{"id":152865,"date":"2009-04-01T12:00:00","date_gmt":"2009-04-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2009\/04\/bonanomi-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:06:17","modified_gmt":"2023-08-23T23:06:17","slug":"bonanomi-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2009\/04\/bonanomi-4\/","title":{"rendered":"Les co\u00fbts administratifs du nouveau certificat de salaire calcul\u00e9s sur la base du mod\u00e8le des co\u00fbts standard"},"content":{"rendered":"<p>Dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e durant l&#8217;automne 2008, les co\u00fbts administratifs r\u00e9currents de l&#8217;ancien et du nouveau certificat de salaire ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s et compar\u00e9s les uns aux autres, \u00e0 l&#8217;aide du mod\u00e8le des co\u00fbts standard. Les r\u00e9sultats de l&#8217;enqu\u00eate ne confirment pas les craintes qu&#8217;inspirait l&#8217;introduction du nouveau certificat de salaire (NCS). Il en r\u00e9sulte que celui-ci se traduit non seulement par un all\u00e8gement administratif, mais aussi par une meilleure observation des prescriptions. Cette d\u00e9charge administrative tient principalement \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;un logiciel permettant de remplir les certificats.<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"article_rect\" src=\"\/dynBase\/images\/article_rect\/200904_23_Bonanomi_01.eps.jpg\" alt=\"\" width=\"370\" height=\"247\" \/>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nL&#8217; \u00e9valuation a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par l&#8217;entreprise KPMG SA sur mandat du Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie (Seco). Son objectif \u00e9tait de mesurer la charge administrative support\u00e9e par les entreprises suisses lors de l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un certificat de salaire, avant et apr\u00e8s l&#8217;introduction du NCS. Le mod\u00e8le des co\u00fbts standard (MCS) utilis\u00e9 repose sur le calcul et la comparaison des co\u00fbts administratifs r\u00e9currents. Il s&#8217;agit de charges qui surviennent r\u00e9guli\u00e8rement et r\u00e9sultent d&#8217;activit\u00e9s impos\u00e9es par l&#8217;obligation d&#8217;informer les autorit\u00e9s ou des tiers.&#13;<\/p>\n<h2>Le MCS<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe MCS est la m\u00e9thode de mesure des co\u00fbts administratifs internationalement reconnue. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e aux Pays-Bas et a cours aujourd&#8217;hui dans de nombreux pays. Tandis qu&#8217;un certain nombre d&#8217;entre eux ont calcul\u00e9 par ce moyen la charge administrative de toutes leurs r\u00e9glementations, la Suisse n&#8217;a appliqu\u00e9 jusqu&#8217;ici cette \u00e9valuation qu&#8217;\u00e0 la TVA, avant de le faire aujourd&#8217;hui pour le certificat de salaire.\u00a0La m\u00e9thodologie du MCS comporte notamment les \u00e9tapes suivantes:\u00a01. Il s&#8217;agit d&#8217;abord d&#8217;examiner les bases l\u00e9gales, afin d&#8217;identifier les obligations d&#8217;informer envers les autorit\u00e9s ou des tiers, les activit\u00e9s de base qui y sont li\u00e9es et de d\u00e9finir un processus standard. Ce dernier peut diff\u00e9rer selon les entreprises.\u00a02. Une segmentation est op\u00e9r\u00e9e sur la base des enseignements tir\u00e9s des diff\u00e9rents processus standard. On choisit, ensuite, pour chaque segment les entreprises (\u00e9chantillon) aupr\u00e8s desquelles on mesurera le temps qu&#8217;elles consacrent aux activit\u00e9s standard.\u00a03. Parall\u00e8lement \u00e0 cela sont pr\u00e9cis\u00e9s les param\u00e8tres quantitatifs n\u00e9cessaires &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire la fr\u00e9quence des activit\u00e9s et le taux horaire pertinent.\u00a04. \u00c0 partir des r\u00e9sultats des entretiens concernant le travail investi et les param\u00e8tres quantitatifs, on peut ensuite calculer la charge annuelle en heures et en francs qu&#8217;occasionne \u00e0 l&#8217;ensemble des entreprises suisses l&#8217;accomplissement de ces obligations d&#8217;information.&#13;<\/p>\n<h2>Mesure des co\u00fbts administratifs<\/h2>\n<p>&#13;<\/p>\n<h3>Processus standard<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLes obligations d&#8217;information et les processus standard d&#8217;\u00e9tablissement des certificats de salaire ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis gr\u00e2ce \u00e0 une analyse d\u00e9taill\u00e9e des directives et des formulaires en rapport avec l&#8217;ancien et le nouveau certificat de salaire. La principale diff\u00e9rence entre les deux types de certificats r\u00e9side dans leur structure. Alors que dans l&#8217;ancien, on partait du salaire brut et que seules certaines de ses composantes y figuraient, le nouveau certificat pr\u00e9sente les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments du revenu, y compris les d\u00e9ductions du salaire net. En revanche, le processus standard d&#8217;\u00e9tablissement de l&#8217;ancien comme du nouveau certificat de salaire reste inchang\u00e9 et comprend les activit\u00e9s suivantes: \u00a0&#8211; se procurer les formulaires des certificats de salaire (\u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un bulletin de commande officiel s&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;ancien certificat);\u00a0&#8211; effectuer les travaux pr\u00e9paratoires ou les tests;\u00a0&#8211; \u00e9tablir les certificats de salaire;\u00a0&#8211; les contr\u00f4ler, le cas \u00e9ch\u00e9ant;\u00a0&#8211; imprimer, copier, envoyer et archiver les certificats de salaire;\u00a0&#8211; r\u00e9pondre aux \u00e9ventuelles questions.\u00a0L&#8217;analyse a permis de constater l&#8217;existence de trois processus principaux pour l&#8217;\u00e9tablissement des certificats de salaires: il y a, d&#8217;abord, les entreprises qui effectuent toute leur comptabilit\u00e9 salariale manuellement et remplissent le certificat de salaire en saisissant les chiffres \u00e0 l&#8217;\u00e9cran (type A). Il y a ensuite celles qui disposent d&#8217;un syst\u00e8me \u00e9lectronique de comptabilit\u00e9 salariale, mais qui n&#8217;ont pas de fonction int\u00e9gr\u00e9e leur permettant de remplir le certificat de salaire (type B). Ces entreprises doivent \u00e9galement saisir les chiffres de la comptabilit\u00e9 salariale sur le formulaire. La diff\u00e9rence entre le type A et le type B r\u00e9side donc uniquement dans la pr\u00e9paration n\u00e9cessaire au remplissage des formulaires. Enfin, il y a les entreprises qui disposent de syst\u00e8mes de comptabilit\u00e9 salariale avec certificats int\u00e9gr\u00e9s (type C). Dans ce dernier cas, le certificat est \u00e9tabli, pour ainsi dire, d&#8217;un simple clic de souris. Les entreprises qui ont externalis\u00e9 leur comptabilit\u00e9 salariale ainsi que l&#8217;\u00e9tablissement des certificats, de m\u00eame que celles qui ont chang\u00e9 la mani\u00e8re de les \u00e9tablir lors du passage de l&#8217;ancien au nouveau syst\u00e8me, n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 prises en compte dans cette \u00e9tude.&#13;<\/p>\n<h3>Segmentation et nombre de cas<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nTandis que les grandes et moyennes entreprises privil\u00e9gient l&#8217;automatisation, les petites entreprises comptant moins de 20 employ\u00e9s (en \u00e9quivalent plein temps) ont recours aux trois processus cit\u00e9s ci-dessus. Sur la base de cette observation, une segmentation a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e selon la taille des entreprises:\u00a0&#8211; segment 1: jusqu&#8217;\u00e0 19 employ\u00e9s;\u00a0&#8211; segment 2: entre 20 et 249 employ\u00e9s;\u00a0&#8211; segment 3: 250 personnes et plus.\u00a0Pour ces trois segments, on a d\u00e9termin\u00e9 le nombre d&#8217;\u00e9tablissements concern\u00e9s ainsi que le nombre de certificats de salaire \u00e9tablis chaque ann\u00e9e. Pour cela, les responsables de l&#8217;\u00e9tude se sont servis d&#8217;une \u00e9valuation de l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique (OFS) qui recense le nombre d&#8217;\u00e9tablissements et d&#8217;employ\u00e9s des unit\u00e9s institutionnelles des secteurs secondaire et tertiaire. Elle a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e pour les besoins de l&#8217;\u00e9tude afin d&#8217;inclure \u00e9galement les employ\u00e9s du secteur primaire, les ind\u00e9pendants et les \u00abfluctuants\u00bb. \u00a0Selon les estimations d&#8217;experts, 65% des entreprises du premier segment ne disposent pas d&#8217;un syst\u00e8me \u00e9lectronique de comptabilit\u00e9 salariale (type A), 20% ont un syst\u00e8me qui ne produit pas automatiquement les certificats de salaire (type B) et seules 15% d&#8217;entre elles sont automatis\u00e9es en ce domaine (type C). Pour les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me segments, on part de l&#8217;id\u00e9e que toutes les entreprises disposent d&#8217;une fonction \u00e9lectronique int\u00e9gr\u00e9e pour remplir le certificat de salaire.&#13;<\/p>\n<h3>Temps consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement des certificats de salaire<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nDes entreprises de chaque segment ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es sur le temps qu&#8217;elles consacrent aux diff\u00e9rentes activit\u00e9s standard. Sur la base des donn\u00e9es ainsi recueillies, une valeur repr\u00e9sentative &#8211; g\u00e9n\u00e9ralement la m\u00e9diane &#8211; a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e par activit\u00e9 et par segment. Les cas sp\u00e9ciaux et les valeurs extr\u00eames ont \u00e9t\u00e9 exclus. Lors d&#8217;une r\u00e9union d&#8217;experts, les r\u00e9sultats ont ensuite \u00e9t\u00e9 valid\u00e9s par des agents fiduciaires et des repr\u00e9sentants des autorit\u00e9s f\u00e9d\u00e9rales ainsi que de la Conf\u00e9rence suisse des imp\u00f4ts; ils ont \u00e9t\u00e9, le cas \u00e9ch\u00e9ant, corrig\u00e9s et compl\u00e9t\u00e9s. Les \u00e9tapes et l&#8217;estimation du temps consacr\u00e9 \u00e0 chacune d&#8217;elles peuvent \u00eatre fix\u00e9es par entreprise ou par certificat de salaire. Les champs surlign\u00e9s en gris dans le tableau 1 signalent les \u00e9tapes calcul\u00e9es par entreprise: les valeurs doivent donc \u00eatre divis\u00e9es par le nombre de certificats pour obtenir le temps moyen consacr\u00e9 \u00e0 chacun d&#8217;entre eux.\u00a0Les valeurs temporelles montrent que le temps consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement du certificat de salaire a diminu\u00e9, parfois consid\u00e9rablement, pour de nombreuses petites et moyennes entreprises comptant jusqu&#8217;\u00e0 250 employ\u00e9s. Ce gain s&#8217;explique principalement par l&#8217;utilisation du programme Certificat de salaire \u00e9lectronique, que la Conf\u00e9rence suisse des imp\u00f4ts et l&#8217;Administration f\u00e9d\u00e9rale des contributions (AFC) mettent gratuitement \u00e0 disposition. Gr\u00e2ce \u00e0 ce logiciel, les calculs sont effectu\u00e9s automatiquement et les certificats de salaires peuvent \u00eatre archiv\u00e9s sur des supports \u00e9lectroniques. Ces simplifications contribuent grandement \u00e0 r\u00e9duire les co\u00fbts. Le logiciel permettra, en outre, d&#8217;appliquer la proc\u00e9dure unifi\u00e9e de communication des salaires (PUCS) dans certains cantons. Ce syst\u00e8me permet aux entreprises de transmettre leurs certificats de salaire aux autorit\u00e9s fiscales d&#8217;un simple clic de souris et d&#8217;\u00e9conomiser ainsi des frais d&#8217;impression et d&#8217;exp\u00e9dition.\u00a0D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, on constate que l&#8217;all\u00e8gement administratif est d&#8217;autant plus faible que le degr\u00e9 d&#8217;automatisation des processus d&#8217;\u00e9tablissement du certificat est \u00e9lev\u00e9. Le degr\u00e9 d&#8217;automatisation augmente avec la taille de l&#8217;entreprise. Pour un m\u00eame type de processus, les \u00e9conomies de temps sont souvent nulles pour les grandes entreprises, alors qu&#8217;elles atteignent plus de trois minutes par certificat de salaire pour les petites entreprises.&#13;<\/p>\n<h3>Co\u00fbts administratifs<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLe montant des co\u00fbts occasionn\u00e9s \u00e0 l&#8217;ensemble des entreprises suisses s&#8217;obtient en multipliant le temps investi par le nombre de certificats de salaire \u00e9tablis (voir tableau 2). Les valeurs temporelles doivent ensuite \u00eatre multipli\u00e9es par le taux horaire correspondant. Celui-ci a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli \u00e0 70 francs, en se basant sur l&#8217;enqu\u00eate sur la structure des salaires en Suisse, et tient compte des cotisations de l&#8217;employeur, des frais g\u00e9n\u00e9raux et des absences pour vacances, maladie ou accident.\u00a0Hormis ces co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 l&#8217;activit\u00e9, l&#8217;\u00e9tablissement des certificats de salaire entra\u00eene habituellement des frais de mat\u00e9riel, tels que frais d&#8217;impression, de copie, d&#8217;exp\u00e9dition et d&#8217;archivage. Ils ne sont, en fait, pas pris en compte, puisqu&#8217;ils sont en principe identiques pour l&#8217;ancien et le nouveau certificat de salaire et n&#8217;ont donc pas d&#8217;influence sur l&#8217;augmentation ou la diminution de la charge administrative.\u00a0L&#8217;introduction du NCS a entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction de 42,9 \u00e0 31,2 millions de francs des frais administratifs annuels engendr\u00e9s par l&#8217;\u00e9tablissement des certificats de salaire. Cela correspond \u00e0 une \u00e9conomie de 11,7 mil-lions de francs ou \u00e0 une diminution de plus d&#8217;un quart de la charge administrative que l&#8217;\u00e9tablissement des certificats de salaires fait peser sur les entreprises suisses. Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude montrent que cet all\u00e8gement profite avant tout aux petites et moyennes entreprises occupant moins de 250 employ\u00e9s.&#13;<\/p>\n<h3>Respect des prescriptions<\/h3>\n<p>&#13;<br \/>\nLors de la mesure des co\u00fbts administratifs, il faut tenir compte du fait que, pour diverses raisons, certains champs de l&#8217;ancien certificat de salaire n&#8217;\u00e9taient pas toujours compl\u00e9t\u00e9s conform\u00e9ment aux prescriptions. Les prescriptions sont mieux respect\u00e9es avec le nouveau certificat de salaire.\u00a0Sur la base d&#8217;un \u00e9chantillon de 600 anciens et 600 nouveaux certificats de travail \u00e9tablis dans les cantons de Berne, B\u00e2le-Ville, B\u00e2le-Campagne, Vaud, Neuch\u00e2tel et du Jura, l&#8217;on a cherch\u00e9 \u00e0 savoir quels champs \u00e9taient remplis plus fr\u00e9quemment lorsque les directives \u00e9taient demeur\u00e9es semblables ou identiques. Cette d\u00e9marche donne une indication de l&#8217;\u00e9volution du respect des prescriptions. Dans le nouveau certificat de salaire, les champs \u00abTransport gratuit entre le domicile et le lieu de travail\u00bb et \u00abRepas dans une cantine\/ch\u00e8ques-repas\/paiement des frais de repas par l&#8217;employeur\u00bb ont \u00e9t\u00e9 remplis jusqu&#8217;\u00e0 9 fois plus souvent que dans l&#8217;ancien certificat. L&#8217;utilisation du champ \u00abObservations\u00bb pour lequel les prescriptions n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 que tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9es a aussi augment\u00e9 de plus de 300%. Les champs \u00abCotisations pour le rachat dans la pr\u00e9voyance professionnelle\u00bb et \u00abDroits de participation\u00bb ont \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9s deux fois plus souvent. Pour le reste, la diff\u00e9rence est moins frappante, ou le fait que plusieurs champs aient \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s en un seul complique la comparaison. Par contre, aucun champ n&#8217;a \u00e9t\u00e9 nettement moins souvent rempli dans le nouveau certificat de salaire que dans l&#8217;ancien.\u00a0Les prescriptions sont mieux respect\u00e9es avec le nouveau certificat de salaire parce que les directives et les formulaires sont plus clairs, plus transparents et plus compr\u00e9hensibles. La comparaison des frais administratifs suscit\u00e9s par les anciens et les nouveaux certificats de salaire r\u00e9v\u00e8le un all\u00e8gement des charges administratives, malgr\u00e9 les co\u00fbts engendr\u00e9s par une application plus stricte des prescriptions.&#13;<\/p>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nEn raison du d\u00e9bat politique suscit\u00e9 par l&#8217;introduction du nouveau certificat de salaire, beaucoup de temps a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9 au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude \u00e0 l&#8217;analyse et \u00e0 la mesure des divers champs du certificat de salaire. Au fur et \u00e0 mesure que l&#8217;enqu\u00eate avan\u00e7ait, il est apparu que le remplissage des certificats de salaires n&#8217;occasionnait pas autant de co\u00fbts que les processus en amont et en aval, comme la n\u00e9cessit\u00e9 de commander l&#8217;ancien formulaire ou l&#8217;impression et l&#8217;exp\u00e9dition des certificats compl\u00e9t\u00e9s.\u00a0Les r\u00e9sultats obtenus gr\u00e2ce au MCS ne confirment pas les craintes suscit\u00e9es par l&#8217;introduction du NCS. Les entretiens men\u00e9s dans les entreprises et lors des r\u00e9unions d&#8217;experts ont montr\u00e9 que le nouveau certificat est globalement plus transparent et plus clair que le pr\u00e9c\u00e9dent et qu&#8217;il all\u00e8ge la charge administrative des entreprises, principalement des PME. Une analyse de certificats de salaire par sondage a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en outre que certains champs du NCS \u00e9taient remplis plus fr\u00e9quemment qu&#8217;avec l&#8217;ancien certificat.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 1 \u00abTemps de travail standardis\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement du certificat de salaire (en min.)\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTableau 2: \u00abCo\u00fbt en temps et en francs\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Possibilit\u00e9s d&#8217;am\u00e9lioration du guide d&#8217;\u00e9tablissement du certificat de salaire La plupart des entreprises interrog\u00e9es estiment que le guide d&#8217;\u00e9tablissement du nouveau certificat de salaire est compr\u00e9hensible, mais que le style et le choix de la terminologie (trop administratifs) pourraient \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s &#8211; surtout dans la version allemande. En outre, le guide ne fournit pas de r\u00e9ponses pour les cas particuliers. Une partie d&#8217;entre eux est cependant trait\u00e9e dans la Foire aux questions (\u00abFAQ\u00bb) du site Internet de la Conf\u00e9rence suisse des imp\u00f4ts. Ce dernier contient aussi des instructions succinctes qui devraient suffire pour les cas ne posant pas de probl\u00e8me. Les exigences pos\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du guide d&#8217;\u00e9tablissement du certificat de salaire varient entre les diff\u00e9rents partenaires. Les organisations fa\u00eeti\u00e8res souhaitent que ces instructions soient limit\u00e9es au strict minimum afin de ne pas imposer des charges administratives suppl\u00e9mentaires aux entreprises. Certaines soci\u00e9t\u00e9s demandent, par contre, des informations plus d\u00e9taill\u00e9es afin de pouvoir r\u00e9soudre les cas sp\u00e9ciaux de fa\u00e7on autonome. Le guide d&#8217;\u00e9tablissement, les instructions succinctes ainsi que la foire aux questions constituent une solution de compromis qui permet de tenir compte de ces diverses exigences.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: Champs manquants Plusieurs participants se sont plaints de l&#8217;absence, dans le NCS, de champs concernant les indemnit\u00e9s journali\u00e8res d&#8217;assurance, le travail par \u00e9quipe, le lieu de travail, les cotisations d&#8217;assurance pay\u00e9es par l&#8217;employeur et les allocations familiales. Les responsables motivent la suppression de ces champs par le fait que le but premier du certificat de salaire est d&#8217;aider les employeurs \u00e0 remplir leurs obligations d&#8217;information tout en all\u00e9geant leur charge administrative. Pour cela, il a fallu sacrifier certains besoins des salari\u00e9s en information. Dans la pratique, le probl\u00e8me peut, dans une certaine mesure, \u00eatre contourn\u00e9, en fournissant des indications compl\u00e9mentaires sous le chiffre 15 (\u00abRemarques\u00bb). Eu \u00e9gard au montant \u00e9lev\u00e9 des co\u00fbts d&#8217;introduction, m\u00eame en cas de modification minime du formulaire, il n&#8217;est pas recommand\u00e9 de rajouter les champs supprim\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: Liens &#8211; Nouveau certificat de salaire: <a href=\"http:\/\/www.steuerkonferenz.ch\">www.steuerkonferenz.ch<\/a> , rubrique \u00abCertificat de salaire\u00bb.- Certificat de salaire \u00e9lectronique: <a href=\"http:\/\/www.estv.admin.ch\">www.estv.admin.ch<\/a> , rubriques \u00abServices\u00bb, \u00abLogiciels\u00bb, \u00abCertificat de salaire \u00e9lectronique CSI\u00bb.- Mod\u00e8le de co\u00fbts standard: <a href=\"http:\/\/www.seco.admin.ch\">www.seco.admin.ch<\/a> , rubriques \u00abTh\u00e8mes\u00bb, \u00abPolitique \u00e9conomique\u00bb, \u00abAnalyses structurelles et croissance \u00e9conomique\u00bb, \u00abStandard Cost Model\u00bb.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e durant l&#8217;automne 2008, les co\u00fbts administratifs r\u00e9currents de l&#8217;ancien et du nouveau certificat de salaire ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s et compar\u00e9s les uns aux autres, \u00e0 l&#8217;aide du mod\u00e8le des co\u00fbts standard. 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