{"id":153230,"date":"2008-12-01T12:00:00","date_gmt":"2008-12-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/12\/vincenz-4\/"},"modified":"2023-08-24T01:08:48","modified_gmt":"2023-08-23T23:08:48","slug":"vincenz-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/12\/vincenz-4\/","title":{"rendered":"Une occasion de prouver le sens des responsabilit\u00e9s de la branche"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes turbulences sur les march\u00e9s financiers et la perte de confiance qui en est r\u00e9sult\u00e9e ont vite fait d&#8217;amplifier l&#8217;appel \u00e0 de nouvelles r\u00e9glementations. Limiter les salaires, ou plut\u00f4t les bonus, et r\u00e9clamer qu&#8217;on rel\u00e8ve les fonds propres des banques sont encore des exigences \u00abmodestes\u00bb. Or, soyons objectifs, il n&#8217;y a gu\u00e8re de secteur \u00e9conomique qui soit aussi s\u00e9v\u00e8rement r\u00e9glement\u00e9 que le monde financier. Un suppl\u00e9ment d&#8217;obligations, de lois et de r\u00e8gles, qui gonfleraient encore l&#8217;appareil administratif et feraient exploser les co\u00fbts est bien la derni\u00e8re chose dont les banques ont besoin actuellement.&#13;<\/p>\n<h2>Donnant, donnant<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl est fonci\u00e8rement g\u00eanant qu&#8217;en cas de n\u00e9cessit\u00e9, de grands \u00e9tablissements bancaires priv\u00e9s puissent recourir \u00e0 une garantie d&#8217;\u00c9tat. Apr\u00e8s tout, les plus de 300000 petites et moyennes entreprises (PME) suisses &#8211; les piliers de notre \u00e9conomie &#8211; n&#8217;ont pas cette possibilit\u00e9. Cela dit, les march\u00e9s financiers sont tellement interconnect\u00e9s de nos jours que la panne, voire la destruction, d&#8217;un \u00e9l\u00e9ment crucial du syst\u00e8me rec\u00e8le le risque que celui-ci s&#8217;effondre tout entier. Cela aurait des cons\u00e9quences plus graves, pour notre pays et sa population, que l&#8217;ing\u00e9rence de l&#8217;\u00c9tat dans l&#8217;\u00e9conomie, quel que soit le probl\u00e8me que cela pose du point de vue institutionnel.\u00a0Ce qu&#8217;il s&#8217;agit de prot\u00e9ger aujourd&#8217;hui, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;argent des clients, et non les banques. Dans ce contexte, il est compr\u00e9hensible que l&#8217;\u00c9tat, garant de la stabilit\u00e9, veuille augmenter son influence et promulguer de nouvelles r\u00e9glementations. Il ne devrait cependant dicter de nouvelles conditions que dans la mesure o\u00f9 elles servent \u00e0 pr\u00e9server la valeur des d\u00e9p\u00f4ts de la client\u00e8le: tel est le but supr\u00eame. Quant aux autres dispositifs r\u00e9glementaires, il faut absolument y renoncer.\u00a0Il \u00e9tait ainsi raisonnable de relever les d\u00e9p\u00f4ts garantis \u00e0 100000 francs. En contrepartie, il faut r\u00e9duire ailleurs l&#8217;influence de l&#8217;\u00c9tat, ou son implication, et abroger sa garantie. Non seulement celle-ci fausse la concurrence, mais les cantons qui devraient couvrir leur banque d&#8217;\u00c9tat en cas de crise ne sont pas en mesure &#8211; \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s &#8211; d&#8217;assumer enti\u00e8rement les d\u00e9g\u00e2ts.\u00a0Pour regagner la confiance perdue, les banques doivent revenir \u00e0 une autolimitation ax\u00e9e sur les valeurs &#8211; non seulement sur le papier, mais dans l&#8217;exercice quotidien de leur m\u00e9tier. La branche ne saurait retourner \u00e0 la routine comme si de rien n&#8217;\u00e9tait. Ce ne sont pas les mod\u00e8les qui manquent. Le groupe des coop\u00e9ratives Raiffeisen en est un.&#13;<\/p>\n<h2>Ne pas r\u00e9inventer la banque<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nIl faut aussi admettre que tout ce que les banques ont fait par la pass\u00e9 n&#8217;\u00e9tait pas mauvais, bien au contraire! Le secteur financier suisse r\u00e9alise 12% du produit int\u00e9rieur brut du pays. Il n&#8217;est donc pas n\u00e9cessaire de r\u00e9inventer la banque. Les produits, processus et conseils s\u00e9rieux et de qualit\u00e9 sont d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Les collaborateurs sont capables, tr\u00e8s bien form\u00e9s et dispos\u00e9s \u00e0 fournir des prestations hors pair. M\u00eame si certains produits suscitent la m\u00e9fiance, on verra demain qu&#8217;ils sont plus solides qu&#8217;on ne le pense actuellement. \u00a0Cela dit, il faut reconna\u00eetre que le syst\u00e8me bancaire ne peut fonctionner sans confiance. Il convient donc de modifier les mod\u00e8les d&#8217;affaires de fa\u00e7on \u00e0 ce que la priorit\u00e9 aille aux besoins des clients, et non \u00e0 la vente \u00e0 tout prix de produits qui maximisent les b\u00e9n\u00e9fices de la banque.\u00a0Quoi qu&#8217;il en soit, la branche financi\u00e8re peut regarder l&#8217;avenir avec confiance, ne serait-ce que parce qu&#8217;en Suisse, elle s&#8217;est re-structur\u00e9e en profondeur dans les ann\u00e9es nonante. La gestion de fortune reste un march\u00e9 de croissance. Il y a de bonnes chances pour qu&#8217;il en soit de m\u00eame avec des mod\u00e8les d&#8217;affaires qui inspirent la confiance. Nous assisterons aussi \u00e0 la renaissance des banques de d\u00e9tail classiques: les op\u00e9rations d&#8217;\u00e9pargne et de cr\u00e9dit, que les banques Raiffeisen ont toujours pratiqu\u00e9es, ont le vent en poupe.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; &#13; Les turbulences sur les march\u00e9s financiers et la perte de confiance qui en est r\u00e9sult\u00e9e ont vite fait d&#8217;amplifier l&#8217;appel \u00e0 de nouvelles r\u00e9glementations. Limiter les salaires, ou plut\u00f4t les bonus, et r\u00e9clamer qu&#8217;on rel\u00e8ve les fonds propres des banques sont encore des exigences \u00abmodestes\u00bb. 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Pourtant, certains appellent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 davantage de r\u00e9glementation; d'autres souhaiteraient s'en tenir aux recettes classiques pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes actuels. Ces deux tentations sont dangereuses. La branche financi\u00e8re doit prouver qu'elle a appris sa le\u00e7on. Elle en sortira renforc\u00e9e si elle y r\u00e9ussit et m\u00eame si le chemin est ardu. Il est cependant n\u00e9cessaire de ne pas lui imposer d'obstacles r\u00e9gulatoires superflus. Ce qu'il faut, c'est un fort sens des responsabilit\u00e9s de la part des banques et un retour aux valeurs classiques.","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153233,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8996","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b08d9952dab"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153230"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3247"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153230"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153230\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189810,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153230\/revisions\/189810"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3247"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153230"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153230"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153230"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153230"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153230"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153230"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}