{"id":153180,"date":"2008-12-01T12:00:00","date_gmt":"2008-12-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/12\/jaeggi-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:08:19","modified_gmt":"2023-08-23T23:08:19","slug":"jaeggi-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/12\/jaeggi-4\/","title":{"rendered":"Les indicateurs conjoncturels suisses: introduction"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<\/p>\n<h2>La perfidie des statistiques!<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDans la vie de tous les jours, les statistiques n&#8217;ont pas tr\u00e8s bonne r\u00e9putation, ce qui, \u00e0 premi\u00e8re vue, n&#8217;est pas tout \u00e0 fait injustifi\u00e9. Elles peuvent, en effet, donner lieu \u00e0 une multitude d&#8217;interpr\u00e9tations divergentes. Les lecteurs attentifs auront certainement d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 que diff\u00e9rents journaux peuvent tirer des conclusions diam\u00e9tralement oppos\u00e9es d&#8217;une m\u00eame statistique. M\u00eame dans le domaine de la recherche, il arrive que les chiffres fassent l&#8217;objet d&#8217;interpr\u00e9tations tr\u00e8s divergentes.\u00a0Celles des statistiques divergent au gr\u00e9 des int\u00e9r\u00eats de chacun. On s&#8217;attend m\u00eame commun\u00e9ment \u00e0 ce que les auteurs interpr\u00e8tent les donn\u00e9es fournies de fa\u00e7on \u00e0 satisfaire leur donneur d&#8217;ordre et embellissent les r\u00e9sultats. Le mandant d&#8217;une \u00e9tude cherche souvent non seulement \u00e0 projeter une bonne image de lui-m\u00eame, mais encore \u00e0 asseoir ses arguments sur des faits empiriques. Plusieurs m\u00e9thodes \u00abl\u00e9gales\u00bb permettent d&#8217;atteindre ce double objectif. Il est d\u00e8s lors parfaitement justifi\u00e9 d&#8217;accueillir les statistiques pr\u00e9sent\u00e9es avec un certain scepticisme.&#13;<\/p>\n<h2>Des actions astucieuses<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;une des m\u00e9thodes l\u00e9gales utilis\u00e9es pour embellir un r\u00e9sultat consiste \u00e0 partir d&#8217;un indice pour en extraire un \u00e9chantillon avec soin. Parfois utilis\u00e9e par les banques d&#8217;affaires pour donner une image positive de l&#8217;\u00e9volution des cours des actions ou des fonds d&#8217;investissement, cette m\u00e9thode est expliqu\u00e9e ci-apr\u00e8s \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un exemple fictif qui se veut le plus simple possible.\u00a0Le graphique 1 repr\u00e9sente l&#8217;\u00e9volution, depuis janvier 1980, du cours des actions de deux banques fictives, la Banque de l&#8217;Ours et la Banque du Taureau. Au d\u00e9but de la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, les deux actions co\u00fbtent 100 francs; \u00e0 la fin, le titre de la Banque de l&#8217;Ours vaut 102,7 francs et celui de la Banque du Taureau se vend 100,8 francs. Bien que les cours et les volatilit\u00e9s \u00e0 la fin de la p\u00e9riode ne diff\u00e8rent pas beaucoup, un investissement dans l&#8217;action de la Banque de l&#8217;Ours aurait rapport\u00e9 davantage d&#8217;argent, pour autant que le titre ait \u00e9t\u00e9 achet\u00e9 en janvier 1980 et vendu en novembre 2008. Sur la base de ces informations, un investisseur pr\u00e9f\u00e9rerait placer son argent dans les actions de la Banque de l&#8217;Ours.\u00a0Or les strat\u00e8ges de la Banque du Taureau ne s&#8217;avouent pas vaincus aussi facilement. Partant du principe qu&#8217;une bonne performance est un solide argument de vente, ils ont recours \u00e0 deux ruses statistiques. En premier lieu, ils r\u00e9duisent l&#8217;\u00e9chantillon repr\u00e9sent\u00e9. Afin de d\u00e9finir l&#8217;\u00e9chantillon optimal, ils calculent pour quel mois l&#8217;\u00e9cart entre l&#8217;action de la Banque de l&#8217;Ours et celle de la Banque du Taureau \u00e9tait le plus grand. En l&#8217;occurrence, il s&#8217;agit du mois d&#8217;octobre 1992. Cette date marque donc le d\u00e9but du nouvel \u00e9chantillon. En second lieu, ils ont recours \u00e0 l&#8217;indexation, m\u00e9thode souvent utilis\u00e9e dans l&#8217;analyse macro\u00e9conomique pour comparer l&#8217;\u00e9volution de s\u00e9ries chronologiques de niveaux tr\u00e8s diff\u00e9rents. Le principe est le suivant: on fixe un jour de r\u00e9f\u00e9rence, pour lequel on attribue la valeur 100 aux deux s\u00e9ries, puis on calcule l&#8217;\u00e9volution des donn\u00e9es empiriques par rapport \u00e0 cette base. Dans l&#8217;exemple des deux banques, le jour de r\u00e9f\u00e9rence co\u00efncide avec le d\u00e9but du nouvel \u00e9chantillon.\u00a0Cette \u00abnouvelle\u00bb \u00e9volution des cours des deux banques est illustr\u00e9e par le graphique 2, qui donne des informations tr\u00e8s diff\u00e9rentes du premier. C&#8217;est ainsi que l&#8217;action de la Banque de l&#8217;Ours perd de sa valeur, alors que celle de la Banque du Taureau enregistre une hausse d&#8217;environ 20%. Sur quelle action miseriez-vous alors?\u00a0Comme c&#8217;est souvent le cas en sciences \u00e9conomiques, il est difficile de d\u00e9terminer la repr\u00e9sentation graphique la plus appropri\u00e9e. \u00c9tant donn\u00e9 que les deux graphiques sont corrects quant \u00e0 la base, le choix d\u00e9pend de la probl\u00e9matique abord\u00e9e et de l&#8217;objectif vis\u00e9 (c&#8217;est-\u00e0-dire de ce qu&#8217;on veut vendre ou affirmer). L&#8217;exemple des deux banques montre que les m\u00eames donn\u00e9es peuvent donner lieu \u00e0 des repr\u00e9sentations graphiques tr\u00e8s diff\u00e9rentes.&#13;<\/p>\n<h2>Attention aux effets saisonniers&#8230;<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSi telle interpr\u00e9tation des donn\u00e9es statistiques para\u00eet suspecte ou tendancieuse, il ne faut pas automatiquement y voir une intention cach\u00e9e de l&#8217;auteur. De par leur nature m\u00eame, certains types de donn\u00e9es statistiques comportent des pi\u00e8ges. Bon nombre de s\u00e9ries chronologiques, par exemple, pr\u00e9sentent des effets saisonniers. Autrement dit, certaines grandeurs varient au gr\u00e9 des saisons. C&#8217;est le cas de la temp\u00e9rature mensuelle moyenne et aussi de plusieurs statistiques macro\u00e9conomiques, comme l&#8217;activit\u00e9 du secteur de la construction ou la production agricole. Dans notre pays, les chantiers sont en effet moins nombreux en hiver, ce qui s&#8217;explique par des conditions m\u00e9t\u00e9orologiques d\u00e9favorables; le m\u00eame type de raisonnement s&#8217;applique aux r\u00e9coltes de fruits et l\u00e9gumes.\u00a0Le nombre des nuit\u00e9es h\u00f4teli\u00e8res en Suisse offre un bel exemple de fluctuations saisonni\u00e8res (voir graphique 3). Les vacances d&#8217;hiver et d&#8217;\u00e9t\u00e9 semblent leur \u00eatre favorables: le nombre des nuit\u00e9es h\u00f4teli\u00e8res en Suisse est en effet plus \u00e9lev\u00e9 au 1er trimestre (vacances d&#8217;hiver) et au 3e trimestre (vacances d&#8217;\u00e9t\u00e9) qu&#8217;aux 2e et 4e trimestres. On pourrait affirmer, sans d\u00e9former les faits, qu&#8217;au 4e trimestre 2007, les nuit\u00e9es h\u00f4teli\u00e8res ont chut\u00e9 de pr\u00e8s de 40% par rapport au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent (ce qui, incidemment, susciterait un vent de panique). Or, ce recul n&#8217;a rien d&#8217;exceptionnel pour les observateurs avertis et il ne doit en aucun cas devenir un \u00e9l\u00e9ment de pr\u00e9occupation d\u00e9mesur\u00e9 pour le secteur touristique suisse.\u00a0Il ressort que l&#8217;interpr\u00e9tation des variations trimestrielles est un exercice p\u00e9rilleux. Aussi les \u00e9conomistes ont-ils recours \u00e0 des m\u00e9thodes math\u00e9matiques pour annuler les effets li\u00e9s aux variations saisonni\u00e8res. Dans l&#8217;absolu, cette d\u00e9saisonnalisation devrait \u00e9liminer toutes les fluctuations saisonni\u00e8res qui caract\u00e9risent les donn\u00e9es et r\u00e9v\u00e9ler l&#8217;\u00e9volution \u00e0 court terme de la statistique. Il existe malheureusement un grand nombre de m\u00e9thodes de calcul possibles, qui donnent des r\u00e9sultats parfois tr\u00e8s diff\u00e9rents.&#13;<\/p>\n<h2>&#8230;et aux taux<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nComme les variations saisonni\u00e8res, les taux peuvent poser probl\u00e8me en statistique. Le fait de lier deux variables permet de mettre en \u00e9vidence l&#8217;importance relative d&#8217;une grandeur. On entend souvent par exemple que le pourcentage d&#8217;\u00e9trangers en Suisse a augment\u00e9, que la retransmission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e des Jeux olympiques a enregistr\u00e9 un faible taux d&#8217;\u00e9coute ou que la part des co\u00fbts de la sant\u00e9 dans le PIB est en hausse. Dans l&#8217;interpr\u00e9tation des donn\u00e9es, il convient d&#8217;abord de garder \u00e0 l&#8217;esprit que certains taux (comme la proportion d&#8217;\u00e9trangers) ne peuvent \u00eatre sup\u00e9rieurs \u00e0 100% et que, d\u00e8s lors, un chiffre plus \u00e9lev\u00e9 n&#8217;aurait pas de sens. Par ailleurs, un taux d\u00e9pend toujours de deux variables. Il est donc possible que la part des co\u00fbts de la sant\u00e9 dans le PIB baisse en d\u00e9pit de leur augmentation. Cela signifie tout simplement que le PIB a connu une croissance plus forte que les co\u00fbts de la sant\u00e9. Ainsi, pour ne pas biaiser l&#8217;interpr\u00e9tation, il faut tenir compte de ces deux informations.&#13;<\/p>\n<h2>Les statistiques sont n\u00e9anmoins tr\u00e8s utiles!<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nMalgr\u00e9 toutes ces difficult\u00e9s et ces r\u00e9serves, bon nombre de statistiques sont d&#8217;une grande utilit\u00e9. Prenez, par exemple, celles sur la population r\u00e9sidante ou le PIB, dont les pr\u00e9visions jouent notamment un r\u00f4le important dans la planification du budget des pouvoirs publics (recettes fiscales, d\u00e9penses sociales futures). \u00c0 une autre \u00e9chelle, les \u00abstatistiques\u00bb individuelles, telles que le budget du m\u00e9nage, la consommation mensuelle d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 ou le ticket de caisse des achats hebdomadaires, peuvent aider \u00e0 prendre certaines d\u00e9cisions et \u00e0 faciliter ainsi le quotidien. D&#8217;une certaine mani\u00e8re, elles sont plus faciles \u00e0 lire. Comme on a souvent particip\u00e9 \u00e0 leur saisie (\u00e0 la caisse du magasin, p. ex.), elles sont beaucoup plus compr\u00e9hensibles et, de ce fait, moins sujettes \u00e0 une interpr\u00e9tation subjective. Il est g\u00e9n\u00e9ralement possible d&#8217;affirmer que le simple fait de mieux comprendre une statistique facilite l&#8217;interpr\u00e9tation personnelle et limite les possibilit\u00e9s d&#8217;une repr\u00e9sentation tendancieuse par des tiers.&#13;<\/p>\n<h2>La nouvelle s\u00e9rie \u00abIndicateurs conjoncturels\u00bb<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nL&#8217;observation de la conjoncture a recours \u00e0 un grand nombre de statistiques pour donner une image globale de la situation \u00e9conomique actuelle et de son \u00e9volution. Il n&#8217;y a pas que dans le contexte de la crise financi\u00e8re actuelle qu&#8217;il est important notamment de d\u00e9terminer, avec pr\u00e9cision et le plus rapidement possible, les points de retournement de la courbe conjoncturelle. M\u00eame les experts ont souvent des difficult\u00e9s \u00e0 tirer les bonnes conclusions des donn\u00e9es qu&#8217;ils ont \u00e0 leur disposition: comment interpr\u00e9ter, par exemple, une d\u00e9gradation du climat de consommation lorsque le chiffre d&#8217;affaires du commerce de d\u00e9tail est en hausse? Une chute de l&#8217;indice des directeurs d&#8217;achat en dessous de 50 ou 40 points indique-t-elle que nous entrons en r\u00e9cession? L&#8217;indicateur examin\u00e9 se fonde-t-il sur un sondage, qui peut refl\u00e9ter des opinions subjectives, ou sur des donn\u00e9es commerciales \u00abbrutes\u00bb? Est-il \u00e9tabli \u00e0 l&#8217;aide de m\u00e9thodes math\u00e9matiques (comme le PIB trimestriel) ou les donn\u00e9es ont-elles \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es \u00e0 la source? Pour parvenir \u00e0 l&#8217;interpr\u00e9tation la plus objective possible des statistiques, il est imp\u00e9ratif de savoir comment les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es.\u00a0C&#8217;est l\u00e0 le point de d\u00e9part de la nouvelle s\u00e9rie de La Vie \u00e9conomique, qui vise \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 quelques-unes des questions mentionn\u00e9es ci-dessus. Dans les prochains num\u00e9ros, une s\u00e9rie de producteurs de statistiques de la Suisse pr\u00e9senteront le fruit de leur travail. Ils montreront en particulier ce que l&#8217;indicateur d\u00e9crit pr\u00e9cis\u00e9ment, comment il est obtenu et comment les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es. Par ailleurs, la mise en parall\u00e8le de l&#8217;indicateur avec des indicateurs \u00e9trangers similaires fournira de pr\u00e9cieuses informations sur les comparaisons internationales de l&#8217;\u00e9volution conjoncturelle et, plus encore, sur les interpr\u00e9tations qu&#8217;on peut en tirer. Comme le montreront les divers articles de la s\u00e9rie \u00abIndicateurs conjoncturels\u00bb, les statistiques ne peuvent pas toujours \u00eatre compar\u00e9es telles quelles, quand bien m\u00eame elles porteraient le m\u00eame nom.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abCours des actions de la Banque de l&#8217;Ours et de la Banque du Taureau, 1980-2008\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 2 \u00abCours index\u00e9s et nouvel \u00e9chantillon, 1992-2008\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 3 \u00abNuit\u00e9es h\u00f4teli\u00e8res en Suisse, 2000-2008\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; La perfidie des statistiques! &#13; Dans la vie de tous les jours, les statistiques n&#8217;ont pas tr\u00e8s bonne r\u00e9putation, ce qui, \u00e0 premi\u00e8re vue, n&#8217;est pas tout \u00e0 fait injustifi\u00e9. Elles peuvent, en effet, donner lieu \u00e0 une multitude d&#8217;interpr\u00e9tations divergentes. 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