{"id":151684,"date":"2010-09-01T12:00:00","date_gmt":"2010-09-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/09\/harder-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:56:53","modified_gmt":"2023-08-23T22:56:53","slug":"harder-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/09\/harder-2\/","title":{"rendered":"La contribution de la Suisse \u00e0 un syst\u00e8me alimentaire mondial durable"},"content":{"rendered":"<p>Suite \u00e0 la mont\u00e9e en fl\u00e8che des prix des c\u00e9r\u00e9ales, des ol\u00e9agineux et des produits laitiers en 2007 et 2008, les questions li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire sont devenues un th\u00e8me d\u2019actualit\u00e9 majeur \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. La communaut\u00e9 internationale est unanimement d\u2019avis que des efforts consid\u00e9rables devront \u00eatre fournis si l\u2019on veut assurer durablement une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e \u00e0 une population mondiale croissante. Entre-temps, diverses initiatives ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es au niveau international sous l\u2019\u00e9gide de l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) afin de renforcer les investissements dans le secteur agricole, qui a longtemps \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9. La Suisse soutient ces efforts, s\u2019engage pour des conditions-cadres internationales \u00e9quitables et promeut, dans le pays, une production \u00e0 la fois durable et adapt\u00e9e au march\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn 2007 et 2008, le prix des denr\u00e9es alimentaires de base \u2013 telles que le bl\u00e9, le riz, l\u2019huile et le lait \u2013 a fortement augment\u00e9 sur le march\u00e9 mondial en peu de temps. Cela \u00e9tait tout-\u00e0-fait inhabituel dans la mesure o\u00f9 de nombreux produits \u00e9taient touch\u00e9s par des hausses hors du commun, atteignant 200 \u00e0 300%. La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est tout d\u2019un coup redevenue un sujet d\u2019actualit\u00e9 suscitant un large d\u00e9bat.En 2009, les prix sont retomb\u00e9s aussi rapidement qu\u2019ils \u00e9taient mont\u00e9s, en raison de r\u00e9coltes abondantes, d\u2019une demande faiblissant avec la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique \u2013 notamment dans le domaine des produits laitiers \u2013 et de la baisse des prix du p\u00e9trole. Cependant, l\u2019indice publi\u00e9 par la FAO (voir <i>graphique 1<\/i>) montre que si les prix sont bien redescendus, ils demeurent sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux de la p\u00e9riode de r\u00e9f\u00e9rence 2002\/04. Il en va de m\u00eame pour l\u2019indice des prix alimentaires. Les denr\u00e9es alimentaires de base ont ainsi rench\u00e9ri \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Lexemple du sucre montre, en outre, que des variations de prix peuvent survenir \u00e0 tout moment.&#13;<\/p>\n<h2>La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au centre des initiatives internationales<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde est pass\u00e9 de quelque 870 millions en 2004\u20132006 \u00e0 plus d\u2019un milliard actuellement. Cette progression est largement le fait de la flamb\u00e9e des prix des denr\u00e9es alimentaires dans les ann\u00e9es 2007\u20132008 ainsi que de la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique mondiale. Cette \u00e9volution pr\u00e9occupante, encore aggrav\u00e9e par des probl\u00e8mes tels que le changement climatique, la p\u00e9nurie croissante de ressources naturelles et les modifications des habitudes alimentaires, compromet la r\u00e9alisation du premier objectif du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD 1) visant \u00e0 r\u00e9duire de moiti\u00e9, entre 2000 et 2015, la proportion de la population souffrant de la faim. Elle a mis en \u00e9vidence le besoin, apr\u00e8s de longues ann\u00e9es de d\u00e9sengagement, d\u2019investir davantage dans l\u2019agriculture, le d\u00e9veloppement rural et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une action plus coordonn\u00e9e, coh\u00e9rente et efficace de la communaut\u00e9 internationale s\u2019est impos\u00e9e pour faire face \u00e0 la d\u00e9gradation de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale. Diverses initiatives ont donc \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es dans ce but durant les deux derni\u00e8res ann\u00e9es (voir <i>encadr\u00e9 1<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn 2008, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Organisation des Nations Unies a mis en place une \u00e9quipe sp\u00e9ciale de haut niveau sur la crise mondiale de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Elle est charg\u00e9e de coordonner l\u2019action des agences multilat\u00e9rales de d\u00e9veloppement au niveau national \u00e0 travers un cadre d\u2019action global. Ce dernier, \u00e9labor\u00e9 en juillet 2008, pr\u00e9sente un plan d\u2019action prioritaire pour r\u00e9pondre aux besoins imm\u00e9diats des populations vuln\u00e9rables et faire face aux facteurs structurels qui ont conduit \u00e0 la crise alimentaire. Il fait l\u2019objet d\u2019une actualisation en 2010 afin de l\u2019adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui et de tenir compte de la gamme compl\u00e8te des mesures requises pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour tous.En 2008, le Conseil des droits de l\u2019homme a organis\u00e9 une session sp\u00e9ciale consacr\u00e9e aux effets de la crise alimentaire sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation. Depuis lors, le rapporteur sp\u00e9cial sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation accorde une attention particuli\u00e8re \u00e0 cette question dans ses rapports annuels au Conseil des droits de l\u2019homme et \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale.Le G8, avec le soutien d\u2019un certain nombre de pays et d\u2019organisations internationales, a lanc\u00e9 en 2009 l\u2019Initiative de L\u2019Aquila pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Un des objectifs principaux est de mobiliser 20 milliards d\u2019USD sur trois ans en faveur de l\u2019aide \u00e0 l\u2019agriculture et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.Des moyens additionnels ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s par les institutions financi\u00e8res internationales \u2013 groupe de la Banque mondiale, banques r\u00e9gionales de d\u00e9veloppement, Fonds international pour le d\u00e9veloppement agricole (Fida) \u2013 en faveur du soutien \u00e0 l\u2019agriculture paysanne dans les pays en d\u00e9veloppement. \u00c0 titre d\u2019exemple, un nouveau fonds fiduciaire multi-donateurs <i>(le Programme mondial pour l\u2019agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire)<\/i> a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 en avril 2010. G\u00e9r\u00e9 par la Banque mondiale, il financera des appuis suppl\u00e9mentaires au secteur agricole en vue de l\u2019am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et des revenus dans les pays les moins avanc\u00e9s.Le Comit\u00e9 de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale (CSA) de la FAO a fait l\u2019objet d\u2019une premi\u00e8re r\u00e9forme adopt\u00e9e en novembre 2009, visant \u00e0 faire de cet organe un \u00e9l\u00e9ment central du Partenariat mondial pour l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition promu dans le cadre de la D\u00e9claration de Rome. Dans ce contexte, il est pr\u00e9vu de mettre en place, en 2010, un groupe d\u2019experts de haut niveau sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition, qui devra \u0153uvrer comme pilier scientifique du CSA.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n). Le Sommet mondial sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, organis\u00e9 par la FAO en novembre 2009 \u00e0 Rome, s\u2019est inscrit dans le contexte g\u00e9n\u00e9ral des initiatives lanc\u00e9es par la communaut\u00e9 internationale. Il s\u2019est conclu par l\u2019adoption d\u2019une d\u00e9claration commune. Celle-ci promeut un partenariat mondial pour l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition et fixe plusieurs objectifs strat\u00e9giques. Pour les atteindre, les engagements et actions gouvernementales devront se fonder sur les <i>cinq principes de Rome pour une s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale durable,<\/i> consistant \u00e0:\u2013 investir dans des plans pris en charge par les pays concern\u00e9s, les ressources \u00e9tant affect\u00e9es \u00e0 des programmes et des partenariats bien con\u00e7us et ax\u00e9s sur les r\u00e9sultats;\u2013 stimuler une coordination strat\u00e9gique \u00e0 tous les niveaux pour am\u00e9liorer la gouvernance, favoriser une meilleure allocation des ressources et \u00e9viter les chevauchements;\u2013 adopter une approche de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire comprenant \u00e0 la fois des mesures d\u2019urgence \u00e0 court terme et des programmes de d\u00e9veloppement \u00e0 long terme;\u2013 \u0153uvrer en vue d\u2019am\u00e9liorer l\u2019efficience, la coordination et l\u2019efficacit\u00e9 des institutions multilat\u00e9rales;\u2013 garantir par tous les partenaires un engagement soutenu et substantiel \u00e0 l\u2019investissement dans l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition.La Suisse soutient activement les efforts visant \u00e0 renforcer la gouvernance internationale en mati\u00e8re d\u2019agriculture et de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Elle estime n\u00e9cessaire que la communaut\u00e9 internationale r\u00e9ponde aux d\u00e9fis globaux par un financement coordonn\u00e9, coh\u00e9rent et appropri\u00e9. Notre pays prend part activement au processus qui doit renouveler la FAO en la r\u00e9formant et en \u00e9tablissant un partenariat global pour l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition. La Suisse plaide aussi pour une approche fond\u00e9e sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation, sur l\u2019am\u00e9lioration des capacit\u00e9s de r\u00e9action aux urgences, sur l\u2019augmentation des investissements dans l\u2019agriculture en recourant notamment \u00e0 des moyens de financement innovateurs tels que les partenariats public-priv\u00e9, ainsi que sur le besoin d\u2019augmenter la production et la productivit\u00e9 agricoles sur une base durable.&#13;<\/p>\n<h2>La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est aussi un sujet d\u2019actualit\u00e9 en Suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa crise alimentaire survenue au printemps 2008 a suscit\u00e9 de nombreuses interventions parlementaires portant sur la s\u00e9curit\u00e9 et la souverainet\u00e9 alimentaires, notamment le postulat Stadler <i>Crise alimentaire et p\u00e9nurie de mati\u00e8res premi\u00e8res et de ressources<\/i>&#13;<br \/>\nCE 08.3270., demandant un rapport sur ce sujet. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a accept\u00e9 ce postulat et a adopt\u00e9 le rapport correspondant en ao\u00fbt 2009.La consommation de denr\u00e9es alimentaires, exprim\u00e9es en joules, s\u2019\u00e9l\u00e8ve actuellement en Suisse \u00e0 quelque 39&nbsp;000 t\u00e9rajoules. La production suisse \u00e9quivaut \u00e0 environ 24&nbsp;000 t\u00e9rajoules. En d\u2019autres termes, la Suisse pr\u00e9sente un taux brut d\u2019auto-approvisionnement de quelque 60%. Ce dernier inclut les produits d\u2019origine animale obtenus \u00e0 base d\u2019aliments pour animaux import\u00e9s, \u00e0 l\u2019inverse du taux net, lequel avoisine 55%. L\u2019alimentation de la population suisse \u2013 autrement dit sa s\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u2013 d\u00e9pend donc \u00e9galement des importations.Le rapport du Conseil f\u00e9d\u00e9ral r\u00e9dig\u00e9 en r\u00e9ponse au postulat Stadler pr\u00e9sente deux champs d\u2019action prioritaires pour assurer \u00e0 long terme l\u2019approvisionnement de la population suisse en denr\u00e9es alimentaires dans un monde qui se caract\u00e9rise par la rar\u00e9faction des mati\u00e8res premi\u00e8res et des ressources:1. L\u2019engagement international qui porte notamment sur l\u2019\u00e9laboration de r\u00e8gles \u00e9quitables dans le commerce et sur la promotion de la transparence vis-\u00e0-vis des consommateurs. La coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement doit appuyer son soutien \u00e0 l\u2019agriculture et promouvoir l\u2019utilisation durable des ressources naturelles.2. Le pays doit, quant \u00e0 lui, offrir des conditions-cadres permettant une production agricole durable reposant sur une utilisation optimale des ressources.&#13;<\/p>\n<h2>Soutenir la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire dans le domaine international<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans le cadre de la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement, la Suisse soutient depuis longtemps le commerce des produits agricoles issus d\u2019une production durable, la diversification \u00e9conomique, les infrastructures d\u2019approvisionnement efficaces, la transformation des mati\u00e8res premi\u00e8res agricoles \u00e9conome en ressources, ainsi que les transferts de technologie n\u00e9cessaires et l\u2019\u00e9laboration de conditions-cadres politiques ad\u00e9quates dans ces domaines.Les pr\u00e9f\u00e9rences douani\u00e8res unilat\u00e9rales permettent aux pays en d\u00e9veloppement d\u2019acc\u00e9der plus facilement au march\u00e9 suisse. C\u2019est ainsi que les produits agricoles provenant des pays en d\u00e9veloppement les plus pauvres sont exempts de douane. Le portail d\u2019information <i><a href=\"http:\/\/www.exporttoswitzerland.com\">http:\/\/www.exporttoswitzerland.com<\/a><\/i> permet aux producteurs des pays en d\u00e9veloppement de prendre connaissance des dispositions r\u00e9gissant les importations en Suisse. Les informations concernent tant les all\u00e9gements tarifaires que les dispositions techniques qui doivent \u00eatre respect\u00e9es lors de l\u2019importation de marchandises.Le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco) aide les producteurs \u00e0 remplir les normes techniques et standards internationaux pour am\u00e9liorer les possibilit\u00e9s d\u2019exportation de leurs produits et mieux les int\u00e9grer dans les cha\u00eenes internationales de valeur ajout\u00e9e. Des programmes destin\u00e9s \u00e0 aider les autorit\u00e9s locales des pays partenaires \u00e0 appliquer les crit\u00e8res de qualit\u00e9 et normes prescrits ont \u00e9t\u00e9 mis sur pied en collaboration avec l\u2019Organisation des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement industriel (Onudi). Pour exporter sur les march\u00e9s des pays industrialis\u00e9s, il ne faut pas seulement satisfaire \u00e0 des normes purement techniques, il faut aussi respecter d\u2019autres exigences minimales de qualit\u00e9. Dans le domaine agricole, il s\u2019agit avant tout des \u00abbonnes pratiques agricoles\u00bb et des normes de gestion.La Suisse s\u2019engage pour que l\u2019OMC \u00e9labore des conditions-cadres favorables \u00e0 l\u2019application de normes et de labels clairs et transparents, cr\u00e9\u00e9s et adopt\u00e9s au cours d\u2019une proc\u00e9dure largement \u00e9tay\u00e9e regroupant tous les protagonistes. Pour promouvoir le commerce, la Conf\u00e9d\u00e9ration soutient concr\u00e8tement des projets de d\u00e9veloppement et d\u2019application de normes de durabilit\u00e9 par le biais de processus multipartites, dans le commerce de mati\u00e8res premi\u00e8res agricoles essentielles telles que le caf\u00e9, les bois tropicaux, le soja, le coton et les biocarburants. Sont \u00e9galement inclus les d\u00e9riv\u00e9s de la production biologique distribu\u00e9s dans le cadre du commerce \u00e9quitable.\u00c9tant donn\u00e9 la d\u00e9t\u00e9rioration de la situation alimentaire dans les pays en d\u00e9veloppement, la Direction du d\u00e9veloppement et de la coop\u00e9ration (DDC) a initi\u00e9 en octobre 2008 le Programme global S\u00e9curit\u00e9 alimentaire (PGSA): son objectif principal est de contribuer \u00e0 la r\u00e9ussite de la politique men\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, en soutenant les initiatives, processus et acteurs concern\u00e9s aux niveaux tant multilat\u00e9ral que r\u00e9gional et national.De nombreuses organisations multilat\u00e9rales exercent des activit\u00e9s dans des domaines qui concernent de pr\u00e8s ou de loin la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. En font partie la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM), le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (Cgiar), le Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement (Pnud), le Fonds international de d\u00e9veloppement agricole (Fida), le Fonds des Nations unies pour l\u2019enfance (Unicef), la Banque mondiale et les banques r\u00e9gionales de d\u00e9veloppement. Les organisations non gouvernementales (ONG) suisses engag\u00e9es dans l\u2019aide au d\u00e9veloppement accomplissent depuis longtemps un travail de fond dans la lutte contre la faim.La compatibilit\u00e9 \u00e9cologique et sociale de la production des biocarburants, notamment la garantie de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, est une exigence fondamentale. En mettant en vigueur la loi et l\u2019ordonnance sur l\u2019imposition des huiles min\u00e9rales en 2008 ainsi que l\u2019ordonnance sur l\u2019\u00e9cobilan des carburants du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019environnement, des transports, de l\u2019\u00e9nergie et de la communication (Detec) en avril 2009, la Suisse a \u00e9t\u00e9 le premier pays \u00e0 subordonner la promotion de carburants biog\u00e8nes \u00e0 des crit\u00e8res \u00e9cologiques et sociaux. Elle entend poursuivre ses efforts dans cette voie et conforter son r\u00f4le de pr\u00e9curseur au niveau international. Elle veut harmoniser ses r\u00e9glementations concernant la durabilit\u00e9 avec celles de l\u2019UE tout en maintenant les fortes exigences en mati\u00e8re de qualit\u00e9 que lui impose sa l\u00e9gislation; elle veut \u00e9galement continuer \u00e0 contribuer activement \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement de normes internationalement reconnues et \u00e0 leur convergence.&#13;<\/p>\n<h2>Renforcer l\u2019agriculture suisse dans l\u2019environnement mondial<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn Suisse, les buts de l\u2019agriculture sont d\u00e9finis \u00e0 l\u2019art. 104 de la Constitution f\u00e9d\u00e9rale: \u00abla Conf\u00e9d\u00e9ration veille \u00e0 ce que l\u2019agriculture, par une production r\u00e9pondant \u00e0 la fois aux exigences du d\u00e9veloppement durable et \u00e0 celles du march\u00e9, contribue substantiellement:a) \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019approvisionnement de la population;b) \u00e0 la conservation des ressources naturelles et \u00e0 l\u2019entretien du paysage rural;c) \u00e0 l\u2019occupation d\u00e9centralis\u00e9e du territoire.\u00bbLa multifonctionnalit\u00e9 de l\u2019agriculture joue un r\u00f4le important dans notre pays. Au-del\u00e0 de la production de denr\u00e9es contribuant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, le secteur primaire doit ainsi \u00e9conomiser les ressources naturelles, entretenir le paysage rural et participer par ses activit\u00e9s \u00e0 l\u2019attrait de l\u2019espace rural. Il est en outre capital que le d\u00e9veloppement soit durable, ce qui requiert \u00e0 la fois un effort de la part des agriculteurs pour am\u00e9liorer la comp\u00e9titivit\u00e9 et une aide de l\u2019\u00c9tat sous la forme de paiements directs r\u00e9tribuant les prestations d\u2019int\u00e9r\u00eat public, notamment \u00e9cologiques, qui ne sont pas r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es par le march\u00e9.Durant les deux derni\u00e8res ann\u00e9es, la production nationale a pris davantage de place dans la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Les deux Conseils ont ainsi approuv\u00e9 la motion d\u2019Erich von Siebenthal&#13;<br \/>\nCE 08.3194., qui demande un taux d\u2019auto-approvisionnement d\u2019au moins 60%. Il en va de m\u00eame pour l\u2019initiative parlementaire de Jacques Bourgeois&#13;<br \/>\nCE 08.457., visant \u00e0 inscrire la notion de souverainet\u00e9 alimentaire (voir <i>encadr\u00e9 3<\/i>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSelon la FAO, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire existe lorsque \u00ables \u00eatres humains ont en tout temps acc\u00e8s \u00e0 une alimentation suffisante et \u00e9quilibr\u00e9e pour mener une vie saine et active\u00bb. Cette d\u00e9finition repr\u00e9sente pour de nombreux gouvernements un objectif politique officiel.La notion de <i>souverainet\u00e9 alimentaire<\/i> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par le mouvement mondial de petits paysans La Via Campesina et utilis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1996. Elle n\u2019est, toutefois, toujours pas clairement d\u00e9finie ni reconnue au plan international. Dans le rapport concernant le postulat Stadler, elle est d\u00e9crite comme suit: \u00abLa souverainet\u00e9 alimentaire d\u00e9signe le droit, pour un peuple, un pays ou un groupe de pays, de d\u00e9finir lui-m\u00eame sa politique agricole et alimentaire ou de d\u00e9terminer lui-m\u00eame comment les denr\u00e9es alimentaires doivent \u00eatre produites, et le droit \u00e0 l\u2019approvisionnement en denr\u00e9es alimentaires produites dans le pays, pour autant que les accords internationaux qu\u2019il a pass\u00e9s soient respect\u00e9s.\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n) dans la loi sur l\u2019agriculture. Les deux interventions ont pour objectif de renforcer la position de l\u2019agriculture suisse vis-\u00e0-vis des d\u00e9fis mondiaux que posent la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.Il est pr\u00e9vu de prendre en consid\u00e9ration les exigences formul\u00e9es par ces deux intervenants dans le cadre de la prochaine \u00e9tape du d\u00e9veloppement de la politique agricole (PA 2014\/17). D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les questions li\u00e9es \u00e0 un syst\u00e8me alimentaire mondial durable ont une grande importance dans la conception de la politique agricole suisse. Il s\u2019agit, d\u2019une part, de mettre en place des conditions-cadres permettant une utilisation optimale du potentiel de production disponible en Suisse et, d\u2019autre part, de promouvoir les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour aboutir \u00e0 un syst\u00e8me alimentaire mondial durable.Le d\u00e9veloppement des conditions-cadres doit notamment permettre \u00e0 l\u2019agriculture suisse d\u2019utiliser dans toute la mesure du possible le potentiel naturel disponible pour la production de denr\u00e9es alimentaires. \u00c0 cet \u00e9gard, les incitations doivent \u00eatre con\u00e7ues de telle mani\u00e8re que l\u2019intensit\u00e9 de la production soit adapt\u00e9e au site et que la capacit\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes soit respect\u00e9e. Les am\u00e9liorations n\u00e9cessaires dans le domaine \u00e9cologique doivent notamment passer par une augmentation de l\u2019efficience des ressources. En outre, le secteur agroalimentaire doit encore am\u00e9liorer la valeur ajout\u00e9e par une strat\u00e9gie de qualit\u00e9 coh\u00e9rente et par l\u2019utilisation des potentiels de r\u00e9duction des co\u00fbts. Pour que les am\u00e9liorations dans les domaines de la production, de la transformation et de la distribution produisent un effet maximal, elles doivent aller de pair avec un mode de consommation plus soucieux de la durabilit\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe cas \u00e9ch\u00e9ant, l\u2019aboutissement des n\u00e9gociations men\u00e9es au sein de l\u2019OMC ou la conclusion de l\u2019accord entre la Suisse et l\u2019UE dans les domaines de l\u2019agroalimentaire et de la sant\u00e9, qui est n\u00e9goci\u00e9 en ce moment, feront que le secteur agroalimentaire suisse ressentira davantage encore l\u2019influence du commerce international des produits agricoles. Cette interd\u00e9pendance croissante fait que la Suisse doit continuer \u00e0 s\u2019engager activement au niveau international dans les efforts destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9velopper les conditions-cadres indispensables \u00e0 une agriculture durable.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00ab\u00c9volution des prix \u00e0 la production de diff\u00e9rentes denr\u00e9es agricoles\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Les principales initiatives visant \u00e0 am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEn 2008, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Organisation des Nations Unies a mis en place une \u00e9quipe sp\u00e9ciale de haut niveau sur la crise mondiale de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Elle est charg\u00e9e de coordonner l\u2019action des agences multilat\u00e9rales de d\u00e9veloppement au niveau national \u00e0 travers un cadre d\u2019action global. Ce dernier, \u00e9labor\u00e9 en juillet 2008, pr\u00e9sente un plan d\u2019action prioritaire pour r\u00e9pondre aux besoins imm\u00e9diats des populations vuln\u00e9rables et faire face aux facteurs structurels qui ont conduit \u00e0 la crise alimentaire. Il fait l\u2019objet d\u2019une actualisation en 2010 afin de l\u2019adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui et de tenir compte de la gamme compl\u00e8te des mesures requises pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour tous.En 2008, le Conseil des droits de l\u2019homme a organis\u00e9 une session sp\u00e9ciale consacr\u00e9e aux effets de la crise alimentaire sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation. Depuis lors, le rapporteur sp\u00e9cial sur le droit \u00e0 l\u2019alimentation accorde une attention particuli\u00e8re \u00e0 cette question dans ses rapports annuels au Conseil des droits de l\u2019homme et \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale.Le G8, avec le soutien d\u2019un certain nombre de pays et d\u2019organisations internationales, a lanc\u00e9 en 2009 l\u2019Initiative de L\u2019Aquila pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Un des objectifs principaux est de mobiliser 20 milliards d\u2019USD sur trois ans en faveur de l\u2019aide \u00e0 l\u2019agriculture et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.Des moyens additionnels ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s par les institutions financi\u00e8res internationales \u2013 groupe de la Banque mondiale, banques r\u00e9gionales de d\u00e9veloppement, Fonds international pour le d\u00e9veloppement agricole (Fida) \u2013 en faveur du soutien \u00e0 l\u2019agriculture paysanne dans les pays en d\u00e9veloppement. \u00c0 titre d\u2019exemple, un nouveau fonds fiduciaire multi-donateurs <i>(le Programme mondial pour l\u2019agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire)<\/i> a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 en avril 2010. G\u00e9r\u00e9 par la Banque mondiale, il financera des appuis suppl\u00e9mentaires au secteur agricole en vue de l\u2019am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et des revenus dans les pays les moins avanc\u00e9s.Le Comit\u00e9 de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire mondiale (CSA) de la FAO a fait l\u2019objet d\u2019une premi\u00e8re r\u00e9forme adopt\u00e9e en novembre 2009, visant \u00e0 faire de cet organe un \u00e9l\u00e9ment central du Partenariat mondial pour l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition promu dans le cadre de la D\u00e9claration de Rome. Dans ce contexte, il est pr\u00e9vu de mettre en place, en 2010, un groupe d\u2019experts de haut niveau sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition, qui devra \u0153uvrer comme pilier scientifique du CSA.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Les engagements suisses et les principes de Rome&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nUne r\u00e9flexion conjointe men\u00e9e en 2010 par le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019\u00e9conomie (DFE) et le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des affaires \u00e9trang\u00e8res (DFAE) a montr\u00e9 que les mesures et actions prises par notre pays sont dans l\u2019ensemble ad\u00e9quates au regard des principes de la D\u00e9claration de Rome. Cela \u00e9tant, l\u2019analyse a d\u00e9montr\u00e9 que la Suisse dispose d\u2019une marge lui permettant de s\u2019engager et de se positionner avec davantage de force \u00e0 l\u2019\u00e9chelon international. Il est \u00e9galement possible de renforcer la coordination interne dans les domaines suivants:\u2013 gouvernance internationale en mati\u00e8re d\u2019agriculture et de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire;\u2013 relation entre la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la gestion des ressources naturelles;\u2013 promotion des investissements du secteur priv\u00e9 en faveur d\u2019une agriculture durable;\u2013 implication de la recherche agricole suisse dans la lutte contre l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire.La Suisse veut renforcer son implication dans ces quatre domaines. Elle entend \u00e0 cet effet mobiliser, en les f\u00e9d\u00e9rant, les capacit\u00e9s et savoirs de l\u2019ensemble des parties prenantes (administration publique, soci\u00e9t\u00e9 civile, secteur priv\u00e9 et institutions de recherche). La coh\u00e9rence entre les diff\u00e9rentes politiques sectorielles est \u00e9galement importante pour une action efficace \u00e0 tous les niveaux.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: S\u00e9curit\u00e9 et souverainet\u00e9 alimentaire&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSelon la FAO, la <i>s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/i> existe lorsque \u00ables \u00eatres humains ont en tout temps acc\u00e8s \u00e0 une alimentation suffisante et \u00e9quilibr\u00e9e pour mener une vie saine et active\u00bb. Cette d\u00e9finition repr\u00e9sente pour de nombreux gouvernements un objectif politique officiel.La notion de <i>souverainet\u00e9 alimentaire<\/i> a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par le mouvement mondial de petits paysans La Via Campesina et utilis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en 1996. Elle n\u2019est, toutefois, toujours pas clairement d\u00e9finie ni reconnue au plan international. Dans le rapport concernant le postulat Stadler, elle est d\u00e9crite comme suit: \u00abLa souverainet\u00e9 alimentaire d\u00e9signe le droit, pour un peuple, un pays ou un groupe de pays, de d\u00e9finir lui-m\u00eame sa politique agricole et alimentaire ou de d\u00e9terminer lui-m\u00eame comment les denr\u00e9es alimentaires doivent \u00eatre produites, et le droit \u00e0 l\u2019approvisionnement en denr\u00e9es alimentaires produites dans le pays, pour autant que les accords internationaux qu\u2019il a pass\u00e9s soient respect\u00e9s.\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 4: Choix bibliographique&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u2013 OCDE, FAO, <i>Perspectives agricoles 2010\u20132019<\/i>, Rome, juin 2010.\u2013 <i>Crise alimentaire et p\u00e9nurie de mati\u00e8res premi\u00e8res et de ressources<\/i>, rapport du Conseil f\u00e9d\u00e9ral en r\u00e9ponse au postulat Stadler du 29 mai 2008 (08.3270), Berne, ao\u00fbt 2009.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite \u00e0 la mont\u00e9e en fl\u00e8che des prix des c\u00e9r\u00e9ales, des ol\u00e9agineux et des produits laitiers en 2007 et 2008, les questions li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire sont devenues un th\u00e8me d\u2019actualit\u00e9 majeur \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. 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