{"id":152725,"date":"2009-06-01T12:00:00","date_gmt":"2009-06-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2009\/06\/kunz-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:04:35","modified_gmt":"2023-08-23T23:04:35","slug":"kunz-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2009\/06\/kunz-2\/","title":{"rendered":"La Suisse et le mod\u00e8le de convention de l&#8217;OCDE: comment abandonner une r\u00e9serve?"},"content":{"rendered":"<p>Les contestations \u00e9mises \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du syst\u00e8me fiscal et du secret bancaire suisses ne sont pas nouvelles; elles font presque partie de la tradition. Pour autant qu&#8217;elles soient seulement admises, l&#8217;\u00e9quit\u00e9 et la concurrence fiscales\u00a0&#8211; sans parler de la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es des clients\u00a0&#8211; sont des notions juridiques interpr\u00e9t\u00e9es de fa\u00e7on tr\u00e8s diff\u00e9rente dans les relations internationales. On sait que les attaques frontales men\u00e9es r\u00e9cemment par les \u00c9tats-Unis, quelques pays amis (Allemagne, France, Royaume-Uni), l&#8217;UE et l&#8217;OCDE ont gagn\u00e9 en virulence.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200906_04_Kunz_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"246\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nIl semble inutile de se pencher sur les origines de cette critique, car de l&#8217;avis g\u00e9n\u00e9ralement admis, il est devenu in\u00e9vitable de revoir les bases juridiques r\u00e9gissant les rapports non seulement internationaux, mais aussi infranationaux. Quant \u00e0 avancer aujourd&#8217;hui des hypoth\u00e8ses sur la r\u00e9ponse juridique qui sera donn\u00e9e \u00e0 la question \u00abet maintenant, qu&#8217;est-ce qu&#8217;on fait?\u00bb, ce ne serait pas plus s\u00e9rieux que de lire l&#8217;avenir \u00e9conomique de la Suisse dans le marc de caf\u00e9 ou de vouloir pr\u00e9dire la m\u00e9t\u00e9o de l&#8217;ann\u00e9e prochaine. Le pr\u00e9sent article n&#8217;est pas une contribution \u00e0 la conception du droit futur, mais veut seulement retracer l&#8217;\u00e9volution du droit et mettre en \u00e9vidence certaines contraintes juridiques L\u2019auteur remercie de son pr\u00e9cieux concours Me Mark Montanari, assistant \u00e0 l\u2019Institut de droit \u00e9conomique. L\u2019article a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 fin avril 2009..&#13;<\/p>\n<h2>Le secret bancaire suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl y a des ann\u00e9es que le secret bancaire suisse est dans le collimateur de l&#8217;\u00e9tranger, o\u00f9 l&#8217;on ne cesse de r\u00e9p\u00e9ter\u00a0&#8211; non tout \u00e0 fait \u00e0 tort &#8211; qu&#8217;il sert \u00e0 cacher des \u00abr\u00e9fugi\u00e9s fiscaux\u00bb \u00e9trangers qui pratiquent la soustraction d&#8217;imp\u00f4t et la fraude fiscale. Le droit suisse et la protection des donn\u00e9es des clients des banques n&#8217;ont, toutefois, pas pour but de couvrir des ill\u00e9galit\u00e9s en quelque domaine que ce soit. Le point crucial est donc de d\u00e9cider quel comportement est l\u00e9gal et lequel ne l&#8217;est pas. Or les discussions notoires sur la distinction\u00a0&#8211; inconnue \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger\u00a0&#8211; entre fraude fiscale et soustraction d&#8217;imp\u00f4t montrent que la conception m\u00eame de l&#8217;ill\u00e9galit\u00e9 varie.\u00a0Dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique suisse, le secret bancaire n&#8217;a jamais eu la signification mythique qu&#8217;on lui attribue souvent. \u00c0 l&#8217;\u00e9tranger, cependant, il est presque aussi illustre qu&#8217;Heidi ou Roger Federer. Quelques politiciens isol\u00e9s r\u00e9clament d&#8217;ailleurs qu&#8217;on lui donne plus de poids en l&#8217;inscrivant dans la Constitution f\u00e9d\u00e9rale.\u00a0Il n&#8217;est gu\u00e8re contestable que la protection l\u00e9gale des donn\u00e9es des clients repr\u00e9sente un avantage comp\u00e9titif non n\u00e9gligeable pour les banques suisses, ce qui pourrait renforcer la critique de certains gouvernements \u00e9trangers soucieux de promouvoir leur propre secteur bancaire. Il est vrai que les banques suisses occupent une position de leader mondial en mati\u00e8re de gestion de fortune et d&#8217;activit\u00e9s extraterritoriales (ou \u00aboffshore\u00bb), donc dans des domaines o\u00f9 la protection des donn\u00e9es des clients joue un r\u00f4le particulier.\u00a0En Suisse, la protection des donn\u00e9es de la client\u00e8le bancaire a une longue histoire en droit coutumier; la premi\u00e8re mention officielle remonte \u00e0 1713. En 1935, le secret bancaire fut garanti par la nouvelle loi sur les banques (LB). Il se fonde sur diverses bases l\u00e9gales qui se compl\u00e8tent. Outre leurs obligations figurant dans les droits priv\u00e9 (droit de la personnalit\u00e9 et droit des contrats, par exemple) et p\u00e9nal (art. 47 LB) Depuis le 1er janvier 2009, les peines maximales encourues en cas d&#8217;infraction intentionnelle sont trois ans de prison ou 1&nbsp;080&nbsp;000 francs d&#8217;amende; en cas d&#8217;infraction par n\u00e9gligence, 250&nbsp;000 francs d&#8217;amende., les banques doivent respecter le droit de la surveillance: elles ne sont pas libres de disposer des donn\u00e9es de leurs clients, car elles contreviendraient alors \u00e0 l&#8217;obligation de pr\u00e9senter \u00abtoutes garanties d&#8217;une activit\u00e9 irr\u00e9prochable\u00bb (art. 3, al. 3, let. c LB) C&#8217;est cette situation juridique qui, au d\u00e9but de 2009, a plac\u00e9 l&#8217;UBS, somm\u00e9e de remettre les donn\u00e9es de ses clients \u00e9tasuniens, entre le marteau des autorit\u00e9s am\u00e9ricaines et l&#8217;enclume du secret bancaire suisse..&#13;<\/p>\n<h2>M\u00eame en Suisse, la protection du secret bancaire n&#8217;est pas absolue<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe secret bancaire suisse n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas la cible g\u00e9n\u00e9rale de la critique, mais le fait qu&#8217;il prot\u00e8ge certaines ill\u00e9galit\u00e9s. Jusqu&#8217;ici, la Suisse est parvenue \u00e0 le \u00absauver\u00bb vis-\u00e0-vis de l&#8217;\u00e9tranger en \u00e9largissant les ill\u00e9galit\u00e9s qu&#8217;il ne pouvait plus dissimuler. Citons \u00e0 titre d&#8217;exemple le d\u00e9lit d&#8217;initi\u00e9 (art. 161 CP), le blanchiment d&#8217;argent (art. 305bis CP), le financement du terrorisme (art. 260quinquies CP) et la fraude fiscale (art. 186 LIFD). La protection du secret n&#8217;a donc pas \u00e9t\u00e9 vid\u00e9e de son sens, mais concentr\u00e9e sur l&#8217;essentiel. Il s&#8217;agit aujourd&#8217;hui d&#8217;\u00e9tendre ces exceptions \u00e0 l&#8217;\u00e9vasion fiscale en g\u00e9n\u00e9ral, qui comprend aussi bien la fraude fiscale que la soustraction d&#8217;imp\u00f4t.\u00a0Il \u00e9tait pr\u00e9visible que, pour des raisons politiques ou diplomatiques, le secret bancaire ne pourrait \u00eatre sauv\u00e9 vis-\u00e0-vis de l&#8217;\u00e9tranger qu&#8217;en d\u00e9clarant susceptible d&#8217;entraide administrative et judiciaire non seulement la fraude fiscale (\u00abcelui qui, dans le but de commettre une soustraction d&#8217;imp\u00f4t [&#8230;] fait usage de titres faux, falsifi\u00e9s ou inexacts quant \u00e0 leur contenu [&#8230;] dans le dessein de tromper l&#8217;autorit\u00e9 fiscale\u00bb Art. 186 LIFD.), mais aussi la soustraction d&#8217;imp\u00f4t (\u00able contribuable qui, intentionnellement ou par n\u00e9gligence, fait en sorte qu&#8217;une taxation ne soit pas effectu\u00e9e alors qu&#8217;elle devrait l&#8217;\u00eatre, ou qu&#8217;une taxation entr\u00e9e en force soit incompl\u00e8te [&#8230;] est puni d&#8217;une amende\u00bb Art. 175, al. 1 LIFD; art. 56 LHID; la soustraction d&#8217;imp\u00f4t est donc ill\u00e9gale en Suisse.) Voir Kunz (2008).. Le lien entre secret bancaire et \u00e9vasion fiscale est d&#8217;ailleurs incontest\u00e9 Voir g\u00e9n\u00e9ralement Locher (2003)..\u00a0La Suisse a tent\u00e9 de d\u00e9fendre son particularisme en la mati\u00e8re au niveau international, notamment dans le cadre de l&#8217;OCDE (d\u00e9bat autour du Mod\u00e8le de convention) et de l&#8217;UE (accord sur la fiscalit\u00e9 de l&#8217;\u00e9pargne). Apr\u00e8s les r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements, on peut consid\u00e9rer ces efforts comme illusoires et condamn\u00e9s \u00e0 plier devant les rapports de force et les r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques de 2009 (crise financi\u00e8re et \u00e9conomique mondiales, lutte contre les paradis fiscaux, listes \u00abnoires\u00bb et \u00abgrises\u00bb, etc.). Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral et les Chambres f\u00e9d\u00e9rales sont somm\u00e9s de d\u00e9cider comment r\u00e9agir en droit.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;adh\u00e9sion de la Suisse \u00e0 l&#8217;OCDE<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;OCDE a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e le 14 d\u00e9cembre 1960 pour succ\u00e9der \u00e0 l&#8217;Organisation europ\u00e9enne de coop\u00e9ration \u00e9conomique (OECE) et compte actuellement trente pays membres. Selon l&#8217;art. 1 de la Convention relative \u00e0 l&#8217;OCDE, elle a, entre autres, pour objectifs de maintenir la stabilit\u00e9 financi\u00e8re, de r\u00e9aliser la plus forte expansion possible de l&#8217;\u00e9conomie et d&#8217;assurer une saine expansion \u00e9conomique dans les pays membres. Son organe d\u00e9cisionnel supr\u00eame est le Conseil, auquel appartiennent tous les pays membres et dont les d\u00e9cisions et recommandations doivent \u00eatre prises \u00e0 l&#8217;unanimit\u00e9. L&#8217;OCDE dispose encore de nombreux comit\u00e9s et d&#8217;un secr\u00e9tariat.\u00a0Chaque pays membre de l&#8217;OCDE doit en reconna\u00eetre les valeurs fondamentales: \u00e9conomie de march\u00e9 ouverte, pluralisme d\u00e9mocratique, respect des droits de l&#8217;homme. Pour le reste, chacun est libre de formuler des r\u00e9serves \u00e0 l&#8217;endroit d&#8217;instruments particuliers de l&#8217;OCDE. Celles-ci sont discut\u00e9es dans les comit\u00e9s comp\u00e9tents. L&#8217;OCDE ne conna\u00eet pas de m\u00e9canismes de sanction; ses listes \u00abnoires\u00bb ou \u00abgrises\u00bb sont donc d\u00e9pourvues de port\u00e9e juridique.\u00a0Membre fondateur de l&#8217;OCDE, la Suisse a ratifi\u00e9 la convention le 28 septembre 1961 et l&#8217;a mise en vigueur le 30 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e. La \u00abConvention relative \u00e0 l&#8217;Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques\u00bb (avec ses protocoles additionnels 1 et 2) est un trait\u00e9 international de force obligatoire RS 0.970.4.. La contribution financi\u00e8re de la Conf\u00e9d\u00e9ration s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1,5% du budget (303 millions d&#8217;euros en 2009). La Suisse, qui si\u00e8ge dans divers comit\u00e9s de l&#8217;OCDE, entretient \u00e0 Paris une d\u00e9l\u00e9gation permanente, conduite par un ambassadeur.&#13;<\/p>\n<h2>Le Mod\u00e8le de convention de l&#8217;OCDE en vue d&#8217;\u00e9viter les doubles impositions<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;OECE connaissait d\u00e9j\u00e0 un Comit\u00e9 fiscal charg\u00e9 d&#8217;\u00e9viter les doubles impositions entre les \u00c9tats membres. En juillet 1963, le futur Comit\u00e9 fiscal de l&#8217;OCDE, o\u00f9 la Suisse a \u00e9galement un si\u00e8ge, pr\u00e9sentait un rapport d\u00e9taill\u00e9 et un projet de mod\u00e8le pour les futures conventions de double imposition (CDI) concernant les imp\u00f4ts sur le revenu et la fortune. Celui-ci a \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement, la derni\u00e8re fois en 2008.\u00a0L&#8217;actuel mod\u00e8le de convention de l&#8217;OCDE OCDE, Mod\u00e8le de convention concernant le revenu et la fortune, 2008; voir Pour un aper\u00e7u, voir www.efd.admin.ch, rubriques \u00abDocumentation&nbsp;\u00bb, \u00abFaits et chiffres\u00bb, \u00abFeuilles d\u2019information&nbsp;\u00bb, \u00abImp\u00f4ts\u00bb, \u00abDouble imposition internationale\u00bb. Dix autres CDI sont sign\u00e9es, mais non encore en vigueur (par exemple avec la France). Pour les diff\u00e9rences de contenu, voir www.estv.admin.ch, rubriques \u00abTh\u00e8mes\u00bb, \u00abDroit fiscal international\u00bb, \u00abR\u00e9seau de conventions\u00bb.. Elle s&#8217;en tient globalement aux directives recommand\u00e9es, m\u00eame si elle a \u00e9mis diff\u00e9rentes r\u00e9serves et appos\u00e9 des remarques d\u00e9rogatoires au commentaire de l&#8217;OCDE.\u00a0Les CDI peuvent aller plus ou moins loin que les normes recommand\u00e9es. Le mod\u00e8le de convention de 2008 se r\u00e9f\u00e8re uniquement \u00e0 la fa\u00e7on d&#8217;\u00e9viter une double imposition du revenu et de la fortune de r\u00e9sidents d&#8217;un \u00c9tat contractant (art. 2 en liaison avec l&#8217;art. 4). Par revenu, on entend par exemple le rapport tir\u00e9 de biens immobiliers (art. 6), les b\u00e9n\u00e9fices des entreprises (art. 7) ou les dividendes (art. 10); les entreprises associ\u00e9es sont \u00e9galement prises en compte (art. 9). L&#8217;OCDE recommande d&#8217;\u00e9viter les doubles impositions par le biais soit de l&#8217;exemption (art. 23 A), soit de l&#8217;imputation (art. 23 B).&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;article 26 du mod\u00e8le de convention de l&#8217;OCDE et la r\u00e9serve suisse&#8230;<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa clause sans doute la plus c\u00e9l\u00e8bre du mod\u00e8le de convention de l&#8217;OCDE (MC-OCDE) figure au chapitre VI sur les dispositions sp\u00e9ciales. Il s&#8217;agit de l&#8217;art. 26 MC-OCDE sur l&#8217;\u00e9change de renseignements entre les autorit\u00e9s fiscales des \u00c9tats contractants Voir Kolb (2004).. Depuis la r\u00e9vision de 2005, la recommandation pr\u00e9voit en cinq alin\u00e9as une entraide administrative \u00e9tendue, c&#8217;est-\u00e0-dire que les informations seront, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9chang\u00e9es, y compris celles d\u00e9tenues par les banques: \u00ab(5) En aucun cas les dispositions du paragraphe 3 ne peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es comme permettant \u00e0 un Etat contractant de refuser de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci sont d\u00e9tenus par une banque, (&#8230;).\u00bb Or cette approche de l&#8217;OCDE est diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 l&#8217;ancienne notion suisse d&#8217;ill\u00e9galit\u00e9 relative en mati\u00e8re de soustraction d&#8217;imp\u00f4t.\u00a0Il y a longtemps que l&#8217;OCDE critique le secret bancaire, comme le montrent son Report on Harmful Tax Competition Voir Version actuelle: <a href=\"http:\/\/www.oecd.org\/dataoecd\/24\/63\/39327984\">www.oecd.org\/dataoecd\/24\/63\/39327984<\/a> .pdf.. La Suisse s&#8217;y est oppos\u00e9e en s&#8217;abstenant de voter. Or, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il n&#8217;y a gu\u00e8re plus eu que l&#8217;Autriche, la Belgique et le Luxembourg, en dehors de la Suisse, pour s&#8217;opposer \u00e0 l&#8217;\u00e9change de renseignements. Constatant le recul de l&#8217;opposition, l&#8217;OCDE a entam\u00e9 il y a quatre ans la r\u00e9vision fondamentale d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9e.\u00a0Quand l&#8217;OCDE a recommand\u00e9 en 2005 un \u00e9change de renseignements \u00e9largi, la Suisse a renouvel\u00e9 sa r\u00e9serve officielle \u00e0 l&#8217;art. 26 MC-OCDE: \u00abSwitzerland reserves its position on paragraphs 1 and 5. It will propose to limit the scope of this Article to informa-tion necessary for carrying out the provisions of the Convention. This reservation shall not apply in cases involving acts of fraud subject to imprisonment according to the laws of both Contracting States\u00bb. Si les cas de fraude fiscale \u00e9taient donc d\u00e9j\u00e0 exclus de la r\u00e9-serve, la Suisse tenait quand m\u00eame \u00e0 ex-clure en principe l&#8217;\u00e9change de renseignements au regard du droit national de l&#8217;\u00c9tat requ\u00e9rant.&#13;<\/p>\n<h2>&#8230; que la Suisse entend d\u00e9sormais retirer<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa CDI avec les \u00c9tats-Unis garantit un \u00e9change de renseignements qui va au-del\u00e0 de la seule fraude fiscale. Les critiques \u00e9trangers ne pouvaient tol\u00e9rer plus longtemps que le droit suisse prot\u00e8ge indirectement les soustractions fiscales pratiqu\u00e9es par les ci-toyens d&#8217;autres pays. De nombreuses me-naces de sanction ont donc \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es par le G20 et l&#8217;UE contre la Suisse et d&#8217;autres pr\u00e9tendus paradis fiscaux. Des \u00c9tats ont m\u00eame menac\u00e9 de diriger leur l\u00e9gislation nationale contre la Suisse Fin avril 2009, le minist\u00e8re allemand des finances a fait savoir qu&#8217;il pr\u00e9parait une loi contre la fraude fiscale qui d\u00e9favoriserait express\u00e9ment les citoyens et les entreprises allemandes qui feraient affaires avec des \u00abparadis fiscaux\u00bb (comme la Suisse).. De plus, la Suisse a \u00e9t\u00e9 pour ainsi dire clou\u00e9e au pilori lors d&#8217;auditions parlementaires aux \u00c9tats-Unis et en Allemagne.\u00a0Le 13 mars 2009, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9cidait de reprendre dans leur int\u00e9gralit\u00e9 les normes OCDE et donc de retirer sa r\u00e9serve envers l&#8217;art. 26 MC-OCDE Voir DFF (2009).. Toutefois, comme le mod\u00e8le de convention est d\u00e9pourvu de port\u00e9e juridique, l&#8217;acte de retrait gouvernemental est \u00e9galement non contraignant en droit, autrement dit, il doit \u00eatre mis en oeuvre dans un acte contraignant.&#13;<\/p>\n<h2>Comment mettre en oeuvre le retrait de la r\u00e9serve?<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe communiqu\u00e9 de presse du DFF du 16 mars 2009 clarifie deux questions d&#8217;ordre juridique:\u00a0&#8211; l&#8217;\u00e9change de renseignements ne sera autoris\u00e9 qu&#8217;au cas par cas, en r\u00e9ponse aux demandes concr\u00e8tes et fond\u00e9es d&#8217;autres pays On redresserait ainsi la barre apr\u00e8s un arr\u00eat contest\u00e9 du Tribunal administratif f\u00e9d\u00e9ral du 5 mars 2009, o\u00f9 les exigences en mati\u00e8re d&#8217;entraide administrative avaient \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es extr\u00eamement bas, au point m\u00eame de ne pas exiger de nom (consid\u00e9rant 4); pour un aper\u00e7u g\u00e9n\u00e9ral, voir Nobel (2009).;\u00a0&#8211; le retrait de la r\u00e9serve sera effectu\u00e9 par la ren\u00e9gociation des CDI. La devise du Conseil f\u00e9d\u00e9ral est donc \u00abdonnant donnant\u00bb.\u00a0Les modifications apport\u00e9es aux CDI sont de jure volontaires. Ni l&#8217;OCDE, ni l&#8217;UE, ni le moindre \u00c9tat n&#8217;ont de droit l\u00e9gal \u00e0 s&#8217;ing\u00e9rer dans la souverainet\u00e9 de la Conf\u00e9d\u00e9ration; les listes \u00abnoires\u00bb et \u00abgrises\u00bb sont d\u00e9pourvues de port\u00e9e juridique, du moins pour le moment. Il n&#8217;y a \u00e9videmment pas besoin d&#8217;expliquer que l&#8217;on peut voir les choses diff\u00e9remment, suivant que l&#8217;on se place sous l&#8217;angle politique ou diplomatique. Il reste \u00e0 voir si la proc\u00e9dure bilat\u00e9rale propos\u00e9e par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral sera accept\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. D&#8217;autres id\u00e9es ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es, et ce aussi bien en Suisse qu&#8217;\u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur.&#13;<\/p>\n<h2>Diverses suites possibles<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est \u00e0 pr\u00e9voir que divers \u00c9tats ne souhaitent pas des ren\u00e9gociations mat\u00e9rielles des CDI, o\u00f9 il faudrait qu&#8217;eux aussi fassent des concessions, mais seulement une adaptation strictement limit\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9change de renseignements, donc l&#8217;inscription contraignante des concessions faites par la Suisse \u00e0 propos de l&#8217;art. 26 MC-OCDE. Ainsi, il semble que les \u00c9tats-Unis, qui b\u00e9n\u00e9ficient d\u00e9j\u00e0 d&#8217;un r\u00e9gime sp\u00e9cial Voir Behnisch (2009)., veuillent uniquement compl\u00e9ter leur CDI par un protocole additionnel; c&#8217;est d&#8217;ailleurs la voie choisie par la Belgique, qui a propos\u00e9 \u00e0 quarante-huit \u00c9tats de conclure de tels protocoles sans modifier leurs CDI.\u00a0Les accords d&#8217;\u00e9change de renseignements fiscaux (Tax Information Exchange Agreements, TIEA), qui r\u00e8glent exclusivement l&#8217;\u00e9change d&#8217;informations fiscales, vont \u00e9galement dans le sens d&#8217;un contenu limit\u00e9. C&#8217;est la voie diplomatique que l&#8217;Allemagne a choisie dans ses rapports avec les paradis fiscaux classiques (comme Guernesey); jusqu&#8217;ici, la Suisse n&#8217;a pourtant jamais conclu de TIEA.\u00a0L&#8217;UE Voir au plan g\u00e9n\u00e9ral Cottier, Matteotti (2007\/2008).\u00a0&#8211; ou plut\u00f4t certains de ses repr\u00e9sentants\u00a0&#8211; ont d\u00e9clar\u00e9 r\u00e9cemment que les normes OCDE ne devraient pas \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans les CDI de la Suisse avec chacun des vingt-sept \u00c9tats membres de l&#8217;UE, mais dans l&#8217;accord sur la lutte contre la fraude de 2004. L&#8217;UE n\u00e9gocie actuellement un trait\u00e9 analogue avec le Liechtenstein. Il est probable que la Suisse rejettera la proposition de l&#8217;UE.\u00a0L&#8217;avenir de l&#8217;accord Suisse\/UE sur la fiscalit\u00e9 de l&#8217;\u00e9pargne, entr\u00e9 en vigueur le 1er juillet 2005 dans le cadre des Bilat\u00e9rales II, est remis en cause (du moins partiellement, du c\u00f4t\u00e9 suisse). Selon ce trait\u00e9, les retenues fiscales sont effectu\u00e9es en imposant \u00e0 la source tous les int\u00e9r\u00eats vers\u00e9s \u00e0 un organisme payeur \u00e9tabli en Suisse dont l&#8217;ayant-droit est une personne physique domicili\u00e9e fiscalement dans un \u00c9tat de l&#8217;UE. Ces retenues sont partag\u00e9es entre la Suisse et l&#8217;\u00c9tat en question.\u00a0L&#8217;extension pr\u00e9vue de l&#8217;entraide adminis-trative \u00e0 la soustraction d&#8217;imp\u00f4t pratiqu\u00e9e par des \u00e9trangers r\u00e9sulte certes d&#8217;une pression ext\u00e9rieure, mais semble justifi\u00e9e, parce qu&#8217;il s&#8217;agit aussi d&#8217;une ill\u00e9galit\u00e9 en droit suisse. L&#8217;entraide judiciaire devrait \u00e9galement \u00eatre \u00e9tendue pour des raisons de congruence, ce qu&#8217;on omet souvent de rappeler Entraide administrative: les autorit\u00e9s administratives \u00e9trang\u00e8res (en particulier les autorit\u00e9s fiscales) demandent des renseignements. Entraide judiciaire: les autorit\u00e9s de poursuite p\u00e9nale demandent des renseignements; voir au plan g\u00e9n\u00e9ral Lobsiger (2009).. Il faudrait donc r\u00e9viser la loi sur l&#8217;entraide p\u00e9nale internationale, autrement dit supprimer la clause sp\u00e9ciale sur les infractions fiscales Voir plus sp\u00e9cialement Heine (2004). (art. 3, al. 3 EIMP) Voir au plan g\u00e9n\u00e9ral Behnisch (2005)..&#13;<\/p>\n<h2>Un risque juridique r\u00e9siduel: la d\u00e9mocratie directe<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nMettre en oeuvre le retrait de la r\u00e9serve envers l&#8217;art. 26 MC-OCDE dans le droit suisse n&#8217;est pas d\u00e9pourvu de risque. L&#8217;exten-sion de l&#8217;entraide administrative &#8211; que ce soit par modification d&#8217;un trait\u00e9 ou de lois\u00a0&#8211; pourrait \u00eatre bloqu\u00e9e ou retard\u00e9e par la d\u00e9mocratie directe (voir&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>encadr\u00e9 1<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Behnisch Urs R., \u00abNeuere Entwicklungen der internationalen Rechtshilfe im Steuerstrafrecht\u00bb, Festschrift f\u00fcr W. Ryser (Berne), 2005, p. 287 ss. &#8211; Behnisch Urs R., \u00abAmtshilfe in Steuersachen an die USA: Zur Bedeutung der QI-Normen\u00bb, Jusletter du 26 janvier 2009.- Cottier Thomas et Matteotti Ren\u00e9, \u00abDer Steuerstreit Schweiz-EG: Rechtslage und Perspektiven\u00bb, Schweizerisches Jahrbuch f\u00fcr Europarecht, 2007\/2008, p. 221 ss.- DFF, Communiqu\u00e9 de presse du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des finances du 16 mars 2009.- Heine G\u00fcnter, \u00abDie Schweiz, das Bankgeheimnis und die Rechtshilfe, insbesondere bei Fiskaldelikten\u00bb, Ged\u00e4chtnisschrift f\u00fcr T. Vogler (Heidelberg), 2004, p. 67 ss.- Kolb Andreas, \u00abNeufassung des Artikels 26 des OECD-Musterabkommens\u00bb, ASA, 73, 2004, p. 193 ss.- Kunz Peter V., \u00abMythos schweizerisches &#8220;Bankgeheimnis&#8221;\u00bb, Jusletter du 17 novembre 2008, compte-rendu, p. 41 ss.- Lobsiger Adrian, \u00abDie Umsetzung von &#8216;Schengen&#8217; auf Bundesebene &#8211; Aspekt der Informationshilfe zwischen Polizeibeh\u00f6rden\u00bb, Sicherheit&amp;Recht, 1\/2009, p. 3 ss.- Locher Peter, \u00abDas schweizerische Bankgeheimnis aus steuerrechtlicher Sicht\u00bb, StR, 2003, p. 346 ss.- Nobel Peter, \u00abUBS-Urteil: &#8220;Wirtschaftlich Berechtigter&#8221; ist nicht gleich wirtschaftlich Berechtigter\u00bb, Jusletter du 23 mars 2009.). Il n&#8217;y a pas ici d&#8217;alternative l\u00e9gale, \u00e0 moins d&#8217;appliquer le droit d&#8217;urgence. Les parties \u00e9trang\u00e8res aux n\u00e9gociations devraient \u00eatre inform\u00e9es en d\u00e9tail du risque r\u00e9siduel que repr\u00e9sente le r\u00e9f\u00e9rendum en mati\u00e8re de trait\u00e9s internationaux.\u00a0Que la mise en oeuvre future de l&#8217;art. 26 MC-OCDE en Suisse se fasse par ren\u00e9gociation des CDI (comme le propose le Conseil f\u00e9d\u00e9ral), par des protocoles additionnels, voire par des TIEA, ne joue aucun r\u00f4le vis-\u00e0-vis du risque juridique r\u00e9siduel; l&#8217;enjeu n&#8217;est pas le chemin, mais le but. L&#8217;art. 141 Cst. s&#8217;applique aussi bien aux protocoles additionnels et aux TIEA qu&#8217;aux CDI; un r\u00e9f\u00e9rendum facultatif serait donc constitutionnel.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 1: Bibliographie<\/b>&#13;<br \/>\n&#8211; Behnisch Urs R., \u00abNeuere Entwicklungen der internationalen Rechtshilfe im Steuerstrafrecht\u00bb, Festschrift f\u00fcr W. Ryser (Berne), 2005, p. 287 ss. &#8211; Behnisch Urs R., \u00abAmtshilfe in Steuersachen an die USA: Zur Bedeutung der QI-Normen\u00bb, Jusletter du 26 janvier 2009.- Cottier Thomas et Matteotti Ren\u00e9, \u00abDer Steuerstreit Schweiz-EG: Rechtslage und Perspektiven\u00bb, Schweizerisches Jahrbuch f\u00fcr Europarecht, 2007\/2008, p. 221 ss.- DFF, Communiqu\u00e9 de presse du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des finances du 16 mars 2009.- Heine G\u00fcnter, \u00abDie Schweiz, das Bankgeheimnis und die Rechtshilfe, insbesondere bei Fiskaldelikten\u00bb, Ged\u00e4chtnisschrift f\u00fcr T. Vogler (Heidelberg), 2004, p. 67 ss.- Kolb Andreas, \u00abNeufassung des Artikels 26 des OECD-Musterabkommens\u00bb, ASA, 73, 2004, p. 193 ss.- Kunz Peter V., \u00abMythos schweizerisches &#8220;Bankgeheimnis&#8221;\u00bb, Jusletter du 17 novembre 2008, compte-rendu, p. 41 ss.- Lobsiger Adrian, \u00abDie Umsetzung von &#8216;Schengen&#8217; auf Bundesebene &#8211; Aspekt der Informationshilfe zwischen Polizeibeh\u00f6rden\u00bb, Sicherheit&amp;Recht, 1\/2009, p. 3 ss.- Locher Peter, \u00abDas schweizerische Bankgeheimnis aus steuerrechtlicher Sicht\u00bb, StR, 2003, p. 346 ss.- Nobel Peter, \u00abUBS-Urteil: &#8220;Wirtschaftlich Berechtigter&#8221; ist nicht gleich wirtschaftlich Berechtigter\u00bb, Jusletter du 23 mars 2009.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\n<b>Encadr\u00e9 2: Les CDI sont-elles soumises au r\u00e9f\u00e9rendum?<\/b>&#13;<br \/>\nEn tant que trait\u00e9s bilat\u00e9raux de droit international, les CDI doivent d&#8217;abord \u00eatre sign\u00e9es par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral, puis approuv\u00e9es par l&#8217;Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale (art. 166, al. 1 Cst.). Elles peuvent ensuite \u00eatre soumises au r\u00e9f\u00e9rendum.Est soumise entre autres au r\u00e9f\u00e9rendum obligatoire (art. 140 Cst.) l&#8217;adh\u00e9sion \u00e0 des organisations supranationales (ONU, UE, etc.); la conclusion de CDI n&#8217;en fait pas partie.Depuis la r\u00e9vision du 1er ao\u00fbt 2003, le r\u00e9f\u00e9rendum facultatif peut \u00eatre saisi pour certains trait\u00e9s internationaux, notamment s&#8217;ils \u00abcontiennent des dispositions importantes fixant des r\u00e8gles de droit\u00bb (art. 141, al. 1, let. d, ch. 3, Cst.). Les CDI ou parties de CDI tombent-elles sous cette clause? C&#8217;est une question juridique ouverte, mais qui recevra sans doute une r\u00e9ponse politiquea.Le retrait de la r\u00e9serve d\u00e9cid\u00e9 par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral doit \u00eatre qualifi\u00e9 de disposition importante fixant des r\u00e8gles de droit, de fa\u00e7on \u00e0 ce que les CDI \u00e0 mettre en oeuvre soient soumises g\u00e9n\u00e9ralement au r\u00e9f\u00e9rendum facultatif. En 2003, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a fait remarquer aux Chambres f\u00e9d\u00e9rales que les CDI n&#8217;\u00e9taient pas soumises r\u00e9guli\u00e8rement au r\u00e9f\u00e9rendum, mais il ajoutait ceci: \u00abCe principe pouvait changer si tout d&#8217;un coup la convention de double imposition s&#8217;enrichissait d&#8217;une nouvelle qualit\u00e9, ce qui n&#8217;est pas totalement exclu. Vous savez que nous avons d\u00e9battu \u00e0 diff\u00e9rents niveaux du secret bancaire et d&#8217;autres sujets. Si la Suisse concluait une convention de double imposition comprenant des obligations nouvelles ou suppl\u00e9mentaires de grande importance, il serait bien clair pour le Conseil f\u00e9d\u00e9ral que, les dispositions de droit \u00e9tant r\u00e9unies, le texte serait soumis au r\u00e9f\u00e9rendum facultatif\u00bbb.Il serait probl\u00e9matique dans un \u00c9tat de droit, voire anticonstitutionnel, de ne soumettre que les premi\u00e8res CDI de ce type au r\u00e9f\u00e9rendum et de qualifier ensuite le non-aboutissement ou le rejet d&#8217;une telle proc\u00e9dure de pr\u00e9judiciel pour toutes les futures CDI mises en oeuvre et se rapportant \u00e0 l&#8217;art. 26 MC-OCDE. On peut admettre un effet pr\u00e9judiciel pour un r\u00e9gime abstrait et g\u00e9n\u00e9ral, mais non pour une r\u00e9glementation individuelle et concr\u00e8te comme une CDI.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les contestations \u00e9mises \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du syst\u00e8me fiscal et du secret bancaire suisses ne sont pas nouvelles; elles font presque partie de la tradition. 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