e9s. Les nouvelles technologies permettent de diffuser davantage d\u2019information et offrent de nouvelles possibilit\u00e9s de prendre une part active aux d\u00e9bats et processus politiques. Les m\u00e9dias ne devraient, toutefois, pas \u00eatre compl\u00e8tement abandonn\u00e9s aux forces du march\u00e9. Il faut s\u2019assurer qu\u2019ils remplissent leur devoir d\u2019informer et qu\u2019ils r\u00e9pondent aux besoins de la soci\u00e9t\u00e9. Les m\u00e9dias doivent s\u2019imposer, \u00e0 travers leurs organisations, des standards et des codes de conduite pour la fa\u00e7on dont ils rapportent les \u00e9v\u00e9nements politiques. L\u2019influence de la mondialisation et de la m\u00e9diatisation sur la d\u00e9mocratie est, en g\u00e9n\u00e9ral, ambivalente: elles peuvent repr\u00e9senter une menace \u00e0 son \u00e9gard, tout comme elles lui ouvrent de nouvelles perspectives. Tout d\u00e9pend de la fa\u00e7on dont les institutions et les proc\u00e9dures d\u00e9mocratiques peuvent suivre ces changements et s\u2019y adapter. La d\u00e9mocratie doit, de toutes fa\u00e7ons, \u00e9voluer pour r\u00e9pondre aux d\u00e9fis actuels.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: NCCR Democracy&#13;<\/p>\n<h3>NCCR Democracy<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nNCCR Democracy est un p\u00f4le de recherche du Fonds national suisse de la recherche scientifique et de l\u2019universit\u00e9 de Zurich. Il \u00e9tudie l\u2019impact de la mondialisation et de la m\u00e9diatisation sur la d\u00e9mocratie. Pour que l\u2019analyse soit compl\u00e8te et que de nouvelles explications et solutions soient trouv\u00e9es, les sp\u00e9cialistes en politique et en communica-tion ont form\u00e9, en 2005, un groupement de recherche sp\u00e9cialis\u00e9 unique en Europe. Les aspects \u00e9tudi\u00e9s sont multiples: qualit\u00e9 de la d\u00e9mocratie occidentale, influence des assistants \u00e9lectoraux \u00e9lectroniques sur les comportements lors du vote, conditions \u00e0 la r\u00e9ussite de la d\u00e9mocratisation des organisations supranationales et des r\u00e9gions touch\u00e9es par des conflits ethniques&#8230; Ces th\u00e8mes sont \u00e9tudi\u00e9s sous la direction du Pr Hanspeter Kriesi en collaboration avec des chercheurs suisses provenant de douze universit\u00e9s et hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es, un institut de recherche n\u00e9erlandais et trois allemands. Les projets de la premi\u00e8re phase ont \u00e9t\u00e9 boucl\u00e9s en 2009. Les r\u00e9sultats des 18 projets de la deuxi\u00e8me phase seront d\u00e9voil\u00e9s en 2013. Le NCCR Democracy s\u2019engage \u00e9galement \u00e0 encourager les jeunes talents et forme des doctorants \u00e0 travers un programme interdisciplinaire de trois ans. Pour perp\u00e9tuer la recherche sur la d\u00e9mocratie en Suisse, le NCCR Democracy a lanc\u00e9 avec la ville d\u2019Aarau, le canton dArgovie, la haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e de la Suisse du nord-ouest et l\u2019universit\u00e9 de Zurich, en 2007, le Centre pour la d\u00e9mocratie d\u2019Aarau (Zentrum f\u00fcr Demokratie Aarau, ZDA). Son but est d\u2019enrichir le d\u00e9bat politique sur la d\u00e9mocratie par de la recherche de base, des projets de formation continue et des transferts de connaissances.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Indications bibliographiques&#13;<\/p>\n<h3>Indications bibliographiques<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\n\u2212 Afonso Alexandre, Fontana Marie-Christine et Papadopoulos Yannis, \u00abDoes Europeanisation Weaken the Left? Changing Coalitions and Veto Power in Swiss DecisionMaking Processes\u00bb, <i>Policy &amp; Politics,<\/i> 38(4), octobre 2010, p. 565-582.\u2212 NCCR Democracy, <i>Challenges to Democracy in the 21st Century: Synthesis of Research Results,<\/i> NCCR Democracy Working Paper n\u00b0 23, juin 2008, <i>www.nccr-<a href=\"http:\/\/democracy.uzh.ch\/publications\/workingpaper\/synthesis\">http:\/\/democracy.uzh.ch\/publications\/workingpaper\/synthesis<\/a>.<\/i><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les d\u00e9mocraties \u00e9tablies sont actuellement confront\u00e9es \u00e0 diff\u00e9rentes tendances qui les modifieront durablement. Le p\u00f4le de recherche national (PRN) \u00abD\u00e9mocratie\u00bb \u00e9tudie deux d\u00e9fis auxquels elle doit faire face et qui concernent sa substance m\u00eame: la mondialisation et linfluence grandissante des m\u00e9dias sur la politique. 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