{"id":151744,"date":"2010-07-01T12:00:00","date_gmt":"2010-07-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/07\/nagy-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:57:39","modified_gmt":"2023-08-23T22:57:39","slug":"nagy-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/07\/nagy-2\/","title":{"rendered":"La crise conjoncturelle et ses cons\u00e9quences sur le march\u00e9 immobilier de l\u2019Arc l\u00e9manique"},"content":{"rendered":"<p>La progression de l\u2019indice suisse du climat de consommation, du solde migratoire et du PIB permettent de penser que 2010 sera une ann\u00e9e de croissance \u00e9conomique. De la m\u00eame mani\u00e8re, le march\u00e9 immobilier de la m\u00e9tropole l\u00e9manique est relativement serein et devrait \u00e9voluer favorablement en 2010. Ses repr\u00e9sentants redoutent moins les risques conjoncturels au milieu de l\u2019ann\u00e9e 2010 qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts. L\u2019activit\u00e9 immobili\u00e8re reste, toutefois, soumise \u00e0 moyen terme aux al\u00e9as du ch\u00f4mage et du financement. L\u2019\u00e9ventuelle hausse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat doit \u00eatre replac\u00e9e dans un con-texte \u00e9conomique global. Les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es actuellement par la Gr\u00e8ce, l\u2019Espagne et le Portugal ont pouss\u00e9 les investisseurs internationaux \u00e0 se replier sur des valeurs refuges, entre autres le franc suisse, qui s\u2019est fortement valoris\u00e9 en particulier par rapport \u00e0 l\u2019euro. Il est ainsi probable que les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat en Suisse, et notamment les taux hypoth\u00e9caires, restent \u00e0 des bas niveaux pour une p\u00e9riode plus longue que pr\u00e9vu.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201007_06_Nagy_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Contexte conjoncturel<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe contexte actuel de perte de confiance dans la monnaie unique europ\u00e9enne, cons\u00e9cutif aux difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par la Gr\u00e8ce, l\u2019Espagne et le Portugal, semble renforcer la vertu de valeur refuge du franc suisse. Alors que les signes de reprise de la conjoncture, au niveau mondial, se sont multipli\u00e9s depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, le niveau d\u2019endettement pr\u00e9occupant de plusieurs \u00c9tats industrialis\u00e9s a d\u00e9bouch\u00e9 sur une nouvelle crise dans les march\u00e9s financiers au printemps 2010.L\u2019\u00e9volution du PIB en Suisse romande, durant le premier trimestre 2010, confirme que la reprise est bien l\u00e0. L\u2019am\u00e9lioration de la conjoncture romande devrait se poursuivre durant les prochains mois. L\u2019\u00e9conomie genevoise se caract\u00e9rise notamment par l\u2019importance de son secteur financier. Si la r\u00e9cession y a \u00e9t\u00e9 plus pr\u00e9coce que dans le reste de la Suisse, la reprise semble s\u2019y \u00eatre install\u00e9e plus rapidement et de mani\u00e8re plus vigoureuse que dans le reste du pays. La croissance de son PIB s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e depuis le 3e trimestre 2009 et a continu\u00e9 de progresser vigoureusement depuis lors.Le niveau de confiance des consommateurs repr\u00e9sente une information importante sur la conjoncture. L\u2019indice du climat de consommation, calcul\u00e9 par le Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco, voir <i>graphique 1<\/i>), synth\u00e9tise des appr\u00e9ciations subjectives de la population, concernant notamment l\u2019\u00e9volution \u00e9conomique, la situation budg\u00e9taire des m\u00e9nages, l\u2019\u00e9volution des prix ou encore la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019emploi. Depuis le d\u00e9but 2007 jusqu\u2019\u00e0 la mi-ann\u00e9e 2009, cet indice avait beaucoup baiss\u00e9 en Suisse. Une tendance \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration s\u2019est ensuite pr\u00e9cis\u00e9e depuis l\u2019automne 2009. Jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re enqu\u00eate d\u2019avril 2010, le climat de consommation s\u2019est am\u00e9lior\u00e9 en Suisse et \u00e0 m\u00eame d\u00e9pass\u00e9 sa moyenne historique \u00e0 long terme.Contrairement \u00e0 ce que la gravit\u00e9 de la crise conjoncturelle mondiale de 2008\u20132009 aurait pu laisser pr\u00e9sager, la progression du nombre de ch\u00f4meurs est rest\u00e9e relativement contenue dans plusieurs pays, dont la Suisse. Au mois de mai 2010, le taux de ch\u00f4mage corrig\u00e9 des influences saisonni\u00e8res y \u00e9tait de 4%. En Suisse romande et au Tessin, le taux de ch\u00f4mage moyen s\u2019\u00e9levait \u00e0 5,3% en mai dernier (d\u00e9saisonnalis\u00e9) et \u00e0 3,3% en Suisse al\u00e9manique. Le taux non d\u00e9saisonnalis\u00e9 \u00e9tait de 7,1% en mai 2010 \u00e0 Gen\u00e8ve. Dans l\u2019ensemble, la Suisse romande, et Gen\u00e8ve en particulier, devraient mieux s\u2019en tirer que durant d\u2019autres p\u00e9riodes de contraction de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. La diversification plus grande de son \u00e9conomie, l\u2019importance du secteur public et des organisations internationales \u2013 \u00e0 Gen\u00e8ve notamment \u2013 devraient jouer un r\u00f4le d\u2019amortisseur.Bien que ces chiffres semblent de bon augure pour l\u2019ann\u00e9e 2010, il faut \u00e9videmment rester prudent. Les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par la zone euro rendent les pr\u00e9visions incertaines, notamment pour les exportations de la Suisse dans sa direction. C\u2019est dans ce contexte qu\u2019il faut envisager une \u00e9volution sans doute moins dynamique du march\u00e9 immobilier, qui devrait contraster avec l\u2019\u00e9volution des glorieuses ann\u00e9es ant\u00e9rieures, durant lesquelles beaucoup de logements se vendaient facilement.Durant les p\u00e9riodes d\u2019incertitude marqu\u00e9e, il est important d\u2019approfondir les fondamentaux du march\u00e9 immobilier et de l\u2019immobilier romand, dont les effets sur l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9conomie ne sont pas n\u00e9gligeables. On rappellera, \u00e0 ce sujet, que les pr\u00e9mices de la crise mondiale de 2008\u20132009 sont apparues au pr\u00e9alable dans la vague de sp\u00e9culation immobili\u00e8re qui a plus particuli\u00e8rement s\u00e9vi sur les march\u00e9s anglo-saxons et ib\u00e9riques.&#13;<\/p>\n<h2>Fondamentaux de l\u2019immobilier<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe mani\u00e8re synth\u00e9tique, le march\u00e9 de l\u2019immobilier d\u00e9pend de quatre \u00e9l\u00e9ments fondamentaux:\u2212 la d\u00e9mographie et l\u2019immigration, qui forment l\u2019essentiel de la demande en logements;\u2212 les modalit\u00e9s affectant l\u2019offre de construction (l\u2019offre de logements);\u2212 le taux de vacance des logements observ\u00e9 \u00e0 un moment donn\u00e9, soit la r\u00e9sultante de l\u2019offre et de la demande pass\u00e9es ou courantes;\u2212 les sources de financements, notamment le niveau des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat hypoth\u00e9caires, qui repr\u00e9sente encore aujourd\u2019hui un des principaux param\u00e8tres financiers de l\u2019\u00e9volution des prix.Le march\u00e9 immobilier d\u00e9pend, en outre, de l\u2019attrait de la r\u00e9gion consid\u00e9r\u00e9e. En Suisse romande, celui-ci profite d\u2019atouts comme la Gen\u00e8ve internationale, l\u2019industrie locale diversifi\u00e9e, la qualit\u00e9 de l\u2019environnement ou encore le patrimoine culturel et touristique.&#13;<\/p>\n<h2>Une population en forte augmentation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa population suisse a connu en 2008 sa plus forte augmentation depuis 45 ans (1,4% de croissance de la population r\u00e9sidante). L\u2019ann\u00e9e 2009 fait pratiquement preuve du m\u00eame dynamisme avec une croissance de 1,1%. Ces taux sont largement sup\u00e9rieurs \u00e0 la moyenne europ\u00e9enne. Les huit derni\u00e8res ann\u00e9es ont dans l\u2019ensemble \u00e9t\u00e9 exception-nelles; la Romandie \u2013 et sp\u00e9cialement l\u2019Arc l\u00e9manique \u2013 ont connu un r\u00e9el \u00abboom d\u00e9mographique\u00bb (voir <i>graphique 2<\/i>). Cette croissance de la population r\u00e9sidante moyenne devrait, en revanche, ralentir d\u2019ici 2030 \u00e0 +0,7% par an avec le vieillissement de la population suisse.L\u2019\u00e9volution de la population en Suisse romande s\u2019explique essentiellement par les flux migratoires. Les pr\u00e9visions de l\u2019ann\u00e9e en cours annoncent une baisse de l\u2019immigration. Le solde migratoire n\u2019a toutefois recul\u00e9 que lentement. Une immigration nette de 40&nbsp;000 personnes a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e en 2009. Il est important de mentionner que les vagues migratoires r\u00e9centes ont concern\u00e9 des personnes hautement qualifi\u00e9es et \u00e0 \u00abhauts revenus\u00bb. Cette \u00e9volution a d\u00e9bouch\u00e9 sur un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour les logements situ\u00e9s dans les grands centres d\u2019emploi: Gen\u00e8ve et Lausanne demeurent d\u2019importants p\u00f4les d\u2019attraction pour les personnes actives d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re hautement qualifi\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>La construction suit difficilement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\n\u00c0 Gen\u00e8ve, l\u2019augmentation de la population est d\u2019environ 5000 personnes par an, alors que le nombre de logements construits avoisine p\u00e9niblement les 1500, soit un rapport de 1 \u00e0 3. Pour se situer dans un march\u00e9 en \u00e9quilibre, le rapport pr\u00e9c\u00e9dent devrait \u00eatre de 1 \u00e0 2 (un nouveau logement pour deux nouvelles personnes arrivant sur le territoire). Il en r\u00e9sulte une p\u00e9nurie de logements chronique qui a abouti \u00e0 un taux de vacance quasi nul depuis 2003.L\u2019Arc l\u00e9manique a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la libre circulation des personnes, mais comme la capacit\u00e9 d\u2019accueil du canton de Gen\u00e8ve est limit\u00e9e, c\u2019est surtout son voisin vaudois qui a profit\u00e9 de cette immigration. La construction n\u2019a, toutefois, pas suivi et le taux de vacance est tomb\u00e9 \u00e0 un niveau extr\u00eamement bas \u00e0 Lausanne comme \u00e0 Gen\u00e8ve.&#13;<\/p>\n<h2>Des taux hypoth\u00e9caires \u00e0 un niveau historiquement faible<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes taux d\u2019int\u00e9r\u00eat hypoth\u00e9caires ont atteint un niveau historiquement bas en raison de la baisse des taux directeurs durant les deux derni\u00e8res ann\u00e9es, laquelle \u00e9tait n\u00e9cessaire \u00e0 la relance de l\u2019\u00e9conomie. L\u2019acquisition de logement par cr\u00e9dit hypoth\u00e9caire est donc devenue tr\u00e8s attractive. Cela a contribu\u00e9 au maintien d\u2019un certain dynamisme sur le march\u00e9 immobilier et limit\u00e9 le risque de correction des prix vers le bas. On peut rappeler \u00e0 cet \u00e9gard que la Suisse a su tirer des enseignements de sa propre crise des \u00absubprimes\u00bb des ann\u00e9es 1980\u20131990. Les banques avaient r\u00e9pondu en renfor\u00e7ant les conditions d\u2019octroi des cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires et en recourant notamment \u00e0 des op\u00e9rations \u00e0 taux fixes. Il est difficile de pr\u00e9voir pour combien de temps encore les taux des cr\u00e9dits hypoth\u00e9caires en Suisse pourront rester au faible niveau des premiers mois de l\u2019ann\u00e9e 2010. La nouvelle crise de l\u2019endettement public en Europe et les pressions \u00e0 la hausse sur le franc suisse ne militent actuellement pas en faveur d\u2019une hausse prochaine et d\u2019une forte ampleur des taux directeurs et hypoth\u00e9caires. L\u2019incertitude reste, toutefois, \u00e9lev\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard (voir <i>graphique 3<\/i> et <i>graphique 4<\/i>).&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019immobilier de rendement<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nContrairement aux pr\u00e9visionnistes qui, unanimes, r\u00e9p\u00e8tent inlassablement que les prix de l\u2019immobilier devraient marquer une pause sur l\u2019Arc l\u00e9manique, les indices du 1er trimestre 2010 se maintiennent \u00e0 la hausse. La demande de logements continue de progresser, malgr\u00e9 le fl\u00e9chissement annonc\u00e9. Pour autant, une \u00e9tude approfondie r\u00e9v\u00e8le que, plut\u00f4t qu\u2019une r\u00e9sistance r\u00e9elle \u00e0 la crise, les logements \u2013 notamment ceux des immeubles r\u00e9sidentiels \u2013 subissent l\u2019inefficience du march\u00e9, ce qui maintient les prix \u00e0 la hausse. Les placements pris\u00e9s avant la crise (actions, obligations) ont, en effet, perdu de leur attrait en raison des risques li\u00e9es \u00e0 leur volatilit\u00e9. Les propri\u00e9taires immobiliers conservent souvent leur patrimoine, ne sachant pas o\u00f9 r\u00e9investir les fonds issus des ventes immobili\u00e8res. Le risque inflationniste, pour plusieurs r\u00e9gions du monde, ne doit pas non plus \u00eatre \u00e9cart\u00e9 en raison de l\u2019augmentation des masses mon\u00e9taires des deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Dans ce cas, d\u00e9tenir de l\u2019immobilier permettrait de profiter de l\u2019inflation (ou de ne pas trop la subir) par le biais de l\u2019adaptation des loyers. La demande demeure, d\u00e8s lors, \u00e9lev\u00e9e pour les biens immobiliers face \u00e0 une offre quasi nulle.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019immobilier commercial<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPour ce qui est de l\u2019immobilier commercial, la chute des transactions est relativement prononc\u00e9e. En p\u00e9riode de crise, le risque d\u2019une augmentation des surfaces commerciales vacantes grandit, ce qui multiplie les r\u00e9ticences des investisseurs \u00e0 son \u00e9gard. Cependant, Gen\u00e8ve b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un attrait en partie d\u00fb \u00e0 sa fiscalit\u00e9. On a assist\u00e9 r\u00e9cemment au d\u00e9but d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne de d\u00e9localisation des fonds sp\u00e9culatifs (\u00abhedge funds\u00bb) anglais vers le centre-ville de Gen\u00e8ve, suite aux mesures de taxation prises par le gouvernement de Gordon Brown. En comparaison internationale, Gen\u00e8ve a un taux de vacance de l\u2019immobilier commercial extr\u00eamement bas. De m\u00eame, le canton de Vaud a enregistr\u00e9 une baisse importante de ses surfaces vacantes ces derni\u00e8res ann\u00e9es avec la venue de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s qui ont profit\u00e9 de l\u2019arr\u00eat\u00e9 Bonny. Celui-ci offrait des avantages fiscaux aux soci\u00e9t\u00e9s qui s\u2019implantaient dans des r\u00e9gions peu attractives. Ainsi, si d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il faut s\u2019attendre dans les prochains mois \u00e0 ce que les prix baissent pour les bureaux et stagnent pour les surfaces commerciales, on peut estimer que cela touchera moins les centres-villes l\u00e9maniques que d\u2019autres r\u00e9gions. En revanche, les zones excentr\u00e9es comme le Nord vaudois, o\u00f9 l\u2019on a vu d\u2019importantes surfaces de bureaux sortir de terre ces derni\u00e8res ann\u00e9es, peinent toujours \u00e0 trouver des locataires en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2010.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019immobilier de jouissance<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes investisseurs se tournent de plus en plus vers le secteur du <i>logement en copropri\u00e9t\u00e9.<\/i> D\u2019une part, ils profitent de taux d\u2019int\u00e9r\u00eat extr\u00eamement bas; d\u2019autre part, ils partent de l\u2019hypoth\u00e8se que les co\u00fbts de financement d\u2019un logement en propri\u00e9t\u00e9 \u00e9quivalent, voire sont inf\u00e9rieurs \u00e0 un budget de location. Cet engouement a fait progresser de 40% le co\u00fbt des logements en propri\u00e9t\u00e9 ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Le redressement des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat pourrait, toutefois, g\u00e9n\u00e9rer un risque important pour les nouveaux propri\u00e9taires, en particulier pour les m\u00e9nages qui ont investi \u00e0 taux variables ou qui renouvellent leurs hypoth\u00e8ques. Il serait donc prudent de privil\u00e9gier les taux fixes avec des dur\u00e9es diff\u00e9rentes afin d\u2019\u00e9chelonner les renouvellements dans le temps.Le prix des <i>maisons individuelles<\/i> est en hausse, mais de fa\u00e7on moins marqu\u00e9e que pour les logements en copropri\u00e9t\u00e9. Ceci s\u2019explique tout d\u2019abord par le fait que la demande potentielle est moins importante que pour les appartements. Par ailleurs, l\u2019offre est bien moins \u00e9lev\u00e9e. Enfin, les maisons individuelles se situent souvent en zone p\u00e9riph\u00e9rique, plut\u00f4t que dans des centres pris\u00e9s. Le risque de correction des prix est ainsi structurellement inf\u00e9rieur \u00e0 celui des appartements.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abIndice du climat de consommation, octobre 1973 \u2013 avril 2010\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00abTaux de croissance annuel moyen de la population de Gen\u00e8ve, Vaud et Neuch\u00e2tel\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: \u00abTaux directeur de la BNS et taux hypoth\u00e9caire de r\u00e9f\u00e9rence, janvier 1990 \u2013 mars 2010\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4: \u00abLe taux hypoth\u00e9caire variable en Suisse, juin 1976 \u2013 avril 2010 (fin du mois)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u2212 <a href=\"http:\/\/www.bns.ch\">http:\/\/www.bns.ch<\/a&gt;;\u2212 <a href=\"http:\/\/www.ge.ch\">http:\/\/www.ge.ch<\/a> (statistiques);\u2212 <a href=\"http:\/\/www.bfs.admin.ch\">http:\/\/www.bfs.admin.ch<\/a&gt;;\u2212 <a href=\"http:\/\/www.seco.admin.ch\">http:\/\/www.seco.admin.ch<\/a&gt;;\u2212 <a href=\"http:\/\/www.scris.vd.ch\">http:\/\/www.scris.vd.ch<\/a>.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nSites Internet&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u2212 <i>Reflets conjoncturels de l\u2019\u00e9conomie genevoise,<\/i> Office cantonal de la statistique (OCSTAT), bulletin de d\u00e9cembre 2009, janvier, f\u00e9vrier et mars 2010.\u2212 <i>Bulletin statistique mensuel,<\/i> Office cantonal de la population et CCIG, janvier, f\u00e9vrier et mars 2010.\u2212 <i>Groupe de perspectives \u00e9conomiques. Mise \u00e0 jour des pr\u00e9visions,<\/i> mars 2010.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nBulletins&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n\u2212 <i>Observatoire de l\u2019immobilier 2009,<\/i> Acanthe;\u2212 <i>March\u00e9 immobilier 2010, faits et tendance,<\/i> Cr\u00e9dit Suisse;\u2212 \u00abLa force \u00e9conomique de la Suisse romande\u00bb, <i>L\u2019Hebdo,<\/i> Forum des 100;\u2212 <i>Immo \u2013 Monitoring 2010\/2,<\/i> \u00e9dition de printemps, W\u00fcest &amp; Partner.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La progression de l\u2019indice suisse du climat de consommation, du solde migratoire et du PIB permettent de penser que 2010 sera une ann\u00e9e de croissance \u00e9conomique. De la m\u00eame mani\u00e8re, le march\u00e9 immobilier de la m\u00e9tropole l\u00e9manique est relativement serein et devrait \u00e9voluer favorablement en 2010. Ses repr\u00e9sentants redoutent moins les risques conjoncturels au milieu [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3479,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3479,"seco_co_author":null,"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Generaldirektor der Naef et Cie SA, Genf","seco_author_post_occupation_fr":"Directeur g\u00e9n\u00e9ral de Naef et Cie SA, Gen\u00e8ve","seco_co_authors_post_ocupation":null,"short_title":"","post_lead":"","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":151747,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8418","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/559f62ddd512a"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151744"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3479"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=151744"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151744\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189499,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/151744\/revisions\/189499"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=151744"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=151744"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=151744"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=151744"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=151744"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=151744"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}