{"id":153315,"date":"2008-11-01T12:00:00","date_gmt":"2008-11-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/11\/salzarulo-2\/"},"modified":"2023-08-24T01:09:04","modified_gmt":"2023-08-23T23:09:04","slug":"salzarulo-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/11\/salzarulo-2\/","title":{"rendered":"L&#8217;Accord sur la recherche: une pleine int\u00e9gration de la Suisse dans l&#8217;Espace europ\u00e9en de la recherche"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLe nombre de chercheurs suisses Par souci de lisibilit\u00e9, on d\u00e9signe par \u00abchercheurs suisses\u00bb l&#8217;ensemble des chercheuses et chercheurs actifs dans des institutions bas\u00e9es en Suisse, \u00e0 l&#8217;exception des organisations internationales, dont les participations ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es comme suisses. participant \u00e0 des projets de recherche europ\u00e9ens n&#8217;a cess\u00e9 de cro\u00eetre depuis 1992: de 148, en moyenne, pour les ann\u00e9es 1992 \u00e0 1995, il a pass\u00e9 \u00e0 474, toujours en moyenne, pour les ann\u00e9es 2003 \u00e0 2006 La Suisse est associ\u00e9e aux programmes-cadres depuis 2004. Avant cette date, la participation des chercheurs suisses ne pouvait se faire que sur le mode projet par projet.. Pour l&#8217;ensemble du 6e PCRD, le nombre de participations suisses s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 1914. Cette progression accompagne la hausse r\u00e9guli\u00e8re des budgets des PCRD, qui permet une augmentation du nombre de projets financ\u00e9s et donc des possibilit\u00e9s de participation. Au niveau suisse, les PCRD figurent \u00e0 l&#8217;heure actuelle \u00e0 la deuxi\u00e8me place des efforts financiers consentis par la Conf\u00e9d\u00e9ration en faveur de la R&amp;D, apr\u00e8s le Fonds national suisse (FNS). Si la contribution aux programmes-cadres constitue un apport important \u00e0 l&#8217;encouragement de la recherche, elle ne repr\u00e9sente pourtant que 2% des d\u00e9penses totales de R&amp;D en Suisse, celle-ci \u00e9tant en grande majorit\u00e9 financ\u00e9e directement par les institutions de recherche (publiques ou priv\u00e9es).&#13;<\/p>\n<h2>Des subventions r\u00e9parties entre le public et le priv\u00e9<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes participations suisses au 6e PCRD proviennent pour 58,6% des hautes \u00e9coles (universit\u00e9s, \u00e9coles polytechniques et hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es), pour 18,5% des PME et pour 10,7% des grandes entreprises.\u00a0La r\u00e9partition des subventions est analogue \u00e0 celle des participations, les hautes \u00e9coles obtenant 64% des subsides du 6e PCRD. Les institutions du domaine des EPF et les universit\u00e9s en sont les principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires, avec respectivement 270,4 millions de francs (34,1%) de subsides et 219,1 millions (27,6%). Un quart des fonds (25,5%) est allou\u00e9 aux entreprises, ce qui repr\u00e9sente 202,4 millions, dont 110,9 millions (14,0%) pour les PME. Les autres institutions b\u00e9n\u00e9ficiaires des subventions europ\u00e9ennes, qui se partagent les 13% restants sont les institutions sans but lucratif, les hautes \u00e9coles sp\u00e9cialis\u00e9es et les administrations publiques.\u00a0Le domaine dans lequel les chercheurs suisses sont les plus actifs est clairement celui des technologies de l&#8217;information, qui constitue 23,8% de l&#8217;ensemble des participations suisses au 6e PCRD. Ce ne sont pas moins de 225,3 millions qui lui ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9s, entre 2003 et 2006. Le second domaine cl\u00e9 est celui des sciences de la vie et de la sant\u00e9 (15,1% des participations suisses), qui a \u00e9t\u00e9 financ\u00e9 \u00e0 hauteur de 160,5 millions. En comparaison europ\u00e9enne, la Suisse se distingue par un nombre relativement \u00e9lev\u00e9 de participations, dans ces deux domaines, ainsi que dans celui des nanotechnologies.&#13;<\/p>\n<h2>Innovation et int\u00e9gration dans les r\u00e9seaux internationaux de recherche<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLes transferts de technologie (transfert d&#8217;un savoir-faire technique de son concepteur \u00e0 un utilisateur industriel) sont une \u00e9tape cruciale du processus de R&amp;D. Ils passent en particulier par la mise en r\u00e9seau d&#8217;institutions publiques et priv\u00e9es de recherche. La r\u00e9union de plusieurs partenaires de recherche au sein des projets permet \u00e0 la fois de promouvoir des partenariats public-priv\u00e9 (PPP), d&#8217;atteindre des masses critiques pour les projets d&#8217;envergure et d&#8217;asseoir les r\u00e9seaux de recherche europ\u00e9ens. Dans le 6e PCRD, ce sont ainsi 273 collaborations de recherche entre institutions suisses sur 831 &#8211; soit pr\u00e8s d&#8217;un tiers &#8211; qui ont mis en place des PPP.\u00a0Les PCRD sont un instrument important de cr\u00e9ation et de soutien aux r\u00e9seaux internationaux de coop\u00e9ration scientifique. La Suisse, \u00e0 travers l&#8217;Accord sur la recherche, a acc\u00e8s \u00e0 ces r\u00e9seaux. Dans le 6e PCRD, les chercheurs suisses collaborent principalement avec l&#8217;Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l&#8217;Italie. Au total, plus de 32000 accords de collaboration ont pu \u00eatre conclus entre des chercheurs \u00e9tablis en Suisse et d&#8217;autres provenant de 115 pays diff\u00e9rents, dont tous les pays europ\u00e9ens, ce qui assure \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration une tr\u00e8s bonne int\u00e9gration dans le r\u00e9seau europ\u00e9en, voire international, de la recherche.&#13;<\/p>\n<h2>Un retour financier positif<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLa totalit\u00e9 des contributions suisses au 6e PCRD se monte \u00e0 780 millions de francs, soit 518 millions d&#8217;euros. Cette somme repr\u00e9sente 2,68% des 19&nbsp;309 millions d&#8217;euros qui ont \u00e9t\u00e9 effectivement d\u00e9pens\u00e9s par l&#8217;UE dans ce cadre. Les participants suisses au 6e PCRD ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de subventions pour un montant total de 793 millions de francs, soit 3,06% de l&#8217;ensemble des subsides allou\u00e9s. Le retour financier net est donc positif pour la Suisse. Comme les subventions sont attribu\u00e9es sur une base concurrentielle, le rapport entre la quote-part des subsides accord\u00e9s et celle des contributions fournies par un m\u00eame pays mesure la comp\u00e9titivit\u00e9 des chercheurs de ce dernier. Dans notre cas, ce rapport (3,06% \/ 2,68% = 1,14) est sup\u00e9rieur \u00e0 1, ce qui indique que les chercheurs suisses sont plus comp\u00e9titifs que la moyenne des participants au 6e PCRD. Un calcul par domaine de recherche montre que la Suisse est tr\u00e8s comp\u00e9titive dans les trois domaines o\u00f9 elle est la plus active, \u00e0 savoir les sciences de la vie et de la sant\u00e9, les nanotechnologies et les technologies de l&#8217;information.&#13;<\/p>\n<h2>Avantages scientifiques et \u00e9conomiques de la participation suisse<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nDe mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, l&#8217;association de la Suisse aux PCRD apporte des avantages essentiels aux chercheurs suisses. Ils acqui\u00e8rent les m\u00eames droits que leurs homologues des pays membres, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 tous les domaines de recherche des PCRD et un financement direct de la Commission europ\u00e9enne. Ce dernier se fait sans devoir rendre compte \u00e0 la fois \u00e0 la commission et au Secr\u00e9tariat d&#8217;\u00c9tat \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation et \u00e0 la recherche (SER). Un avantage suppl\u00e9mentaire de la participation pleine r\u00e9side dans la possibilit\u00e9 de coordonner des projets de recherche.\u00a0Au-del\u00e0 des faits et chiffres concernant la participation suisse aux PCRD, il est int\u00e9ressant de conna\u00eetre l&#8217;appr\u00e9ciation que portent les chercheurs sur l&#8217;utilit\u00e9 de leur participation. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui fait l&#8217;objet de l&#8217;\u00e9valuation de la participation suisse aux 5e et 6e PCRD, que le SER a publi\u00e9e en 2005 Voir SER, 2005..\u00a0L&#8217;utilit\u00e9 des PCRD en tant qu&#8217;instrument de soutien \u00e0 la recherche est particuli\u00e8rement claire, puisque 71% des participants n&#8217;auraient pu mener \u00e0 bien leur projet sans ce soutien. Une grande partie des chercheurs interrog\u00e9s affirment que les objectifs vis\u00e9s dans les domaines scientifiques, \u00e9conomiques et de coop\u00e9ration ont \u00e9t\u00e9 atteints \u00e0 un degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9, et ils s&#8217;attendent \u00e0 ce que celui-ci augmente encore.\u00a0Pour ces m\u00eames chercheurs, les principaux avantages des PCRD r\u00e9sident dans la g\u00e9n\u00e9ration de nouveaux savoirs, comme l&#8217;acquisition de connaissances de pointe ou l&#8217;am\u00e9lioration des comp\u00e9tences scientifiques. L&#8217;\u00e9tablissement de partenariats de recherche sur le long terme joue \u00e9galement un r\u00f4le important. Les participants ont toutefois d\u00e9plor\u00e9 la charge administrative parfois lourde associ\u00e9e \u00e0 la mise sur pied et \u00e0 la gestion d&#8217;un projet. Le 7e PCRD y rem\u00e9die en simplifiant les proc\u00e9dures. Ainsi, les mod\u00e8les de co\u00fbts sont unifi\u00e9s et un enregistrement unique permet de participer \u00e0 tous les projets.\u00a0Les PCRD n&#8217;apportent toutefois pas seulement une contribution en termes de r\u00e9sultats scientifiques. La participation procure aussi des avantages \u00e9conomiques qu&#8217;il ne faut pas sous-estimer. Les PCRD sont, selon la Commission europ\u00e9enne, un facteur d\u00e9cisif pour la r\u00e9alisation des objectifs de Lisbonne. Selon une \u00e9tude de 2005 Commission staff working paper, Annex to the Proposal for the Council and European Parliament decisions on the 7th Framework Programme (EC and Euratom): Impact assessment and ex ante evaluation (SEC(2005) 430)., ils engendreraient \u00e0 long terme une croissance suppl\u00e9mentaire de 0,45% \u00e0 0,96% du PIB de l&#8217;ensemble des pays europ\u00e9ens et cr\u00e9eraient entre 400000 et 925000 nouveaux emplois. L&#8217;\u00e9conomie suisse profite \u00e9galement de la participation aux PCRD: ceci se manifeste principalement \u00e0 travers le d\u00e9veloppement d&#8217;avantages concurrentiels, comme le montre l&#8217;\u00e9valuation du SER, mais aussi par la cr\u00e9ation d&#8217;emplois. Les \u00e9valuateurs ont ainsi mis en \u00e9vidence que la participation aux 5e et 6e PCRD a entra\u00een\u00e9 la cr\u00e9ation de 960 postes de dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e ou non. \u00c0 ceci s&#8217;ajoute le fait que les projets de recherche d\u00e9bouchent sur la mise au point de nouveaux produits ou services pour 53% des personnes interrog\u00e9es, et que 32% d&#8217;entre elles attendent des r\u00e9sultats du projet ou ont comme objectif une augmentation de leur chiffre d&#8217;affaires. Les participants qui visaient la cr\u00e9ation d&#8217;essaimages (\u00abspin-offs\u00bb) ou de jeunes pousses (\u00abstart-ups\u00bb) ont aussi pu atteindre leur objectif.&#13;<\/p>\n<h2>Le niveau de la politique scientifique<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nSur le plan de la politique scientifique, les principaux avantages de l&#8217;association sont la possibilit\u00e9 de prendre part \u00e0 la comitologie. La Suisse a le droit d&#8217;\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9e dans les comit\u00e9s de programme, dans les organes consultatifs de plus haut niveau de la Commission europ\u00e9enne et du Conseil des ministres &#8211; en particulier le Comit\u00e9 de la recherche scientifique et technique (Crest) &#8211; ainsi que dans le conseil d&#8217;administration du Centre commun de recherche de la Commission europ\u00e9enne. La Suisse obtient, par ce biais, des informations qui ne sont pas accessibles aux \u00c9tats tiers et a, de plus, la possibilit\u00e9 d&#8217;influencer la mise en oeuvre des appels \u00e0 propositions.\u00a0Les comit\u00e9s de programme, d\u00e9di\u00e9s \u00e0 chacun des domaines de recherche, jouent un r\u00f4le important dans les PCRD. Une de leurs principales t\u00e2ches est de contribuer \u00e0 l&#8217;\u00e9laboration des programmes de travail et de les adopter. Ces derniers contiennent le d\u00e9tail des appels \u00e0 propositions pr\u00e9vus pour une ann\u00e9e donn\u00e9e (objectifs scientifiques et de politique de la recherche, calendrier, budget, etc.). Sur la base des premiers projets de la Commission europ\u00e9enne, les \u00c9tats membres et associ\u00e9s ont la possibilit\u00e9 de prendre position et d&#8217;apporter leurs propositions de modification. Il n&#8217;est pas rare que ce soit l&#8217;occasion de compl\u00e9ter les appels \u00e0 proposition en mentionnant des th\u00e8mes particuli\u00e8rement importants pour la communaut\u00e9 des chercheurs des diff\u00e9rents domaines. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s suisses aux comit\u00e9s de programme s&#8217;emploient \u00e0 mettre en avant les int\u00e9r\u00eats de leur pays dans les diff\u00e9rents programmes de travail et multiplient ainsi leurs chances de succ\u00e8s lors des soumissions de projets.\u00a0Le Crest conseille la Commission europ\u00e9enne et le Conseil des ministres sur les affaires concernant la politique de la recherche. Il s&#8217;occupe aussi de th\u00e8mes qui vont au-del\u00e0 des PCRD et qui concernent le d\u00e9veloppement et les m\u00e9canismes politiques de conduite de l&#8217;Espace europ\u00e9en de la recherche dans son ensemble, tels que la mobilit\u00e9 des chercheurs, les programmes communs, la \u00abroadmap\u00bb pour les infrastructures europ\u00e9ennes de recherche, etc. Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;Accord sur la recherche, la Suisse peut s&#8217;associer de plein droit \u00e0 ces discussions importantes pour l&#8217;avenir de la place europ\u00e9enne de la recherche.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nGraphique 1 \u00abR\u00e9partition du nombre de participations et des subsides (en millions de francs) allou\u00e9s en Suisse aux chercheurs par type d&#8217;institution dans le 6e PCRD\u00bb&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 1: Le 6e PCRD Le 6e PCRD couvre la p\u00e9riode 2003 \u00e0 2006. Comme les projets s&#8217;\u00e9tendent, en moyenne, sur plus de trois ans, nous ne conna\u00eetrons les r\u00e9sultats de la plupart des recherches effectu\u00e9es dans ce cadre qu&#8217;en 2010. Il est donc encore trop t\u00f4t pour \u00e9valuer les cons\u00e9quences globales de la participation suisse au 6e PCRD.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 2: L&#8217;Accord sur la recherche en bref L&#8217;Accord sur la recherche permet \u00e0 la Suisse de participer pleinement aux programmes-cadres de recherche de l&#8217;UE. Les hautes \u00e9coles, les institutions de recherche, les entreprises ou des chercheurs individuels peuvent collaborer aux projets europ\u00e9ens de recherche, ou m\u00eame les lancer et les coordonner. L&#8217;initiative d&#8217;un projet n\u00e9cessite deux autres partenaires provenant de pays membres de l&#8217;UE ou d&#8217;autres pays associ\u00e9s. Les subventions sont vers\u00e9es directement par la Commission europ\u00e9enne.Les points forts de l&#8217;actuel 7e programme-cadre (qui couvre les ann\u00e9es 2007 \u00e0 2013 et dont le budget est d&#8217;environ 90 milliards de francs) sont les technologies de l&#8217;information et de la communication, les sciences de la vie, la sant\u00e9, l&#8217;\u00e9nergie, les nanotechnologies, l&#8217;environnement et la recherche fondamentale, qui constitue une nouveaut\u00e9 par rapport aux programmes-cadres pass\u00e9s. La contribution totale de la Suisse est de 2,4 milliards de francs sur les sept ann\u00e9es. Les r\u00e9sultats du pr\u00e9c\u00e9dent programme-cadre montrent que cette contribution revient enti\u00e8rement au pays sous la forme de soutien \u00e0 des projets de recherche.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 3: Une PME suisse coordonne un projet europ\u00e9en de recherche Sathya Rao, de Telscom AG, \u00e0 Berne, coordonne le projet Prism (\u00abPRIvacy-aware Secure Monitoring\u00bb) du 7e Programme-cadre europ\u00e9en de recherche, qui aborde le probl\u00e8me de la s\u00e9curit\u00e9 du r\u00e9seau Internet. Il partage ici son exp\u00e9rience.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nQuel est le but du projet Prism? S. Rao: La s\u00e9curit\u00e9 et la protection des donn\u00e9es individuelles sur l\u2019Internet sont des d\u00e9fis majeurs pour son utilisation actuelle et son d\u00e9veloppement futur. Les recherches effectu\u00e9es dans le cadre de Prism visent \u00e0 mettre sur pied des technologies de surveillance du r\u00e9seau qui puissent garantir la s\u00e9curit\u00e9 en d\u00e9tectant les attaques et les abus, tout en pr\u00e9servant la confidentialit\u00e9 des donn\u00e9es \u00e9chang\u00e9es. Ces technologies devront \u00eatre totalement compatibles avec les l\u00e9gislations en vigueur sur la protection des donn\u00e9es et sur la s\u00e9curit\u00e9.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nComment le projet est-il n\u00e9? S. Rao: \u00c0 la suite d\u2019une conf\u00e9rence que Telscom a coorganis\u00e9e en 2006 \u00e0 Helsinki, certains participants ont bien compris l\u2019importance d\u2019un r\u00e9seau s\u00fbr qui soit capable d\u2019offrir des services fiables et de qualit\u00e9. Nous avons organis\u00e9 avec eux une seconde r\u00e9union en 2007 et d\u00e9cid\u00e9 du lancement de plusieurs projets \u2013 en particulier Prism \u2013 pour aborder cette probl\u00e9matique. L\u2019\u00e9valuation qui en a \u00e9t\u00e9 faite s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e positive et les projets ont d\u00e9marr\u00e9 d\u00e9but 2008.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nQuels b\u00e9n\u00e9fices tirez-vous du fait de pouvoir coordonner ce projet? S. Rao: Les principaux b\u00e9n\u00e9fices sont la possibilit\u00e9 de contr\u00f4ler de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale le projet et d\u2019acqu\u00e9rir l\u2019exp\u00e9rience de la recherche sur ces technologies. \u00c0 cela s\u2019ajoute le fait que l\u2019image de l\u2019entreprise, en tant que coordinatrice, est rehauss\u00e9e, et que le financement offert par l\u2019UE couvre 100% des d\u00e9penses pour le projet, ce qui est particuli\u00e8rement important pour une PME comme la n\u00f4tre. \u00catre coordinateurs nous permet \u00e9galement de d\u00e9velopper facilement notre r\u00e9seau et de mettre sur pied de nouveaux projets potentiels.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nVotre projet pourrait-il \u00eatre conduit \u00e0 un niveau purement national? S. Rao: Non, pour plusieurs raisons: premi\u00e8rement, les recherches couvertes par les programmes-cadres sont transversales et doivent donc impliquer plusieurs partenaires. Deuxi\u00e8mement, la recherche europ\u00e9enne favorise les collaborations entre des institutions publiques de recherche et des partenaires industriels, collaborations pour lesquelles un financement est plus difficile \u00e0 trouver en Suisse. Enfin, la mondialisation du march\u00e9 impose que les solutions soient d\u00e9velopp\u00e9es avec des partenaires internationaux. Les contacts dans les projets europ\u00e9ens ont souvent un impact \u00e9conomique ext\u00e9rieur au projet sur les partenaires impliqu\u00e9s.&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nEncadr\u00e9 4: Sources &#8211; La participation suisse au 6e Programme-cadre europ\u00e9en de recherche &#8211; Faits et chiffres (SER, 2008).- Evaluation der schweizerischen Beteiligung am 5. und 6. Forschungsrahmenprogramm der Europ\u00e4ischen Union sowie des Informationsnetzwerkes Euresearch (SER, 2005). Pour une information plus d\u00e9taill\u00e9e sur la participation suisse aux programmes-cadres europ\u00e9ens de recherche, veuillez consulter le site <a href=\"http:\/\/www.sbf.admin.ch\">www.sbf.admin.ch<\/a> ou \u00e9crire \u00e0 europrogram@sbf.admin.ch.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; &#13; Le nombre de chercheurs suisses Par souci de lisibilit\u00e9, on d\u00e9signe par \u00abchercheurs suisses\u00bb l&#8217;ensemble des chercheuses et chercheurs actifs dans des institutions bas\u00e9es en Suisse, \u00e0 l&#8217;exception des organisations internationales, dont les participations ne sont pas consid\u00e9r\u00e9es comme suisses. participant \u00e0 des projets de recherche europ\u00e9ens n&#8217;a cess\u00e9 de cro\u00eetre depuis 1992: [&hellip;]<\/p>","protected":false},"author":3230,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"ep_exclude_from_search":false,"footnotes":""},"post__type":[83],"post_opinion":[],"post_serie":[],"post_content_category":[105],"post_content_subject":[],"acf":{"seco_author":3230,"seco_co_author":[3229,3228,0],"author_override":"","seco_author_post_ocupation_year":"","seco_author_post_occupation_de":"Wissenschaftlicher Mitarbeiter, Staatssekretariat f\u00fcr Bildung und Forschung SBF, Bern","seco_author_post_occupation_fr":"Conseill\u00e8re scientifique, Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9ducation et \u00e0 la recherche SER, Berne","seco_co_authors_post_ocupation":[{"seco_co_author":3229,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Wissenschaftlicher Berater, Staatssekretariat f\u00fcr Bildung und Forschung SBF, Bern","seco_co_author_post_occupation_fr":"Conseiller scientifique, Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9ducation et \u00e0 la recherche SER, Berne"},{"seco_co_author":3228,"seco_co_author_post_occupation_year":"","seco_co_author_post_occupation_de":"Wissenschaftliche Beraterin, Staatssekretariat f\u00fcr Bildung und Forschung SBF, Bern","seco_co_author_post_occupation_fr":"Collaborateur scientifique, Secr\u00e9tariat d'\u00c9tat \u00e0 l'\u00e9ducation et \u00e0 la recherche SER, Berne"}],"short_title":"","post_lead":"L'Accord bilat\u00e9ral sur la recherche, conclu avec l'Union europ\u00e9enne (UE), autorise la Suisse \u00e0 participer int\u00e9gralement aux Programmes-cadres europ\u00e9ens de recherche et de d\u00e9veloppement (PCRD). Leur objectif est de renforcer le p\u00f4le de technologie europ\u00e9en et de favoriser ainsi la croissance et l'emploi, en f\u00e9d\u00e9rant les capacit\u00e9s de recherche par-del\u00e0 les fronti\u00e8res. La participation aux PCRD permet, en outre, de soutenir la recherche et d\u00e9veloppement (R&D) en Suisse, de promouvoir les collaborations entre les milieux publics et priv\u00e9s et d\u00e9bouche sur des r\u00e9sultats \u00e9conomiques directs - comme des nouveaux produits et services - dont profitent tous les participants. 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