{"id":152006,"date":"2010-04-01T12:00:00","date_gmt":"2010-04-01T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/04\/lengwiler-4\/"},"modified":"2023-08-24T00:59:25","modified_gmt":"2023-08-23T22:59:25","slug":"lengwiler-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/04\/lengwiler-4\/","title":{"rendered":"Les incitations perverses de la garantie des d\u00e9p\u00f4ts"},"content":{"rendered":"<p>La garantie des d\u00e9p\u00f4ts a pour but d\u2019\u00e9viter les retraits massifs qui seraient dommageables pour l\u2019\u00e9conomie. Si elle reste mod\u00e9r\u00e9e, elle a effectivement un effet stabilisateur, mais si elle est trop g\u00e9n\u00e9reuse, elle peut inciter les d\u00e9posants \u00e0 ne plus se pr\u00e9occuper de la solidit\u00e9 de leur banque. De son c\u00f4t\u00e9, la banque sent moins l&#8217;int\u00e9r\u00eat de disposer d\u2019un matelas de s\u00e9curit\u00e9 suffisant. La simple r\u00e9flexion am\u00e8ne donc l\u2019\u00e9conomiste \u00e0 conclure qu\u2019une garantie trop g\u00e9n\u00e9reuse des d\u00e9p\u00f4ts d\u00e9stabilise le syst\u00e8me bancaire plut\u00f4t qu\u2019elle ne le stabilise, ce que confirme l\u2019histoire. Malgr\u00e9 cela, de nombreux gouvernements, dont le suisse, ont relev\u00e9 comme par r\u00e9flexe la garantie des d\u00e9p\u00f4ts au plus fort de la temp\u00eate.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201004_08_Lengwiler_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"231\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes personnes qui ouvrent un compte courant, un compte priv\u00e9 ou un compte salaire aupr\u00e8s d\u2019une banque le font g\u00e9n\u00e9ralement pour faciliter leurs paiements. Peu d\u2019entre elles sont conscientes de ce que leur d\u00e9p\u00f4t fait d\u2019elles des bailleurs de fonds de l\u2019\u00e9tablissement. Du point de vue de la banque, le d\u00e9p\u00f4t est du capital \u00e9tranger, une sorte de cr\u00e9dit que les clients accordent \u00e0 la banque. Sa qualit\u00e9 est toutefois moindre, parce qu\u2019il est d\u00e9nonciable \u00e0 vue. Ainsi, vous, par exemple, en tant que d\u00e9posant, vous pouvez entrer \u00e0 tout moment dans votre banque et r\u00e9clamer vos avoirs. La banque ne sait donc pas d\u2019embl\u00e9e pour combien de temps elle dispose de votre argent.Tant que votre d\u00e9p\u00f4t reste en banque, celle-ci peut l\u2019utiliser et l\u2019investir dans des placements moins liquides ou plus risqu\u00e9s. Comme tous les bailleurs de fonds \u00e9trangers, vous ne profitez pas, comme d\u00e9posant, des gains exceptionnels r\u00e9alis\u00e9s avec votre argent, car pour cela, il vous faudrait acqu\u00e9rir du capital propre de la banque, autrement dit des actions. \u00c0 la place, vous touchez simplement un int\u00e9r\u00eat fixe, quel que soit le rendement que la banque tire de ses placements. Au plan macro\u00e9conomique, les banques, en utilisant les d\u00e9p\u00f4ts, sont d&#8217;un apport pr\u00e9cieux: elles cr\u00e9ent de la liquidit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles mettent du capital \u00e0 disposition pour des projets illiquides.Le plan d\u2019affaires des banques est cependant grev\u00e9 d\u2019un risque notable: elles encaissent en effet des passifs \u00e0 court terme, d\u00e9nonciables \u00e0 vue, donc tr\u00e8s liquides, avec lesquels elles financent des projets \u00e0 long terme, illiquides, et peut-\u00eatre risqu\u00e9s. Cela n\u2019est possible qu\u2019en vertu de la loi des grands nombres: si plusieurs petits d\u00e9posants versent de l\u2019argent et en retirent ind\u00e9pendamment les uns des autres, la banque garde \u00e0 disposition un volume de capital \u00e9tranger plus ou moins constant&#13;<br \/>\nPour un premier expos\u00e9 visionnaire de la th\u00e9orie bancaire, voir Baltensperger (1980)..&#13;<\/p>\n<h2>Le spectre de la ru\u00e9e sur les banques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUn probl\u00e8me se fait jour si de nombreux d\u00e9posants d\u00e9cident soudain, tous en m\u00eame temps, de retirer leurs avoirs. Par d\u00e9finition, la banque ne peut r\u00e9pondre \u00e0 cette demande, \u00e9tant donn\u00e9 que ses actifs sont souvent immobilis\u00e9s \u00e0 long terme, donc illiquides. Elle ne survivra pas \u00e0 ces retraits massifs.La question est: pourquoi les d\u00e9posants feraient-ils soudain preuve d\u2019une telle simultan\u00e9it\u00e9? La raison pourrait \u00eatre des rumeurs d\u00e9favorables circulant \u00e0 propos de la banque. Les d\u00e9posants ne seraient plus s\u00fbrs que leur compte soit encore couvert et ils voudraient \u00eatre les premiers \u00e0 retirer leurs avoirs. Il importe peu, \u00e0 ce stade, que la rumeur concernant la solvabilit\u00e9 de la banque soit juste ou fausse. M\u00eame au niveau du d\u00e9posant individuel, il est \u00e9gal qu\u2019il partage cette opinion ou non; la seule chose qui compte, c\u2019est de savoir si ce d\u00e9posant estime que les autres vont essayer de vider leur compte, car ce serait un coup mortel pour la banque, et en tel cas, chacun voudra \u00eatre le premier dans la file d\u2019attente.Ces retraits massifs sont d\u00e9clench\u00e9s par une panique ou une hyst\u00e9rie soudaine. Ils peuvent \u00eatre justifi\u00e9s par des faits r\u00e9els, mais surgir aussi ex nihilo \u2013 d\u2019une rumeur, par exemple. Inversement, si les d\u00e9p\u00f4ts sont garantis, il n\u2019est plus aussi important de les retirer imm\u00e9diatement. Le d\u00e9posant reste indemne, m\u00eame en cas de faillite. On rompt ainsi la r\u00e9action en cha\u00eene fatale qui entra\u00eenerait le naufrage de la banque&#13;<br \/>\nPour l\u2019expos\u00e9 th\u00e9orique de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, voir Diamond et Dybvig (1983)..&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;int\u00e9r\u00eat des d\u00e9posants et des banques<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nUne garantie qui prot\u00e8ge les d\u00e9posants \u00e0 cent pour cent est chose agr\u00e9able, mais elle a aussi pour effet qu\u2019ils ne s\u2019int\u00e9resseront plus \u00e0 la solidit\u00e9 de leur banque. En cons\u00e9quence, ces derni\u00e8res ne peuvent plus non plus in-voquer leur solidit\u00e9 pour attirer des d\u00e9p\u00f4ts. Les banques, se d\u00e9sint\u00e9ressant ainsi des financements stables, offrent ce que r\u00e9clame la client\u00e8le: une meilleure r\u00e9mun\u00e9ration des d\u00e9p\u00f4ts, financ\u00e9e par des op\u00e9rations plus risqu\u00e9es.<i>Calomiris et White (1994)<\/i> rappellent qu\u2019aux \u00c9tats-Unis, la garantie des d\u00e9p\u00f4ts \u00e9tait \u00e0 l\u2019origine une mesure introduite dans la l\u00e9gislation sous linfluence des lobbyistes des banques faibles pour les prot\u00e9ger de la concurrence des banques mieux g\u00e9r\u00e9es. Le but explicite \u00e9tait pour ces derni\u00e8res de ne plus avoir \u00e0 invoquer leur solidit\u00e9 comme argument dans la course aux clients. Dans une \u00e9tude plus r\u00e9cente, <i>Calomiris (2009)<\/i> d\u00e9montre sans appel la corr\u00e9lation historique entre la gravit\u00e9 et la fr\u00e9quence des crises bancaires, d\u2019une part, et l\u2019extension de la garantie des d\u00e9p\u00f4ts, de l\u2019autre.Une garantie des d\u00e9p\u00f4ts trop g\u00e9n\u00e9reuse d\u00e9ploie donc des effets contre-productifs et fragilise le syst\u00e8me. La raison en est que la garantie des d\u00e9p\u00f4ts peut certes \u00e9viter les simples <i>crises de liquidit\u00e9,<\/i> mais qu\u2019elle cr\u00e9e aussi des tentations dangereuses pour les d\u00e9posants, et donc pour les banques elles-m\u00eames. Elle mine en effet l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019il y a \u00e0 d\u00e9fendre la solidit\u00e9 du bilan de la banque et encourage les op\u00e9rations pouvant d\u00e9boucher sur davantage de profits, mais comportant \u00e9galement davantage de risques. Elle accro\u00eet donc la probabilit\u00e9 de <i>crises de solvabilit\u00e9.<\/i> Tout se passe comme si le rem\u00e8de \u00e9tait pire que le mal qu\u2019il \u00e9tait cens\u00e9 combattre. Le m\u00e9decin devrait donc envisager d\u2019arr\u00eater le traitement.Or le l\u00e9gislateur suisse pr\u00e9voit au contraire une extension massive de la garantie de d\u00e9p\u00f4ts. Premi\u00e8rement, la somme garantie par personne et par d\u00e9p\u00f4t passe de 30000 \u00e0 100000 francs. La garantie est financ\u00e9e par un fonds constitu\u00e9 \u00e0 l\u2019avance. Ensuite, si ce dernier est \u00e9puis\u00e9, la Conf\u00e9d\u00e9ration se porte garante \u00e0 son tour. Ce qui nous int\u00e9resse ici est la justification avanc\u00e9e dans le rapport relatif \u00e0 la future loi sur la garantie des d\u00e9p\u00f4ts bancaires (LGDB)&#13;<br \/>\nVoir Rapport explicatif relatif \u00e0 la loi f\u00e9d\u00e9rale sur la garantie des d\u00e9p\u00f4ts bancaires (loi sur la garantie des d\u00e9p\u00f4ts bancaires, LGDB). Internet: <a href=\"http:\/\/www.efd.admin.ch\">http:\/\/www.efd.admin.ch<\/a>, rubriques \u00abDocumentation\u00bb, \u00abL\u00e9gislation\u00bb, \u00abConsultations\u00bb, \u00abLe Conseil f\u00e9d\u00e9ral ouvre la proc\u00e9dure de consultation sur la protection des d\u00e9posants (14.09.2009)\u00bb. pour cette garantie subsidiaire de l\u2019\u00c9tat: <i>\u00abLa protection des d\u00e9posants [&#8230;] doit disposer de moyens suffisants pour satisfaire toutes les pr\u00e9tentions potentielles. \u00c0 d\u00e9faut, les d\u00e9posants sont incit\u00e9s, en cas de probl\u00e8me dans leur banque, \u00e0 retirer leur argent si possible avant les autres d\u00e9posants. Ce n\u2019est que s\u2019il est clairement \u00e9tabli que les moyens disponibles suffisent \u00e0 garantir tous les d\u00e9p\u00f4ts que l\u2019on peut \u00e9viter des retraits massifs\u00bb<\/i> \u2013 ce qui revient dans les faits \u00e0 une garantie d\u2019\u00c9tat universelle.&#13;<\/p>\n<h2>Concurrence et transparence<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nRenforcer la garantie des d\u00e9p\u00f4ts n\u2019a pas que des inconv\u00e9nients. Tant qu\u2019elle n\u2019est pas universelle, les d\u00e9posants ont, en effet, int\u00e9r\u00eat \u00e0 s\u2019adresser aux banques cantonales ou \u00e0 d\u2019autres \u00e9tablissements b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une garantie d\u2019\u00c9tat (UBS?). Celle-ci pourrait constituer une grave distorsion de la concurrence, que la garantie universelle permettrait d\u2019\u00e9liminer. On doit, toutefois, se demander si l\u2019avantage gagn\u00e9 sur le plan de la politique de la concurrence compense les dangers des tentations cr\u00e9\u00e9es.Il faut, en outre, savoir que les retraits massifs sont en g\u00e9n\u00e9ral des ph\u00e9nom\u00e8nes plus subtils qu\u2019il n\u2019y para\u00eet. \u00c0 premi\u00e8re vue, on pourrait croire qu\u2019un surcro\u00eet de transparence am\u00e9liore n\u00e9cessairement la prise de d\u00e9cision d\u2019un investisseur (ou d\u2019un d\u00e9posant), d\u2019o\u00f9 une diminution des erreurs; en d\u2019autres termes, am\u00e9liorer l\u2019information ne saurait faire de mal. Or cette opinion courante est fausse, comme l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 <i>Hirshleifer (1971).<\/i> En voici un exemple simple: tant que l\u2019on n\u2019est pas en mesure de savoir si une personne est porteuse dune maladie h\u00e9r\u00e9ditaire, on peut s\u2019assurer contre les s\u00e9quelles financi\u00e8res que celle-ci pourrait provoquer; par contre, lorsque cette information peut \u00eatre obtenue, le march\u00e9 d\u2019assurance correspondant dispara\u00eet. La raison en est que seules les personnes pr\u00e9sentant le d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9tique incrimin\u00e9 ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 s\u2019assurer; or ce sont justement celles que l\u2019assureur refusera de couvrir.<i>Allenspach (2009)<\/i> a montr\u00e9 r\u00e9cemment que, dans le cas de risque de retraits massifs, multiplier les informations \u2013 en obligeant par exemple les banques \u00e0 informer davantage ou \u00e0 \u00eatre plus transparentes \u2013 n\u2019a pas forc\u00e9ment un effet macro\u00e9conomique positif. La raison en est le plafond fix\u00e9 \u00e0 la participation des bailleurs de fonds \u00e9trangers \u2013 donc aussi des d\u00e9posants \u2013 d\u2019une banque. Il s\u2019ensuit que le d\u00e9posant a une aversion profonde au risque et retire son d\u00e9p\u00f4t apr\u00e8s une mauvaise nouvelle, bien que la solvabilit\u00e9 de la banque ne soit pas vraiment menac\u00e9e. On ne saurait, cependant, en conclure que plus les banques sont opaques, meilleure sera la situation. L\u2019opacit\u00e9 entra\u00eene des comportements aventureux et peut encourager l\u2019incomp\u00e9tence. Il faut bien voir que la situation est plus complexe que l\u2019on ne pourrait l\u2019imaginer.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nJusqu\u2019\u00e0 fin 2008, les d\u00e9p\u00f4ts \u00e9taient garantis \u00e0 hauteur de 30000 francs par personne et par d\u00e9p\u00f4t. Jusqu\u2019en 2003, la Banque nationale suisse (BNS) publiait une statistique, par ordre de grandeur, des \u00abengagements des banques envers la client\u00e8le sous forme d\u2019\u00e9pargne\u00bb&#13;<br \/>\nVoir BNS, Les banques suisses, tableau 20, diverses ann\u00e9es.. Depuis 2004, ces donn\u00e9es ne sont malheureusement plus disponibles. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, 15% de tous les comptes pr\u00e9sentaient un solde qui d\u00e9passait la limite des 30&nbsp;000 francs. Ils repr\u00e9sentaient, cependant, presque les trois quarts (74%) du montant total des d\u00e9p\u00f4ts.\u00c0 la fin de 2008, la garantie de d\u00e9p\u00f4ts a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e \u00e0 100&nbsp;000 francs en actionnant le droit d\u2019urgence. Le nouveau r\u00e9gime doit d\u00e9sormais \u00eatre inscrit dans le droit permanent. Je pars de l\u2019id\u00e9e qu\u2019avec une limite de 100000 francs, la majorit\u00e9 \u00e9cra-sante des d\u00e9posants sera prot\u00e9g\u00e9e int\u00e9gralement et pourra donc s\u2019adresser en toute qui\u00e9tude \u00e0 la banque qui verse les int\u00e9r\u00eats les plus \u00e9lev\u00e9s. Voil\u00e0 qui devrait ouvrir des perspectives lucratives \u00e0 la banque islandaise Kaupthing!Il est int\u00e9ressant que, dans sa prise de position relative au projet de LGDB, la <i>Conf\u00e9rence des directrices et directeurs cantonaux des finances<\/i> rel\u00e8ve express\u00e9ment l\u2019effet d\u00e9vastateur de cette garantie sur le moral des d\u00e9posants&#13;<br \/>\nVoir www.fdk-cdf.ch, 13.11.2009 Garantie des d\u00e9p\u00f4ts bancaires (prise de position par rapport au projet de consultation de la Conf\u00e9d\u00e9ration).. Le probl\u00e8me est donc reconnu et le l\u00e9gislateur ferait bien, \u00e0 mon avis, de prendre l\u2019avertissement au s\u00e9rieux.La r\u00e9vision de la garantie de d\u00e9p\u00f4ts a manifestement pour but d\u2019adapter notre syst\u00e8me aux normes internationales en vigueur: le montant garanti s\u2019aligne sur le niveau pratiqu\u00e9 chez nos voisins; le financement s\u2019effectue gr\u00e2ce \u00e0 un fonds constitu\u00e9 \u00e0 l\u2019avance; l\u2019\u00c9tat entre dans le syst\u00e8me en tant que garant des d\u00e9ficits. Ce sont l\u00e0 les caract\u00e9ristiques typiques de la garantie des d\u00e9p\u00f4ts telle qu\u2019elle est con\u00e7ue aux \u00c9tats-Unis et dans l\u2019UE. Or l\u2019histoire mondiale de la garantie des d\u00e9p\u00f4ts montre qu\u2019une telle protection \u00abmoderne\u00bb des d\u00e9posants&#13;<br \/>\nVoir le condens\u00e9 du rapport explicatif relatif \u00e0 la LGDB: \u00abL\u2019ensemble de ces mesures vise \u00e0 doter la Suisse d\u2019un syst\u00e8me de protection des d\u00e9posants moderne et \u00e0 la hauteur des nouvelles exigences se faisant jour dans ce domaine\u00bb. a beaucoup plus d\u2019inconv\u00e9nients que d\u2019avantages. Le r\u00e9gime appliqu\u00e9 en Suisse jusqu\u2019en 2008 est sup\u00e9rieur \u00e0 ceux pratiqu\u00e9s ailleurs. Il n\u2019y a aucune raison de commettre une erreur parce que tous les autres le font!&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Bibliographie \u2212 Allenspach N., <i>Banking and Transparency: Is More Information Always Better?,<\/i> Banque nationale suisse, document de travail, 2009.\u2212 Baltensperger E., \u00abAlternative Approaches to the Theory of the Banking Firm\u00bb, <i>Journal of Monetary Economics,<\/i> 1980, pp. 1-37.\u2212 Calomiris C., <i>Banking Crises and the Rules of the Game,<\/i> Columbia Business School, document de travail, 2009.\u2212 Calomiris C. et White E., \u00abThe Origins of Federal Deposit Insurance, NBER Chapters\u00bb, <i>The Regulated Economy: A Historical Approach to Political Economy,<\/i> 1994, pp. 145-188.\u2212 Diamond D. et Dybvig P., \u00abBank Runs, Deposit Insurance, and Liquidity\u00bb, <i>Journal of Political Economy,<\/i> 1983, pp. 401-419.\u2212 Hirshleifer J., \u00abThe Private and Social Value of Information and the Reward to Inventive Activity\u00bb, <i>American Economic Review,<\/i> 1971, pp. 561-574.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La garantie des d\u00e9p\u00f4ts a pour but d\u2019\u00e9viter les retraits massifs qui seraient dommageables pour l\u2019\u00e9conomie. Si elle reste mod\u00e9r\u00e9e, elle a effectivement un effet stabilisateur, mais si elle est trop g\u00e9n\u00e9reuse, elle peut inciter les d\u00e9posants \u00e0 ne plus se pr\u00e9occuper de la solidit\u00e9 de leur banque. 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