{"id":152494,"date":"2009-09-01T12:00:00","date_gmt":"2009-09-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2009\/09\/babel-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:03:20","modified_gmt":"2023-08-23T23:03:20","slug":"babel-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2009\/09\/babel-2\/","title":{"rendered":"Les hautes \u00e9coles suisses: sc\u00e9narios pour l&#8217;avenir"},"content":{"rendered":"<p>L&#8217;article 42 du projet de loi f\u00e9d\u00e9rale sur l&#8217;aide aux hautes \u00e9coles et la coordination dans le do-maine suisse des hautes \u00e9coles (LAHE) mentionne que la d\u00e9termination des besoins de fonds publics pour les hautes \u00e9coles se fera notamment sur la base de l&#8217;\u00e9volution attendue des nombres d&#8217;\u00e9tudiants. Depuis maintenant sept ans, l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) publie chaque ann\u00e9e des sc\u00e9narios d\u00e9crivant l&#8217;\u00e9volution des hautes \u00e9coles suisses. C&#8217;est donc le moment de discuter de la pr\u00e9visibilit\u00e9 des effectifs que celles-ci pourraient accueillir et de faire le bilan des pr\u00e9c\u00e9dentes pr\u00e9visions; il s&#8217;agit surtout de pr\u00e9senter les tendances actuelles et d&#8217;esquisser les principales \u00e9volutions que pourraient subir l&#8217;ensemble des hautes \u00e9coles ces prochaines ann\u00e9es.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl y a dix ans est apparu le besoin de disposer d&#8217;un outil permettant d&#8217;anticiper de mani\u00e8re fiable l&#8217;\u00e9volution de l&#8217;ensemble du syst\u00e8me de formation. La situation de d\u00e9part \u00e9tait favorable du fait de la tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 des donn\u00e9es dont dispose l&#8217;OFS. D\u00e8s 2002, des premi\u00e8res pr\u00e9visions \u00e0 dix ans pour les hautes \u00e9coles universitaires (HEU) et les hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es (HES) ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es \u00e0 un degr\u00e9 fin de granularit\u00e9. Depuis cette date, ces travaux se sont progressivement \u00e9tendus \u00e0 tout le syst\u00e8me de formation et ont \u00e9t\u00e9 actualis\u00e9s chaque ann\u00e9e. Pour les hautes \u00e9coles suisses, nous disposons maintenant de sept ans de recul, ce qui permet de tirer un bilan de la qualit\u00e9 des sc\u00e9narios.&#13;<\/p>\n<h2>Fiabilit\u00e9 des sc\u00e9narios pour les hautes \u00e9coles<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa pertinence et la qualit\u00e9 des pr\u00e9visions se heurtent par d\u00e9finition \u00e0 toute modification de la structure du syst\u00e8me concern\u00e9. Ce fut le cas, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, avec l&#8217;introduction de la r\u00e9forme de Bologne, qui a profond\u00e9ment modifi\u00e9 la structure des \u00e9tudes, l&#8217;extension des HES aux domaines de la sant\u00e9, du social et des arts et la cr\u00e9ation des hautes \u00e9coles p\u00e9dagogiques (HEP). Les pr\u00e9visions ont donc \u00e9t\u00e9 difficiles dans ce contexte.\u00a0En ce qui concerne l&#8217;\u00e9volution endog\u00e8ne, l&#8217;hypoth\u00e8se de base des travaux pr\u00e9visionnels de l&#8217;OFS est qu&#8217;une mod\u00e9lisation tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9e des flux d&#8217;\u00e9tudiants est d\u00e9j\u00e0 en soi suffisante pour produire des pr\u00e9visions pertinentes (\u00e0 court terme) quant \u00e0 leurs effectifs. Le suivi des pr\u00e9visions effectu\u00e9es jus-qu&#8217;ici par l&#8217;OFS a confirm\u00e9 la validit\u00e9 de cette approche; il a aussi montr\u00e9 que, sur le moyen terme, il \u00e9tait fondamental non seulement d&#8217;int\u00e9grer l&#8217;ensemble des tendances pr\u00e9sentes dans le syst\u00e8me de formation, mais aussi de mod\u00e9liser au mieux l&#8217;impact des r\u00e9formes. Or, si ce dernier aspect est par nature complexe, le premier l&#8217;a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 &#8211; aussi \u00e9tonnant que cela puisse para\u00eetre &#8211; en raison des nombreux changements structurels qui ont parfois brouill\u00e9 les cartes pour les statisticiens. Une fois ces al\u00e9as surmont\u00e9s, la composante impr\u00e9visible des \u00e9volutions semble nettement plus faible qu&#8217;imagin\u00e9 au premier abord (voir aussi ci-dessous).\u00a0Au niveau quantitatif, les sc\u00e9narios pour les HEU \u00e9tablis jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent ont pr\u00e9sent\u00e9 un \u00e9cart moyen (MAPE De l&#8217;anglais \u00abmean absolute percentage error\u00bb ou erreur moyenne absolue en pourcentage.) apr\u00e8s une ann\u00e9e de 1,1% sur l&#8217;ensemble des \u00e9tudiants de niveau bachelor, master ou dipl\u00f4me et de 2% apr\u00e8s quatre ans. Pour les HES, l&#8217;incertitude est tr\u00e8s semblable. Si ces \u00e9carts sont tr\u00e8s limit\u00e9s, les pr\u00e9c\u00e9dents sc\u00e9narios pour les HEU ont cependant eu tendance \u00e0 sous-estimer les \u00e9volutions r\u00e9elles sur le moyen terme. L&#8217;origine de ces \u00e9carts \u00e9tait multiple, mais un facteur important a \u00e9t\u00e9 l&#8217;impact peu pr\u00e9-visible de la r\u00e9forme de Bologne sur le nombre d&#8217;\u00e9tudiants, en particulier celui des \u00e9tudiants \u00e9trangers. La situation devrait \u00eatre nettement meilleure dans le futur, en l&#8217;absence de changement structurel important, en raison du nombre de tendances qui sont maintenant prises en compte et de la connaissance acquise sur l&#8217;impact de la r\u00e9forme de Bologne.&#13;<\/p>\n<h2>Les tendances majeures actuelles<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;internationalisation est une \u00abtendance lourde\u00bb dans les HEU. En effet, quel que soit le niveau consid\u00e9r\u00e9, on constate que les hautes \u00e9coles suisses exercent une attraction importante et croissante sur les universitaires \u00e9trangers. On pouvait croire qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e9serv\u00e9 au corps professoral (54% des nouveaux professeurs en 2006 \u00e9taient \u00e9trangers, soit +8 points en 10 ans), aux \u00e9tudes doctorales (43% d&#8217;entrants arrivant de l&#8217;\u00e9tranger en 2008 avec un taux de progression de pr\u00e8s de 15 points ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es) ou encore au degr\u00e9 master (constance de la proportion \u00e0 20% depuis quatre ans, dans une phase o\u00f9 le nombre d&#8217;entrants au master \u00e0 cr\u00fb d&#8217;un facteur 3). Il s&#8217;\u00e9tend, en fait, tr\u00e8s fortement au degr\u00e9 bachelor (voir graphique 1), o\u00f9 les \u00e9volu-tions \u00e9taient particuli\u00e8rement difficiles \u00e0 percevoir du fait d&#8217;importants changements de population li\u00e9s \u00e0 la r\u00e9forme de Bologne. Ce qui pouvait sembler n&#8217;\u00eatre, selon les d\u00e9finitions statistiques habituelles, qu&#8217;une faible tendance avec une forte variabilit\u00e9 masque en r\u00e9alit\u00e9 une hausse massive et continuelle depuis douze ans &#8211; 8-9% chaque ann\u00e9e &#8211; du nombre d&#8217;\u00e9tudiants \u00e9trangers d\u00e9butant leurs \u00e9tudes universitaires dans les \u00e9tablissements suisses (contre +1,5% par an pour les entrants ayant un certificat d&#8217;acc\u00e8s suisse).\u00a0Dans les HES, la poursuite des \u00e9tudes apr\u00e8s la maturit\u00e9 professionnelle commerciale constitue un facteur endog\u00e8ne en progression remarquable. Cette \u00e9volution est particuli\u00e8rement frappante pour les femmes: le nombre de celles qui, ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es, ont int\u00e9gr\u00e9 les HES apr\u00e8s avoir achev\u00e9 une maturit\u00e9 professionnelle a doubl\u00e9 en proportion (de 20% \u00e0 40%). On assiste donc \u00e0 un changement total de comportement, avec des titulaires de maturit\u00e9 professionnelle qui font usage, de mani\u00e8re croissante, des nouvelles possibilit\u00e9s offertes.&#13;<\/p>\n<h2>Influences r\u00e9ciproques entres types de hautes \u00e9coles et parcours des \u00e9tudiants<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;offre en formation dans les hautes \u00e9coles suisses s&#8217;est consid\u00e9rablement \u00e9tendue et les HES ont pris chaque ann\u00e9e plus d&#8217;importance. Elles semblent aussi attirer une proportion substantielle d&#8217;\u00e9tudiants ayant achev\u00e9 une maturit\u00e9 gymnasiale. Une question qui peut se poser est l&#8217;influence r\u00e9ciproque ou encore la concurrence entre les types de hautes \u00e9coles. Si l&#8217;on se concentre sur le parcours des \u00e9tudiants, force est de constater que les effectifs des deux types ont \u00e9volu\u00e9 de mani\u00e8re ind\u00e9pendante et donc que la croissance des HES ne s&#8217;est pas faite au d\u00e9pens des HEU. Si l&#8217;on excepte les changements li\u00e9s au champ statistique d&#8217;\u00e9tudes, on constate par exemple que la propension \u00e0 poursuivre vers les HEU apr\u00e8s la maturit\u00e9 gymnasiale a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s stable ces derni\u00e8res ann\u00e9es de m\u00eame que la probabilit\u00e9 pour un \u00e9tudiant ayant d\u00e9but\u00e9 dans une HEU de bifurquer avant son premier dipl\u00f4me vers une HES.&#13;<\/p>\n<h2>Hausse importante du nombre d&#8217;\u00e9tudiants dans les HEU jusqu&#8217;en 2012<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nPlusieurs facteurs concourent \u00e0 la hausse pr\u00e9vue des effectifs des HEU ces prochaines ann\u00e9es: la hausse d\u00e9mographique qui devrait perdurer jusqu&#8217;en 2012 environ, la fr\u00e9quentation accrue des fili\u00e8res gymnasiales au degr\u00e9 secondaire II, les effets indirects de la r\u00e9forme de Bologne et la hausse importante du nombre d&#8217;\u00e9tudiants \u00e9trangers \u00e0 tous les niveaux.\u00a0Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, les \u00e9tudiants venant de l&#8217;\u00e9tranger devraient repr\u00e9senter un facteur important de croissance pour le niveau bachelor. Ils formaient 19% des entrants en 2008 et pourraient passer \u00e0 25% en 2018. L&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique tirera, toutefois, vers le bas les effectifs des HEU d&#8217;ici quelques ann\u00e9es et les entrants \u00e9trangers pourraient jouer un r\u00f4le particuli\u00e8rement important suivant leur nombre.\u00a0Le niveau master devrait fortement progresser et passer de 19&nbsp;000 \u00e9tudiants en 2008 \u00e0 plus de 30000 vers 2012. Il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;une importante \u00e9volution due \u00e0 plusieurs facteurs: un taux de passage \u00e9lev\u00e9 entre le bachelor et le master (90%), un nombre important de certificats de bachelor attendu ces prochaines ann\u00e9es &#8211; qui devraient passer de 8600 en 2008 \u00e0 12500 en 2010 -, enfin le fort attrait constat\u00e9 et attendu des fili\u00e8res master sur les \u00e9tudiants venant de l&#8217;\u00e9tranger.\u00a0Au total, la hausse du nombre d&#8217;\u00e9tudiants des HEU devrait s&#8217;effectuer \u00e0 un rythme soutenu au minimum, tout au moins jusqu&#8217;en 2012 (+3% \u00e0 +4% par an en moyenne avec environ 136000 \u00e9tudiants en 2012); la progression devrait, ensuite, nettement se ralentir entre 2012 et 2018 (+0,3 \u00e0 +0,7% par an en moyenne avec de 139000 \u00e0 146000 \u00e9tudiants en 2018).&#13;<\/p>\n<h2>HEU: +45% \u00e0 +50% de dipl\u00f4mes d\u00e9livr\u00e9s dans les sciences techniques en 2018<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa progression jusqu&#8217;en 2018 du nombre de masters ou dipl\u00f4mes d\u00e9livr\u00e9s devrait \u00eatre de 12% \u00e0 15% tous domaines confondus; l&#8217;\u00e9volution sera toutefois tr\u00e8s variable selon les groupes de domaines. Des hausses \u00abmassives\u00bb du nombre de dipl\u00f4m\u00e9s devraient \u00eatre enregistr\u00e9es dans les sciences \u00e9conomiques et techniques (environ +20% d&#8217;ici 2012; +45% \u00e0 +50% d&#8217;ici 2018). La hausse a priori surprenante dans ce dernier domaine, apr\u00e8s des ann\u00e9es de stagnation, provient du fait que les param\u00e8tres importants pour l&#8217;\u00e9volution des effectifs sont presque syst\u00e9matiquement plus \u00e9lev\u00e9s que dans l&#8217;ensemble des autres domaines: proportion \u00e9lev\u00e9e et croissante d&#8217;entrants \u00e9trangers au bachelor (29% en 2008), proportion \u00e9lev\u00e9e d&#8217;entrants \u00e9trangers au master (25%) et taux de passage de quasiment 100% entre bachelor et master. Ces hausses contrastent avec le recul de 20% attendu d&#8217;ici 2012 du nombre de dipl\u00f4mes ou masters d\u00e9livr\u00e9s dans les sciences humaines et sociales.&#13;<\/p>\n<h2>De 10000 \u00e0 17000 \u00e9tudiants en master dans les HES et HEP d&#8217;ici cinq ans<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe nombre d&#8217;\u00e9tudiants HES au niveau bachelor ou dipl\u00f4me devrait augmenter fortement ces prochaines ann\u00e9es et passer de 43000 \u00e0 48000 en 2012 (+12%). La croissance devrait \u00eatre particuli\u00e8rement importante dans le domaine de la sant\u00e9 (+30%) &#8211; la hausse est li\u00e9e en grande partie \u00e0 la mise en place encore r\u00e9cente de ces fili\u00e8res &#8211; et de l&#8217;\u00e9conomie (+20%) en raison des facteurs endog\u00e8nes mentionn\u00e9s ci-dessus. Le nombre d&#8217;\u00e9tudiants HEP au niveau bachelor ou dipl\u00f4me devrait rester stable avec environ 10000 \u00e9tudiants ces prochaines ann\u00e9es.\u00a0La nouveaut\u00e9 importante de la rentr\u00e9e 2008 a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9marrage des masters dans les HES, o\u00f9 l&#8217;on a compt\u00e9 2000 entrants. Dans les HEP, ils \u00e9taient 950 \u00e0 ce niveau. Si le taux de passage des bachelors aux masters HES a \u00e9t\u00e9 relativement modeste en 2008 (16%), un nombre important d&#8217;\u00e9tudiants (650, soit 30% des entrants) est venu de l&#8217;\u00e9tranger. Cette proportion culmine dans les domaines de la musique, du design (environ 40% dans ces deux domaines) et en \u00e9conomie (30%).\u00a0L&#8217;\u00e9volution effective du nombre d&#8217;\u00e9tudiants dans les masters HES et HEP est encore incertaine, car l&#8217;offre dans ces fili\u00e8res devrait s&#8217;\u00e9toffer ces prochaines ann\u00e9es. Il pourrait atteindre 10000 \u00e9tudiants (3800 en 2008) si la transition vers les masters HES et HEP apr\u00e8s le bachelor devait rester proche du niveau actuel (sc\u00e9nario \u00abneutre\u00bb). Il pourrait m\u00eame \u00eatre de 17000 d\u00e8s 2013, si la transition vers le master HES apr\u00e8s le bachelor se g\u00e9n\u00e9ralisait et atteignait une valeur similaire \u00e0 ce que l&#8217;on constate actuellement en Allemagne (soit 37% de transition si l&#8217;on prend une population comparable).&#13;<\/p>\n<h2>La Suisse au plan international<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes effectifs des hautes \u00e9coles suisses risquent donc de s&#8217;accro\u00eetre fortement et pourraient atteindre tr\u00e8s prochainement les 200000 \u00e9tudiants. Si l&#8217;on consid\u00e8re les taux de dipl\u00f4m\u00e9s des hautes \u00e9coles ou les taux d&#8217;entr\u00e9es, et que l&#8217;on fait ainsi \u00ababstraction\u00bb des facteurs d\u00e9mographiques, il faut constater que la progression sera relativement limit\u00e9e. Tandis que le taux d&#8217;entr\u00e9e dans les hautes \u00e9coles suisses a bondi de 25% en 1998 \u00e0 35% en 2008 suite notamment \u00e0 la mise en place et au d\u00e9veloppement des HES et des HEP, il devrait cro\u00eetre \u00e0 un rythme nettement plus lent ces prochaines ann\u00e9es (37-39% en 2018). La m\u00eame chose devrait \u00eatre constat\u00e9e en ce qui concerne le taux de dipl\u00f4m\u00e9s qui, apr\u00e8s avoir plus que doubl\u00e9 entre 2000 et 2008, devrait stagner Une stagnation en partie \u00abartificielle\u00bb li\u00e9e aux d\u00e9finitions et \u00e0 la r\u00e9forme de Bologne. \u00e0 un niveau de 28-29% jusqu&#8217;en 2018.\u00a0Avec un taux de dipl\u00f4m\u00e9s des hautes \u00e9coles (niveau 5A) de 30% et en raison notamment de la part importante qu&#8217;occupe le degr\u00e9 tertiaire non universitaire (10% pour le niveau 5B), la Suisse se situait en 2006 en dessous de la moyenne de l&#8217;OCDE (37% pour le niveau 5A). Selon les sc\u00e9narios de l&#8217;OFS, le taux de dipl\u00f4m\u00e9s devrait progresser de 3 points ces prochaines ann\u00e9es et restera donc modeste. Ce constat, bas\u00e9 sur les formations de plus d&#8217;un an dans les hautes \u00e9coles, pourrait cependant ne refl\u00e9ter qu&#8217;une partie de la r\u00e9alit\u00e9 car, d&#8217;apr\u00e8s l&#8217;Enqu\u00eate suisse sur la population active, il semblerait qu&#8217;une fraction significative de la population suisse obtienne un premier dipl\u00f4me de degr\u00e9 tertiaire tardivement et en faisant appel \u00e0 des formations tertiaires de courte dur\u00e9e (p.ex.: Diploma of Advances Studies, DAS, dans les hautes \u00e9coles).\u00a0Selon les sc\u00e9narios, le niveau de formation de la population suisse devrait continuer \u00e0 progresser tr\u00e8s fortement ces prochaines ann\u00e9es et la proportion de titulaires d&#8217;un degr\u00e9 tertiaire, obtenu soit dans les hautes \u00e9coles soit dans le tertiaire non universitaire, pourrait d\u00e9passer 44% en 2018 (34% en 2008, 30% en 2006 et 27% pour la moyenne des pays de l&#8217;OCDE).&#13;<\/p>\n<h2>Les principales incertitudes<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;exercice pr\u00e9visionnel est toujours d\u00e9licat, car il se base en g\u00e9n\u00e9ral sur l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;un prolongement des tendances observ\u00e9es par le pass\u00e9. Les facteurs les plus incertains semblent \u00eatre a priori ceux qui ont pr\u00e9sent\u00e9 les plus fortes tendances cette ann\u00e9e. L&#8217;exemple de la fr\u00e9quentation de la maturit\u00e9 professionnelle, qui a cr\u00fb massivement puis a \u00abstagn\u00e9\u00bb sans transition, nous incite \u00e0 \u00eatre humbles. Le facteur principal d&#8217;incertitude concerne le nombre d&#8217;\u00e9tudiants \u00e9trangers d\u00e9butant leurs \u00e9tudes au niveau bachelor ou au niveau master dans les HEU suisses, avec des hausses qui, si elles ses poursuivent, pourraient jouer un r\u00f4le tr\u00e8s important pour l&#8217;\u00e9volution de ces \u00e9tablissements, surtout dans la phase de baisse d\u00e9mographique \u00e0 venir.\u00a0La crise \u00e9conomique actuelle aura-t-elle une influence sur le nombre d&#8217;\u00e9tudiants provenant de l&#8217;\u00e9tranger? La hausse de leur nombre va-t-elle vraiment se prolonger\u00a0sur le long terme? Pour les HES, on note de plus que certains facteurs endog\u00e8nes ne sont pas stabilis\u00e9s. La transition vers les HES apr\u00e8s la maturit\u00e9 professionnelle va-t-elle devenir la r\u00e8gle? Un dernier facteur important d&#8217;incertitude concerne, enfin, les masters HES. La transition vers ces derniers va-t-elle stagner autour des valeurs actuellement constat\u00e9es ou se g\u00e9n\u00e9raliser progressivement? Le nombre d&#8217;entrants \u00e9trangers au master HES va-t-il rester \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9? C&#8217;est \u00e0 cause de toutes ces incertitudes que les sc\u00e9narios de l&#8217;OFS sont et seront actualis\u00e9s chaque ann\u00e9e.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00ab\u00c9tudiants ayant un certificat d&#8217;acc\u00e8s \u00e9tranger d\u00e9butant leurs \u00e9tudes dans les HEU suisses au niveau d&#8217;\u00e9tudes consid\u00e9r\u00e9 (sc\u00e9nario tendance 2009-2018)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abSc\u00e9nario tendance 2009-2018: \u00e9tudiants des hautes \u00e9coles universitaires, selon le niveau d&#8217;\u00e9tudes\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abSc\u00e9nario tendance 2009-2018: \u00e9tudiants des hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es et p\u00e9dagogiques, selon le niveau d&#8217;\u00e9tudes\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: Informations<\/b>&#13;<br \/>\nDes informations sur le projet et sur les autres degr\u00e9s de formation peuvent \u00eatre obtenues \u00e0 l&#8217;adresse Internet suivante: www.eduperspectives-stat.admin.ch.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 2: Bibliographie<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Babel Jacques, Strubi Pascal, Sc\u00e9narios 2009-2018 pour les hautes \u00e9coles, OFS, Neuch\u00e2tel, 2009 (\u00e0 para\u00eetre).- Babel Jacques, \u00c9volution future du niveau de formation de la population de la Suisse, OFS, Neuch\u00e2tel, 2009.- Babel Jacques, Strubi Pascal, Barom\u00e8tre de Bologne 2009, OFS, Neuch\u00e2tel, 2009.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;article 42 du projet de loi f\u00e9d\u00e9rale sur l&#8217;aide aux hautes \u00e9coles et la coordination dans le do-maine suisse des hautes \u00e9coles (LAHE) mentionne que la d\u00e9termination des besoins de fonds publics pour les hautes \u00e9coles se fera notamment sur la base de l&#8217;\u00e9volution attendue des nombres d&#8217;\u00e9tudiants. 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