{"id":152131,"date":"2010-01-01T12:00:00","date_gmt":"2010-01-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2010\/01\/egler-6\/"},"modified":"2023-08-24T01:00:34","modified_gmt":"2023-08-23T23:00:34","slug":"egler-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2010\/01\/egler-6\/","title":{"rendered":"Aide pour le commerce, coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement et \u00e9changes mondiaux"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019ouverture des march\u00e9s repr\u00e9sente une chance immense pour les exportations des pays en d\u00e9veloppement. N\u00e9anmoins, une lib\u00e9ralisation soudaine \u2013 \u00e0 la suite, par exemple, d\u2019un cycle de n\u00e9gociation \u2013 peut \u00e9galement se r\u00e9v\u00e9ler un choc difficile \u00e0 absorber pour les plus vuln\u00e9rables d\u2019entre eux. Dans les n\u00e9gociations du cycle de Doha, de nombreux indices sugg\u00e8rent que les pays en d\u00e9veloppement \u2013 les PMA en particulier \u2013 subiront d\u2019importants co\u00fbts d\u2019ajustement qui se chiffreront \u00e0 quelque 1,5 milliard d\u2019USD par an. Pour eux, un tel effort devra \u00eatre compens\u00e9 par des mesures sp\u00e9cifiques relevant de l\u2019aide au d\u00e9veloppement. Pr\u00e9cisons, par ailleurs, que l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s \u00e0 lui seul n\u2019est nullement garant d\u2019une meilleure performance commerciale.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/201001_12_Egler_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDe nombreuses contraintes du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019offre p\u00e8sent sur la capacit\u00e9 des pays en d\u00e9veloppement \u00e0 tirer un maximum de b\u00e9n\u00e9fices de leur int\u00e9gration au syst\u00e8me commercial multilat\u00e9ral, telles que des capacit\u00e9s productives r\u00e9duites, une base peu diversifi\u00e9e de produits d\u2019exportation ou des infrastructures \u00e9conomiques d\u00e9ficientes. \u00c0 l\u2019autre bout de la cha\u00eene, les biens et services sont soumis \u00e0 de nombreuses normes techniques ou barri\u00e8res non-commerciales dans les march\u00e9s d\u2019importation: certains pays exportateurs peinent \u00e0 s\u2019y conformer, ce qui r\u00e9duit ou invalide leur acc\u00e8s au march\u00e9. Partant de ce constat, les membres de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) ont lanc\u00e9, lors de la Conf\u00e9rence minist\u00e9rielle de Hong Kong en 2005, l\u2019initiative \u00abAide pour le commerce\u00bb qui vise \u00e0 aider ces pays \u00e0 mieux tirer parti du commerce pour leur d\u00e9veloppement.&#13;<\/p>\n<h2>Justification \u00e9conomique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa raison d\u2019\u00eatre \u00e9conomique de l\u2019aide au commerce ne fait plus aujourd\u2019hui aucun doute; il n\u2019en a pas toujours \u00e9t\u00e9 ainsi. Par le pass\u00e9, les \u00e9conomistes opposaient habituellement le <i>commerce<\/i> \u00e0 l\u2019<i>aide.<\/i> Ainsi, une mesure commerciale telle que l\u2019octroi de pr\u00e9f\u00e9rences produit des gains \u00e9conomiques pour le pays exportateur qui peut augmenter ses ventes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. De m\u00eame, l\u2019abaissement unilat\u00e9ral des droits de douane peut g\u00e9n\u00e9rer des gains de productivit\u00e9 dans un secteur donn\u00e9 en accroissant la concurrence. L\u2019aide sous forme d\u2019assistance financi\u00e8re ou technique peut entra\u00eener des gains \u00e9conomiques, mais ses effets sur la croissance ou le niveau de d\u00e9veloppement sont plus difficilement mesurables, car d\u2019autres facteurs tels que la qualit\u00e9 ou la performance des institutions influent sur le d\u00e9veloppement. En tout \u00e9tat de cause, les \u00e9conomistes s\u2019accordent de plus en plus \u00e0 dire que les mesures commerciales et l\u2019aide ne sont pas concurrentes, mais compl\u00e9mentaires: ce serait m\u00eame une association id\u00e9ale, qui justifierait l\u2019initiative de l\u2019OMC. Les effets conjugu\u00e9s de l\u2019aide au commerce restent, toutefois, \u00e0 d\u00e9montrer empiriquement, ce qui ouvre un nouveau champ de recherche.&#13;<\/p>\n<h2>La dimension politique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019aide au commerce avait fait l\u2019objet de d\u00e9bats politiques intensifs \u00e0 haut niveau lors des sommets du G8 de Gleneagles en 2005, o\u00f9 des engagements sur le doublement de l\u2019aide \u00e0 l\u2019Afrique et de l\u2019aide au commerce ont \u00e9t\u00e9 pris. Ces m\u00eames engagements ont \u00e9t\u00e9 repris par les assembl\u00e9es annuelles de la Banque mondiale et du FMI avant que l\u2019initiative soit officiellement adopt\u00e9e \u00e0 Hong Kong en d\u00e9cembre 2005. Les membres de l\u2019OMC ont alors donn\u00e9 mandat au directeur g\u00e9n\u00e9ral Pascal Lamy d\u2019en d\u00e9finir les bases et les modalit\u00e9s. C\u2019est ainsi que l\u2019OMC a dirig\u00e9 l\u2019initiative, ce qui a bouscul\u00e9 l\u2019architecture internationale de l\u2019aide dans la mesure o\u00f9 cette organisation n\u2019a pas pour vocation de s\u2019occuper d\u2019aide au d\u00e9veloppement. En m\u00eame temps, le m\u00e9rite politique de l\u2019initiative est d\u2019avoir rapproch\u00e9 les ministres du Commerce, du D\u00e9veloppement et des Finances et d\u2019avoir ainsi pu amorcer un dialogue. Le G8 et les autres bailleurs de fonds ont donn\u00e9 une coloration hautement politique \u00e0 leurs multiples annonces en faveur de l\u2019aide au commerce. Selon les chiffres traditionnellement avanc\u00e9s, l\u2019Union europ\u00e9enne a promis 2 milliards d\u2019euros par an jusqu\u2019en 2010, les \u00c9tats-Unis 2,7 milliards d\u2019USD jusqu\u2019en 2010 et le Japon 10 milliards d\u2019USD. Or, s\u2019il est extr\u00eamement d\u00e9licat de v\u00e9rifier et de mesurer ces engagements, de r\u00e9centes donn\u00e9es de l\u2019Organisation pour la coop\u00e9ration et le d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE) permettent de constater une augmentation de la part relative de l\u2019aide au commerce dans les flux de l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement. Celle-ci a, en effet cru de 20% dans la p\u00e9riode 2005-2007, puis de 10% en 2008. Quelque 57 milliards d\u2019USD ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9s \u00e0 l\u2019aide au commerce en 2008. La crise financi\u00e8re pourrait, toutefois, freiner cette dynamique.&#13;<\/p>\n<h2>Les modalit\u00e9s<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn juillet 2006, la Task Force de l\u2019OMC a rendu un rapport fixant les objectifs de l\u2019initiative, son champ d\u2019application, les r\u00f4les des acteurs institutionnels ainsi que ceux des bailleurs de fonds et des pays b\u00e9n\u00e9ficiaires. Elle a aussi conclu que des financements additionnels, plus pr\u00e9visibles et durables \u00e9taient n\u00e9cessaires pour remplir le mandat de l\u2019initiative et que celle-ci devait \u00eatre guid\u00e9e par les principes de la D\u00e9claration de Paris sur l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019aide. Dans cette logique, les membres ont exclu la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er un m\u00e9canisme financier sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019aide au commerce et ont recommand\u00e9 l\u2019usage des canaux de financement multilat\u00e9raux et bilat\u00e9raux existants. Le champ d\u2019application inclut cinq grandes cat\u00e9gories d\u2019assistance:\u2212 renforcement des capacit\u00e9s dans le domaine de la politique commerciale;\u2212 soutien au secteur priv\u00e9;\u2212 renforcement des capacit\u00e9s de production;\u2212 d\u00e9veloppement des infrastructures physiques pour le commerce;\u2212 co\u00fbts d\u2019ajustement li\u00e9s \u00e0 la lib\u00e9ralisation et aux r\u00e9formes.Le r\u00f4le de lOMC est d\u2019entretenir le d\u00e9bat politique et focaliser l\u2019attention des d\u00e9cideurs sur l\u2019initiative par ses examens mondiaux p\u00e9riodiques. L\u2019OCDE, quant \u00e0 elle, assure son suivi en r\u00e9coltant des donn\u00e9es statistiques sur les flux d\u2019aide aux cinq cat\u00e9gories mentionn\u00e9es. Enfin, les bailleurs de fonds s\u2019engagent \u00e0 fournir une aide additionnelle et des informations sur les actions entreprises, tandis que les b\u00e9n\u00e9ficiaires doivent en retour int\u00e9grer le commerce dans leurs strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement et pr\u00e9senter leurs priorit\u00e9s. Ainsi, l\u2019effet de projecteur voulu par l\u2019initiative doit inciter \u00e0 investir davantage dans le commerce, selon l\u2019adage \u00abCe que lon mesure augmente\u00bb (\u00abwhat gets measured, grows\u00bb).&#13;<\/p>\n<h2>Risques et probl\u00e8mes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nOn reproche fr\u00e9quemment \u00e0 l\u2019initiative \u00abAide pour le commerce\u00bb d\u2019\u00eatre trop \u00e9troitement li\u00e9e au cycle de Doha et de constituer un des enjeux des n\u00e9gociations. En r\u00e9alit\u00e9, ce cycle ne remplira ses promesses que si les pays en d\u00e9veloppement obtiennent un meilleur acc\u00e8s aux march\u00e9s des pays industrialis\u00e9s et des grandes \u00e9conomies \u00e9mergentes. Il faudra \u00e9galement que les pays en d\u00e9veloppement s\u2019engagent eux-m\u00eames dans un processus de lib\u00e9ralisation et de r\u00e9formes internes s\u2019ils veulent tirer les b\u00e9n\u00e9fices de l\u2019ouverture. L\u2019Aide pour le commerce est donc une contribution de la communaut\u00e9 internationale pour appuyer et compl\u00e9ter ces efforts nationaux.L\u2019initiative n\u2019est, toutefois, pas sans poser certains probl\u00e8mes. Premi\u00e8rement, rien ne garantit l\u2019additionnalit\u00e9 des flux financiers, ce qui risque d\u2019entra\u00eener un d\u00e9placement des flux d\u2019aide existants des secteurs traditionnels (sant\u00e9, social, \u00e9ducation) vers les secteurs commerciaux ou les infrastructures.Deuxi\u00e8mement, bien que l\u2019initiative invoque la D\u00e9claration de Paris visant \u00e0 rendre l\u2019aide plus efficace, \u00e0 mieux coordonner les interventions des bailleurs de fonds et \u00e0 aligner leurs contributions sur les priorit\u00e9s identifi\u00e9es par les pays b\u00e9n\u00e9ficiaires, aucun m\u00e9canisme de coordination n\u2019a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu. Les 49 pays les moins avanc\u00e9s disposent, quant \u00e0 eux, de structures de coordination qui se mettent en place progressivement dans le Cadre int\u00e9gr\u00e9 \u2013 un programme d\u2019assistance technique li\u00e9 au commerce \u2013, mais dans les autres pays \u00e0 faible revenu, aucun m\u00e9canisme formel n\u2019existe, si bien que la coordination des bailleurs de fonds ne d\u00e9pend que de leur bonne volont\u00e9.Troisi\u00e8mement, l\u2019intrusion rampante au sein de l\u2019OMC de t\u00e2ches li\u00e9s au d\u00e9veloppement pose \u00e9galement un probl\u00e8me syst\u00e9mique que l\u2019initiative elle-m\u00eame ne permet pas de clarifier, ce qui repr\u00e9sente un risque pour la r\u00e9putation de l\u2019OMC en cas d\u2019\u00e9chec. Remarquons, n\u00e9anmoins, que la volont\u00e9 d\u2019assigner \u00e0 l\u2019OMC les fonctions de coordination et de suivi de l\u2019Aide pour le commerce vient principalement de la confiance que les pays en d\u00e9veloppement placent en cette organisation dans laquelle chaque pays dispose d\u2019une voix et qui jouit donc d\u2019une l\u00e9gitimit\u00e9 d\u00e9mocratique dont ne peuvent se pr\u00e9valoir les institutions de Bretton Woods.Enfin, l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019initiative demeure incertaine. Elle tient, en effet, \u00e0 un syst\u00e8me de suivi et d\u2019\u00e9valuation des interventions sur le terrain qui reste encore largement \u00e0 d\u00e9finir et qui est tributaire des lenteurs et des al\u00e9as de la n\u00e9gociation multilat\u00e9rale. Sa mise en \u0153uvre n\u2019est, en outre, pas soumise \u00e0 des engagements fermes ou \u00e0 un calendrier contraignant.&#13;<\/p>\n<h2>La mise en \u0153uvre<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSi l\u2019on constate que les engagements financiers pour l\u2019aide au commerce ont effectivement tendance \u00e0 augmenter, il est important d\u2019observer \u00e9galement les d\u00e9boursements, c\u2019est-\u00e0-dire les transferts concrets de fonds pour la r\u00e9alisation de projets sur le terrain. Selon l\u2019OCDE, les taux de d\u00e9boursement pour 2008 ont \u00e9t\u00e9 de 90%, ce qui est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. La prudence demeure toutefois de mise, car l\u2019initiative est encore loin d\u2019avoir d\u00e9ploy\u00e9 son potentiel et produit des effets durables en termes de performance commerciale et de comp\u00e9titivit\u00e9 dans les pays en d\u00e9veloppement. N\u00e9anmoins, les premiers exemples concrets de mise en \u0153uvre sont d\u00e9sormais visibles \u00e0 l\u2019instar du Corridor de transport Nord-Sud en Afrique australe ou du Programme de coop\u00e9ration r\u00e9gionale dans le delta du M\u00e9kong, ou encore du \u00abGlobal Trade Liquidity Program\u00bb, un m\u00e9canisme de financement du commerce de 50 milliards d\u2019USD qui vient d\u2019\u00eatre lanc\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de d\u00e9veloppement.&#13;<\/p>\n<h2>La Suisse s\u2019engage<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Suisse \u2013 un pays ouvert sur le monde et si\u00e8ge de diverses organisations li\u00e9es au commerce \u2013 s\u2019efforce d\u2019am\u00e9liorer l\u2019int\u00e9gration des pays en d\u00e9veloppement dans le commerce mondial et soutient activement l\u2019initiative \u00abAide pour le commerce\u00bb depuis le d\u00e9but. Elle apporte principalement son assistance technique dans deux domaines:\u2212 la politique commerciale et la r\u00e9glementation;\u2212 la promotion des exportations et du secteur priv\u00e9.Si on consid\u00e8re ces deux domaines isol\u00e9ment, la Suisse fait partie des plus importants donateurs.La promotion du commerce et du secteur priv\u00e9 est un des attributs de la coop\u00e9ration \u00e9conomique au d\u00e9veloppement et d\u00e9pend du Secr\u00e9tariat d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019\u00e9conomie (Seco). C\u2019est elle qui soutient les pays partenaires, d\u2019une part, dans leur volont\u00e9 d\u2019organiser des conditions-cadres favorables aux \u00e9changes et aux investissements, d\u2019autre part dans leur formulation de telles politiques. Le Seco aide \u00e9galement \u00e0 renforcer les institutions locales qui communiquent aux PME leur savoir-faire en mati\u00e8re d\u2019exportations. Il apporte son assistance technique afin que les produits propos\u00e9s satisfassent aux normes de qualit\u00e9 et que leur fabrication remplisse les crit\u00e8res environnementaux et sociaux. Ces mesures se compl\u00e8tent de programmes dans le secteur financier qui doivent:\u2212 aider les banques locales \u00e0 disposer de garanties lors de l\u2019octroi de cr\u00e9dits commerciaux aux PME;\u2212 permettre l\u2019acc\u00e8s des PME \u00e0 des cr\u00e9dits \u00e0 long terme ou \u00e0 des prises de capital par la collaboration avec des interm\u00e9diaires financiers locaux ou internationaux, ce qui encourage les investissements.Ces mesures n\u2019ont d\u2019effets que si leurs b\u00e9n\u00e9ficiaires se voient faciliter l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s suisses et europ\u00e9ens. C\u2019est ainsi que la Suisse accorde des conditions tarifaires des plus avantageuses aux marchandises des pays en d\u00e9veloppement, les pays les plus pauvres pouvant y importer sans droits de douane ni quotas. Les PME des pays en d\u00e9veloppement sont m\u00eame soutenues lors de foires ou par l\u2019interm\u00e9diaire du Swiss Import Promotion Programme (Sippo).Toutes les mesures sont mises en place bilat\u00e9ralement avec le concours d\u2019experts et de sp\u00e9cialistes \u0153uvrant pour des organisations non gouvernementales, ou en accord avec des organisations internationales comme le Centre du commerce international (CCI) \u00e0 Gen\u00e8ve, l\u2019Organisation des Nations-Unies pour le d\u00e9veloppement industriel (Onudi), l\u2019Organisation internationale du travail (OIT) ou la Banque mondiale et la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale (SFI). Les pays concern\u00e9s par cette collaboration sont les sept partenaires du Seco: P\u00e9rou, Colombie, \u00c9gypte, Ghana, Afrique du Sud, Vietnam et Indon\u00e9sie. Des programmes compl\u00e9mentaires sont, en outre, mis en \u0153uvre dans certains pays b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019un partenariat avec la Direction du d\u00e9veloppement et de la coop\u00e9ration (DDC). Le budget allou\u00e9 \u00e0 l\u2019aide au commerce est de quelque 70 millions de francs par an.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL\u2019Aide pour le commerce fait d\u00e9sormais partie int\u00e9grante de l\u2019agenda politique de l\u2019aide au d\u00e9veloppement. L\u2019effet de projecteur du m\u00e9canisme de suivi fonctionne puisqu\u2019elle est en hausse continuelle. Elle devient, enfin, un enjeu central pour le commerce mondial et un compl\u00e9ment indispensable du cycle de Doha. Les pays b\u00e9n\u00e9ficiaires int\u00e8grent de plus en plus le commerce dans leurs strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement et constatent son apport \u00e0 la croissance et la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9. Toutefois, quand bien m\u00eame l\u2019Aide pour le commerce \u00e9pouserait-elle les id\u00e9es les plus modernes en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement, son succ\u00e8s d\u00e9pendra de la tenue des engagements par les partenaires au d\u00e9veloppement, comme dans le cas des Objectifs de d\u00e9veloppement du Mill\u00e9naire.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abProjection de croissance de l\u2019aide au commerce\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: InternetOn trouvera davantage de renseignements sur l\u2019aide au commerce du Seco \u00e0 l\u2019adresse Internet suivante: <i>www.seco-cooperation. admin.ch,<\/i> rubriques \u00abTh\u00e8mes\u00bb, \u00abPromotion commerciale\u00bb.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Bibliographie\u2212 Adam Ch. S. et O\u2019Connell S. <i>A.<\/i> Aid versus Trade Revisited, WPS 2000-19.\u2212 FMI et Banque mondiale, <i>Doha Development Agenda and Aid for Trade,<\/i> Development Committee Paper, 8 ao\u00fbt 2006.\u2212 Njinkeu D. et Cameron H. (\u00e9d.), <i>Aid for Trade and Development,<\/i> Cambridge University Press, 2008.\u2212 OCDE, <i>Objectif d\u00e9veloppement. L\u2019aide au commerce. Comment la rendre efficace,<\/i> Paris, 2006.\u2212 OCDE, <i>Aid for Trade: Support for an Expanding Agenda,<\/i> Paris, 8 mars 2006, COM\/DCD\/TD(2006)2.\u2212 OCDE, <i>Effective Aid for Trade Partnerships: Local Accountability and Global Review,<\/i> Paris, 1er juin 2006, COM\/DCD\/TD\/(2006)4\/REV1.\u2212 OCDE\/OMC, <i>Aid for Trade At A Glance 2007: 1<\/i>st <i>Global Review,<\/i> Gen\u00e8ve-Paris, 2007.\u2212 OCDE\/OMC, <i>Aid for Trade At A Glance 2009: Maintaining Momentum,<\/i> Gen\u00e8ve-Paris, 2009.\u2212 WTO Aid for Trade Task Force, <i>Recommendations of the Aid for Trade Task Force,<\/i> 27 juillet 2006.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ouverture des march\u00e9s repr\u00e9sente une chance immense pour les exportations des pays en d\u00e9veloppement. N\u00e9anmoins, une lib\u00e9ralisation soudaine \u2013 \u00e0 la suite, par exemple, d\u2019un cycle de n\u00e9gociation \u2013 peut \u00e9galement se r\u00e9v\u00e9ler un choc difficile \u00e0 absorber pour les plus vuln\u00e9rables d\u2019entre eux. 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