{"id":151890,"date":"2010-05-01T12:00:00","date_gmt":"2010-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/05\/federer-2\/"},"modified":"2023-08-24T00:58:33","modified_gmt":"2023-08-23T22:58:33","slug":"federer-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/05\/federer-2\/","title":{"rendered":"Statistiques des faillites: la Suisse en comparaison europ\u00e9enne"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e 2009 a \u00e9t\u00e9 fortement marqu\u00e9e par la plus grande crise \u00e9conomique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, les sp\u00e9culations immobili\u00e8res et la d\u00e9b\u00e2cle bancaire ont amen\u00e9 l\u2019\u00e9conomie de la plan\u00e8te au bord de l\u2019ab\u00eeme. Dans tous les pays industrialis\u00e9s, les indices \u00e9conomiques ont nettement r\u00e9gress\u00e9. Cet effondrement brutal de la conjoncture a \u00e9galement laiss\u00e9 des traces en Suisse. Compar\u00e9es aux autres pays europ\u00e9ens, nos entreprises ont toutefois bien r\u00e9sist\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nAu total, 10&nbsp;906 faillites ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es en 2009. C\u2019est le niveau le plus \u00e9lev\u00e9 jamais atteint en Suisse. Le pr\u00e9c\u00e9dent record, d\u00e9tenu par l\u2019ann\u00e9e 1993, \u00e9tait de 10&nbsp;513 faillites. Toutefois, la comparaison avec la situation actuelle met en \u00e9vidence une diff\u00e9rence de taille: en 1993, \u00abseules\u00bb 42% des d\u00e9faillances concernaient des soci\u00e9t\u00e9s inscrites au registre du commerce; en 2009, cette proportion atteignait 48%.&#13;<\/p>\n<h2>Faillites d\u2019entreprises: un nouveau record apr\u00e8s la modification de la loi<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu cours de l\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, 5215 faillites de soci\u00e9t\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es. Pour la premi\u00e8re fois de son histoire, l\u2019\u00e9conomie suisse a ainsi franchi la barre des 5000 cas. Au premier abord, cette hausse de 23,5% par rapport \u00e0 2008 para\u00eet dramatique. Cependant, il serait faux de l\u2019imputer uniquement \u00e0 la crise financi\u00e8re et \u00e9conomique. Le contexte conjoncturel \u00e9tait assur\u00e9ment difficile l\u2019an dernier et les suites directes ou indirectes de la crise ont entra\u00een\u00e9 la disparition de l\u2019une ou l\u2019autre entreprise. Cependant, une analyse approfondie des chiffres montre que de nombreuses entreprises n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019insolvabilit\u00e9, mais de la mise en \u0153uvre du nouveau droit de la r\u00e9vision.Depuis le 1er janvier 2008, l\u2019art. 731b CO r\u00e9git la dissolution des soci\u00e9t\u00e9s de capitaux lorsque des carences existent dans leur organisation. Il autorise les juges \u00e0 dissoudre des entreprises et \u00e0 prononcer leur liquidation selon les dispositions applicables \u00e0 la faillite. Auparavant, ces soci\u00e9t\u00e9s \u00e9taient uniquement dissoutes par liquidation et radi\u00e9es du registre du commerce. Le <i>graphique 1<\/i> illustre l\u2019\u00e9volution mensuelle des publications de faillites depuis la modification de la l\u00e9gislation.Cette disposition l\u00e9gale a justifi\u00e9 l\u2019ouverture de 329 faillites de soci\u00e9t\u00e9s en 2008. L\u2019ann\u00e9e suivante, on en comptait d\u00e9j\u00e0 1148. La formulation du nouvel article laisse une certaine libert\u00e9 au niveau de l\u2019application. C\u2019est ce que montre une comparaison entre les diff\u00e9rents cantons. En moyenne, les faillites bas\u00e9es sur cette l\u00e9gislation repr\u00e9sentent 0,5% de la totalit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s inscrites au registre du commerce. Les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es (&gt;1%) ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es dans les cantons d\u2019Appenzell Rhodes-Ext\u00e9rieures, de Glaris et du Tessin. En revanche, les cantons d\u2019Appenzell Rhodes-Int\u00e9rieures, de Schaffhouse, de Neuch\u00e2tel et d\u2019Obwald n\u2019ont encore ouvert aucune proc\u00e9dure de faillite en se fondant sur la nouvelle r\u00e9glementation (voir <i>graphique 2<\/i>). Ainsi, le nombre de d\u00e9faillances dues \u00e0 un surendettement a augment\u00e9 de 4,5% \u00abseulement\u00bb l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. Ceci pourrait aussi expliquer pourquoi de nombreuses personnes n\u2019ont pas vraiment per\u00e7u la crise \u00e9conomique jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent.&#13;<\/p>\n<h2>Le nombre de faillites priv\u00e9es continue de baisser<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn 2009, 5691 cas d\u2019insolvabilit\u00e9 personnelle ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s. Le <i>graphique 3<\/i> montre l\u2019\u00e9volution des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Apr\u00e8s l\u2019augmentation constante des faillites priv\u00e9es jusqu\u2019en 2007, une tendance \u00e0 la baisse a domin\u00e9 ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Si l\u2019\u00e9conomie devait se contracter dans les prochains mois, il faudrait s\u2019attendre \u00e0 une recrudescence des proc\u00e9dures d\u2019insolvabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre des personnes priv\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>Comparaison avec l\u2019Europe occidentale<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019affaissement rapide de la conjoncture a fortement amput\u00e9 les chiffres d\u2019affaires et les b\u00e9n\u00e9fices des entreprises europ\u00e9ennes. Tr\u00e8s vite, les cr\u00e9ances non recouvr\u00e9es et les ouvertures de faillites ont atteint des sommets. Les branches exportatrices \u2013 \u00e0 commencer par l\u2019industrie des machines \u2013 ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es par une baisse \u00e0 deux chiffres de leurs commandes. Dans la plupart des pays d\u2019Europe, la demande int\u00e9rieure restait le seul pilier capable de soutenir la conjoncture. Les mesures de relance, qui ont co\u00fbt\u00e9 des milliards, ont \u00e9galement revitalis\u00e9 \u00e0 court terme certaines branches de l\u2019\u00e9conomie, comme l\u2019industrie automobile (\u00abprime \u00e0 la casse\u00bb). En revanche, le secteur financier et celui de la construction ont subi le contrecoup de l\u2019expansion \u00e0 cr\u00e9dit qu\u2019ils ont connue ces derni\u00e8res ann\u00e9es.&#13;<\/p>\n<h2>Les faillites de soci\u00e9t\u00e9s ont fortement augment\u00e9 en 2009<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa propagation de la crise des march\u00e9s financiers \u00e0 l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle il y a environ une ann\u00e9e et le resserrement des conditions de cr\u00e9dit pour les entreprises ont eu pour cons\u00e9quence un accroissement sensible des d\u00e9faillances de soci\u00e9t\u00e9s dans la plupart des pays europ\u00e9ens. \u00c0 elle seule, l\u2019Europe occidentale (UE15 plus la Suisse et la Norv\u00e8ge) a enregistr\u00e9 plus de 185&nbsp;100 banqueroutes en 2009. Cela repr\u00e9sente une progression annuelle de 22%. Le bond est m\u00eame de 38% par rapport \u00e0 2007, o\u00f9 les faillites avaient atteint leur plus bas niveau, soit 134&nbsp;260 cas \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne.Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, la forte hausse des d\u00e9faillances d\u2019entreprises en Suisse est due principalement \u00e0 la modification de la l\u00e9gislation. Si l\u2019on prenait en compte uniquement les faillites par insolvabilit\u00e9, qui n\u2019ont augment\u00e9 que de 4,5%, la Suisse se classerait en t\u00eate des pays europ\u00e9ens \u2013 exception faite de la Gr\u00e8ce, dont les chiffes ne sont toutefois pas vraiment comparables.&#13;<\/p>\n<h2>L\u2019Espagne, l\u2019Irlande et le Danemark dans la tourmente<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne v\u00e9ritable avalanche de faillites s\u2019est abattue en 2009 sur la majorit\u00e9 des \u00c9tats d\u2019Europe occidentale. Les plus durement touch\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 l\u2019Espagne (4900 faillites de soci\u00e9t\u00e9s, soit une hausse de 93,8%), l\u2019Irlande (1400; +81,1%), les Pays-Bas (10 500; +53,4%) et le Danemark (5600; +51,0%). Dans ce dernier pays, la progression en 2008 avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 de 54,5% par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Les entreprises danoises ayant d\u00e9pos\u00e9 leur bilan en 2009 \u00e9taient ainsi presque trois fois plus nombreuses qu\u2019en 2006 (1987 cas). Les seuls pays dont l\u2019accroissement \u00e9tait encore plus rapide durant cette p\u00e9riode sont ceux qui ont \u00e9t\u00e9 fortement \u00e9branl\u00e9s par la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re, \u00e0 savoir l\u2019Espagne (hausse d\u2019un facteur 5,7) et l\u2019Irlande (hausse d\u2019un facteur 4,6).&#13;<\/p>\n<h2>La France et la Grande-Bretagne battent des records<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa France d\u00e9tient le record absolu du nombre de faillites prononc\u00e9es dans un pays europ\u00e9en en 2009. Avec 55&nbsp;800 cas, la hausse a toutefois \u00e9t\u00e9 relativement mod\u00e9r\u00e9e (+12,2%) par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Le m\u00eame constat vaut pour l\u2019Autriche (+8,5%), la Belgique (+11,3%), l\u2019Allemagne (+16,0%) et le Luxembourg (+18,3%). Des trois principales \u00e9conomies du continent, c\u2019est la Grande-Bretagne qui r\u00e9alise le plus mauvais score. En l\u2019espace d\u2019une ann\u00e9e, les faillites y ont progress\u00e9 de 24,8%, passant \u00e0 20&nbsp;300 cas (contre 16&nbsp;268 en 2008). Ce pays avait, du reste, d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9 une croissance \u00e0 deux chiffes (+26,2%) en 2008. En comparaison, l\u2019Allemagne s\u2019en \u00e9tait bien tir\u00e9e cette ann\u00e9e-l\u00e0, avec une pouss\u00e9e de 1,5% seulement. La France, de son c\u00f4t\u00e9, avait connu une augmentation de 16,9%.&#13;<\/p>\n<h2>Scandinavie et Europe du Sud<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nParmi les pays scandinaves, on a relev\u00e9 en Norv\u00e8ge une hausse des faillites de soci\u00e9t\u00e9s sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne (+40,2%). La progression a \u00e9t\u00e9 environ deux fois moins rapide en Finlande (+26,7%) et en Su\u00e8de (+20,7%). Dans le sud de l\u2019Europe \u2013 Espagne, Portugal, Italie et Gr\u00e8ce \u2013, les cas d\u2019insolvabilit\u00e9 ont suivi une \u00e9volution comparable en 2009 (ils ont augment\u00e9 dans tous les pays). Toutefois, l\u2019Espagne se distingue par le quasi-doublement des banqueroutes. En Gr\u00e8ce, les faillites d\u2019entreprises semblent s\u2019\u00eatre maintenues en 2009 au m\u00eame niveau que l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. En Italie, par contre, elles se sont accrues de 40,0%. Le Portugal a lui aussi essuy\u00e9 une hausse sensible (+36,2%).&#13;<\/p>\n<h2>Pr\u00e8s d\u2019un cinqui\u00e8me des faillites sont survenues en Allemagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe toutes les faillites d\u2019entreprises europ\u00e9ennes, pratiquement une sur trois (30,1%) s\u2019est produite en France. L\u2019Allemagne vient en deuxi\u00e8me position dans la r\u00e9partition des cas d\u2019insolvabilit\u00e9 sur le continent: pr\u00e8s d\u2019un cinqui\u00e8me (18,5%) des d\u00e9faillances enregistr\u00e9es en Europe occidentale durant l\u2019ann\u00e9e 2009 concernaient en effet une soci\u00e9t\u00e9 allemande. La part des pays scandinaves (Danemark, Finlande, Norv\u00e8ge et Su\u00e8de) frise le huiti\u00e8me (11,7%). De leur c\u00f4t\u00e9, le Benelux (11,1%) et la Grande-Bretagne (11,0%) comptent chacun pour un neuvi\u00e8me des cas.&#13;<\/p>\n<h2>Environ 1,7 million d\u2019emplois menac\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes mesures prises rapidement et \u00e0 grande \u00e9chelle par les gouvernements europ\u00e9ens ont permis au moins d\u2019att\u00e9nuer les effets du choc \u00e9conomique. N\u00e9anmoins, le volume des activit\u00e9s commerciales s\u2019est fortement contract\u00e9 \u00e0 travers le monde. Les surcapacit\u00e9s engendr\u00e9es par la chute brutale de la production ont d\u00e9clench\u00e9 dans toute l\u2019Europe une explosion du ch\u00f4mage, laquelle devrait se poursuivre en 2010.La forte augmentation des d\u00e9p\u00f4ts de bilan dans de nombreux pays d\u2019Europe s\u2019est traduite par des pertes consid\u00e9rables pour les cr\u00e9anciers et par des cascades de licenciements. \u00c9tant donn\u00e9 le nombre \u00e9lev\u00e9 de faillites de grande envergure affectant plusieurs milliers d\u2019employ\u00e9s \u2013 rien qu\u2019en Allemagne, plus de 500&nbsp;000 emplois ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s ou sont menac\u00e9s \u2013, on a de nouveau atteint les niveaux record qui avaient marqu\u00e9 l\u2019ann\u00e9e 2003. Quelque 1,7 million de travailleurs ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s en 2009 par la faillite de leur employeur, soit un demi-million de plus que l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. \u00c0 travers toute l\u2019Europe, les emplois supprim\u00e9s pour cause de faillite ont mis sous pression des march\u00e9s du travail d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s tendus. La situation s\u2019est \u00e9galement aggrav\u00e9e en Suisse, m\u00eame si le recul de l\u2019emploi y est rest\u00e9 jusqu\u2019ici relativement modeste, malgr\u00e9 l\u2019ampleur du tassement conjoncturel.&#13;<\/p>\n<h2>Faillites priv\u00e9es: hausse vigoureuse en France et en Grande-Bretagne\u2026<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nContrairement \u00e0 ce qui s\u2019est pass\u00e9 en Suisse, les faillites de personnes priv\u00e9es ont elles aussi pris l\u2019ascenseur en Europe au cours de l\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e. Dans les pays europ\u00e9ens qui r\u00e9coltent ce genre de donn\u00e9es, 361&nbsp;000 individus au total ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9s insolvables en 2009, soit 12,4% de plus que l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente (321 000). Cette augmentation vigoureuse de presque 40&nbsp;000 cas est \u00e0 mettre principalement sur le compte de la France (42 650; +27,8%) et de la Grande-Bretagne (156 850; +23,3%). Dans ces deux pays, le nombre de personnes insolvables a subi une croissance \u00e0 deux chiffres. Au Royaume-Uni, le bilan alarmant refl\u00e8te la d\u00e9t\u00e9rioration rapide de la situation \u00e9conomique. En 2009, trois Britanniques adultes sur cent ont d\u00fb se d\u00e9clarer insolvables. Le nombre de faillites priv\u00e9es a presque doubl\u00e9 depuis 2005. Quant \u00e0 la France, qui a cr\u00e9\u00e9 en 2003 la proc\u00e9dure de r\u00e9tablissement personnel (PRP), elle a vu augmenter rapidement le nombre de d\u00e9biteurs qui recourent \u00e0 cet instrument de d\u00e9sendettement. Alors que 16&nbsp;400 proc\u00e9dures avaient \u00e9t\u00e9 ouvertes en 2004, on en a compt\u00e9 au total 42&nbsp;650 en 2009, soit au moins 2,5 fois plus.&#13;<\/p>\n<h2>\u2026 et stagnation en Allemagne<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes faillites priv\u00e9es n\u2019ont subi qu\u2019une hausse tr\u00e8s marginale en Allemagne (+0,9%) et en Finlande (+0,3%) par rapport \u00e0 2008. Avec 127&nbsp;500 cas, l\u2019Allemagne r\u00e9alise toutefois en chiffres absolus le deuxi\u00e8me score le plus \u00e9lev\u00e9 d\u2019Europe occidentale, derri\u00e8re la Grande-Bretagne. Jusqu\u2019en 2007, elle caracolait m\u00eame en t\u00eate de ce classement peu glorieux. D\u2019ailleurs, le nombre d\u2019Allemands insolvables risque bien de repartir \u00e0 la hausse en 2010, \u00e9tant donn\u00e9 que le march\u00e9 du travail continue de se d\u00e9t\u00e9riorer.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nAu-del\u00e0 de toutes ses cons\u00e9quences n\u00e9gatives, une r\u00e9cession comporte aussi g\u00e9n\u00e9ralement des aspects positifs. Ainsi, les entreprises qui d\u00e9posent leur bilan lib\u00e8rent des parts de march\u00e9, dont profitent des firmes concurrentes mieux g\u00e9r\u00e9es. La main-d\u2019\u0153uvre qui \u00e9tait employ\u00e9e dans les secteurs sinistr\u00e9s peut aller l\u00e0 o\u00f9 on a besoin d\u2019elle. Malheureusement, la crise actuelle ne se conforme pas \u00e0 ce monde \u00e9conomique \u00abparfait\u00bb. Les d\u00e9g\u00e2ts subis par l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9conomie sont trop importants. La reprise devrait se faire attendre plus longemps qu\u2019au d\u00e9but de la derni\u00e8re d\u00e9cennie et progresser plus lentement que durant le boom \u00e9conomique des ann\u00e9es nonante. En comparaison europ\u00e9enne, l\u2019\u00e9conomie suisse fait plut\u00f4t bonne figure. Toutefois, c\u2019est seulement au cours des prochains mois que l\u2019on mesurera l\u2019impact r\u00e9el de la plus grande crise \u00e9conomique que notre pays ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce qui aggrave la situation des entreprises suisses en difficult\u00e9, c\u2019est qu\u2019elles sont d\u00e9favoris\u00e9es par rapport \u00e0 leurs concurrentes europ\u00e9ennes. Cela tient \u00e0 l\u2019existence d\u2019un cadre l\u00e9gal probl\u00e9matique pour les cr\u00e9anciers, qui continue d\u2019entraver l\u2019assainissement des entreprises. Il en r\u00e9sulte un nombre encore plus \u00e9lev\u00e9 de faillites et la destruction d\u2019un pr\u00e9cieux capital.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1: \u00abPublications de faillites selon lart. 731b CO, 2008\/09\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2: \u00abFaillites de soci\u00e9t\u00e9s publi\u00e9es, 2000\u20132009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3: \u00ab\u00c9volution des faillites priv\u00e9es en Suisse, 2000\u20132009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 4: \u00abR\u00e9partition des faillites de soci\u00e9t\u00e9s en Europe occidentale, 2009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1: \u00abFaillites en Suisse, 2008\/2009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 2: \u00ab\u00c9volution des faillites de soci\u00e9t\u00e9s en Europe occidentale, 2005\u20132009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 3: \u00abCh\u00f4mage li\u00e9 \u00e0 l\u2019insolvabilit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s en Europe, 1999\u20132009\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Statistiques des faillites&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes statistiques des faillites sont devenues un outil important dans l\u2019observation des fluctuations conjoncturelles. La comparaison des faillites de soci\u00e9t\u00e9s et de priv\u00e9s entre les diff\u00e9rents pays renseigne \u2013 en association avec d\u2019autres indicateurs \u2013 sur l\u2019\u00e9tat d\u2019une \u00e9conomie nationale. L\u2019analyse de l\u2019insolvabilit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s fournit des indications utiles sur la pr\u00e9vention dans la gestion des cr\u00e9dits et des d\u00e9biteurs. En s\u2019appuyant sur des indices sp\u00e9cifiques, on peut ainsi estimer la probabilit\u00e9 de d\u00e9faillance et formuler des pr\u00e9visions fiables.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Creditreform&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL\u2019Union suisse des cr\u00e9anciers (<i><a href=\"http:\/\/www.creditreform.ch\">http:\/\/www.creditreform.ch<\/a><\/i>) est une entreprise moderne, structur\u00e9e comme une coop\u00e9rative, qui compte plus de 12&nbsp;000 membres et clients. Elle fournit \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale des renseignements commerciaux, des indications relatives \u00e0 la solvabilit\u00e9 d\u2019entreprises et des prestations de recouvrement. Creditreform contribue ainsi dans une large mesure \u00e0 maintenir la capacit\u00e9 de paiement des entreprises, des entrepreneurs individuels et des personnes priv\u00e9es. Elle dispose actuellement de sept bureaux r\u00e9gionaux ind\u00e9pendants en Suisse et d\u2019un r\u00e9seau de 180 bureaux \u00e0 travers l\u2019Europe. Les statistiques relatives aux ouvertures de faillites en Suisse existent depuis 1974. Elles sont publi\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement depuis 1993. La plus grande union des cr\u00e9anciers de Suisse, fond\u00e9e en 1888, effectue donc un travail d\u2019information au service de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ann\u00e9e 2009 a \u00e9t\u00e9 fortement marqu\u00e9e par la plus grande crise \u00e9conomique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, les sp\u00e9culations immobili\u00e8res et la d\u00e9b\u00e2cle bancaire ont amen\u00e9 l\u2019\u00e9conomie de la plan\u00e8te au bord de l\u2019ab\u00eeme. Dans tous les pays industrialis\u00e9s, les indices \u00e9conomiques ont nettement r\u00e9gress\u00e9. 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