{"id":151679,"date":"2010-09-01T12:00:00","date_gmt":"2010-09-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/09\/golay-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:57:25","modified_gmt":"2023-08-23T22:57:25","slug":"golay-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/09\/golay-2\/","title":{"rendered":"Le massacre quotidien de la faim: o\u00f9 est l\u2019espoir?"},"content":{"rendered":"<p>Toutes les 5 secondes, un enfant en dessous de dix ans meurt de faim. 24&nbsp;000 personnes meurent de faim ou de ses suites imm\u00e9diates chaque jour. Plus d\u2019un milliard de personnes sont gravement et en permanence sous-aliment\u00e9es. Dans le rapport o\u00f9 figurent ces chiffres, L\u2019\u00e9tat de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans le monde, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) constate que l\u2019agriculture mondiale, dans le d\u00e9veloppement actuel de ses moyens de production, pourrait nourrir normalement (avec 2700 kcal par individu et par jour) 12 milliards de personnes. Nous ne sommes que 6,7 milliards sur Terre. Conclusion: pour le massacre quotidien de la faim, il n\u2019existe aucune fatalit\u00e9. Chaque enfant qui meurt de faim est assassin\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe pr\u00e9sent article traite de la crise alimentaire qui a \u00e9clat\u00e9 en 2007 et 2008 et dont l\u2019origine est la hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires sur le march\u00e9 international, en particulier du bl\u00e9, du riz, du soja et du ma\u00efs. Celle-ci continue de frapper violemment les 2,2 milliards d\u2019\u00eatres humains pauvres (avec un revenu de moins de 2 USD par jour) des bidonvilles du monde et des campagnes o\u00f9 les r\u00e9coltes et l\u2019acc\u00e8s aux ressources productives sont insuffisants.Selon la FAO et la Banque mondiale, les prix des denr\u00e9es alimentaires ont progress\u00e9 de 40% entre mars 2007 et mars 2008 et de 130% entre janvier 2002 et juin 2008. Dans ce dernier cas, il s\u2019agit d\u2019une augmentation structurelle et historiquement exceptionnelle.L\u2019augmentation des prix sur le march\u00e9 international a entra\u00een\u00e9 une hausse de la <i>facture alimentaire<\/i>, qui a touch\u00e9 en particulier les pays d\u00e9pendants des importations alimentaires. Pour les pays les plus touch\u00e9s, cette facture a augment\u00e9 de 37% entre 2006 et 2007 et de 56% entre 2007 et 2008. Pour l\u2019Afrique, elle a augment\u00e9 de 74% entre 2007 et 2008.L\u2019augmentation des prix des denr\u00e9es alimentaires a \u00e9galement entra\u00een\u00e9 une hausse dramatique du nombre de personnes sous-aliment\u00e9es dans le monde. Depuis 2009, pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9, plus d\u2019un milliard de personnes souffrent de sous-alimentation, alors qu\u2019elles \u00e9taient 848 millions en 2006.Alors que les objectifs du Sommet mondial de l\u2019alimentation et de la D\u00e9claration du Mill\u00e9naire \u2013 visant \u00e0 r\u00e9duire de moiti\u00e9 le nombre et la proportion de personnes sous-aliment\u00e9es d\u2019ici 2015 \u2013 paraissaient difficilement atteignables avant la crise alimentaire, ils sont devenus clairement hors de port\u00e9e (voir <i>graphique 1<\/i>).&#13;<\/p>\n<h2>Les causes de la crise alimentaire<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<h2>Pourquoi les prix des denr\u00e9es alimentaires ont-ils augment\u00e9?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes causes de l\u2019augmentation des prix des denr\u00e9es alimentaires sont \u00e0 la fois structu-relles (2002\u20132008) et conjoncturelles (mars 2007\u2013mars 2008). Parmi les premi\u00e8res dominent la production d\u2019agrocarburants \u2013 responsable, selon la Banque mondiale, de 70 \u00e0 75% de l\u2019augmentation des prix entre 2002 et 2008 \u2013, la demande croissante des classes moyennes des pays \u00e9mergents en produits carn\u00e9s et laitiers et la baisse de la production alimentaire en raison des catastrophes climatiques. Le volet conjoncturel est principalement marqu\u00e9 par la sp\u00e9culation sur les prix des denr\u00e9es alimentaires et l\u2019augmentation du prix du p\u00e9trole \u00e0 la fin 2007 et pendant la premi\u00e8re partie de l\u2019ann\u00e9e 2008.&#13;<\/p>\n<h2>\u2026 ainsi que le nombre de personnes sous-aliment\u00e9es?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019augmentation des prix des denr\u00e9es alimentaires sur le march\u00e9 international n\u2019aurait pas entra\u00een\u00e9 une hausse aussi dramatique du nombre de personnes sousaliment\u00e9es si les pays les plus touch\u00e9s n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9pendants des importations alimentaires. Si ces pays avaient investi massivement dans le d\u00e9veloppement rural et l\u2019agriculture de proximit\u00e9 dans les trente derni\u00e8res ann\u00e9es, ils auraient pu substituer les importations alimentaires par des produits locaux. Dans cette situation, les petits agriculteurs auraient produit assez pour nourrir leurs familles et ils auraient eu acc\u00e8s au march\u00e9 pour revendre leurs surplus; ils auraient alors pu profiter de l\u2019augmentation des prix sur les march\u00e9s locaux, au lieu de la subir en tant que consommateurs nets de denr\u00e9es alimentaires.Cette substitution a, toutefois, \u00e9t\u00e9 rendue impossible par l\u2019imposition de programmes d\u2019ajustements structurels par le FMI et la Banque mondiale depuis les ann\u00e9es quatre-vingt, qui ont forc\u00e9 les pays du Sud \u00e0 lib\u00e9raliser leur agriculture, \u00e0 \u00e9liminer les aides aux familles paysannes et \u00e0 favoriser les cultures d\u2019exportation, sources de devises \u00e9trang\u00e8res pour rembourser la dette. Au m\u00eame moment, entre 1983 et 2006, le montant de l\u2019aide au d\u00e9veloppement allou\u00e9 \u00e0 l\u2019agriculture est pass\u00e9 de plus de 20 milliards d\u2019USD (valeur 2006) \u00e0 moins de 5 milliards.L\u2019abandon des politiques de soutien aux familles paysannes et la lib\u00e9ralisation de l\u2019agriculture impos\u00e9s par le FMI et la Banque mondiale font donc parties des principales causes de la crise alimentaire qui a \u00e9clat\u00e9 en 2008.&#13;<\/p>\n<h2>La faim structurelle<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour r\u00e9pondre de fa\u00e7on ad\u00e9quate \u00e0 la crise alimentaire, il faut comprendre les causes de la faim structurelle. Pour ce faire, il faut s\u2019attaquer \u00e0 certains mythes. Selon le premier, le manque d\u2019alimentation <i>disponible<\/i> serait la cause principale de la faim dans le monde. Ce mythe a perdur\u00e9 jusque dans les ann\u00e9es quatre-vingt, quand Amartya Sen a d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019il pouvait y avoir des famines sans baisse de la disponibilit\u00e9 alimentaire, dans des r\u00e9gions o\u00f9 certains groupes de population n\u2019avaient plus acc\u00e8s \u00e0 l\u2019alimentation alors qu\u2019elle \u00e9tait pourtant disponible. C\u2019est le cas dans la plupart des pays occidentaux, mais aussi en Am\u00e9rique latine, en Asie et en Afrique. Ainsi, comme l\u2019a expliqu\u00e9 A. Sen, si des millions de familles sont sous-aliment\u00e9es, cest parce quelles n\u2019ont pas de droits suffisants sur des ressources productives \u2013 la terre, l\u2019eau, les semences, les p\u00eaches ou la for\u00eat \u2013 ou sur un revenu ou une aide sociale qui leur permettrait d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019alimentation.Selon le deuxi\u00e8me mythe, les conflits arm\u00e9s et les catastrophes naturelles seraient les causes profondes de la sous-alimentation. Il a \u00e9t\u00e9 remis en cause par le projet des Nations Unies sur les objectifs du Mill\u00e9naire, qui a d\u00e9montr\u00e9 que 10% seulement des personnes sous-aliment\u00e9es \u00e9taient victimes d\u2019un conflit arm\u00e9 ou d\u2019une catastrophe naturelle. Comme nous avons pu le constater dans nos missions pour les Nations Unies, notamment au Niger, en \u00c9thiopie, en Inde, au Bangladesh, au Br\u00e9sil et en Bolivie, les causes profondes de la sous-alimentation ne sont pas les conflits arm\u00e9s ou les catastrophes naturelles, mais les exclusions sociales, politiques, \u00e9conomiques et culturelles et les discriminations dont sont victimes les femmes, les populations rurales, les Dalits ou les communaut\u00e9s indig\u00e8nes.&#13;<\/p>\n<h2>Les r\u00e9ponses \u00e0 la crise alimentaire<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis 2008, les r\u00e9ponses apport\u00e9es par les \u00c9tats et les organisations internationales \u00e0 la crise alimentaire sont insuffisantes et contradictoires.&#13;<\/p>\n<h2>Les \u00c9tats: entre r\u00e9actions individuelles et coordination<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nD\u00e8s le d\u00e9but de la crise alimentaire, les \u00c9tats qui en avaient les moyens ont pris diverses mesures pour am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019alimentation de leur population. Certains ont subventionn\u00e9 les denr\u00e9es alimentaires de base. D\u2019autres ont diminu\u00e9 les tarifs sur les importations ou restreint les exportations de leur production vers l\u2019\u00e9tranger. Plusieurs gouvernements ont annonc\u00e9 la relance de leurs politiques de soutien \u00e0 l\u2019agriculture et un nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne est apparu: l\u2019achat ou la location de millions d\u2019hectares de terres par des pays riches ou des compagnies priv\u00e9es, dans des \u00c9tats o\u00f9 l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e.\u00c0 partir d\u2019avril 2008, les \u00c9tats ont tent\u00e9 de d\u00e9passer la premi\u00e8re phase de r\u00e9actions individuelles pour coordonner leurs r\u00e9ponses \u00e0 la crise. Les r\u00e9unions internationales se sont alors succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Rome, Gen\u00e8ve, New York et Madrid. En juin 2008, dans la D\u00e9claration de la Conf\u00e9rence de haut niveau sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale et les d\u00e9fis du changement climatique et des bio\u00e9nergies, 42 chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement et 100 ministres ont r\u00e9affirm\u00e9 le besoin d\u2019augmenter la production locale et l\u2019aide pour l\u2019agriculture \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, tout en pr\u00f4nant la continuation des politiques existantes, y compris la lib\u00e9ralisation des \u00e9changes agricoles. En novembre 2009, dans la D\u00e9claration du Sommet mondial sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, plus de 40 chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement et plus de 70 ministres ont repris les m\u00eames propositions, en mettant l\u2019accent sur le besoin de r\u00e9investir dans l\u2019agriculture locale et la n\u00e9cessit\u00e9 de continuer \u00e0 ouvrir les march\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019\u00e9quipe sp\u00e9ciale du Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral des Nations Unies<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour coordonner les r\u00e9ponses des organisations internationales \u00e0 la crise alimentaire, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations Unies a cr\u00e9\u00e9 une \u00e9quipe sp\u00e9ciale de haut niveau, regroupant les dirigeants des agences de l\u2019ONU, des institutions financi\u00e8res internationales et de l\u2019OMC. En juillet 2008, cette \u00e9quipe a adopt\u00e9 un cadre global d\u2019action avec deux objectifs principaux: accro\u00eetre l\u2019aide alimentaire pour les personnes les plus vuln\u00e9rables et renforcer leur s\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u00e0 long terme. Malgr\u00e9 la bonne entente affich\u00e9e, les membres de l\u2019\u00e9quipe du Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral ont d\u00e9fendu des positions radicalement diff\u00e9rentes sur les voies \u00e0 suivre pour renforcer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, l\u2019OMC pr\u00f4nant une lib\u00e9ralisation croissante des \u00e9changes et la FAO la protection des droits des petits producteurs.&#13;<\/p>\n<h2>Les critiques de la soci\u00e9t\u00e9 civile<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn parall\u00e8le \u00e0 la Conf\u00e9rence de haut niveau sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale et les d\u00e9fis du changement climatique et des bio\u00e9nergies, en juin 2008, les organisations paysannes et de nombreuses ONG ont adopt\u00e9 une d\u00e9claration intitul\u00e9e \u00abThe world doesn\u00b4t need more of the same medicine\u00bb (\u00able monde n\u2019a pas besoin de subir les m\u00eames m\u00e9dicaments en dose sup\u00e9rieure\u00bb). Dans cette d\u00e9claration, elles ont critiqu\u00e9 le fait que plusieurs solutions propos\u00e9es, comme la lib\u00e9ralisation du commerce ou la coop\u00e9ration avec des entreprises motiv\u00e9es par la maximisation du profit, avaient \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la crise alimentaire. \u00c0 la place, elles ont d\u00e9fendu le droit \u00e0 l\u2019alimentation et la reconnaissance des droits dont doivent jouir les familles paysannes. En juin 2008, La Via Campesina, qui regroupe plus de 140 organisations paysannes dans pr\u00e8s de 70 pays et repr\u00e9sente plus de 200 millions de personnes, a adopt\u00e9 la <i>D\u00e9claration des droits des paysannes et des paysans<\/i>, avant de la pr\u00e9senter comme une solution pour r\u00e9pondre \u00e0 la crise alimentaire aux Nations Unies.&#13;<\/p>\n<h2>Le droit \u00e0 l\u2019alimentation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe droit \u00e0 l\u2019alimentation est un droit humain fondamental, qui a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois dans la D\u00e9claration universelle des droits de l\u2019homme le 10 d\u00e9cembre 1948. Dans les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es, il a fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9veloppement consid\u00e9rable aux Nations Unies, qui a culmin\u00e9 avec l\u2019adoption des <i>directives volontaires sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation<\/i> en novembre 2004. Ces derni\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 par les \u00c9tats membres de la FAO. Elles pr\u00e9voient de nombreuses mesures que les \u00c9tats doivent prendre pour garantir l\u2019acc\u00e8s des plus vuln\u00e9rables aux ressources productives et \u00e0 un revenu suffisant.Depuis l\u2019\u00e9clatement de la crise alimentaire, le Conseil des droits de l\u2019homme et le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral des Nations Unies ont rappel\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de baser la lutte contre la faim et les r\u00e9ponses \u00e0 la crise alimentaire sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation. Celui-ci est d\u00e9fini comme un acc\u00e8s r\u00e9gulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d\u2019achats mon\u00e9taires, \u00e0 une nourriture quantitativement et qualitativement ad\u00e9quate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, qui doit assurer une vie psychique et physique, individuelle et collective, libre d\u2019angoisse, satisfaisante et digne.\u00c0 l\u2019issue de sa session sp\u00e9ciale sur la crise alimentaire du 22 mai 2008, le Conseil des droits de l\u2019homme a adopt\u00e9 une r\u00e9solution \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9, dans laquelle il a appel\u00e9 les \u00c9tats et les organisations internationales \u00e0 \u00abpasser au crible toute politique ou mesure qui pourrait avoir des effets n\u00e9gatifs sur la r\u00e9alisation du droit \u00e0 l\u2019alimentation, en particulier du droit qu\u2019a toute personne d\u2019\u00eatre \u00e0 l\u2019abri de la faim, avant d\u2019adopter d\u00e9finitivement cette politique ou mesure\u00bb. En vertu de cette r\u00e9solution, la production d\u2019agrocarburants, la sp\u00e9culation sur les produits alimentaires et la lib\u00e9ralisation de l\u2019agriculture devraient \u00eatre revues en fonction de leur impact sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation.Le massacre quotidien de la faim de millions d\u2019\u00eatres humains a lieu dans une normalit\u00e9 glac\u00e9e et sur une plan\u00e8te qui regorge de richesses. Il constitue le scandale majeur de notre temps.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abNombre de personnes souffrant de sous-alimentation\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: R\u00e9f\u00e9rences&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u2013 Jean Ziegler, <i>La Haine de l\u2019Occident,<\/i> Paris, Livre de Poche, 2010.\u2013 Christophe Golay, \u00abCrise et s\u00e9curit\u00e9 alimentaires: vers un nouvel ordre alimentaire mondial?\u00bb, <i>Revue internationale de politique de d\u00e9veloppement,<\/i> Gen\u00e8ve, IHEID, vol. 1, 2010. Internet: <i>http:\/\/ <a href=\"http:\/\/poldev.revues.org\/133\">http:\/\/poldev.revues.org\/133<\/a>.\u2013 Christophe Golay, Droit \u00e0 l\u2019alimentation et acc\u00e8s \u00e0 la justice: exemples au niveau national, r\u00e9gional et international, Rome, FAO, 2009. Internet: <a href=\"http:\/\/www.fao.org\/\">http:\/\/www.fao.org\/<\/a> righttofood\/publi_en.htm.\u2013 FAO, L\u2019\u00e9tat de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans le monde 2009: crises \u00e9conomiques \u2013 r\u00e9percussions et enseignements, Rome, FAO, 2009.\u2013 Internet: <a href=\"http:\/\/www.righttofood.org\">http:\/\/www.righttofood.org<\/a&gt;; <a href=\"http:\/\/www.fao.org\/righttofood\">http:\/\/www.fao.org\/righttofood<\/a>.<\/i><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toutes les 5 secondes, un enfant en dessous de dix ans meurt de faim. 24&nbsp;000 personnes meurent de faim ou de ses suites imm\u00e9diates chaque jour. Plus d\u2019un milliard de personnes sont gravement et en permanence sous-aliment\u00e9es. Dans le rapport o\u00f9 figurent ces chiffres, L\u2019\u00e9tat de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans le monde, l\u2019Organisation des Nations Unies [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3489,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[106],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3489,"seco_co_author":[3490,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Forscher an der ADH, Gastdozent am Graduate Institute, ehemaliger Berater des Sonderberichterstatters der UNO zum Recht auf Nahrung, Genf","seco_author_post_occupation_fr":"Charg\u00e9 de recherche \u00e0 l\u2019ADH, Gen\u00e8ve, et charg\u00e9 d\u2019enseignement invit\u00e9 \u00e0 IHEID, ancien conseiller du Rapporteur sp\u00e9cial de l\u2019ONU sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":3490,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Vize-Pr\u00e4sident des Human Rights Council\u2019s Advisory Committee der UNO, ehemaliger Sonderberichterstatter der UNO zum Recht auf Nahrung, Genf","seco_co_author_post_occupation_fr":"Vice-pr\u00e9sident du Comit\u00e9 consultatif du Conseil des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU, ancien Rapporteur sp\u00e9cial de l\u2019ONU sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation"}],"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":151682,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8442","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/559e398297ff1"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151679"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3489"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=151679"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151679\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189496,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151679\/revisions\/189496"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/0"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3490"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3489"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=151679"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=151679"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=151679"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=151679"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=151679"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=151679"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}