{"id":151564,"date":"2010-10-01T12:00:00","date_gmt":"2010-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/10\/egger-14\/"},"modified":"2023-08-24T00:55:57","modified_gmt":"2023-08-23T22:55:57","slug":"egger-14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/10\/egger-14\/","title":{"rendered":"Les investissements directs suisses en Indon\u00e9sie et au Bangladesh"},"content":{"rendered":"<p>Swisscontact est l\u2019organisation de l\u2019\u00e9conomie suisse pour la coop\u00e9ration avec les pays en voie de d\u00e9veloppement. Cette fondation ind\u00e9pendante, cr\u00e9\u00e9e en 1959, m\u00e8ne des projets dans 25 pays avec pour but de r\u00e9duire la pauvret\u00e9. Elle soutient des entreprises, ainsi que des travailleurs souhaitant suivre une formation compl\u00e9mentaire, dans leurs initiatives et leurs efforts pour am\u00e9liorer leurs revenus et obtenir un emploi. Le type d\u2019activit\u00e9s de la fondation dans les diff\u00e9rents pays partenaires d\u00e9pend fortement des conditions qu\u2019elle y rencontre. Pour les entreprises suisses qui investissent dans ces pays, le d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9conomie locale est un facteur de succ\u00e8s d\u00e9terminant. Cet article montre, avec les deux exemples de l\u2019Indon\u00e9sie et du Bangladesh, comment l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique d\u2019entreprises suisses dans des pays en voie de d\u00e9veloppement peut trouver un appui efficace dans la coop\u00e9ration pour le d\u00e9veloppement. <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201010_10_Egger_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019Indon\u00e9sie \u00e9merge<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019\u00e9conomie la plus importante d\u2019Asie du Sud-Est pourrait conna\u00eetre en 2010 une croissance de plus de 6%. Apparemment, la crise mondiale des deux derni\u00e8res ann\u00e9es est pass\u00e9e sans dommages. Il n\u2019en a pas toujours \u00e9t\u00e9 ainsi: la crise asiatique de 1998 avait provoqu\u00e9 un recul dramatique du PIB par habitant. Le tournant d\u00e9mocratique qui s\u2019en \u00e9tait suivi n\u2019a semble-t-il port\u00e9 ses fruits qu\u2019apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es. Le pays s\u2019est stabilis\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide de l\u2019actuel pr\u00e9sident, Susilo Bambang Yudhoyono, ce qui s\u2019est r\u00e9percut\u00e9 sur les investissements directs \u00e9trangers, qui sont pass\u00e9s de 4 \u00e0 145 milliards d\u2019USD (2009). Ces chiffres sont peu impressionnants si on les compare \u00e0 ceux de la Chine, mais l\u2019Indon\u00e9sie pourra faire valoir dans les prochaines ann\u00e9es son r\u00e9servoir de main-d\u2019\u0153uvre. L\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne de ces jeunes travailleurs d\u00e9pendra essentiellement de leur formation et de leur volont\u00e9 de travailler. Swisscontact, en mettant en place dans les ann\u00e9es quatre-vingt et nonante des \u00e9coles techniques dans tout le pays, a nettement contribu\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019existent d\u00e9sormais des instituts de formation de bonne qualit\u00e9 orient\u00e9s vers la pratique. Aujourd\u2019hui encore, Swisscontact travaille souvent en partenariat avec ces \u00e9coles sur diff\u00e9rents projets, comme par exemple la mise en place, apr\u00e8s le d\u00e9sastre du tsunami, de voies de formation pour des m\u00e9tiers li\u00e9s \u00e0 la construction \u00e0 Sumatra.&#13;<\/p>\n<h2>Les relations \u00e9conomiques entre la Suisse et l\u2019Indon\u00e9sie<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe 26 novembre 2009 a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie la <i>Joint Economic and Trade Commission (JETC)<\/i>. Son but est de renforcer les relations \u00e9conomiques entre la Suisse et l\u2019Indon\u00e9sie, cette derni\u00e8re \u00e9tant ainsi hiss\u00e9e au rang de partenaire strat\u00e9gique. Les investissements directs suisses se montent pour la p\u00e9riode 20002009 \u00e0 740 millions d\u2019USD, ce qui fait de notre pays le 15e partenaire de l\u2019archipel en la mati\u00e8re. Cette somme repr\u00e9sente 120 projets d\u2019entreprises suisses les plus diverses. D\u2019autres investissements sont pr\u00e9vus: par exemple Holcim veut investir 450 millions d\u2019USD pour agrandir son usine et Novartis pr\u00e9voit d\u2019autres investissements. Tous ces projets devraient aussi impliquer \u00e0 terme un accroissement du commerce entre les deux pays. Il existe pour l\u2019instant un d\u00e9s\u00e9quilibre dans ce domaine: les exportations suisses vers l\u2019Indon\u00e9sie sont, avec 350 millions d\u2019USD, deux fois plus importantes que les importations. La Suisse exporte principalement des machines, des produits alimentaires, des produits chimiques et pharmaceutiques ainsi que des montres, et importe d\u2019Indon\u00e9sie avant tout des textiles et des denr\u00e9es agricoles. Le potentiel d\u2019importation en Suisse est, cependant, bien plus important: des mati\u00e8res premi\u00e8res indon\u00e9siennes sont aujourd\u2019hui affin\u00e9es \u00e0 Singapour avant d\u2019\u00eatre import\u00e9es en Suisse. Les n\u00e9gociations entam\u00e9es durant la visite de la pr\u00e9sidente de la Conf\u00e9d\u00e9ration, Doris Leuthard, dans le cadre de l\u2019Association europ\u00e9enne de libre-\u00e9change (AELE) ont, notamment, pour objectif de consolider le commerce direct entre les deux pays. L\u2019Indon\u00e9sie est aussi l\u2019un des sept pays prioritaires pour la coop\u00e9ration \u00e9conomique du Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco). Une partie de ces projets de coop\u00e9ration \u2013 par exemple le d\u00e9veloppement du tourisme \u00e0 Flores \u2013 est r\u00e9alis\u00e9e par le biais de Swisscontact. La fa\u00e7on dont ces projets contribuent au d\u00e9veloppement \u00e9conomique indon\u00e9sien sera pr\u00e9sent\u00e9e dans la suite de l\u2019article.&#13;<\/p>\n<h2>Bangladesh: la croissance \u00e9conomique gr\u00e2ce aux investissements directs<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe Bangladesh est l\u2019un des pays les plus pauvres de la plan\u00e8te. C\u2019est aussi, avec une population de 160 millions pour une superficie un peu plus de trois fois sup\u00e9rieure \u00e0 celle de la Suisse, l\u2019un des pays les plus dens\u00e9ment peupl\u00e9s. La majeure partie de la population vit \u00e0 la campagne et donc de l\u2019agriculture. Le secteur agricole ne suffit, cependant, pas \u00e0 fournir un emploi aux dizaines de milliers de mineurs et de jeunes adultes qui se bousculent chaque ann\u00e9e pour entrer sur le march\u00e9 du travail. L\u2019unique moyen pour eux de gagner leur vie est de migrer, dans le pays ou au-dehors. Durant les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es, de nombreux Bangladais ont trouv\u00e9 du travail dans le monde arabe (entre autres aux \u00c9mirats arabes unis), mais suite \u00e0 la crise financi\u00e8re des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, beaucoup ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s ou n\u2019ont plus \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s. Cela a provoqu\u00e9 une v\u00e9ritable vague de retours au Bangladesh. \u00c9tant donn\u00e9 cette double pression migratoire \u2013 dont la capitale Dacca a \u00e9t\u00e9 plus particuli\u00e8rement victime \u2013, il est plus important que jamais d\u2019investir afin que des emplois soient cr\u00e9\u00e9s dans l\u2019industrie.D\u2019innombrables recherches ont montr\u00e9 qu\u2019il existe une relation positive entre les investissements directs, la croissance \u00e9conomique et les r\u00e9serves de devises. De tels investissements d\u00e9pendent des conditions-cadres, en particulier de la stabilit\u00e9 du syst\u00e8me politique et de la s\u00e9curit\u00e9 juridique pour les investisseurs. Le probl\u00e8me depuis l\u2019ind\u00e9pendance du Bangladesh en 1971 est la stabilit\u00e9 politique. Celle-ci est fortement perturb\u00e9e par les violences, les manifestations et les gr\u00e8ves. Les changements r\u00e9guliers de pouvoir entre les deux grands partis ennemis produisent une instabilit\u00e9 politique permanente. L\u2019arm\u00e9e intervient de temps en temps pour mettre en place un gouvernement de technocrates neutres qui garantit pour un temps un peu de d\u00e9tente, mais cela ne r\u00e9sout pas le probl\u00e8me \u00e0 la racine et ressemble assez peu \u00e0 ce que nous nommons une d\u00e9mocratie. Actuellement, le Bangladesh dispose d\u2019un gouvernement \u00e9lu et la situation est relativement calme, mais les prochaines tensions sont d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9es.Malgr\u00e9 ces conditions difficiles, le Bangladesh affiche sans discontinuer depuis 15 ans une croissance \u00e9conomique annuelle de 5 \u00e0 6%, mais il fait toujours partie, avec un revenu par habitant de 300 USD, des pays \u00e0 bas revenus, et ne pourra vraisemblablement acc\u00e9der avant longtemps au groupe des pays \u00e0 revenus moyens. L\u2019\u00c9tat tente d\u2019attirer les investissements directs par des incitations. Depuis la modification de la loi en 1980, ceux-ci ont nettement augment\u00e9 et sont actuellement autoris\u00e9s dans presque tous les domaines, \u00e0 l\u2019exception de l\u2019armement, des chemins de fer, de l\u2019exploitation foresti\u00e8re et de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire. La crise \u00e9conomique a, toutefois, entra\u00een\u00e9 un recul des investissements dans le pays. Pour l\u2019ann\u00e9e fiscale 2009\/10, environ 590 millions d\u2019USD d\u2019investissements directs sont attendus, 80% de cette somme provenant d\u2019Arabie Saoudite. D\u2019autres investisseurs importants sont la Cor\u00e9e du Sud et la Chine. La plus grande partie de l\u2019argent va aux domaines des t\u00e9l\u00e9communications, de l\u2019\u00e9nergie et des textiles; le secteur des services a aussi pris de l\u2019importance ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Les investissements suisses sont n\u00e9gligeables et n\u2019apparaissent pas dans les statistiques.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019action de Swisscontact pour encourager l\u2019\u00e9conomie locale<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes m\u00e9thodes de travail de Swisscontact reposent sur la conviction que l\u2019initiative priv\u00e9e est le moteur du d\u00e9veloppement \u00e9conomique, lequel entra\u00eene \u00e0 son tour une r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. La relation entre croissance \u00e9conomique et r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 a \u00e9t\u00e9 maintes fois d\u00e9montr\u00e9e, mais pour que les pauvres profitent de la croissance \u00e9conomique, ils doivent pouvoir acc\u00e9der aux ressources et aux march\u00e9s. Swisscontact, par ses projets, soutient les pauvres en ce sens.Un changement de paradigme a eu lieu durant les 40 derni\u00e8res ann\u00e9es dans la coop\u00e9ration internationale pour le d\u00e9veloppement: on admet d\u00e9sormais que l\u2019initiative priv\u00e9e est un facteur important de succ\u00e8s pour les programmes de d\u00e9veloppement. Il est aujourd\u2019hui largement reconnu qu\u2019il faut encourager l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e, bien que dans la pratique cela ne se fasse pas dans tous les projets, entre autres dans ceux de bailleurs publics. Pour r\u00e9ussir, les programmes de soutien \u00e0 l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e doivent int\u00e9grer les conditions suivantes:\u2013 <i>subsidiarit\u00e9:<\/i> soutenir seulement ce que l\u2019\u00c9tat ou les priv\u00e9s ne feront pas sans aide;\u2013 <i>dialogue politique pour une politique \u00e9conomique<\/i> (niveau macro) et <i>renforcement des acteurs publics et priv\u00e9s<\/i> du d\u00e9veloppement \u00e9conomique r\u00e9gional et local (niveau interm\u00e9diaire);\u2013 <i>concentration sur les petites et moyennes entreprises (PME)<\/i> comme forme la plus flexible et la plus performante d\u2019entreprise, en particulier au regard de leur fonction d\u2019\u00e9quilibrage lors des fluctuations de l\u2019emploi;\u2013 <i>coop\u00e9ration avec l\u2019\u00e9conomie priv\u00e9e:<\/i> en Suisse et dans les pays partenaires, celle-ci n\u2019est pas seulement tol\u00e9r\u00e9e, mais souhait\u00e9e et encourag\u00e9e (partenariats public-priv\u00e9).L\u2019\u00c9tat doit avoir un r\u00f4le compl\u00e9mentaire \u00e0 celui du secteur priv\u00e9: ce dernier apporte le savoir-faire entrepreneurial et le capital \u2013 avec le risque que cela implique \u2013, et l\u2019\u00c9tat d\u00e9finit le cadre juridique et veille \u00e0 son respect. La r\u00e9alit\u00e9 dans beaucoup de pays en d\u00e9veloppement est, cependant, encore bien diff\u00e9rente. Tous les \u00c9tats ont par ailleurs mis en place des plans pour r\u00e9duire la pauvret\u00e9, sur la base d\u2019accords internationaux, et la coop\u00e9ration pour le d\u00e9veloppement s\u2019ins\u00e8re dans ce cadre.Le succ\u00e8s de ces strat\u00e9gies d\u00e9pend de la croissance \u00e9conomique, qui seule cr\u00e9e de nouvelles opportunit\u00e9s d\u2019emploi et de revenu. La croissance ne suffit, cependant, pas \u00e0 r\u00e9duire la pauvret\u00e9, il faut que la population pauvre puisse y prendre part directement. Swisscontact s\u2019est donc donn\u00e9 pour objectif de cr\u00e9er des ouvertures qui permettent aux couches pauvres de la population de profiter de la croissance \u00e9conomique et s\u2019engage dans les domaines suivants: soutien aux petites et moyennes entreprises (y c. services financiers), formation professionnelle et protection de l\u2019environnement. Des pr\u00e9cautions sont prises pour que les instruments mis en \u0153uvre soient conformes au march\u00e9 et le faussent aussi peu que possible.Swisscontact s\u2019efforce aussi d\u2019influencer les conditions-cadres au profit du d\u00e9veloppement \u00e9conomique des populations pauvres. Le dialogue politique constitue un instrument important en ce sens: il doit permettre de r\u00e9duire l\u2019emprise de l\u2019\u00c9tat sur la libert\u00e9 individuelle et mettre les mesures r\u00e9gulatrices au service d\u2019un d\u00e9veloppement \u00e9conomique b\u00e9n\u00e9fique.&#13;<\/p>\n<h2>Soutien aux PME en Indon\u00e9sie<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00abChili\u00bb est le nom que l\u2019on donne famili\u00e8rement aux PME en Indon\u00e9sie. \u00c0 l\u2019image de la petite cosse qui donne sa saveur \u00e0 tout le plat, les innombrables petites et tr\u00e8s petites entreprises sont un ingr\u00e9dient important de l\u2019\u00e9conomie indon\u00e9sienne. Artisans, boutiques, producteurs de denr\u00e9es alimentaires ou exploitations agricoles comptant une poign\u00e9e d\u2019employ\u00e9s \u2013 souvent m\u00eame un(e) seul(e) \u2013 donnent du travail et un revenu modeste \u00e0 des millions de personnes. En m\u00eame temps, nombre de ces PME se battent quotidiennement pour leur survie ou se heurtent \u00e0 des obstacles presque insurmontables qui les emp\u00eachent de se d\u00e9velopper. Beaucoup d\u2019entrepreneurs n\u2019ont pas ou peu d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, aux services financiers et aux march\u00e9s. Ils ne peuvent ni constituer des r\u00e9serves ni consolider leur affaire. Ils \u00e9voluent toujours au bord du gouffre et ne peuvent donc pas servir \u00e0 int\u00e9grer les milieux d\u00e9favoris\u00e9s \u00e0 la croissance de l\u2019\u00e9conomie indon\u00e9sienne, ce qui pourrait pourtant \u00eatre leur r\u00f4le.Avec le projet <i>Access<\/i>, Swisscontact aide les PME \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 l\u2019information, aux services financiers et \u00e0 de nouveaux march\u00e9s. L\u2019\u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision sur les PME \u00abCabe Rawit\u00bb, ce qui signifie litt\u00e9ralement \u00abpiment\u00bb et est l\u2019acronyme de \u00abCara Berpikir Rahasia Wiraswastawan\u00bb (les secrets de l\u2019esprit d\u2019entreprise), en est un instrument important. L\u2019\u00e9mission est produite par un \u00e9metteur priv\u00e9, sur suggestion de Swisscontact mais avec une direction et un financement autonomes. Afin que les petites entreprises puissent, elles aussi, obtenir des cr\u00e9dits et contracter des assurances, Access collabore avec des entreprises \u00e9trang\u00e8res sp\u00e9cialis\u00e9es. Allianz est la premi\u00e8re grande entreprise \u00e0 avoir d\u00e9couvert de cette fa\u00e7on le march\u00e9 en friche pour les assurances sp\u00e9ciales dont ont besoin les petites entreprises.L\u2019acc\u00e8s \u00e0 de nouveaux march\u00e9s pour les producteurs de divers produits alimentaires (par exemple: caf\u00e9, th\u00e9, fruits et l\u00e9gumes en conserves, noix, miel, huile v\u00e9g\u00e9tale) est obtenu par la mise en contact avec des acheteurs potentiels \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Un exemple du succ\u00e8s de cette initiative est la mise en vente de miel de for\u00eat indon\u00e9sien par un commer\u00e7ant de d\u00e9tail am\u00e9ricain. Ce ne sont, cependant, pas seulement les objectifs de vente qui b\u00e9n\u00e9ficient des contacts avec des march\u00e9s d\u2019acheteurs nationaux et internationaux. Les PME peuvent aussi prendre ainsi connaissance des standards pour leurs produits, et donc les perfectionner pour am\u00e9liorer leur offre. Le r\u00f4le des piments dans la cuisine \u00e9conomique indon\u00e9sienne d\u00e9passe donc de loin celui d\u2019un condiment: les PME sont le levain qui fait enfler le g\u00e2teau, qu\u2019elles apportent sur les tables des couches inf\u00e9rieures de la soci\u00e9t\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Une formation professionnelle pour jeunes Bangladais<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUn sondage effectu\u00e9 en 2006 indiquait que 40% des Bangladais en \u00e2ge de travailler n\u2019avaient re\u00e7u aucune \u00e9ducation scolaire. Le syst\u00e8me de formation professionnelle pour les m\u00e9tiers techniques n\u2019offre gu\u00e8re d\u2019opportunit\u00e9s aux pauvres. Seulement 3% de la population suit une formation professionnelle. Plus encore, les rares instituts de formation professionnelle n\u2019ont presque aucun contact avec l\u2019industrie. Les \u00e9tudiants ne poss\u00e8dent ainsi pas les comp\u00e9tences demand\u00e9es dans l\u2019industrie et sur le march\u00e9 du travail.Swisscontact a donc initi\u00e9 au Bangladesh un projet qui donne \u00e0 des jeunes au ch\u00f4mage ou en sous-emploi la possibilit\u00e9 d\u2019apprendre un m\u00e9tier qui soit effectivement demand\u00e9 sur le march\u00e9 du travail. Il y a l\u00e0 un effet circulaire \u00e9vident: une meilleure qualification de la main-d\u2019\u0153uvre augmente la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie du Bangladesh, ce qui en retour accro\u00eet la demande en main d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e. Swisscontact met les prestataires de formations en contact avec les repr\u00e9sentants de l\u2019industrie concern\u00e9s afin que l\u2019enseignement r\u00e9ponde aux besoins et aux exigences des employeurs. Les instituts de formation b\u00e9n\u00e9ficient aussi, dans le cadre de ce projet, de conseils pour am\u00e9liorer leur enseignement. L\u2019attention porte tout particuli\u00e8rement sur les secteurs du tourisme, de l\u2019artisanat et de la construction, de la construction navale, de l\u2019ameublement, de l\u2019industrie l\u00e9g\u00e8re, de la production de cuir et de chaussures, de la fabrication de v\u00eatements et de l\u2019automobile. Les experts et partenaires locaux du projet sont \u00e9galement attentifs, lorsqu\u2019ils d\u00e9veloppent des fili\u00e8res d\u2019apprentissage, aux besoins du grand groupe des travailleurs itin\u00e9rants. Swisscontact met, enfin, en contact instituts financiers (banques, assurances), prestataires de formations et \u00e9tudiants potentiels, afin de permettre \u00e0 un plus grand nombre de jeunes de s\u2019offrir une formation. Dans l\u2019ensemble, le d\u00e9veloppement \u00e9conomique du Bangladesh et son int\u00e9gration dans le march\u00e9 mondial prouvent que sa population est capable de surmonter la pauvret\u00e9 par ses propres forces, mais le pays a besoin, pour que davantage de personnes puissent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un revenu, d\u2019un syst\u00e8me de formation professionnelle moderne et focalis\u00e9 sur les attentes du march\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Swisscontact&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLa fondation Swisscontact a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1959 par des personnalit\u00e9s de l\u2019\u00e9conomie suisse et du monde scientifique. Elle est neutre, que ce soit au plan politique ou confessionnel. Plus de 500 collaborateurs \u00e0 l\u2019\u00e9tranger ainsi qu\u2019environ 25 personnes en Suisse \u0153uvrent pour Swisscontact. En outre, les experts du Senior Expert Corps effectuent des missions de conseil b\u00e9n\u00e9voles. La fondation est exon\u00e9r\u00e9e d\u2019imp\u00f4t et reconnue comme organisation d\u2019utilit\u00e9 publique par le Bureau central des \u0153uvres de bienfaisance (Zewo). Le syst\u00e8me de management de Swisscontact est certifi\u00e9 par l\u2019organisation internationale de contr\u00f4le SGS.Le but essentiel est d\u2019encourager le d\u00e9veloppement durable \u2013 qui concilie \u00e9conomie, social et \u00e9cologie \u2013 dans les pays b\u00e9n\u00e9ficiaires. Swisscontact cherche avant tout \u00e0 coop\u00e9rer avec des partenaires locaux, suivant le principe qui consiste \u00e0 aider les gens \u00e0 s\u2019aider eux-m\u00eames.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Swisscontact est l\u2019organisation de l\u2019\u00e9conomie suisse pour la coop\u00e9ration avec les pays en voie de d\u00e9veloppement. Cette fondation ind\u00e9pendante, cr\u00e9\u00e9e en 1959, m\u00e8ne des projets dans 25 pays avec pour but de r\u00e9duire la pauvret\u00e9. 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