{"id":153380,"date":"2008-10-01T12:00:00","date_gmt":"2008-10-01T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/2008\/10\/maurer-10\/"},"modified":"2023-08-24T01:09:45","modified_gmt":"2023-08-23T23:09:45","slug":"maurer-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/2008\/10\/maurer-10\/","title":{"rendered":"Il faut lever syst\u00e9matiquement les barri\u00e8res au commerce"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nDepuis toujours, Migros lutte pour le bien des consommateurs. Aujourd&#8217;hui, ce combat est d&#8217;autant plus n\u00e9cessaire que la politique \u00e9conomique actuelle est tr\u00e8s fortement ax\u00e9e sur les int\u00e9r\u00eats des entreprises. Cette r\u00e9alit\u00e9 appara\u00eet de mani\u00e8re particuli\u00e8rement criante dans le d\u00e9bat sur l&#8217;\u00eelot de chert\u00e9 suisse. Gr\u00e2ce aux accords bilat\u00e9raux, notre pays est parvenu \u00e0 contourner dans une large mesure les m\u00e9faits du \u00abnon\u00bb \u00e0 l&#8217;Espace \u00e9conomique europ\u00e9en (EEE)&#8230; \u00e0 une importante exception pr\u00e8s: les barri\u00e8res aux importations n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 lev\u00e9es, alors que les consommateurs suisses, moins \u00e0 l&#8217;aise financi\u00e8rement durant les ann\u00e9es de croissance z\u00e9ro, ont de plus en plus surveill\u00e9 leurs d\u00e9penses. Le tourisme d&#8217;achat dans les \u00c9tats limitrophes a, d\u00e8s lors, pris une ampleur consid\u00e9rable. Un ph\u00e9nom\u00e8ne face auquel, aujourd&#8217;hui, la plupart des partis ont pris conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;agir.&#13;<\/p>\n<h2>Corriger des p\u00e9ch\u00e9s par omission<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nLe politique a, toutefois, du mal avec les r\u00e9formes. L&#8217;issue des difficiles d\u00e9bats parlementaires actuels sur les importations parall\u00e8les de produits prot\u00e9g\u00e9s par un brevet est encore inconnue et cela ne fait que quelques semaines que le message concernant le principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9. Par ailleurs, les importations parall\u00e8les de moyens de production agricoles sont aujourd&#8217;hui possibles. Il est grand temps que des r\u00e9formes interviennent et que simultan\u00e9ment, les entraves au commerce disparaissent. Le pouvoir d&#8217;achat en sera renforc\u00e9, ce qui est d&#8217;autant plus souhaitable face \u00e0 une conjoncture plut\u00f4t fl\u00e9chissante.\u00a0Du fait des innombrables normes techniques existantes, bien des marchandises provenant de l&#8217;UE ou, plus largement, de l&#8217;EEE doivent \u00eatre fabriqu\u00e9es, emball\u00e9es, contr\u00f4l\u00e9es ou \u00e9tiquet\u00e9es sp\u00e9cialement pour obtenir l&#8217;homologation suisse. Les produits d&#8217;importation en rench\u00e9rissent d&#8217;autant, ce qui se r\u00e9percute sur la comp\u00e9titivit\u00e9 de l&#8217;industrie suisse qui int\u00e8gre des composantes d&#8217;origine \u00e9trang\u00e8re dans le cadre de la division internationale du travail. La r\u00e9ponse consiste \u00e0 introduire le principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb en profitant de la r\u00e9vision partielle de la loi f\u00e9d\u00e9rale sur les entraves techniques au commerce (LETC). Migros et les autres membres de la Communaut\u00e9 d&#8217;int\u00e9r\u00eat du commerce de d\u00e9tail suisse (CI CDS) approuvent l&#8217;application unilat\u00e9rale de ce concept. Conforme aux r\u00e8gles de l&#8217;OMC Roger Z\u00e4ch, \u00abCassis de Dijon &#8211; Meilenstein des schweizerischen Wirtschaftsrechts?\u00bb; dans Rechtliche Rahmenbedingungen des Wirtschaftsstandortes Schweiz, Zurich\/Saint-Gall 2007, pp. 310-313., cette mesure peut \u00eatre introduite \u00e0 bref d\u00e9lai sans n\u00e9gociations pr\u00e9alables et permet de d\u00e9finir en toute ind\u00e9pendance des exceptions justifi\u00e9es. \u00c0 noter que le nombre de ces derni\u00e8res a \u00e9t\u00e9 raisonnablement r\u00e9duit par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral.&#13;<\/p>\n<h2>La discrimination des producteurs indig\u00e8nes n&#8217;est pas suffisamment r\u00e9gl\u00e9e<\/h2>\n<p>&#13;<br \/>\nMalgr\u00e9 tout le temps consacr\u00e9 \u00e0 sa mise au point, le message pr\u00e9sent\u00e9 ne r\u00e8gle pas de mani\u00e8re satisfaisante le sort des producteurs suisses dans le domaine des denr\u00e9es alimentaires. Au lieu d&#8217;une r\u00e9glementation \u00e0 la fois simple et efficace, le projet de r\u00e9vision propose une proc\u00e9dure d&#8217;autorisation lourde. \u00c0 lui seul, le nombre de services \u00e0 cr\u00e9er laisse sceptique. Plut\u00f4t que de mettre de l&#8217;ordre dans les structures charg\u00e9es de l&#8217;ex\u00e9cution, le projet maintient leur h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 (cantons, divers offices f\u00e9d\u00e9raux).\u00a0Migros lutte pour ne pas d\u00e9savantager les producteurs indig\u00e8nes; elle est elle-m\u00eame n\u00b0 1 de l&#8217;industrie alimentaire suisse, avec quasiment 10000 emplois. Une application lib\u00e9rale du principe permettrait \u00e9galement d&#8217;atteindre cet objectif. La l\u00e9gislation sur les denr\u00e9es alimentaires de l&#8217;UE est actuellement aussi s\u00e9v\u00e8re que celle de la Suisse. Prenons un exemple: un sirop fran\u00e7ais avec 10% de fruit et 55% de mati\u00e8re s\u00e8che (teneur en sucre et en fruit) devrait \u00eatre soumis \u00e0 la proc\u00e9dure d&#8217;autorisation pour \u00eatre admis et vendu en Suisse sous le nom de \u00absirop\u00bb. En vertu de l&#8217;ordonnance sur les denr\u00e9es alimentaires, la teneur en fruit d&#8217;un sirop helv\u00e9tique doit \u00eatre de 30% et celle de sa mati\u00e8re s\u00e8che de 60%. Certes, le besoin de pr\u00e9venir toute tromperie des consommateurs est chose s\u00e9rieuse et l&#8217;acheteur doit notamment pouvoir identifier le pourcentage de fruit dans un sirop. Conjointement avec d&#8217;autres milieux concern\u00e9s du commerce, de l&#8217;industrie et de la protection des consommateurs, Migros s&#8217;engage \u00e0 trouver des solutions transparentes et d\u00e9fendables \u00e0 ce type de probl\u00e8me.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&#13; &#13; Depuis toujours, Migros lutte pour le bien des consommateurs. Aujourd&#8217;hui, ce combat est d&#8217;autant plus n\u00e9cessaire que la politique \u00e9conomique actuelle est tr\u00e8s fortement ax\u00e9e sur les int\u00e9r\u00eats des entreprises. Cette r\u00e9alit\u00e9 appara\u00eet de mani\u00e8re particuli\u00e8rement criante dans le d\u00e9bat sur l&#8217;\u00eelot de chert\u00e9 suisse. 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Compar\u00e9s aux prix des biens et services pratiqu\u00e9s au sein de l'UE-15, ceux en vigueur en Suisse sont de 25% plus \u00e9lev\u00e9s Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, le Conseil f\u00e9d\u00e9ral l'a constat\u00e9 dans sa r\u00e9ponse \u00e0 un postulat, qui a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e le 14 mars 2008 sous le titre Quelle politique pour r\u00e9duire la chert\u00e9 en Suisse?. Il faut en chercher les raisons du c\u00f4t\u00e9 de l'\u00c9tat avec ses lois, ses normes et ses r\u00e8glements sp\u00e9ciaux. L'introduction du principe du \u00abCassis de Dijon\u00bb n'est qu'un instrument de plus pour limiter l'impact des r\u00e9glementations sp\u00e9ciales et des obstacles techniques au commerce sur le prix des biens import\u00e9s dans notre pays. Cette mesure r\u00e9duira les co\u00fbts \u00e0 la charge des entreprises et les prix pour les consommateurs, ce dont profitera la Suisse dans son ensemble!","post_hero_image_description":"","post_hero_image_description_copyright_de":"","post_hero_image_description_copyright_fr":"","post_references_literature":"","post_kasten":null,"post_notes_for_print":"","first_teaser_header_de":"","first_teaser_header_fr":"","first_teaser_text_de":"","first_teaser_text_fr":"","second_teaser_header_de":"","second_teaser_header_fr":"","second_teaser_text_de":"","second_teaser_text_fr":"","kseason_de":"","kseason_fr":"","post_in_pdf":153383,"main_focus":null,"serie_email":null,"frontpage_slider_bild":"","artikel_bild-slider":null,"legacy_id":"8908","post_abstract":"","magazine_issue":null,"seco_author_reccomended_post":null,"redaktoren":null,"korrektor":null,"planned_publication_date":null,"original_files":null,"external_release_for_author":"19700101","external_release_for_author_time":"00:00:00","link_for_external_authors":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/exedit\/55b1e6073ab9c"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153380"}],"collection":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3216"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153380"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153380\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":189840,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153380\/revisions\/189840"}],"acf:user":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3216"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post__type","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post__type?post=153380"},{"taxonomy":"post_opinion","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_opinion?post=153380"},{"taxonomy":"post_serie","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_serie?post=153380"},{"taxonomy":"post_content_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_category?post=153380"},{"taxonomy":"post_content_subject","embeddable":true,"href":"https:\/\/dievolkswirtschaft.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_content_subject?post=153380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}