{"id":152810,"date":"2009-05-01T12:00:00","date_gmt":"2009-05-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2009\/05\/galliker-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:06:17","modified_gmt":"2023-08-23T23:06:17","slug":"galliker-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2009\/05\/galliker-2\/","title":{"rendered":"Situation et am\u00e9nagement du r\u00e9seau suisse des routes nationales"},"content":{"rendered":"<p>Sont consid\u00e9r\u00e9es comme routes nationales les principales voies de communication du pays. Aujourd&#8217;hui, 93% du r\u00e9seau des routes nationales tel qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 est en service. Cette ann\u00e9e, la Conf\u00e9d\u00e9ration investira plus de 2,1 milliards de francs dans ce r\u00e9seau. Rappelons que l&#8217;an dernier, la performance kilom\u00e9trique des routes nationales s&#8217;\u00e9levait \u00e0 plus de 22,5 milliards de v\u00e9hicule-kilom\u00e8tre. Aussi, le d\u00e9fi \u00e0 relever consiste \u00e0 offrir un r\u00e9seau, d&#8217;une part, capable d&#8217;absorber le trafic qu&#8217;occasionne la mobilit\u00e9 actuelle et, de l&#8217;autre, apportant aux usagers un cadre s\u00fbr et appropri\u00e9, qui ne nuit pas \u00e0 l&#8217;environnement et d&#8217;un prix raisonnable pour les constructeurs et exploitants.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200905_06_Galliker_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"278\" \/>&#13;<\/p>\n<h2>Importance des routes nationales<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nNos routes nationales doivent satisfaire \u00e0 des crit\u00e8res techniques stricts. Elles doivent surtout garantir une circulation s\u00fbre et \u00e9conomique. L&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, la performance kilom\u00e9trique Performance kilom\u00e9trique 2008 = trafic journalier moyen sur la route nationale x 366 jours x kilom\u00e8tres de longueur du r\u00e9seau r\u00e9alis\u00e9. des routes nationales s&#8217;\u00e9levait \u00e0 plus de 22,5 milliards de v\u00e9hicule-kilom\u00e8tre. Si l&#8217;on mettait bout \u00e0 bout ces v\u00e9hicule-kilom\u00e8tre, le tron\u00e7on que l&#8217;on obtiendrait correspondrait \u00e0 500000 fois la circonf\u00e9rence de la Terre ou plus de 150 fois la distance jusqu&#8217;au soleil. Cela signifie qu&#8217;environ un tiers de la performance kilom\u00e9trique des v\u00e9hicules circulant en Suisse est r\u00e9alis\u00e9e sur les routes nationales. Cela est d&#8217;autant plus \u00e9tonnant que seules 2% des routes en Suisse sont class\u00e9es comme telles. Il est n\u00e9cessaire d&#8217;avoir un r\u00e9seau de routes nationales dense et performant si l&#8217;on veut r\u00e9duire les co\u00fbts du transport des personnes et des marchandises. Il est indispensable que les co\u00fbts de transport soient faibles si l&#8217;on veut se sp\u00e9cialiser dans la cha\u00eene logistique et parvenir \u00e0 une division du travail de haut niveau. Chaque site pr\u00e9sente des avantages comparatifs pour la production de produits ou de services. Aussi, pour permettre une concentration de la production sur un site bien pr\u00e9cis, il faut pouvoir proc\u00e9der \u00e0 des \u00e9changes bon march\u00e9 des produits interm\u00e9diaires ou finis. Par cons\u00e9quent, l&#8217;infrastructure des routes nationales rev\u00eat une importance \u00e9conomique capitale pour la mobilit\u00e9 de la main-d&#8217;oeuvre comme des marchandises produites. La petite \u00e9conomie de march\u00e9 qu&#8217;est la Suisse d\u00e9pend, \u00e0 la fois pour l&#8217;importation et l&#8217;exportation de ses biens, d&#8217;une infrastructure capable d&#8217;absorber le trafic (surtout routier), afin qu&#8217;elle soit en mesure de g\u00e9rer la cha\u00eene logistique avec efficacit\u00e9, souplesse et fiabilit\u00e9.&#13;<\/p>\n<h2>Le r\u00e9seau suisse des routes nationales<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn 1960, l&#8217;Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale a fix\u00e9 l&#8217;essentiel du r\u00e9seau des routes nationales et l&#8217;a rapport\u00e9 dans un arr\u00eat\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral Arr\u00eat\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral du 21 juin 1960 sur le r\u00e9seau des routes nationales (RS 725.113.11). Cette d\u00e9cision s&#8217;appuyait sur une planification de plusieurs ann\u00e9es d&#8217;une commission du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l&#8217;int\u00e9rieur (DFI). Celle-ci avait pour mission d&#8217;examiner toutes les questions d&#8217;ordre politique, technique, \u00e9conomique, financier et juridique en rapport avec la question. Dans son message \u00e0 l&#8217;Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale du 5 f\u00e9vrier 1960 sur la d\u00e9finition du r\u00e9seau des routes nationales3, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral indiquait, entre autres, ceci: [&#8230;] Un \u00c9tat a rarement l&#8217;occasion d&#8217;instaurer d&#8217;un seul coup, pour un certain genre de voies de communication, un r\u00e9gime enti\u00e8rement nouveau, r\u00e9pondant \u00e0 une conception g\u00e9n\u00e9rale et, ce faisant, de satisfaire pour des dizaines d&#8217;ann\u00e9es les exigences de la vie moderne. L&#8217;\u00e9tablissement du r\u00e9seau des routes nationales n&#8217;est pas chose facile, car les d\u00e9cisions touchent dans une mesure extr\u00eame les int\u00e9r\u00eats des cantons, des automobilistes, du tourisme et de notre \u00e9conomie en g\u00e9n\u00e9ral. Nous pensons que le projet qui vous est soumis tient justement compte de ces int\u00e9r\u00eats. [&#8230;] Le r\u00e9seau des routes nationales arr\u00eat\u00e9 sur la base de ce message n&#8217;a, du reste, pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 depuis cette date, abstraction faite de quelques ajouts mineurs comme le tunnel routier du Gothard ou la Transjurane.&#13;<\/p>\n<h2>De nouvelles comp\u00e9tences avec la RPT<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nJusqu&#8217;\u00e0 la fin de 2007, la construction, l&#8217;entretien et l&#8217;exploitation des routes nationales \u00e9taient assum\u00e9s conjointement par la Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons. Ces derniers construisaient, entretenaient et exploitaient les routes nationales et en \u00e9taient propri\u00e9taires. La Conf\u00e9d\u00e9ration, quant \u00e0 elle, exer\u00e7ait la haute surveillance et contribuait pour une part importante au financement des t\u00e2ches assur\u00e9es par les cantons. L&#8217;entr\u00e9e en vigueur de la r\u00e9forme de la p\u00e9r\u00e9quation financi\u00e8re et de la r\u00e9partition des t\u00e2ches entre la Conf\u00e9d\u00e9ration et les cantons (RPT) le 1er janvier 2008 a chang\u00e9 les attributions dans le domaine des routes nationales. Celles-ci appartiennent d\u00e9sormais \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration, laquelle est devenue seule responsable de la construction, de l&#8217;am\u00e9nagement et de l&#8217;entretien, mais aussi du financement des routes nationales, \u00e0 l&#8217;exclusion de l&#8217;ach\u00e8vement du r\u00e9seau arr\u00eat\u00e9. Ce dernier demeure une t\u00e2che commune entre Conf\u00e9d\u00e9ration et cantons.&#13;<\/p>\n<h2>Financement du r\u00e9seau des routes nationales suisses<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa Conf\u00e9d\u00e9ration finance le r\u00e9seau des routes nationales par le biais du fonds sp\u00e9cial de la circulation routi\u00e8re (FSCR). Celui-ci est aliment\u00e9 par la moiti\u00e9 du produit de l&#8217;imp\u00f4t sur les huiles min\u00e9rales, la surtaxe sur les carburants et la vignette autorouti\u00e8re. L&#8217;an dernier, une somme totale d&#8217;environ 3,9 milliards de francs a nourri le FSCR. Ces ressources sont \u00e0 affectation obligatoire, ce qui met en exergue le lien \u00e9troit entre les usagers de la route et leur taxation. Ce syst\u00e8me garantit surtout que les co\u00fbts li\u00e9s aux routes nationales soient en grande partie (voire exclusivement dans le cas de la vignette autorouti\u00e8re) support\u00e9s par les usagers. Par ailleurs, ce type de syst\u00e8me d&#8217;affectation obligatoire joue un r\u00f4le de levier destin\u00e9 \u00e0 forcer les acteurs politiques \u00e0 prendre les bonnes d\u00e9cisions en mati\u00e8re d&#8217;investissements \u00e0 long terme. Les d\u00e9penses f\u00e9d\u00e9rales pour les routes nationales proviennent g\u00e9n\u00e9ralement directement du FSCR. En parall\u00e8le, les mesures de suppression des goulets d&#8217;\u00e9tranglement sur les routes nationales et l&#8217;ach\u00e8vement du r\u00e9seau tel qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 sont financ\u00e9s par le fonds d&#8217;infrastructure Loi f\u00e9d\u00e9rale du 6 octobre 2006 sur le fonds d&#8217;infrastructure pour le trafic d&#8217;agglom\u00e9ration, le r\u00e9seau des routes nationales de m\u00eame que pour les routes principales dans les r\u00e9gions de montagne et les r\u00e9gions p\u00e9riph\u00e9riques (loi sur le fonds d&#8217;infrastructure, LFInfr, RS 725.13). depuis d\u00e9but 2008. L&#8217;Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale a d\u00e9bloqu\u00e9 5,5 milliards de francs du fonds d&#8217;infrastructure pour la suppression des goulets d&#8217;\u00e9tranglement et 8,5 milliards pour l&#8217;ach\u00e8vement du r\u00e9seau. Le fonds d&#8217;infrastructure est \u00e9galement aliment\u00e9 par le FSCR et ses ressources sont destin\u00e9es \u00e0 favoriser une mobilit\u00e9 efficace et respectueuse de l&#8217;environnement au service d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 et d&#8217;une \u00e9conomie modernes.&#13;<\/p>\n<h2>Achever le r\u00e9seau<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn 1963, un tron\u00e7on de la N1 En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les routes nationales sont marqu\u00e9es par un \u00abN\u00bb et un chiffre; il peut s&#8217;agir d&#8217;autoroutes ou de semi-autoroutes ou encore de routes \u00e0 trafic mixte. Les principales routes et semi-autoroutes sont marqu\u00e9es par un \u00abA\u00bb et un chiffre. Ce r\u00e9seau comporte les routes nationales, mais aussi d&#8217;autres autoroutes et semi-autoroutes cantonales. La d\u00e9nomination \u00abA\u00bb est surtout pertinente pour l&#8217;information routi\u00e8re. entre Gen\u00e8ve et Lausanne, premier bout de route nationale, a \u00e9t\u00e9 ouvert \u00e0 la circulation. Puis, petit \u00e0 petit, de nouveaux segments pr\u00e9vus par l&#8217;arr\u00eat\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 construits et mis en service. Aujourd&#8217;hui, environ 1760 kilom\u00e8tres sont en service, soit 93% du r\u00e9seau tel qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9. Il manque donc \u00e0 peu pr\u00e8s 126 kilom\u00e8tres. Il reste encore, par exemple, la N8 dans le secteur de Lungern et Giswil (dans le canton d&#8217;Obwald), la N9 en Haut-Valais ou certaines parties de la N16, la Transjurane (dans les cantons de Berne et du Jura). Selon le Conseil f\u00e9d\u00e9ral, les \u00e9l\u00e9ments manquants du r\u00e9seau sont absolument prioritaires. En d&#8217;autres termes, la majeure partie d&#8217;entre eux seront construits d&#8217;ici \u00e0 2015. Cette ann\u00e9e, divers tron\u00e7ons seront mis en service, dont les quatre voies entre Bergermoos et Fildern (N1, canton de Zurich) et entre Uetliberg-est et Fildern (N4, canton de Zurich), parties tous deux du contournement ouest de Zurich. La Conf\u00e9d\u00e9ration finance l&#8217;ach\u00e8vement du r\u00e9seau par le biais des 8,5 milliards de francs pr\u00e9vus \u00e0 cet effet dans le fonds d&#8217;infrastructure. Chaque ann\u00e9e, l&#8217;Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale fixe les moyens allou\u00e9s \u00e0 l&#8217;ach\u00e8vement du r\u00e9seau des routes nationales dans le budget. Des cr\u00e9dits pour 965 millions de francs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9bloqu\u00e9s pour 2009. Environ un tiers de cette somme sera d\u00e9pens\u00e9 pour la r\u00e9alisation de projets romands.&#13;<\/p>\n<h2>Am\u00e9nagement, entretien et exploitation<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis le 1er janvier 2008, l&#8217;am\u00e9nagement, l&#8217;entretien et l&#8217;exploitation du r\u00e9seau des routes nationales existantes rel\u00e8vent de la Conf\u00e9d\u00e9ration. Il s&#8217;agit de garantir la s\u00e9curit\u00e9 et la fluidit\u00e9 du trafic ainsi que la praticabilit\u00e9 des routes tout en r\u00e9duisant les perturbations. L&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral des routes (Ofrou) se charge de la majorit\u00e9 de ces t\u00e2ches, en menant une collaboration \u00e9troite avec les cantons et d&#8217;autres partenaires nationaux et internationaux.\u00a01. Entretien et am\u00e9nagement: en moyenne, les routes nationales font l&#8217;objet de travaux d&#8217;entretien tous les quinze ans. On en profite souvent pour proc\u00e9der \u00e0 des am\u00e9nagements. Ces deux types de travaux n\u00e9cessitent g\u00e9n\u00e9ralement une bonne planification et d&#8217;importantes ressources financi\u00e8res et humaines. La combinaison des travaux d&#8217;entretien et d&#8217;am\u00e9nagement cr\u00e9e des synergies et permet de r\u00e9duire le nombre de chantiers, donc les entraves sur la voie publique. Cette ann\u00e9e, la Conf\u00e9d\u00e9ration investit plus de 1,18 milliard de francs dans l&#8217;entretien et l&#8217;am\u00e9nagement des routes nationales.\u00a02. Exploitation: la Conf\u00e9d\u00e9ration assure l&#8217;exploitation des routes nationales par le biais de conventions de prestations conclues avec onze unit\u00e9s territoriales. Dans les faits, il s&#8217;agit des cantons ou d&#8217;organismes d\u00e9sign\u00e9s par eux. L&#8217;indemnisation qu&#8217;ils re\u00e7oivent pour l&#8217;exploitation du r\u00e9seau se base globalement sur la prestation et non sur les d\u00e9penses.&#13;<\/p>\n<h2>L&#8217;avenir du r\u00e9seau de routes nationales<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDepuis la d\u00e9finition du r\u00e9seau des routes nationales il y a presque cinquante ans, le volume du trafic a progress\u00e9 de mani\u00e8re fulgurante. Les pr\u00e9visions tablent d&#8217;ailleurs sur une poursuite de cette tendance. Le D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral de l&#8217;environnement, des transports, de l&#8217;\u00e9nergie et de la communication (Detec) estime qu&#8217;entre 2000 et 2030, le trafic motoris\u00e9 individuel augmentera de 15 \u00e0 29% Perspectives d&#8217;\u00e9volution du trafic voyageurs jusqu&#8217;en 2030, Office f\u00e9d\u00e9ral du d\u00e9veloppement territorial, 2006. L&#8217;urbanisation pose, en outre, de nouvelles exigences aux routes nationales. En moyenne, le r\u00e9seau des routes nationales ne cesse de vieillir et de se rallonger. Il est dot\u00e9 d&#8217;installations et de constructions toujours plus complexes, notamment les tunnels, et doit r\u00e9pondre \u00e0 une multitude de prescriptions en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 et de protection de l&#8217;environnement. Les nouvelles conditions-cadres, en mutation permanente, seront tout comme le financement les grands d\u00e9fis de l&#8217;avenir. La Conf\u00e9d\u00e9ration a class\u00e9 ces probl\u00e8mes en grandes cat\u00e9gories d\u00e9crites ci-apr\u00e8s.&#13;<\/p>\n<h3>Exploitation optimale des capacit\u00e9s existantes gr\u00e2ce \u00e0 la gestion du trafic<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLa gestion du trafic doit permettre d&#8217;exploiter de fa\u00e7on optimale la capacit\u00e9 des routes nationales existantes. La circulation doit \u00eatre fluide, calme, s\u00fbre et pauvre en \u00e9missions. La gestion du trafic des routes nationales englobe quatre \u00e9l\u00e9ments: la gestion de r\u00e9seau, celles des axes et des noeuds ainsi que l&#8217;information routi\u00e8re.&#13;<\/p>\n<h3>Adaptation compl\u00e8te de l&#8217;arr\u00eat\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral sur le r\u00e9seau des routes nationales<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLe r\u00e9seau des routes nationales a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement revu sur la base des crit\u00e8res fix\u00e9s par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral dans le plan sectoriel des transports. La proc\u00e9dure de consultation a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e durant l&#8217;\u00e9t\u00e9 2008. Si l&#8217;on veut assurer \u00e0 terme que toutes les r\u00e9gions du pays soient reli\u00e9es de mani\u00e8re coh\u00e9rente au reste du r\u00e9seau, il faudrait reclasser plusieurs routes et les incorporer au r\u00e9seau, auquel cas elles rel\u00e8veraient de la Conf\u00e9d\u00e9ration. Cela n\u00e9cessiterait que les cantons compensent les co\u00fbts induits. Or, la proposition que celle-ci a faite aux cantons en ce sens a \u00e9t\u00e9 mal accueillie. Une m\u00e9diation est en cours pour parvenir \u00e0 une solution.&#13;<\/p>\n<h3>Suppression des goulets d&#8217;\u00e9tranglement dans le r\u00e9seau des routes nationales<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;Assembl\u00e9e f\u00e9d\u00e9rale a d\u00e9bloqu\u00e9 une enveloppe financi\u00e8re pour \u00e9liminer les goulets d&#8217;\u00e9tranglement &#8211; saturation du trafic compromettant le bon fonctionnement du r\u00e9seau &#8211; dans le fonds d&#8217;infrastructure. La proc\u00e9dure de consultation relative au message sur l&#8217;\u00e9limination de tels goulets d&#8217;\u00e9tranglement est en cours actuellement. Le Conseil f\u00e9d\u00e9ral est d&#8217;avis de supprimer en priorit\u00e9 les goulets des tron\u00e7ons H\u00e4rkingen-Wiggertal (N1, cantons de Soleure et d&#8217;Argovie) et Blegi-R\u00fctihof (N4, cantons de Lucerne et de Zoug).&#13;<\/p>\n<h3>Financement<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nSur le moyen terme, le financement des routes nationales et des t\u00e2ches qui en d\u00e9coulent para\u00eet compromis. C&#8217;est la raison pour laquelle, en d\u00e9cembre 2008, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a propos\u00e9 diverses options d&#8217;alimentation du FSCR parall\u00e8lement au message. \u00c0 long terme, on ne peut exclure un bouleversement complet du mod\u00e8le de financement. Le d\u00e9fi consiste \u00e0 trouver le cadre appropri\u00e9 \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 en mutation permanente et \u00e0 assurer son financement.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abR\u00e9seau actuel des routes nationales suisses et ouvertures probables\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abNotions\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sont consid\u00e9r\u00e9es comme routes nationales les principales voies de communication du pays. Aujourd&#8217;hui, 93% du r\u00e9seau des routes nationales tel qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 est en service. Cette ann\u00e9e, la Conf\u00e9d\u00e9ration investira plus de 2,1 milliards de francs dans ce r\u00e9seau. 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